• 09 11 90 Père concret, Père céleste et Enfant-Dieu

    Quiconque n'a pas vraiment vu, n'a pas vraiment senti son problème ne peux pas trouver la raison, la motivation pour s'en débarrasser. C'est impossible parce que l’individu va faire sans cesse? reproche aux autres d'avoir stimuler sa colère ou sa pulsion. tandis qu’un individu qui va complètement, plonger complètement dans sa colère ou sa pulsion, il réalise à quel point cela lui nuit, à quel point cela a mauvais goût. Cela lui presse le foie, lui arrache les cheveux, lui tire les yeux et le mets dans une angoisse insupportable.

    Quand je vais profondément comme cela dans l’angoisse que ma colère ou ma pulsion me procure, et bien je me dis plus jamais ça, plus jamais. Tandis que si je ne vais pas au fond et que je me dépêche comme si c'était un déchet, je me dépêche de jeter la chose sur les autres, sur mon épouse, sur mes enfants, sur mon époux, sur mon employeur, sur la société car c'est la société qui me rend en coléreux, si je rejette tout de suite le problème sur les autres parce que c'est un fait, c'est les autres qui me procure le déclenchement, alors je ne vais pas pouvoir me soigner moi-même, je ne trouverai pas le motif ou la raison. Je penserai que ce sont les autres et si les autres n'existait pas je serais heureux. 

    Mais voilà les autres existent, donc il va falloir trouver un autre moyen d'être heureux malgré les autres. Tu ne peux pas vivre tout seul sur une île déserte, cela n’est ni humain, ni possible. Donc cela veut dire que le problème ne vient pas des autres même si les autres vont pour le reste de ta vie te proposer chaque fois le même problème mais à un moment donné tu ne seras plus agressé par ce problème. Tu n'auras pas dominer le problème tu seras simplement détendu face aux problèmes.

    Les disciples parlent souvent de maîtrise, maîtrise, maîtrise, maîtrise de la vie, maîtrise du corps, maîtrise du mental, de la chair, mais en fait, il n'y a rien à maîtriser, il faut simplement se décrisper, se détendre, faire un avec l'expérience, faire un avec la réussite comme avec l'échec, se laisser instruire et c'est ainsi que l’on en sort victorieux. 

    Celui qui d’un seul coup va arriver avec les grosses boîtes de la maîtrise et s’imposer à une situation, s’imposer à un problème, imposer sa solution,  celui-ci n'y arrive pas. Il déploie énormément de force pour rien, pour réussir peut-être une fois selon le type de la situation, mais en tout cas pas deux fois parce que si la deuxième fois, s’il est un petit peu plus âgé ou simplement un peu fatigué, ou un peu malade alors il n'y a pas de réussite possible. Tandis que si je fais corps avec la vie, corps avec l'expérience comme je fais corps avec un ruisseau dans lequel je nage,corps avec l'eau qui me porte à ce moment-là, le problème peut revenir mille fois, si la vie ne peut pas faire autrement que de me le proposer 1000 fois, non pas parce que le problème me concerne 1000 fois durant mais parce que c'est ainsi et que c'est la vie. 

    1000 fois par exemple je vais devoir respirer parce que c'est la vie, ce n'est pas parce que chaque fois je vais devoir résoudre le problème de l'inspiration et de l'expiration. Être incarné signifie respirer et donc je vais respirer. La première fois je ne vais pas savoir comment, le médecin m’y aide, la deuxième fois je vais savoir un peu mieux et puis après cela devient automatique et puis je vais même finir par aimer cela parce que je sens en plus les parfums des jardins. 

    Avec la vie c'est la même chose au début, tiens, on ne sait pas trop , une petite gifle, y’a des chances pour que cela parte mais pas forcément, puis la deuxième fois on s’y essaie, peut-être on tombe un peu mais il y a toujours des gens plein d'amour qui nous relèvent et puis les années qui passent nous font voir que finalement ce qu'apporte la vie est un parfum et qu'il faut savoir non seulement le sentir mais aussi l'identifier pour pouvoir le sentir et par exemple tout ce que l'on appelle le drame, le drame humain prend un tout autre parfum lorsqu’on le regarde avec un œil libéré, un œil détaché, un œil affranchi. 

    Ce qui ne veut pas dire lorsque l'on est un initié le drame et une joie, pas du tout, mais simplement le puzzle se défait il n'y a plus d'énigmes, le drame existe seulement quand il y a l’énigme, je ne sais pas qui il est. 

    Face à la mort le même pouvoir dramatique existe parce que l'homme ne sait pas ce qu'est la mort même s'il croit à la réincarnation, à la survivance de l'âme, la mort reste une grande inconnue.

    D'accord, je crois à toutes ces choses mais ce n'est seulement de la croyance, et au moment où il s'agit de ma propre mort, j'ai la même peur, la même que celui qui ne croit pas que l'âme survie. Parce que c'est vrai, je ne sais pas où je vais aller, je ne sais pas comment ça se passe, je ne sais pas s’il fait chaud, s'il fait froid, si j'aurais peur, si on va me juger ou pas, si je serais heureux, si je vais revenir sur terre dans de bonnes conditions ou pas. 

    Tant que la mort est cette inconnue, j'ai donc peur et elle est dramatique. De la même manière et pour prendre un exemple beaucoup plus quotidien, un adolescent se prépare à un examen, lorsqu'un adolescent se prépare à un examen, il peut être rempli de peur parce qu'il ne sait pas ce qu'il va trouver, quelle question on va lui poser à l'examen, il doit apprendre son programme et il ne sait pas sur quelle matière cela va tomber, alors il est saisi de peur à chaque fois qu'il y a un inconnu, il y a la tension et il y a la peur et selon la situation, le drame. 

    Le drame dépend donc aussi, de la sensibilité personnelle. Pour un examen un enfant peut-être moyennement impressionné ou très impressionné selon sa sensibilité. Face à la mort, un individu peut-être moyennement impressionné, ou complètement terrorisé, tout dépend en plus de la sensibilité personnelle. 

    Mais revenons à cet enfant qui est en vous et que j'ai identifié comme étant un feu régénérateur constant. J'ai dit que tant que ce feu, tant que c'est esprit n'était pas éduqué, ce feu est en fait matérialiste est capricieux. S'il est pur comme c'est le cas de l'enfant dont le cerveau n'est pas encore rempli d'informations, dans le cas de l'enfant ce feu tout en étant matérialiste, regardez puisque l'enfant est pure face à la vie qu'il ne la connait pas et qu'il aime ses parents et qu'il remplit d'amour, ce feu a gardé sa nature régénératrice et c'est pour celà que l'enfant est capable de croissance, je démontre par le fait de la croissance de l'enfant, le pouvoir créateur de ce feu et le pouvoir régénérateur de ce feu. Est-ce que l'on s'est déjà interrogé à propos de la croissance, on accepte on l'étudie s'il on est chercheur mais en fait on ne peut que la constater. On ne sait pas c'est qui provoque la croissance ce qui la dirige, ce qui la mesure. 

    Qu'est-ce qui fait que deux jambes poussent de la même longueur, qu'est-ce qui fait que deux bras poussent de la même grandeur, qu'est-ce qui fait que tout s’équilibre et s'harmonise, et bien c'est là, l'action évidente de ce feu créateur et régénérateur.

    L'homme a toujours besoin de preuves, je veux bien te croire mais montre-moi, et bien là je te montre, et toi-même tu as été le théâtre de cette transformation et de cette action du feu. Comment se fait-il qu’en tant qu'enfant tu as accepté son action, tu l'as trouvait simple naturelle, tu l'as laissé avoir lieu et puis maintenant en tant qu'adulte tu n'arrives plus à croire à ce feu et tu ne sais plus où aller le chercher. 

    Ton corps savait lui où aller le chercher, ton esprit d'enfant savait où aller le chercher même si ce n'est pas toi qui allait directement diriger cette croissance, cependant il fallait que ton esprit réclame cette croissance et tu l'a réclamé, tu as voulu grandir, tu as voulu participer à ta propre création et tu as voulu t'allonger dans l’incarnation, tandis que ceux qui ne veulent pas ont de grands risques de rester petit. Ceux qui soit refuse l'incarnation, la manifestation, soit qui y vont de manière très méprisante ou apeuré, ils ont de grands risques de rester petit, tout devient perturbé, les glandes ne savent plus où donner de la tête, elles ne savent plus si elles doivent se rétrécir, se contracter ou au contraire véhiculer ce feu, diriger ce feu notamment en grande course vers le foie puisque c'est le foie qui dirige énormément la croissance, non pas parce qu'il est l'intelligence du processus mais parce que c'est lui seul qui a la capacité de maîtriser ce feu. Il ne dirige pas ce fait par intelligence, il est le seul endroit un peu comme une usine, le seul endroit où l'on va pouvoir sous-traiter ce feu pour que ce feu se distribue aux différents organes et ainsi chaque cellule reçoit la part de feu qui lui est dû pour se développer. C'est un peu comme si chaque cellule recevait sa part de kundalini, sa part de nourriture. Il y ainsi avec cet apport, la cellule sait qu'elle doit grandir du moins elle sent qu'elle est poussé à grandir puisqu’elle est fertilisée par ce feu.

    Bien sûr la croissance s'arrête un certain jour parce qu'il faut une certaine mesure pour vivre en harmonie avec la nature présente et avec la distance des astres telle que ces distances le sont aujourd’hui. 

    Donc à un moment donné, ce feu créateur qui est en vous, dans cet enfant stoppe l’envoi des flammes et la croissance s’arrête. Il n’y a plus qu’une faible partie de ce feu qui va circuler dans le corps pour maintenir le corps, pour par exemple servir les organes et le renouvellement des cellules. Tout le reste ensuite appartient à l’homme qui entre temps a d’après la loi, suffisamment de temps à être éduqué, et d’ouvrir son esprit pour prendre les choses en main, prendre la relève. 

    Le feu a accompli son acte naturel, maintenant il faut que l’homme passe à un acte pensé, maîtrisé. Mais si l’homme ne sait , ni penser, ni maîtriser, que faire avec ce feu, ce feu ne trouvant pas de maître, va se dire, je rentre à la maison, je reste à mon endroit, et tant que l’on ne m’appelle pas, moi, je ne travaille pas et c’est ce qu’il fait ce feu, il va resté lové sur lui-même, et tant que l’on ne l’appelle pas, il ne travaillera pas. Et comme il est lové sur lui même et qu’il avait l’habitude de travailler à travers l’enfant quand il s’est épanoui, quand il a pris contact avec la vie, c’était à travers le corps et l’intelligence d’un enfant et d’un adolescent. Et comme ce feu va rester lové sur lui-même et que toute l’expérience de la vie était au moment de l’enfance et de l’adolescence, et bien il va demander les mêmes choses que durant l'enfance l'adolescence et c'est à ce moment-là que l'on se rend compte que ce feu devient comme un feu contraire à dieu ou la divinité, un feu que l'on va qualifier d'inférieur, parce que l'on sait que pour bien méditer, il faut par exemple pas trop manger et cet enfant va au contraire se gaver de bonbons de crème au chocolat, à réclamer une multitude de gourmandise à un être qui est cependant un adulte, ici et maintenant, tu vas être très embarrassé, il va dire je suis terrassé par mes instinct, à chaque fois que je pense méditation, que je pense au calme que je vais devoir faire, j'ai une envie insoutenable de m'amuser de manger, de boire, de téléphoner à mes amis comme si le fait que je déclenche l'idée de la méditation déclenche en moi tous les démons pour m'empêcher de méditer. 

    Et c'est souvent ce que l'on peut conclure, mais je te rassure lorsque tu as une bonne pensée spirituelle, lorsque tu veux entrer en méditation, et que tu ressens toutes ces choses que je viens de décrire, je ne sens pas les démons qui t'accablent et qui essaient de t'empêcher de devenir spirituel, ce ne sont pas les instincts qui t’accablent et qui font conflit  à ta nature spirituelle qui essaie de s'en sortir, pas du tout. C'est cet enfant qui vit comme un enfant et qui se dit, tiens je vois là, oh papa car pour cet enfant toi qui entre-temps est devenu adulte tu es devenu le père. L'enfant se dit tiens, je vois papa, il va sortir de la maison. Pour le ramener à moi, il ne va plus prendre soin de moi alors vite je vais devenir exigeant pour le ramener à moi. Votre enfant fait la même chose, lorsque vous prévoyez le soir de sortir, l'enfant le sait où l'enfant le sent et devient plus pénible plus capricieux et il lui faut ceci et il lui faut cela, il est autour de vous et il ne vous lâche pas car il ne veux pas vivre votre absence. Et bien pour cet enfant, ce feu enfant ou refoulé à l'état enfantin la situation est la même. Il doit, il voit ce père entre-temps devenu adulte quitte la maison, détacher son intérêt et pour ce feu enfant qui est très égocentrique puisque qu'il est enfant, le fait que le père ne lui accorde plus d'intérêt ne serait-ce que pendant 1h, une heure de méditation c'est intolérable. 

    Et c'est ainsi que pendant la méditation le père va ressentir la montée de toutes sortes de choses, l'envie d'aller boire, l'envie d'aller manger, il va voir devant lui des plats, des spécialités défilées, l'envie d'être au volant d'une voiture de sport, l'envie de faire du cheval, l'envie d'aller skier. Et ce pauvre adulte va se dire, je suis vraiment capable de rien, je ne maîtrise pas mon mental et c'est le véritable dévaloir les idées. 

    Bien sûr, si tu considère les choses du côté de la maîtrise, maîtrise du mental, maîtrise des énergies, tu auras l'air bien faible et bien idiot c'est certain, mais si tu considères qu'il existe ce feu enfantin, refoulé à l'état enfantin et de ce fait égocentrique comme ton propre enfant alors tu comprendras mieux ses caprices et tu seras négocier avec lui. 

    Comment est-ce que l'on négocie avec cet enfant, et bien on l’éduque. On ne va pas lui envoyer de gifles, et lui dire , assied-toi dans un coin, et que je ne t’entend pas pendant mon heure de méditation. Les volants de voiture, les chevaux, les vacances, les spécialités, après, on discute après. Et c’est, dans la plupart des cas, le genre de négociation que font les disciples, ils se disent pendant une heure, je ne veux plus voir toutes ces choses, je ne veux plus avoir toutes ces idées qui remontent, mais comme ils se disent, après, j’y reviendrais, alors une fois que la méditation est terminée, ils se trouvent pris d’assaut par une envie de boire, de fumer, de faire du cheval, de manger, de faire de la voiture, tout en même temps. Ils débordent d’une grande envie de vivre, mais ils dépensent toute l’énergie accumulée pendant la méditation, et surtout il la dépense dans des désirs. Or, ce n’est pas le but de la méditation malheureusement, ce qui veut dire qu’il faut négocier différemment avec l’enfant. Il ne faut pas le refouler sinon, il va revenir, dix fois plus fort,et réclamer son dû. Il va faire jouer l’enfant au père et le père en sera malheureux, parce qu’il faut qu’il fasse son travail de père. Alors il ne reste plus au père, qu’à éduquer son enfant afin que l’enfant devienne lui aussi père, participe à l’état de paternité, ainsi il n’y a plus de conflit.

    Comment allons-nous éduquer cet enfant ? Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe mais cette fois-çi, je pense que c’est compris, je l’ai largement développé. Pour comprendre son existence, il faut que je rajoute ceci, c’est que cet enfant qui est en partie le feu de la kundalini, cet enfant s’il n’est pas éduqué devient enfant, parce qu’il n’a plus d’autres moyens pour vivre que de devenir enfant, l’enfant oublié, l’enfant qui va être soumis à des rêves. Puisqu’il est un enfant qui n’a pas le droit à l’éducation, il va donc rêver. 

    En fait ce que vous vous appelez, la gourmandise, la sexualité, les passions, l’orgueil, la vanité, toutes ces choses ne sont que des rêves, des rêves d’enfant. C’est l’enfant qui est là et qui n’a pas encore eu droit à l’éducation, parce que l’on ne s’est pas encore occupé de lui, parce qu’on l’a ignoré, soit à cause des convictions d’une société à une époque donnée, soit à cause de l’impératif du destin de l’homme qui est concerné. Cet enfant n’a pas été éduqué, alors il va rêver et tout ce que l’enfant rêve, l’homme va croire que c’est la vérité parce que c’est toujours l’enfant qui a raison, parce que c’est lui qui est concerné par l’éducation, l’incarnation, l’initiation, ce n’est pas le père, le père ne fait que le conduire à l’initiation, il est un veilleur, rien de plus, mais il y a des pères qui ne s’occupent pas de leurs enfants et on voit des gens se développer énormément du point de vue intellectuel parce qu’ils sont des pères, parce qu’ils sont intelligent, mais ils n’arrivent pas du tout à se développer spirituellement parce qu’ils ne veulent surtout pas entendre parler de cet enfant, ça les agace. 

    Donc lorsque l’on va vouloir agir sur cet enfant, dans un premier temps, il va falloir accepter sa nature, et l’accepter comme je viens de le décrire et dans un deuxième temps il va falloir accepter le travail journalier de cette éducation. Et c’est là que commence, ce que d’autres appellent, le travail du disciple, le cheminement spirituel, l’alchimie spirituelle, mais ce n’est rien d’autre qu’un père qui mène l’enfant Dieu à l’initiation.

    Tant que le père ne connaît pas son rôle de père, l’enfant Dieu fait le coquin avec les crèmes au chocolat avec les Ferraris, et il envoie souvent le père dans le décor en lui envoyant la note et c’est lui qui paie. Et tout le monde trouve tout d’un coup la vie très compliquée, avec tant de non sens. 

    Pourquoi la vie m’a créé avec tant de désirs, tant de folies. Dieu n’a créé ni les désirs, ni la possibilité de devenir fou et il a envoyé un enfant dans le monde et il a doté cet enfant d’un père. Qui est le père, car il est tant maintenant de parler du Père. Puisque j’ai dit, si vous avez bien suivi mon discours, puisque j’ai dit que le Père c’était vous, essayez de deviner lequel de vos principes est le père, puisque vous vous connaissez, que vous vivez avec vous même chaque jour, vous avez déjà expérimentés beaucoup de vos réactions, essayez de deviner qui est le père en vous. 

    Vous vous apercevrez, au long de votre réflexion, vous allez nommer des choses comme l’intelligence, le mental, la raison, la réflexion. En fait vous tournez autour du pot. Il est vrai que c’est une partie du père mais que ce n’est pas le père tout entier parce que vous ne l’êtes pas tout entier justement. Il y a en vous, suffisamment éveillé, déjà, une partie du père qui est ce fameux mental, cet intelligence dirigée qui passe par le raisonnement et puisque cela passe par le raisonnement, cela passe aussi par l’expérience et l’éducation.Et puis il y a cet autre partie du Père, beaucoup plus difficile d’accès même si l’on est un disciple, même si l’on a beaucoup prié, beaucoup médité, c’est difficile d’accès, parce que c’est un père beaucoup plus immatériel, c’est ce que d’autres appellent le mental supérieur, le mental abstrait, l’intelligence intuitive. 

    Beaucoup séparent le mental en deux fonctions, un mental inférieur, ce raisonnement dont nous avons parlé, et un mental supérieur qui est énigmatique, parce qu’il ne dépend pas de l’intelligence humaine, de l’intelligence d’un cerveau, il est tout baigné de spiritualité et reflète donc l’intuition. Ce père immatériel est celui qui donne la clé du destin. 

    Si je suis un père, le père inférieur, c’est à dire le mental inférieur, la raison, la logique, la déduction, le produit de mon éducation, de mes expériences et de ma sagesse, si je suis ce père là, je peux donner une certaine éducation à mon enfant, c’est certain mais en même temps je ne sais pas vraiment la valeur de l’éducation que je donne. Ce qui fait qu’au moment où il se passe quelque chose d’important, où il y a une situation importante avec une situation dramatique par exemple, et bien comme je ne vais pas connaître la valeur exacte de mon éducation, de mes principes, je ne vais pas forcément amener mon enfant à la correcte conclusion ou au comportement correct. Ce qui fait que c’est souvent moi-même, le père, le père concret qui va inférioriser mon enfant, qui va lui faire peur avec le dramatique, avec la possibilité dramatique qui existe dans le monde. Tout cela parce que je n’ai pas de références supérieures. 

    Comment obtenir ces références supérieures ?

    Là, est le travail de ce père immatériel, de disciple, que vous vous proposez d’être pour vous même et face à Dieu. Je vais donc comparer mes expériences acquises dans le monde, aux valeurs que je dirais célestes, divines, aux valeurs spirituelles. 

    Par exemple, le père concret que je suis, face à la notion comme l’argent, notion qui concerne tout le monde, le père concret que je suis a largement expérimenté, le concept de l’argent, la nécessité de l’argent, le rôle de l’argent, donc je peux dire à mon enfant, du point de vue du monde concret, c’est ceci, ceci, cela mais si je m’en tiens à ce père concret, je n'accomplis qu’une partie de la tâche, mon enfant a de grandes chances pour n’être qu’un enfant du monde concret.

    Par contre, si tout en connaissant ces bases concrètes, une vie réelle d'une vie sociale et qu’en même temps je m'intéresse aux réalités divines et à la valeur divine, au spirituel de l'argent, à ce moment là, je vais donner une éducation complète à mon enfant ce qui fait qu’il sera par exemple très bien faire marcher son commerce pour gagner sa vie, nourrir ses enfants, éduquer ses enfants, les mettre dans les meilleures écoles qui soient, avoir de l'argent pour leurs préparer les vacances, et en même temps ce père apprendra à ses enfants comment jamais ne faire mauvais usage de cet argent, ou comment jamais rendre cet argent indigne.

    Comment donc très bien choisir entre toutes les valeurs de l'argent et toutes les situations dans lesquels  l'argent est impliqué et quel jugement, quel comportement on doit avoir ?

    Ce père immatériel qui est donc le père divin à besoin du père de la terre pour enseigner cet enfant et tout ceci se passe à l'intérieur de la même personne, c'est pour vous dire que ceux qui se plaignent de solitude ne connaissent pas à quel point c'est déjà surpeuplé chez eux. S'il se voyait avec l'enfant, le père matériel, le père divin sans compter la vierge Marie qui se met aussi de la partie et qui est votre enveloppe charnelle, on verrait tout de suite déjà une famille.

    Ce père divin a besoin du père concret,  pour devenir actif, devenir un instructeur, pour avoir un quelconque pouvoir de l'enfant. Il faut que le père concret est accepté l’existence du père divin et tout ceci et, je le répète, dans la même personne, je n'ai pas encore parlé de l'existence de Dieu. Ne sortez pas du schéma tant que moi je n'en suis pas sortie, restons dans l'homme et dans les principes qui constituent l'homme. Ce père divin a besoin du père concret, il faut que le père concret reconnaisse l'existence du père divin même s'il ne l'a pas encore rencontré, même s'il ne sait pas à quoi il ressemble même s'il ne sait pas ce que ce père divin va lui raconter, ce qui sera son éducation. Ce qui met très mal à l'aise le père concret, le père du monde, il se dit je me trouve aussi mal à l'aise que l'enfant que je porte je ne sais pas ce qu'il va me raconter ce Père divin, je vais devoir comme mon enfant intérieur est instruit moi aussi. Et oui, le père concret, le père du monde va devoir être instruit mais il va devoir est instruit à propos des choses du ciel tandis que le père divin, le père du ciel va avoir besoin de l'instruction matériel du père concret ainsi ils s'enrichissent l'un et l'autre. Le père du ciel apporte pour résumer sa philosophie, sa façon de voir les choses, qui est la vérité et la réalité. Tandis que le père concret amène au père du ciel toute l'énergie de la descente de l'esprit dans la matière. Et bien vois-tu, lui dit le père concret et bien vois-tu cher père divin j'ai fait ceci et cela j'ai compris ceci et cela, maintenant une grande énergie grâce à cette expérience est disponible et je te l'envoie. 

    Ce Père divin reçoit cette énergie et immédiatement il la renvoie à l'enfant. Vous allez me dire c'est un schéma bien compliqué, mais en fait c'est comme cela que ça se passe. Le père divin reçoit cet énergie et immédiatement il la renvoie à l'enfant. 

    Pourquoi il la renvoie l'enfant, pourquoi il ne la garde pas. Parce que lui, tout père divin qu’il soit, il n'est pas Dieu. Celui qui est Dieu, c'est l'enfant, c'est celui-là qu'il faut faire naître c'est celui-là qu'il faut éduquer, sur lequel il faut souffler, pour qu'il grandisse et enflamme l’être.

    Donc le père divin, qui est comme un parrain, prenons ce mot là, si cela vous permet de mieux situer les personnages, le père divin, le parrain redistribue l'énergie, le substrat de l'expérience, toute la spiritualité que le substrat contient, il l'envoie à l'enfant et l'enfant s’en nourrit. L'enfant est à l'intérieur de l'homme en gestation de cet enfant divin, il est en gestation exactement comme le foetus qui est dans le ventre de la mère et dans les eaux de la mère sauf que lorsque l'on observe le développement des principes de l'homme les eaux ne vont pas être des eaux matériels comme dans le ventre de la mère, ces eaux vont être des eaux astrales, c'est ce que l'on appelle le plan astral et c'est pourquoi l'enfant va tant rêver parce qu'il est dans l'eau et qu'à travers l'eau et bien l'on voit les choses bizarres.

    Avez-vous déjà fait l'expérience, de mettre la tête sous l'eau, et d'ouvrir les yeux ? Vous verrez à ce moment-là que l'eau qui continue de courir sur vos yeux déforme complètement le paysage, même les sons vous les entendez de manière déformée au plus fort ou moins fort mais ce n'est pas du tout la réalité. De la même manière, lorsque la conscience, votre conscience d'enfant divin, est dans les eaux astrales, il y a la même déformation qui se passe et c’est ce qui donne naissance à toute cette suite de désirs, de caprices, de projections, d'égocentrisme. Mais, au fur et à mesure que le père concret, envoie le substrat de ses expériences, ceci se passe d'incarnation en incarnation, envoie ses expériences au père divin et que le père divin envoie l’énergie à l’enfant et bien l’enfant se développe, et cette kundalini commence à monter. Elle commence à monter non pas seulement comme une énergie, comme en parle tant certains mauvais livres qui considèrent kundalini, que comme une énergie, que comme la lave d’un volcan, comme l’électricité dans un lampadaire. 

    Cette kundalini est en même temps la quintessence de l’esprit. Kundalini contient absolument tout, donc kundalini doit s’élever de manière triple. En tant que feu, en tant qu’esprit puisque c’est l’esprit de l’enfant, donc l’esprit de Dieu et en tant que pouvoir. Et ainsi, cet esprit, je ne l'appellerai plus feu désormais, ainsi dès que cet esprit commence à monter à travers ses trois canaux, ses trois canaux, ses trois réalités, on peut dire que le disciple existe, que l’initié va avoir lieu et qu’un Maître va naître. 

    Si on se concentre uniquement sur l’aspect feu, ou l’aspect pouvoir de l’esprit, il est vrai que l’on peut le stimuler, il est vrai que l’on peut le faire lever, mais si tout le gotha spirituel, tout l’esprit qui va avec, n’est pas aussi levé, alors on voit un homme devenir un magicien noir ou utiliser son pouvoir pour arranger ses situations mais il n’y a pas là, la naissance d’un initié, absolument pas. 

    Ou bien dans des cas plus dramatiques, le feu dévore l’individu, le brûle, le rend malade, le rend fou, déchire ses corps pour des millénaires à venir, le feu dévaste tout exactement comme on met le feu à une forêt, c’est l’incendie et tant que l’on ne sait pas l’arrêter tout est ravagé. Donc chaque fois que l’on va en fait, savoir faire corps avec l’expérience, chaque fois que l’on va entrer consciemment, de plein gré, et avec observation dans une expérience, quelque soit l’expérience, on participe à faire lever, le feu, le pouvoir et l’esprit, la Kundalini, c’est une manière donc de se préparer à la fameuse initiation. 

    Chaque fois que l’on va s’intéresser aux valeurs dites célestes, je sais ce que c’est l’argent, parce que je l’ai expérimenté dans le monde concret, maintenant je vais m’interroger sur les valeurs spirituelles quant à l’argent. Là, ne serait-ce que par cette interrogation, cette étude qui est purement philosophique ou morale, de nouveau je fais lever mon esprit et son pouvoir et son feu. Puis lorsque je vais appliquer tout ce que je sais, appliquer ce que j’ai su, grâce à mon observation durant  l’expérience, appliquer ce que j’ai appris grâce à mon interrogation philosophique et morale, je vais déclencher une nouvelle fois la levée de mon feu, de mon esprit et du pouvoir. Mais il faudra que j’ai rempli ces trois phases : l’expérience, qui est donc confrontation avec une situation qui va passer par le monde concret, qui va passer par une situation quotidienne qui paraîtra anodine, qui ne paiera pas de mine, comme vous dites vous-mêmes, parce qu’on l’identifie trop aux aléas du monde, mais en fait c’est une manière d’être éduqué, et le monde concerne tout le monde, parce que l’initiation concerne tout le monde.

    Un feu rouge concerne tout le monde, parce que la patience, l’organisation concerne tout le monde et que tout le monde doit apprendre cette patience, cette organisation, cette vie de groupe, la meilleure harmonie possible pour que cette vie de groupe est lieu. 

    Ce n’est donc pas simplement le fait de la société, tiens il y a de plus en plus de voiture, mets des feux rouges. Chaque fois que le père concret est vraiment trop limité, il va voir que le développement social à lieu uniquement parce que la société existe. Mais en fait celui qui commence à faire appel à son père céleste, à dialoguer un peu avec lui, celui qui commence à s’enquérir un peu de ce que pense le père céleste, de ce que sont ses réalités, alors il se dit tiens il y a de plus en plus de feux rouges, d'accord parce que sur un plan concret il y a de plus en plus de circulation mais il verra là, la tentative pour le groupe d’hommes qui a la responsabilité de la commune, la tentative d’harmoniser, d’organiser le mieux possible cette vie en collectivité que représente la vie en ville. 

    Et l'homme, qui a en lui un certain dialogue avec le père céleste verra davantage cette tentative d'organiser, d'harmoniser pour que chacun puisse passer sans accident, plutôt que voir l'invasion de l'automobile et des feux rouges sur la surface de la planète, c'est qui pour lui sera une grande occasion de s'agacer, de rentrer en révolte, en colère, parce que l'enfant va se mettre de la partie, et l'enfant va dire mais comment comment comment ce feu est toujours rouge pour moi chaque fois que je passe, il me veut quelque chose. Ou bien il dira il faut aller vivre à la campagne parce que là-bas il n'y a pas de feu rouge et lorsqu'il arrive à la campagne et qu'il voit qu'il y a des troupeaux et que les troupeaux sont 10 fois plus lent que les feux rouges alors il ne sait plus où aller vivre. Il se dit où que j'aille il y a toujours quelque chose qui m'empêche d’aller, d’avancer, d'aller tout droit, de suivre ma vitesse. 

    Mais moi je te demande pourquoi tu veux suivre ta vitesse, qu'est-ce qui fait que ça te révolte tant de stopper ta course. Réfléchis quelques secondes, réfléchissons ensemble pour qu'aucun troupeau, plus qu’aucun feu rouge ne te perturbe. Qu'est-ce qui fait que dans le fait de stopper ta course, t’agace tant ?

    Tu vas me dire c'est parce que je dois attendre et que souvent je n'ai pas le temps d'attendre, bien sûr si c'est le père concret qui parle, le père concret ne va considérer que la notion de temps. Lui, il a la montre en main, il sait  qu’à 8h il doit être au bureau, à 6h il doit être à la maison, donc c'est vrai il ne va devoir considérer que la notion du temps. Cependant interrogeons un peu ce père céleste, qu'est-ce qu'il dit de la situation ? Et bien le père céleste avec sa vision céleste, avec ces réalités célestes, il pense que bon d'accord il y a le temps, mais que ce n’est pas le temps qui est en cause là, mais c'est uniquement le fait que l'individu lorsqu'il a décidé de faire quelque chose, d'aller quelque part, lorsqu'il est dans l'action, dans le feu de l'action, étant donné qu'il subit la propulsion des énergies qu’il vient de mettre en action, je dois aller à mon travail, ou je dois rentrer chez moi, il propulse, il extériorise des énergies, pour faire cette chose. Étant donné que les énergies sont extériorisées et qu'il ne maîtrise pas ces énergies, et qu'il ne sait même pas que cela est déclenché par l’idée qu’elle même déclenche ...Fin 1B

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