• 26 06 94 L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement - La conception mentale du bien et du mal

     

    Lucinges 24 06 94  Dernière conférence - 2 ième partie

     

    L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement

    Ce qui veut dire que l'homme doit sans cesse chercher le développement de son intelligence dans les expériences et si dans un premier temps cela ne semble bâtir que l'intelligence, puisqu'il s'agit de découvrir au fur et à mesure que l'on remonte l'échelle l'accès à l'âme, il est inutile que je vous précise que les expériences d'une certaine manière vous amènent à découvrir le lien avec l'âme.

    Mais encore faut-il aller dans les expériences, estimer l'expérience pour ce qu'elle apporte, c'est-à-dire une stimulation. Beaucoup de gens pensent que la vie est à vivre tout simplement pour ce qu'elle apporte de bonheur, d'émotions et qu'il faut se préserver du mal, qu'il faut se préserver des problèmes et comme par hasard malgré tous nos efforts nous n'arrivons pas à nous préserver des problèmes.

    C'est quelquefois les gens qui se protègent le plus et qui en même temps ferment la porte aux expériences, à la communication et aux échanges, ce sont ces gens-là qui souvent conduisent les énergies à finalement n'avoir plus aucun autre recours que la maladie pour expérimenter quelque chose. Ce qui ne veut pas dire que voilà un individu trop timide, il est destiné à souffrir de la maladie.

    Je vois cela comme un fait mécanique, ce n'est pas une sentence qui est envoyée d'un livre où la loi est écrite. C'est une mécanique. L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement, les énergies doivent circuler, les énergies descendent et doivent remonter, les énergies en remontant doivent servir l'éveil de la conscience si possible. Et si ces énergies rencontrent à un moment donné un individu qui bloque tout, qui pour se préserver et se faire une vie bien confortable ne remet jamais rien en question, se coupe d'une multitude d'expériences, car il prévoit que considérant le passé, cela ne peut qu'aller mal dans l'avenir, voilà que les énergies ne pouvant plus respirer, circuler, elles implosent et automatiquement cela va créer sur le plan physique des maladies, ce qui ne veut pas dire que toutes les maladies proviennent de ce phénomène, mais c'est souvent le cas.

    Et l'on en voit la confirmation par le fait qu'aussitôt que la personne remet le pied à l'étrier, remonte sur son cheval, retrouve la curiosité, l'ardeur de vivre, reprend la communication même si au lieu de dire, bonjour, il s'agit de dire, merde. C'est une forme de communication après tout, pourquoi pas, si vous avez envie de montrer à tout le monde que vous êtes là, uniquement pour être en colère, pourquoi pas, si c'est c'est ça qui fera repartir le foie, l'estomac, le cœur, le sinus pourquoi pas. Je n'ai rien contre et vos cellules ont tout pour. Faites repartir la machine, crier sur votre voisin autant que vous le souhaitez, mais à partir du moment où vous vous sentirez en meilleure santé, considérez quand même d'autres modes de communication. C'est le seul effort que je vous conseille.

    Certaines personnes trop sensibles on dit non à la vie. Il y a aussi une multitude de crimes qui sont dû à cela aussi. Certaines personnes développent des maladies, mais d'autres développent la haine. Quelquefois la haine porte à tuer, à massacrer, à violer, à médire, à monter des cabales, des mises en scène pour détruire un individu. Tous ces déséquilibres proviennent de ce qu'au milieu du mouvement de la vie, l'homme n'a pas compris qu'il devait bouger.

    Bien sûr, tu vas me dire, mais on ne nous a pas éduqué dans ce sens. Nos parents étaient très immobiles, si je considère ce que tu dis, ils ont toujours dit, ne bouge pas, ne fait de bruit, ne dis pas ce que tu penses, il faut cacher à untel que tu ressens ceci et cela. Il n'y a qu'au moment des votes que tu peux écrire le nom de la personne pour laquelle tu votes puisque personne ne sait ce que tu as écrit, tout est caché. À part cela, protège-toi bien.

    Si cela apparaît une façon de vivre ou de survivre les uns parmi les autres, en vérité c'est une façon de se tuer lentement. Cela n'a jamais apporté la paix. La preuve, le monde est saccagé par les conflits et les guerres. Les quartiers sont saccagés par des rumeurs, si c'est le silence et la discrétion qui amenait la paix, cette planète serait un paradis et je serais même le premier à me taire, car nous devrions démontrer cette discrétion. Cependant, je suis le premier à dire haut et fort des mots qui ne vous font pas forcément plaisir, on en attendrait d'autres de ma part.

    Cependant, je n'ai pas peur des mots, non, je n'ai pas plus peur de dire « merde » que  « va te faire foutre », mais je crois que je vais m'arrêter là, j'en connais d'autres des plus piquants, des plus folkloriques. Pourquoi, cela m'est égal, tout simplement parce que les syllabes sont creuses, qui a dit qu'un tel mot est un mauvais mot. C'est un accord qui est convenu entre chacun.

    On décide du mal entre nous, voilà, alors on va décider d'un mot qu'il va être un mauvais mot, et on se réunit nous, les académiciens du mauvais mot pour l'identifier, il sera ce mot à cinq lettres “merde” et cela sera génial, on l'emploiera pour vexer, pour détruire, pour montrer que l'on est les plus forts. Mais c'est une construction, alors que si c'était réuni les académiciens du bien pour dire que l'on va créer des mots que pour dire le bleu du ciel, l'amour que se porte les hommes les uns pour les autres, et bien ce mot-là comme les autres aurait un climat une musicalité de bien, tout simplement. En effet lorsque je dis compétent tout le monde applaudi, car tout le monde s'est entendu pour décider que cela représentait une qualité. Il en faut donc pas vous arrêter à l'apparence des choses et découvrir l'apparence des choses, c'est comprendre que les hommes s'amusent à dresser des masques, que ce soit pour des mots, pour des règles sociales, pour des lois, des conventions culturelles, que ce soit même pour des conventions religieuses. Par exemple, décider que Dieu ne va accepter que ceux qui vont se laver les mains juste avant la prière, et ceux qui auront les pieds sales n'entreront jamais au paradis. Toutes ces constructions sont des apparences, mais si on met tellement le doigt sur les apparences, c'est que cela cache un grave défaut dans l'être humain.

    La conception mentale du bien et du mal

    La capacité qu'à l'homme à construire le diabolique dans quelque activité que ce soit. L'apparence ne serait pas un problème en vérité, si l'homme s'amusait avec les masques, s'il s'amusait avec les mauvais mots tout simplement rire comme un enfant. Mais ce qui l'a poussé à inventer des mauvais mots, c'est parce que systématiquement il lui faut jouer au diable, et semer où qu'il se trouve le mal. J'évoque un mot tapageur, “le mal”, pourtant j'ai commencé mon discours en vous suppliant de ne pas me prendre de façon moralisatrice. Ce qui veut dire que dans mon esprit, le concept du mal, ce n'est pas cette chose effroyable que l'homme imagine par ses émotions. Parce que pour l'instant les hommes n'ont en vérité que cette conception émotionnelle du bien et du mal. C'est pour ça qu'ils sont terrorisés, culpabilisés par la notion du mal. C'est pour cela qu'ils veulent systématiquement purifier et pour purifier tuer même des individus. Tout simplement parce que celui qu'il trouve être le suppôt de Satan ou le suppôt du mal leur fait peur et puisqu'ils leur fait peur et qu'ils vivent dans le monde émotionnel, ils n'ont qu'une envie c'est de détruire.

    La conception mentale du bien et du mal est tout à fait différente, d'abord il n'y a plus de peur. Quand je regarde le mal, il est là, mais il n'a plus d'influence sur moi. Il ne risque plus de me contaminer, de me prendre comme ce diable diabolique.

    Il n'est plus capable de me séduire non plus. Dans la perception mentale du bien et du mal, le mal est un événement, un échec, tout simplement, un échec de l'intelligence, du développement, de la sensibilité. L'individu est arrivé dans la vie et il n'a pas compris, la vie était trop forte pour lui. Il s'est replié sur lui-même, et dans ce repli qui est une folie, il se détruit et il détruit le monde ou il détruit les autres. Lorsque l'on comprend le mal de cette manière-là, il ne peut plus me faire peur ni m'atteindre puisqu’il se résume à un échec de la part d'une personne qui n'a pas compris. Je vais devoir donc éduquer la personne. Ma notion du bien repose donc sur le phénomène de l'éducation. Je n'imagine plus le bien comme cette chose quasiment messianique, moi je fais le bien …..j'ouvre mon large manteau et je distribue mes hosties. Mes hosties de bonheur, de vibrations. Je n'ai plus une si haute estime de moi-même et je ne peux plus tirer gloire, ni supériorité de ce que je fais le bien, car ma notion mentale du bien ne peut plus considérer ma personne comme faisant le bien. Je vois le bien comme étant un don de générosité, un partage, une correction qu'après analyse je me sens capable d'offrir à l'autre ou pas capable et j'oriente l'autre vers quelqu'un qui est plus apte que moi. Ce qui veut dire que la notion même de ma personne change.

    Sitôt que je m'élève, et que je ne vais plus vivre uniquement dans le monde de mes émotions, mais commencer à vivre dans le mental, la perception que j'ai de ma vie et du moi, ma perception va être transformée. Le moi n'est plus le centre, puisqu'il n'est plus le centre, il n'est plus non plus le point sur lequel vont s'exercer et s'abattre les forces constructrices et destructrices de l'univers.

    C'est pour cela que je vais en tirer un certain sentiment de sécurité. Lorsque vous approchez les initiés vous donneront toujours cette impression magnifique, qu'ils ont sûrs d'eux, mais ils ne sont pas sûrs d'eux de la même assurance que le vaniteux, de l'orgueilleux qui en fait n'est sûr que de sa puissance et de sa domination sur les autres.

     

    Un initié est sûr de lui parce qu'il sait qui il est. Il n'est pas sûr de pouvoir t'aider, te répondre, il est conscient de ses limites. Mais du fait qu'il n'a plus peur et qu'il ne vit plus dans le monde fantasmagorique des émotions, il sait qui il est et de ce fait il est sûr de lui.

    Qu'est-ce que cela veut dire ? Être sûr de soi et savoir qui l'on est repose sur un contact établi avec l'âme tout simplement ...Ce n'est pas un gros programme, simplement tu imagines des choses qui ne sont pas la réalité, quand tu imagines le contact avec l'âme, tu imagines que tu vas avoir contact avec cet autre moi et qu'il va y avoir du bavardage entre les deux. Et que tu vas pouvoir faire le numéro de téléphone, chaque fois que tu vas avoir besoin d'une intuition et que tu vas dire eh oh l'âme, est-ce que je prends la rue de droite ou la rue de gauche, est-ce que tu crois qu'il y a aura des places de parking si je tourne à gauche, que je trouverais du travail si je me déplace dans tel département.

    Le contact avec l'âme ne va pas servir à ça et ne ressemblera jamais à un contact du petit moi avec le surmoi, il n'y a pas de place pour les deux. Il y a tout simplement un déplacement, un déplacement de la perception, un déplacement de l'intelligence. Tant que je reste dans mes émotions uniquement, la perception de ma vie et de qui je suis, cette perception va être non seulement soumise à mes émotions, mais du fait que je vis dans ce niveau là, je vais percevoir que je suis en danger, car je reçois autant la pression des forces constructrices que destructrices.

    Pourquoi ? Parce que je ne suis pas encore un moi authentique et véritable. Comme je suis encore qu'une petite boule d'argile molle, les forces cosmiques, les forces cosmiques de la vie, de la nature, de la planète vont me malaxer et de gauche et de droite jusqu'à étant passer suffisamment à travers les expériences, je déclenche les prises de conscience suffisantes pour que le moi authentique apparaisse. Et quand ce moi authentique apparaît, je suis donc formé et je ne suis plus soumis à cette pression des forces constructrices et destructrices. Je commence à vivre véritablement. J'ai d'autres choses à construire, mais fondamentalement, je peux vivre. Tandis qu'avant je ne suis qu'une boule entre les mains d'un modeleur, d'un potier, et je suis frotté à gauche et je suis frotté à droite. Et il me semble que quelquefois que cela me construit et j'ai le sentiment que quelquefois cela me prends et que cela me détruit. Ce sont des étapes inévitables dans la construction d'un homme, de son intelligence, de son chemin spirituel. Cependant si je suis conscient que cela n’est qu’une étape, et représente une multitude d'outils dont je dois m'emparer et que je dois manipuler et si j'agis au milieu de l'étape de manière consciente, car j'aurais été instruit, je peux passer ces étapes-là sans souffrir.

    Je ne dis pas que ce sera toujours agréable. La souffrance ont pourra la sentir, mais très vite on pourra s'en départager, au lieu de s'y attacher, de se laisser emporter par elle et peut-être détruit par elle. Remarquer bien qu'il ne s'agit là, non pas d'exercer le contrôle, mais le discernement.

    Le contrôle est une violence qui ne sert à rien si elle n'est pas animée profondément par le discernement. Quelqu'un qui se contrôle parce que tout simplement il aura entendu parler de certaines règles soit mondaines, soit spirituelles ne fait que se tuer. Il en arrive en un point où il ne sait plus communiquer avec les autres, car il est la somme de ces règles, et les règles quelquefois change ou les situations changeant, ce ne sont plus les mêmes règles qui dirigent la situation. Mais l'individu ne sait pas reconnaître le changement de situations ce qui fait que l'individu devient impropre à la communication. Il les suit, il les applique, il arrive à les faire appliquer à un certain nombre d'individus ou alors il les chasse à cause de ces règles, mais il ne communique pas, il n'est pas vivant.

    On peut dans le champ spirituel confondre cette rigidité avec la capacité spirituelle de comprendre et de dépasser un point de tension ou un point de tentation. Le contrôle ne veut pas dire que l'on est capable de se défaire d'une tentation. Effectivement, certains ont un contrôle tel, qu'ils vont se priver de passer à l'action. Cependant, ils vont sans arrêt y penser ou nourrir ce que l’on appelle aujourd'hui des fantasmes et que nous nous avons toujours appelé des rêves. Ils vont compenser cela par une multitude de violences qu'ils vont exercer sur les autres ou sur eux-mêmes. Tous ces faits sont aujourd'hui très connus et bien nommés par la psychologie moderne, pour en sortir, il ne faut pas soigner l'individu, car cela ne se soigne pas, il faut lui apprendre à vivre tout simplement. La bêtise n'a jamais eu besoin de médicaments, on ne peut pas soigner les problèmes psychologiques, c'est une autre bêtise que de le penser, c'est un autre orgueil basé sur une folie, et on voudrait que la terre tourne rond. Il faut engager l'autre à vivre, lui réapprendre à vivre, à ne plus avoir honte de lui, à oser montrer ses sentiments, oser dire ses pensées, mais si au début, cela brouille un petit peu les cartes, cela brouille les repères, ce qui compte c'est cette transparence, cette honnêteté.

    Quand je vous dis ces choses il ne faudrait pas comprendre que pour être totalement vivant, équilibré, et avoir de chances de devenir spirituel, il faut vivre en s'écoutant et s'imposer aux autres, au nom du naturel et de l'authenticité.

     

    L'honnêteté, la transparence, la franchise, ne doivent pas être exercé comme des violences sur les autres, dès demain, vous ne devez aller chez votre voisin et dire : « Hé, dès aujourd'hui, j'ai décidé un nouveau programme, je vais devenir spirituel, je serai franc, honnête et transparent et comme première transparence je vais te dire que ça fait dix ans que je couche avec ta femme, mais j'arrête maintenant, j'ai décidé d'être franc, honnête et transparent, je te la rends. Il faut être franc, honnête et transparent, naturel, il faut oser dire ce que l'on pense, il faut être ce que l'on est, mais en même temps il faut penser à laisser la place aux autres. En même temps il faut sentir, que l'autre existe et qu'il sa place. Quelquefois, l'on doit être silencieux, pour lui laisser sa place, pour le protéger. N'avoue rien à ton voisin, restitue-lui sa femme dans le silence et contente-toi de devenir un nouvel homme. Beaucoup de gens se servent faussement de ses grandes qualités telles que la franchise, mais pour en faite se mêler de la vie de tout le monde. Ce que vous ne comprenez pas lorsque vous commettez ces erreurs, c'est que vous avez beau dire à l'autre, mais moi je suis franc, je ne peux pas dire de mensonges, vous avez beau vous justifier vis-à-vis de l'autre, vis-à-vis de la loi, vous ne pouvez pas mentir. La loi voit précisément qu'en vérité, vous n'êtes pas franc, vous vous mêlez, systématiquement de la vie de tout un chacun et c'est qui vous sera reprochez.

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