• 19 11 88 L’homme a à disposition l’entier des feux cosmiques - L'attachement profane


    Question :
    Par l’étude et la méditation sur la nature des rayons, les disciples peuvent éventuellement reconnaître la nature des rayons de l’âme et celui de sa personnalité. Qui reconnaît le rayon de l’âme ? Comment utiliser la sensibilité au rayon de l’âme et de la personnalité pour facilité le processus d’intégration entre l’âme et la personnalité.

    C’est une question qui n’est pas de façon générale en attente dans la salle et les participants. Toutefois nous viendrons à en parler, car en fait ce que j’aimerais expliquer ici ce soir, c’est le but de l’existence de l’ordre, qu’est que l’ordre et dans quelle mesure un homme peut-il s’aligner à un ordre.

    Lorsque je parle d’ordre, bien sûr je parle d’un alignement avec un principe, avec un état de fait naturel ou un état de fait cosmique. Quand donc on veut parler des rayons, on en vient à parler de l’ordre. Si l’on veut comprendre les rayons, les rayons qui composent la personnalité, qui composent aussi la nature du numéro, ou les rayons qui composent par énergie et par émanation le cœur de l’âme, ou le rayon qui est le cœur de la monade, on en vient par là même à étudier l’architecture du monde et surtout le principe du monde. Donc l’ordre, en fait la loi.

    Lorsqu’un homme veut approcher son propre fonctionnement de base, lorsqu’il veut intuitionner sa propre loi, son propre Maître intérieur, c’est rencontrer son rayon, rencontrer son Maître intérieur.

    Beaucoup de disciples, à l’heure actuelle, parce qu’ayant lu, mal lu ou trop lu, se disent je dois chercher mon rayon, je dois être mes rayons, je dois savoir avec quel rayon je dois travailler, faire synthèse et ensuite le développer. La recherche d’un rayon n’est pas un but spirituel, ni une démarche, ni une nécessité spirituelle.
    Simplement le fait de connaître les mouvements du Maître intérieur, vous fait supposer à quelle loi vous appartenez, à quel rayon vous supposez appartenir.

    Pourquoi je parle de la sorte ?

    Tout simplement parce que la science des rayons ne vous a pas été donnée pour tenir un fichier à propos de vous-même, un fichier d’identité spirituelle. Il n’y a aucune identité spirituelle. La seule identité qui soit, doit être absolument dépouillée pour que l’homme sente une universalité en lui-même.

    Donc si l’on est à la recherche d’une identité spirituelle, que ce soit à propos ou à cause des rayons, ou à cause d’un Dieu quelconque avec lequel on s’identifie selon les siècles et selon les groupes, la démarche est fondamentalement fausse.

    Le disciple moyen, car il n’y a que le disciple moyen qui s’amuse à faire cela, qui essaie de répertorier ses énergies, ses rayons, dans le but de mieux se connaître est fondamentalement dans l’erreur. Il ne peut pas avancer, car il va, encore une fois, comme celui qui met toujours un voile devant ses yeux ou une idole ou un Maître, il va ainsi mettre de l’identité.

    Or, pour basculer complètement dans la libération, dans un état de liberté de l’âme et de l’esprit il ne faut plus construire autour de soi et en soi des systèmes de projection, des systèmes d’identification, même si ces projections paraissent spirituelles, elles sont qu’en même fondamentalement fausses. Il vaut mieux donc s’en écarter.

    Ces rayons ont été donnés, davantage pour faire comprendre la nature de l’univers, la nature occulte de l’homme, que pour inspirer à chaque disciple la recherche de son propre rayon. Cela n’a rien à voir avec le développement spirituel. Si vous vivez bien, si vous vivez d’après le flux qui vous pénètre, le flux d’évolution qui s’impose à vous, si vous vivez avec un souci constant de perfectionnement et de libération, automatiquement vous allez prendre conscience, non seulement de votre rayon, mais de tous les autres rayons. Car vous n’êtes pas seulement un, deux ou trois rayons, vous êtes l’ensemble des rayons de l’univers, pour déclencher l’existence de ce que l’on appelle le rayon de synthèse, et par là même être un Dieu absolu, soit un Maître puissant, un véritable humain divinisé.

    Il ne faut donc pas chercher le rayon, il faut tout simplement apprendre chaque jour à devenir de plus en plus libre et essayer quelque part d’imiter la perfection qui est déjà en soi mais qui ne s’exprime pas. C’est de cette façon-là que l’homme rencontrera son rayon, mais apprendra aussi à manipuler tous les autres rayons, car un homme n’est pas figé dans un ou deux rayons.

    L’homme a à disposition l’entier des feux cosmiques. Rien ne peut lui être retranché. Lorsqu’il est né, il a été expulsé dans la matière et dans le cosmos dans un grand mouvement de liberté et d’abondance. Si on l’avait répertorié ou limité à utiliser son seul rayon, il n’aurait même pas de vie possible. Car si quelque chose est très typé d’après un rayon particulier, donc un principe particulier, il n’empêche que tous les autres principes de la loi, de la loi cosmique, le pénètrent aussi.

    Il n’y a que comme cela que la vie existe. De la même façon, lorsque l’on regarde le corps humain, on pourrait imaginer, par exemple, que la construction du corps physique appartient au rayon trois, car c’est vrai, cela appartient à l’intelligence active, le seul principe de construction véritable de la matière et du cosmos. Mais il n’empêche qu’à l’intérieur du corps humain, chaque corps d’homme représente ensuite par voie d’ouverture un rayon. Ce qui fait qu’à l’intérieur du corps que l’on peut résumer à un rayon, il y a toute la synthèse des autres rayons. Et ainsi le corps peut fonctionner lui-même d’après un rayon particulier.

    De la même façon, vous qui êtes typés par un rayon au niveau de la personnalité, un rayon vécu au niveau de l’âme, il n’empêche qu’ensuite au niveau de la psychologie, au niveau de votre affectif, vous allez expérimenter des rayons complètement différents et complémentaires. C’est pour cela que vous allez être un individu entier, capable d’avoir des émotions, un intellect, de l’intuition, de l’inspiration, de méditer, de marcher.

    Tout est synthèse. Ce qui fait que lorsque vous cherchez votre rayon, lorsque vous voulez connaître votre rayon d’évolution, vous ne devez pas tant chercher par là le chemin ou la technique de saisir le chemin. Faites le chemin et automatiquement les énergies qui animent ce chemin vont s’animer aussi en vous. Il n’y a pas besoin de connaître l’énergie pour que l’énergie existe.
    Par exemple si vous êtes du rayon deux, vous n’avez pas besoin de savoir que vous appartenez au rayon deux pour être davantage spirituel,  être un meilleur disciple et avancer plus rapidement sur la voie.

    Par contre, si vous êtes à l’écoute de vous-même et des nécessités de votre âme et de votre chemin, automatiquement vous allez vous apercevoir que vous appartenez au rayon deux. Et même si vous ne le savez pas, du moment que vous faites par intuition, par obéissance, par inspiration, toutes les choses appartenant au rayon deux, vous allez être l’allier de toutes les énergies de ce rayon et ce rayon va vous développer, va vous porter.

    Si par contre vous allez avec le mental chercher votre rayon, vous risquez non seulement de ne pas le trouver, mais même si vous le trouvez, étant donné la démarche qui vous a amenés à cette recherche, vous risquez de ne pas savoir comment l’utiliser.

    C’est pourquoi tout est dans le type de la démarche, parce qu’un type de démarche correspond à une motivation, à une intention. Si mon intention est bancale, même en trouvant l’objet, je ne peux pas fonctionner avec l’objet, car l’objet ne peut avoir de résonance qu’au niveau de l’intuition et de l’inspiration, de la réception.
    Si au contraire ma démarche est, elle aussi, intuitive, ouverture, réception, lorsque je vais rencontrer l’objet, il va pouvoir pleinement fonctionner.

    Il y a dans la recherche de soi-même toujours un besoin d’identification, et la spiritualité est malade, non seulement en ce moment, mais depuis des siècles et le sera encore dans de nombreuses générations. La spiritualité est malade de ce virus de l’identification. L’homme s’identifie toujours à quelque chose, à son père, à sa mère, à son statut social, à sa société, à sa race, à sa culture, à sa planète, à ses propres idées, à ses complexes, à ses traumatismes. Toujours besoin de projection.

    Or, sitôt qu’il y a cette identification, l’homme se trouve complètement hors de sa véritable identité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a jamais un point où l’homme est une identité. Forcément l’homme est une identité, mais l’homme n’est pas l’identité sociale, ni l’identité raciale, ni culturelle, ni familiale, donc toutes les entités, les clichés, toutes les projections que l’on peut recevoir ou émettre à l’intérieur de la vie physique.

    Il n’y a pas de véritables images hors de la vie physique. Non pas que la vie physique soit quelque chose qui n’a aucune valeur, mais parce que l’homme génère ce jeu d’images et de projections uniquement lorsqu’il se trouve plongé dans la matière.
    Il génère ces jeux pendant plusieurs cycles d’évolution, tant qu’il n’a pas suffisamment développé de prise de conscience, tant qu’il n’a pas développé en lui le témoin, pour pouvoir se rendre compte qu’il est, qu’il existe, mais non pas en tant qu’être subissant le décor de sa vie, le décor social, le décor culturel, familial. Il s’aperçoit qu’il est au milieu de cet univers pour accomplir un plus grand dessein.
    Son dessein n’est pas d’être le fils de son père ou la fille de sa mère ou la secrétaire de telle entreprise ou le médecin de tel organisme, pas plus que le président de tel ou tel pays. Ça, c’est quelque chose qui existe pour structurer un univers physique, car il a besoin d’être structuré, organisé, pour pouvoir se perpétuer afin d’être toujours un creuset manipulable, exploitable pour l’expérience physique. Mais c’est un milieu qui est créé uniquement pour une expérience physique.

    Ce qui veut dire que ce milieu social, physique, culturel, n’est pas le milieu de l’existence, c’est le milieu de l’expérience.

    De la même façon lorsqu’un pilote revêt sa combinaison, son casque et qu’il entre dans sa voiture, qu’il s’assoit au volant de sa voiture et qu’il commence à piloter, c’est pour lui un moyen d’expérimenter la vitesse, d’expérimenter la mécanique et son plaisir. Ce qui ne veut pas dire qu’il est le véhicule, qu’il est la vitesse à laquelle il peut conduire, pas plus qu’il est la route. Tout cela est un décor qui permet une expérience, c’est-à-dire la compétence, la capacité à conduire un véhicule et comprendre le processus mécanique d’un moteur.

    De la même façon, lorsqu’un homme s’incarne, il a à sa disposition un corps, avec un réseau de sens, un réseau d’écoutes, d’écoutes psychiques dans des sens supérieurs pour qu’il fasse une expérience et non pas pour qu’il s’identifie au véhicule et à tout le décor qui va permettre à ce véhicule d’expérimenter quelque chose.

    C’est pourquoi, le plus grand mal qui est arrivé à l’humanité, ce n’est pas de descendre dans la matière, de rencontrer l’opacité du cube, c’est de s’être  identifié à ce cube, de jouer le jeu des miroirs et de croire à l’image. Et quand l’image n’est pas nette, l’âme qui s’incarne souffre. Quand l’image est laide, l’âme qui s’est incarnée se prend de haine pour elle-même, elle ne se supporte plus et elle essaie par tous les moyens de se détruire, voire même de détruire les autres images, de détruire le monde qui sert de miroir.
    Ce qui fait qu’à la suite de cette erreur d’identification le monde connaît des troubles sociaux, psychologiques, nerveux, et un trouble que l’on pourrait appeler planétaire. À ce moment-là le désordre a lieu.

    Le désordre vient de quoi ?

    Le désordre, donc le manque d’ordre vient d’une suite d’actions et de réactions qui ont suscité la dysharmonie et le manque d’amour. La dysharmonie et le manque d’amour vont nécessairement engendrer la haine, une haine qui peut être larvée ou largement exprimée, comme dans les guerres, dans les actes de terrorisme, dans la criminalité, la violence.

    Dès qu’il y a donc manque d’amour, manque de connaissance de l’amour plus exactement, cela va générer le désordre. Et le désordre qui est à l’opposé de la structure même de l’univers ne va pas pouvoir vivre très longtemps dans ses propres énergies. Le désordre n’est pas quelque chose qui existe fondamentalement ni initialement.

    Si l’on prend l’ordre, on s’aperçoit que l’ordre existe initialement, depuis le premier jour de l’univers et que l’ordre continue d’exister à l’intérieur de l’univers. On peut donc en garantir sa perpétuité. C’est donc une valeur, une vérité.

    Par contre si l’on essaie de comprendre le désordre, même si l’on cherche énormément, on s’aperçoit que le désordre n’a jamais existé, n’a jamais été engendré dans l’univers. C’est-à-dire qu’initialement le désordre n’existe pas. Ce n’est donc pas une valeur, donc pas une vérité.

    C’est pourquoi, ce qui est désordre, soit à l’intérieur de vous, soit sur la surface de la terre, soit à l’intérieur d’un système solaire, va nécessairement être rectifié.

    Rectifié par quoi et de quelle manière ?

    Rectifié parce que l’on peut appeler le bien commun, ou la volonté de bien ou la volonté de perfection. Va être aussi rectifié par le besoin de l’évolution, car le désordre, même s’il n’est pas destructif n’amène pas à une évolution.
    Donc la nécessité de l’évolution, de la réintégration à des archétypes divins va susciter l’arrêt du désordre.

    C’est pourquoi en vous-même lorsque vous vivez votre vie, lorsque vous êtes dans un état de choc affectif, moral, mental, ou dans un état d’expérience mais pas tellement clair, décisif, trouble, vous vivez ce que vous appelez une crise existentielle.

    Il en est de même lorsque, par exemple, vous cherchez Dieu sans savoir véritablement qui il est, sans savoir où le chercher et où le trouver, ou auprès de qui entendre sa parole, écouter ses conseils ou suivre sa voie initiatique. De même, lorsque vous cherchez l’amour auprès d’une compagne ou d’un compagnon et que vous ne savez pas qui choisir, comment choisir, comment vous trouver à la bonne place, à la bonne heure pour rencontrer l’élu.

    De la même façon lorsque vous ne savez pas pour qui voter et pour quelle loi faire valoir votre vote, vous vivez, à ce moment-là, en état de désordre. Mais votre ignorance vient du fait que le désordre préexiste en vous. Il n’est pas au moment où essayez de choisir et que vous vous apercevez que vous n’avez aucune donnée pour faire le choix, ou pour générer la circonstance. C’est parce que le désordre existe déjà en vous que vous n’avez pas les moyens de provoquer l’événement pour rencontrer l’élu, que vous n’avez pas mes moyens de comprendre qui parle juste pour savoir si vous devez l’écouter, vous n’avez pas les moyens pour trouver la voie pour aller vers Dieu.

    Tout ce qui est désordre est en même temps surdité et aveuglement. Donc inévitablement, pour que l’homme rencontre Dieu, que ce soit par l’intermédiaire d’un groupe, d’un Maître, d’une initiation, ou par une action personnelle, son propre approfondissement, il faut avant tout qu’en lui-même l’ordre règne.

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Cela veut dire qu’avant toute démarche, avant toute réflexion, ou avant toute attente d’une circonstance ou d’un événement, il faut se préparer à recevoir. La préparation à recevoir ou à rencontrer, la préparation pour comprendre est quelque chose de capital. On ne peut rien mettre dans une bouteille déjà pleine et en plus, pleine d’une eau en mouvement et remplie de salissures. On ne risque pas d’y mettre un petit peu d’eau pure, c’est complètement inutile.

    Si déjà on calme l’eau qui est dans la bouteille, si l’on essaie petit à petit de dissoudre les particules de salissure et que l’on commence à créer un tout petit vide en haut dans le goulot,  on s’apercevra que là, déjà, ce que l’on pourrait appeler l’eau divine, soit l’inspiration, l’intuition ou tout simplement la bonne chance, tout cela va commencer à entrer en soi et va commencer à agir et établir un système d’évolution.

    Vous ne pouvez entrer en contact avec votre propre capacité à évoluer, vous ne pouvez recevoir des impulsions d’évolution que dans la mesure où vous videz votre être et vous préparez votre être à cette réception.

    Beaucoup d’individus voudraient évoluer parce qu’en fait ils sont malheureux et ils attendent d’un Dieu ou d’un Maître ou d’un système, ils attendent de toutes ces structures, que la structure vienne les aider, vienne arrêter leur malheur, arrêter leur détresse, vienne changer leurs pôles d’intérêt qui sillonnent leur vie et les font souffrir.

    Cela ne veut pas dire que Dieu, que les Maîtres, que la force Divine ou la puissance des étoiles ne se déverse pas par compassion pour venir aider les hommes. Simplement je rajoute que pour que cette compassion, cette abondance soit reçue, il faut que l’homme se mette en réceptivité, il faut que l’homme s’ouvre et pour qu’il puisse s’ouvrir et être réceptif, il va devoir aligner ses différents éléments.

    Lorsque je parle de ses différents éléments, je parle de ses différents corps, le physique, l’émotionnel, en passant par l’intellect, l’affectif et tous les autres règnes de la vie humaine terrestre. Il faut que l’individu commence quelque part à se calmer pour une meilleure réception.

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Cela veut dire qu’en vous il y a depuis toujours, même aux moments les plus noirs de votre existence, au moment où vous vous sentez le plus déséquilibré, il y a toujours la capacité à vous rééquilibrer et à trouver le sas qui est le centre et qui va permettre de rejoindre une source de lumière, une source de réconfort et une source d’évolution. Il y a toujours ce sas, mais pour trouver ce centre et vous positionner dans ce sas afin de monter, il faut un instant complètement vous débrancher de ce qui fait balancer votre vie d’une polarité à l’autre.

    C’est-à-dire qu’à partir du moment où vous sentez que vous peinez, au moment où vous sentez que vous êtes prisonnier d’une tristesse, d’une détresse, d’une angoisse ou d’un problème social comme le chômage, ou des difficultés financières ou affectives, vous ne devez pas vous positionner à l’intérieur de votre problème. Votre problème il existe et il vous fait suffisamment mal, donc vous n’avez pas besoin, de vous positionner à l’intérieur, ce qui fait par là même la souffrance.

    Si par contre, vous regardez votre vie comme vous regarderiez un échiquier ou un jeu de dames, vous vous apercevez qu’à droite il y a le problème X, à gauche le problème Z, au centre un autre problème, mais qu’en essayant d’être intelligent et de faire appelle à ce que l’on peut appeler le phénomène de l’intuition, la clairaudience, ou la force d’une très bonne intelligence adaptée à des moyens concrets, automatiquement vous allez trouver le moyen de faire passer votre pion à travers le réseau de problèmes et de résoudre ce problème. Faire passer le pion à travers le voile des problèmes cela veut dire se dissocier des ses problèmes et trouver ce fameux centre.

    De quelle manière vous y prendre ?

    Tout simplement en regardant votre problème, en connaissant la profondeur du problème, tous ses aboutissements concrets, mais aussi plus subtils, comme par exemple les aboutissements psychologiques ou affectifs et en essayant de le régler au niveau tout simple de la phase concrète où il s’est manifesté.

    C’est-à-dire que s’il vous manque du pain et que vous en avez assez d’avoir faim, ne demandez pas à Dieu de vous envoyer des miettes, de vous faire tomber sur un boulanger. Commencez vous-même à aller à l’endroit où se trouve le grain et à faire votre propre pain. Un homme est d’abord une unité intelligente et parce qu’on l’envoie dans une expérience qu’il est nécessaire qu’il agisse intelligemment.
    C’est pourquoi la plupart des problèmes humains peuvent être réglés par l’intervention de l’intelligence.

    Mais que réclame l’intelligence, là est tout le problème ? Beaucoup de gens se trouvent intelligents, ou estiment l’autre intelligent et ils se demandent pourquoi le problème existe, pourquoi le problème ne se règle pas. Ce qu’il faut savoir, c’est que, pour que l’intelligence s’effectue, pour qu’elle développe tout son réseau d’énergie, toute sa capacité à concrétiser, il faut que l’individu ait du sang-froid.

    Or, que se passe-t-il ?

    Lorsque l’homme a des problèmes, il commence par trembler, par avoir peur, par soupçonner la catastrophe, le vide, l’anéantissement de lui-même. En s’identifiant trop à son problème, il finit par agiter un fantôme et ce fantôme finit par lui faire peur. Et si l’on essaie de savoir qui est au bout de la main qui agite le fantôme, on s’aperçoit que c’est le même homme. Lui seul agite le fantôme et il se fait peur.

    Qu’est-ce qui aurait empêché la main d’agiter un fantôme, ou qu’est ce qui aurait empêché la construction de ce fantôme ?

    C’est tout simplement l’intervention d’une intelligence posée, équilibrée, qui sait comparer et qui sait déduire où se trouve son bien et où se trouve son mauvais. Car lorsqu’on laisse parler l’intelligence, elle dit : si tu penses et agis de cette manière, c’est très négatif pour toi. Par contre, si tu agis et penses de telle façon tout devient positif pour toi.

    Mais l’homme ne veut pas écouter cette intelligence, pourquoi ?

    Parce que faire appel à cette intelligence dont il est le dépositaire depuis sa naissance, écouter cette intelligence, c’est écouter quelque part la loi et les principes de l’âme, et le plus souvent les hommes ne veulent pas de l’avis de l’âme, des principes de l’âme.

    C’est pour cela que les désordres amoureux durent, durent et font souffrir énormément les amoureux. Parce que tout en constatant que telle femme ou tel homme ne veut plus être en relation avec X, Y ou Z, ou avec soi, en constatant cette évidence la femme refuse cette réalité, l’individu la refuse. En refusant cette réalité on renie le principe même de l’intelligence et immédiatement se crée le fantôme.

    Chaque fois que vous allez renier l’évidence, renier ce qui est et ce qui est non pas que du point de vue cosmique, mais du point de vue social, de la justice, des réactions logiques de votre corps et des autres individus, vous allez vous retrancher de l’intelligence et créer un fantôme et ce fantôme va vous poursuivre.

    Il y a comme ça à travers le monde et les siècles des millions  de gens qui gâchent complètement leur vie parce qu’ils ne veulent pas regarder la vérité ou l’évidence en face.

    Pour être quelqu’un de libre et parfaitement heureux, pour être quelqu’un qui puisse même, comme vous dites, griller sa vie, même si c’est une vie profane dans le plaisir, vous avez qu’en même le droit sur terre de vivre la vie. Et vous avez le droit d’être profane si vous avez envie de l’être. Vous pouvez être profane et de façon respectable dans la mesure où vous savez tout de suite vous retirer lorsqu’il y a une résistance de la part soit des lois de la nature, soit dans la relation avec autrui.

    Mais qu’est-ce qu’il se passe au niveau de la vie profane ?

    Comme les profanes ou tous ceux qui ont généralement un attachement à une activité que l’on peut classer excessive et je ne le dis pas de façon péjorative, mais que l’on pourrait classer dans le monde profane, il y a désir de perpétuer l’attachement et le plaisir que l’on peut tirer de l’objet.

    Ce qui fait que dans la vie amoureuse il y a des crises insurmontables. On croit dans l’amour, on veut être éternellement amoureux, on veut sans cesse retomber amoureux, cependant on ne veut pas lâcher celui ou celle dont on est épris, et lorsque celui ou celle qui est l’objet de cet amour se refuse, il y a alors de grandes catastrophes existentielles, des suicides. Parce qu’il n’y a pas simplement l’attachement à l’amour ou a la sexualité ou au plaisir, il y a dans tout attachement le besoin de perpétuer avant tout l’objet.

    Car la psychologie qui se joue un jeu suffisamment faux  pour savoir qu’elle est attachée et pour comprendre son attachement, sait aussi très bien que ce règne du plaisir ne peut se perpétuer qu’à travers un certain objet. Donc, on veut avant tout perpétuer l’objet. D’où aussi, si l’on veut tirer des conclusions un peu plus grandes, la peur presque héréditaire chez les êtres humains de mourir, de quitter le plan physique.

    En fait il n’existe aucune crainte à propos de la mort. Lorsque véritablement l’homme entre dans le fond de son cœur, il sent bien qu’il y a une particule de vie en lui et que cette particule va pouvoir être prolongée à travers les formes, il croit en lui. Cependant ce qu’il ne veut pas lâcher c’est sa relation par exemple avec l’être aimé, avec les camarades de travail, avec une certaine société, il ne veut pas quitter tout cela.

    Beaucoup d’individus après leur passage dans l’au-delà continuent à rester très proche du plan physique, uniquement parce qu’ils sont attachés à tout le réseau d’êtres humains qu’ils ont connu et le réseau d’objets leur ayant procuré du plaisir.

    Donc, lorsqu’il y a asservissement à la matière, quand il y a attachement à un plaisir, sachez que ce n’est pas tant au plaisir que vous êtes attachés, ou aux voyages que vous pouvez faire sur la terre que vous êtes attachés, mais en fait à l’objet du monde. Si vous connaissez exactement l’endroit de votre attachement, vous saurez d’avantage vous élever et vous dépouiller.

    Il y a beaucoup d’individus qui essayent de porter l’ascèse et le dépouillement sur le fait de ne pas aimer les gens et ils associent la vie de couple, la sexualité, à quelque chose qui n’est pas du tout vivable pour un disciple. Ils ne veulent plus de l’amour, ils ne veulent plus de l’échange, ils ne veulent plus de l’alchimie qui se passe à ce moment-là.

    Mais en fait, la véritable ascèse dans l’amour, ce n’est pas le fait de ne plus être attaché à qui que ce soit, à ne plus vouloir voir qui que ce soit, le véritable point de détachement dans l’amour c’est d’aimer toute forme, tout individu quel que soit ce qu’il représente pour soi.

    À partir du moment où un individu ne va pas plus aimer la personne avec laquelle il partage sa vie qu’il ne va aimer le voisin, cet individu connaît véritablement l’amour. Car la personne avec qui il partage sa vie ne va pas être moins aimée à ce moment-là, mais la balance crée l’équilibre pour son voisin. C’est cette rectification qu’il faut absolument faire dans les relations quotidiennes.

    Lorsque l’on arrive à ce point de rectification, on s’aperçoit que la personne avec qui on vit, avec laquelle on est marié, ne représente plus un point passionnel, un point d’attachement absolu. Mais on sait et on sent qu’on lui donne encore plus d’amour qu’autrefois, parce que cet amour est authentique à ce moment-là. Il n’est plus l’attachement à l’objet, l’attachement à la personne, il est une décision du réseau d’énergie qui se loge dans le cœur, dans le chakra cardiaque.

    À partir du moment où cette énergie rayonne, l’individu qui est à l’extérieur de soi est aimé c’est vrai, mais soi-même nous nous trouvons tout autant aimé. C’est-à-dire qu’à l’intérieur de l’individu il y a un feu, le feu de l’amour par exemple et lorsque ce feu brûle, il brûle tout autant pour le voisin qu’il brûle pour soi, pour l’individu qui en est donc la cheminée et la bûche.

    Ce qui fait que par là même un individu qui découvre ce point d’amour ne manquera plus jamais d’amour et se sentira éternellement aimé, d’où la naissance d’une grande confiance en soi. La plupart des gens n’ont pas confiance en eux, non pas parce qu’ils sont traumatisés, complexés, mais en fait parce qu’ils ne s’aiment pas, fondamentalement ils ne connaissent pas cet amour.

    lorsque je parle de s’aimer soi-même, je ne parle pas d’un acte introverti, d’un amour qui se tourne sur soi. Je parle tout simplement de l’état d’amour en soi. S’aimer soi-même, ce n’est pas s’aimer comme on va aimer une image. C’est déclencher en soi et déclarer en soi un état d’amour. Cet état d’amour va aussi bien brûler pour celui qui le déclare que pour celui qui est à l’extérieur de lui et qui est son voisin. Lorsqu’il y a du feu dans la cheminée, il brûle pour celui qui est dans la maison et pour tous ceux qui viendront du dehors.

    Un état est comme cela, il nourrit celui qui a déclenché l’état, qui porte l’état, et il nourrit tous ceux qui sont à l’extérieur de l’individu. À partir du moment où l’homme déclenche en lui un état de quelque chose, de conscience ou état d’être, il devient par là même l’endroit où il se nourrit lui-même.

    C’est pour cela que par exemple le service est un formidable moyen d’accélération de l’évolution ou d’évolution tout court, parce que le fait d’attirer l’énergie de bien, fait entrer en vous, le bien et établit le bien.

    Lorsque vous donnez quelque chose à quelqu’un, vous dites : je fais un bien petit, je fais un bien certes, mais c’est très relatif, ce n’est qu’une chose que je donne. Ce qui ne veut pas dire qu’au moment où je donne cette chose, cinq francs ou une paire de chaussures, je suis dans un état d’amour et que je connais l’amour véritable pour la personne.

    Cependant, dans l’intention qui accompagne ce geste, vous vivez, même si c’est un quart de seconde, l’énergie du bien, par le phénomène du transfert tout simplement. Vous transférez un élément matériel de votre possession à la possession d’autrui, et ce transfert ne peut s’effectuer que pendant ne serait-ce qu’une seconde où vous êtes dépositaire d’une intention de bien, donc une énergie descend sur vous à ce moment-là.

    Rappelez-vous bien, qu’à chaque fois que vous pensez, que vous agissez, vous attirez une énergie. Parce qu’un homme ne peut agir, ne peut penser, ne peut vivre que dans la mesure où un carburant va lui être donné. Vous ne pourrez faire avancer la voiture que si vous y avez mis le carburant.

    De la même façon, vous ne pourrez penser, même si vous pensez mal, que dans la mesure où une énergie va être attirée. Vous allez donc ouvrir une porte, car c’est plutôt comme cela que ça se passe, au moment où vous pensez, où vous émettez une pré-pensée, automatiquement il y a une sorte de valve qui s’ouvre dans votre corps astral, votre corps éthérique ou votre corps mental. Tout dépend de l’endroit où vous vibrez à l’instant où vous pensez ou vous faites la chose.  

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