• 16 11 91 L'homme n'est pas une vie isolée qui se développe

    Conférence du 16 11 91 Genève -

    Voici la retranscription des 22 premières minutes de cette conférence. J'ai choisi d'en commencer la retranscription car lorsque j'ai un questionnement qui perdure, je prends au "hasard qui n'existe pas" une conférence et je l'écoute. Il m'est le plus souvent apporté une compréhension qui ouvre le questionnement ...il en fût encore ainsi.

    Il n'est pas répondu à la question posée par l'auditoire, je la retranscris quand même. Lodela Fontaine

    Je vous salue,

    Nous vous saluons. La première question que nous souhaitons vous poser. Pouvez-vous nous parler, des races des sous-races et de leur évolution ?

    Bonjour,

    Je vous souhaite la bienvenue et comme je tiens à le dire au début de chaque discours, je voudrais pendant quelques instants et non pas parce que je vais vous l'expliquer mais en l'expliquant, j'espère inspirer en vous cet état. Je voudrais vous décrire un petit peu le genre d'écoute que j'attends de vous pour que tout fonctionne comme il faut.

    Lorsque je viens prendre la parole, lorsque j'essaie par des images et par des mots de décrire un petit peu ce que peut être notre réalité ou la réalité qui peut vous être directement accessible mais sur un plan supérieur mais en tout cas directement accessible pour vous, il ne faut pas que vous ayez l'impression de vous instruire à propos d'une réalité supérieure, à propos de ce que vous devriez améliorer en vous ou dans votre monde. Il ne faut pas croire que j’instruis à propos des améliorations à opérer, des perfectionnements à opérer. Ce qui veut dire que vous avez beau faire des efforts sur vous-mêmes, pour avoir les chakras qui vibrent d'une telle manière et d'une certaine note. Vous avez beau vous efforcer à une certaine discipline parce que c'est ainsi que l'on rentre dans la hiérarchie en méditant chaque jour, en faisant chaque jour ceci, cela et bien vous n'appartenez pas pour autant à la hiérarchie, tant que vous-même, vous n'êtes pas hiérarchisés, la correspondance ne peut pas avoir lieu. On ne peut pas entrer dans un groupe, que ce soit un groupe de disciple, un groupe d'initié ou le groupe de la hiérarchie. Il n'y a rien qui permet d'y rentrer même pas une initiation, je vous le dis, vous pouvez être initié, admettons que la chose se fasse et rester seule.

    Ce qui permet à un moment donné de rencontrer un groupement de disciple, un groupement d'initié ou la hiérarchie, c'est parce que en vous cette même vie s'est éveillée. Et cela veut dire quoi ? Et bien cela veut dire que l'homme n'est pas isolé, l'homme n'est pas une vie isolée qui se développe et qui entre dans des groupes où les vies isolées se sont perfectionnées. Pas du tout, l'homme n'est pas une vie isolée, l'homme est un système de correspondance et de communication. Et lorsque ce système de communication spirituelle se met petit à petit à entrer en résonance avec des systèmes de communication plus grand, plus harmonieux, plus divin, et bien il semble qu'ensuite on appartient à un groupe comme la hiérarchie.

    Mais cela ne veut pas dire que le groupe existe, mais cela veut dire que cette grande vie qu'est la hiérarchie existe quelque part et qu'un homme a su réveiller en lui sa propre hiérarchie. Il dispose donc de la correspondance directe pour, non pas pour entrer dans le groupe mais pour être une part du groupe. Et c'est ainsi que si vous voulez travailler sur vous-même dans l'espoir de rencontrer un maître ou d'appartenir à un groupe d'initié ou à la hiérarchie, il ne vous faut pas devenir des femmes et des hommes magnifiques très disciplinée, performant en méditation, mais au contraire des entités qui ne pensent plus de manière isolée, en tant qu'identité, en tant que personne. Plus votre pensée va devenir universelle, et automatiquement cela va vous déverser dans la vie grande et magnifique qui anime la hiérarchie. L'homme n'est pas quelqu'un qui devient beau et grand et qui au fur et à mesure des beautés qui se développent se met à appartenir à des groupes de plus en plus beau et de plus en plus grand. Nous ne voyageons pas à l'intérieur des groupes, mais c'est la vie individuelle qui devient de plus en plus universelle et qui va rentrer en correspondance avec ces groupes où cette vie universelle s'anime, un peu plus intelligemment que dans les espaces du cosmos. Ce qui veut dire que la hiérarchie est un phénomène instantané, ici, maintenant, tout de suite, la hiérarchie peut être à côté de vous et vous pouvez être dans la hiérarchie. Non pas parce que vous allez être dans le groupe mais parce que vous allez être une part du groupe. Ici, maintenant, tout de suite ou demain dans l'autobus ou dans votre voiture, ou à votre travail. La hiérarchie est un phénomène instantané parce qu'elle est un phénomène intérieur. Il s'agit tout simplement d'agrandir la dimension de votre vie.Pour comprendre cela, nous allons essayer de cerner qu'elle est la dimension de votre vie au quotidien.

    Considérez-vous comme une planète avec ses activités. Ces activités dépendent de vos intérêts, faites le tour de vos différents intérêts et vous verrez à quels types de groupe vous appartenez. A quoi pense un humain toute la journée ? Il pense d'abord, la première chose le matin , à être heureux, il veut trouver sa place, sa place dans le monde affectif, sa place dans le monde de l'intelligence, sa place dans le monde professionnel, sa place dans le monde social. Il pense toujours à lui en ces termes-là. Où est ma place et la dimension de ma place. Ce qui fait que du point de vue affectif, il faudra qu'il soit beaucoup aimé, du point de vue de l'intelligence, beaucoup remarqué, du point de vue de la société, beaucoup protégé, ou admiré, ou célébré. Mais il ne considère là que toujours comme sa place, comme s'il était le centre de quelque chose qui doit tourner autour de lui, c'est-à-dire les autres. Lorsque je veux délimiter ma place affectivement, et que je dis je veux qu'on m'aime, j'ai besoin de beaucoup d'amour, cela veut dire que je suis en train de satelliser les autres autour de moi. Cela veut dire que je suis un centre qui comme une ventouse veut aspirer l'amour et que les autres sont des satellites et selon la distance à laquelle il se place, selon leur type de rayonnement je vais recevoir plus ou moins d'affection avec tous ses aspects, avec ses carrés, ses oppositions etc … Lorsque je me décentre, lorsque je ne suis plus cet être soucieux à propos de lui-même, qui veut ceci, qui veut cela et qui l'exige, où est-ce que je me trouve ? Certains vont penser, eh bien je vais être une planète qui va tout donner aux autres, ces autres qui continuent à se centrer sur eux-mêmes, ce qui fait que pendant un certain temps je vais avoir l'impression de ne plus penser à moi, voire même de m'épuiser, parce que je ne fais que donner aux autres. Mais au bout d'un moment cela ne me convient plus, cela ne me plaît plus donc je retourne à moi-même immanquablement. Puis lorsque j'expérimente encore un peu, je mûris, je trouve exactement la place que je mérite, quel est d'abord le volume exact, est-ce qu'il y a réellement une place que j'occupe et que les autres occupent. Et à ce moment-là, je m'aperçois qu'il n'y a pas un endroit où je me tiens, un endroit où ma vie existe et où elle réclame toute cette chaleur et cette lumière et cette eau pour s'épanouir.

    Il n'y a pas nom plus un endroit où les autres se tiennent que ce soit en tant que satellite, que ce soit en tant que centre auquel je dois donner. Je m'aperçois que tout est une seule et même grande vie et qu'il y a là que des pensées. On voit une grande vie qui est prisonnière à l'intérieur de certaines pensées, des pensées trop centrées sur elles-mêmes qui se jugent comme ayant besoin de tout. Besoin de beaucoup d'amour, de beaucoup de lumière, de beaucoup d'intérêts de la part des autres, de beaucoup d'argent pour pouvoir vivre etc … Je ne juge plus non plus lorsque je comprends cela que je dois donner aux autres, parce que tout simplement la grande vie se partage automatiquement, c'est un peu comme une sagesse innée dont elle dispose et qui distribue automatiquement les aliments nécessaires et ces aliments ne vont pas être nécessairement l'amour affectif, l'intelligence intellectuelle, une place sécurisante dans la société. Tout ce que la pensée concrète imagine en fait. Les nourritures sont d'une autre nature, c'est davantage la compréhension. Dans ce mot-là, compréhension, il existe toutes les nourritures. La nourriture que l'on peut qualifier d'affective, la nourriture qu'est la connaissance, et la nourriture spirituelle. Lorsque je comprends, automatiquement je calme ma pensée, parce que je viens de faire un effort sur mes limites, sur mon égocentrisme et je suis comme imbibé par les énergies de l'âme. Seules les énergies de l'âme contiennent apparemment ce qu'un humain a besoin, que ce soit au niveau affectif ou au niveau intellectuel. Tout cela est contenu dans la nature de l'âme ce qui veut dire que je deviens à ce moment-là une vie vraie qui s'articule et la nourriture de cette vie. Je peux vivre désormais en autarcie, non pas parce que je suis assez développé pour me suffire à moi-même, il n'est pas question de se suffire à soi-même mais tout simplement parce que en moi il y a absolument tout.

    Mais pour avoir recours à cette richesse, il faut que je fasse un tout petit effort, et cet effort est décrit par toutes les spiritualités, décrit de toutes les manières possibles. Mais si l'on a pas des concepts suffisamment propres, des idées suffisamment justes et bien on se trompe de spiritualité et c'est ainsi que l'on voit naître des spiritualités où l'individu pense qu'il doit faire des efforts sur lui-même pour devenir quelqu'un d'important spirituellement ou initiatiquement, quelqu'un qui doit développer des qualités, quelqu'un qui doit s'élever de plan en plan et qui appartiendra à des groupes supérieurs. C'est faux, rien n'est plus faux. Ce qu'il faut, c'est gentiment, doucement mais sûrement comprendre que la pensée surtout la pensée concrète, la pensée dont on dispose lorsque l'on ouvre les yeux le matin, cette pensée est égocentrique et va donner une idée complètement fausse de l'univers et de la vie. Bien sûr il se trouve que cette pensée est la première qui s'éveille quand j'ouvre les yeux. Si elle est là c'est qu'elle a une fonction. Il ne faut pas que je l'utilise pour vivre ma vie, qualifier ma vie et penser ma vie. Ce qui veut dire que si je veux penser ma vie et qualifier ma vie, je vais bien me sentir ignorant, si je ne peux utiliser la seule pensée dont je dispose et que je puisse contrôler, articuler. C'est très inconfortable. Penser avec une pensée que l'on ne connaît pas encore, c'est inconfortable.

    C'est à ce moment-là que vous allez sentir la nécessité d'un développement, mais c'est là aussi un piège car développer cette pensée supérieure ne veut pas dire qu'elle arrive parce qu'on la développe. Cette pensée a lieu, elle née, elle s'épanouit sitôt que le lotus égocentrique se ferme ou se dissout, comme vous voulez. Pour que quelque chose naisse, il faut que quelque chose disparaisse. Et c'est là toute la difficulté de la spiritualité, au moment où vous pensez à la spiritualité au moment ou vous voulez faire votre effort, parce que vous essayez d'ouvrir quelque chose, de faire naître quelque chose tout en maintenant la vie de ce quelque chose d'autre qui lui est contraire, qui lui est inférieure, et qui donc au passage va prendre toute l'énergie nécessaire à la naissance de ce lotus supérieur. Donc, vous vous trouvez écartelé entre deux mondes complètement prisonniers de ce paradoxe et vous éparpillez vos énergies, vous affaiblissez vos motivations car vous n'arrivez pas à voir la contradiction. La contradiction disparaît sitôt que j'admets que quelque chose en moi doit être abandonné, doit mourir pour que ce supérieur s'ouvre de lui-même. La spiritualité n'a besoin d'aucun effort pour s'effectuer, beaucoup de gens pensent que la spiritualité est la voie ardue de la discipline, l'effort sur soi-même, bien sûr il y a quelques efforts à fournir mais qui ne sont pas de la nature que l'homme imagine, ce ne sont pas des pierres lourdes , très lourdes et brutes à soulever et à tailler. Sitôt que l'on a découvert cette loi qui permet de rester en état d'apesanteur et bien la pierre se soulève, sitôt que l'on a découvert la magie de l'esprit, voilà le compas et les ciseaux qui d'eux-mêmes vont faire le travail. Moi, je n'ai qu'à, non pas observer, certes pas, mais je n'ai qu'à bien contrôler le plan, c'est-à-dire qu'avec ma pensée créatrice, je dirige, je donne l'énergie, l'impulsion à l'énergie et ensuite le plan s'effectue. La pensée est une graine, et la graine contient déjà l'arbre qui ne se développera qu'à la saison prochaine. Dans la spiritualité c'est la même chose, sitôt que je rentre en contact avec la partie de moi qui est une véritable pensée spirituelle, je suis en contact avec les graines même de cet archétype spirituel que je recherche.

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