• 26 06 94 Les méfaits de l'égocentrisme - Comment développer son intuition ?

    Lucinges 26 06 94 - Dernière conférence - 1ère partie

    Questions ? Comment peut-on rendre au troisième âge, le rôle traditionnel de sage ? Comment trouver un espace où toute l'expérience d'une vie pourrait être témoignée ? Comment trouver acceptable, enrichissante, la relation d'accompagnement d'aide aux personnes âgées ? Comment préparer une retraite autre qu'économique ?

     

    Il est fréquent que quelqu'un tombe malade après un choc psychique parce que son corps énergétique a été touché. Comment l'éviter ?

     

    Laisser circuler les énergies

    Tout d'abord et comme d'habitude avec moi, construisez autour de cette assemblée, le cercle qui va nous isoler, nous concentrer et nous permettre de garder nos propos et nos échanges intellectuels intacts. Le point au milieu de ce cercle afin de construire une unité et depuis ce point, ouverture. Il ne s'agit pas de se concentrer pour rester replié sur soi-même, mais pour laisser les énergies circuler, les idées circuler. La circulation est toujours la meilleure garantie pour la vie, la fertilité, la créativité, l'intuition, etc. …

    Énormément de personnes cherchent à travailler ou développer leur intuition comme s'il s'agissait de crever un sac, un sac noir de manière que le jour y pénètre ou de manière que l'on puisse y glisser une lorgnette et par cette lorgnette l'on puisse aller voir l'avenir. Le développement de l'intuition ne va pas se faire parce que l'on va percer le sac de l'aura, parce que l'on va ouvrir le troisième œil ou éclater le coronal ou encore marcher pieds nus sur de la braise pour que cela active la kundalini. L'intuition vient naturellement, elle est un phénomène tout à fait naturel, aussi naturel que de respirer.

    Vos poumons se remplissent d'air lorsque vous respirez et le fait de vouloir respirer ne dépend pas d'une activité intellectuelle. Votre corps, les cellules, les molécules qui vous composent connaissent cette loi évidente. Tout le petit monde qui compose le corps s'aligne face à cette loi évidente et anime le corps de l'inspiration et de l'expiration. Ce qui fait que pour vous, inspirer est naturel et expirer est aussi naturel. Si pour vous, c'est naturel parce que c'est un acquis, un acquis auquel vous n'avez pas du tout besoin de réfléchir, pour d'autres cela représente un travail. Certaines cellules qui vous composent doivent faire ce travail consciemment, exactement comme vous qui avaient à exécuter d'autres travaux très consciemment, de manière très concentrée et volontaire.

    Vis-à-vis de l'intuition, c'est exactement le même processus, pour l'instant il vous semble que vous n'en disposez pas en tout cas pas naturellement, quelque chose doit être mis en route et ce quelque chose semble reposer sur ma créativité, ma volonté, ma pratique. Mais en fait tout ce que vous avez à faire c'est laisser circuler les énergies, il n'y a pas de meilleures pratiques, et il n'y a pas d'autres travaux conscients à effectuer. Et même si cela paraît être simple et facile, cela représente pour l'individu ordinaire un énorme effort, car laisser circuler les énergies veut dire que l'on va comprendre, tout du moins essayer de comprendre les méfaits de l'égocentrisme.

     

    Les méfaits de l'égocentrisme

    Mais que représente exactement l'égocentrisme ? De quelle manière il s'articule, de quelle manière j'en deviens l'esclave alors que je ne rêve que de donner mon sang aux autres, je ne rêve que de devenir un grand guérisseur, un grand clairvoyant, de faire de grands et beaux séminaires ou tout simplement devenir un bon père de famille ou une bonne mère de famille et de donner une éducation solide à mes enfants. Quelles que soient mes ambitions, quelles que soient mes volontés, c'est vers l'égocentrisme que je vais devoir tourner mon attention, pour le débusquer.

    Non pas comme si je devais faire face à un ennemi, à ce double honteux de moi-même, mais pour véritablement apprendre à débusquer l'inconscient. C'est uniquement de cela dont il s'agit. Lorsque je vous parle de la partie humaine, la plus encombrante, comme l'égoïsme, l'égocentrisme, l'orgueil, etc. … ce n'est pas pour vous monter du doigt, je veux que cela soit clair tout de suite, même si des fois je me moque de vous ce n'est que pour vous entraîner à rire de vous-mêmes, ce n'est pas parce que moi, de mon balcon, de mon nuage, je me moque de l'humanité, de ce qu'elle représente, absolument pas. Cependant, il est vrai qu'il faut parler de ces choses, je ne veux pas pour autant tenir un discours moralisateur. Il faut tout simplement parler des obstacles et des outils pour travailler. C'est donc tout simplement un discours de logique, le reproche n'existe pas dans mon esprit. Si quelquefois vous pouvez interpréter mes paroles comme un reproche cela veut dire que vous avez peur de vous-mêmes, vous avez peur de la nature profonde de l'individu, de tous ces mécanismes inconnus et encore inconscients comme il est de bon goût aujourd'hui de l'appeler.

    Chaque fois que l'on est en face de quelque chose que l'on ne connaît pas et que l'on trouve un peu répugnant, on se met à en avoir peur. Et c'est pour cela que la religion échoue généralement dans son discours, parce que la religion reproche systématiquement. Dans un premier temps, cela permet à n'importe quelle religion d'asseoir son pouvoir, mais ensuite c'est ce qui l'a détruit parce que les gens détruits par elle ne reviennent pas, il l'abandonne. Il faut simplement montrer quels sont les obstacles et quels sont les outils. Si au milieu de cela tu ramènes la moralisation, c'est ton problème, et je te mets en garde pour, lorsque tu penses à propos de toi-même, de tes choix, de ta vie de tes épreuves, je te mets en garde pour que tu restes aussi sobre dans l'analyse et que tu ne moralises pas ton regard.

     

    Ne te juge pas

    C'est ce qui peut t'arriver de pire, car dès que tu te moralises, que tu te juges, si tu penses à ce que tu as fait, depuis la peur d'échouer ou depuis l'ambition de réussir, à ce moment-là, tu construis la folie, ni plus ni moins, tu n'es plus un être sensé, tu deviens fou petit à petit, peut-être tu ne t'en aperçois pas, peut-être ce n'est pas évident, peut-être ce n'est pas non plus la maladie, mais cependant c'est une exclusion qui se fait petit à petit de toi, vis-à-vis de toi-même. L'homme ne peut pas penser, vivre sur cette planète et encore moins évoluer, changer de plan de conscience s'il se regarde avec mépris. Bien sûr, il faut être direct, il faut être lucide et il faut savoir reconnaître ce que l'on a mal fait ou ce que l'on n'est pas ou ce que l'on ne sait pas, mais cela ne veut pas dire qu'il faut se dégoûter de soi-même. S'il y a un mépris de soi, un dégoût de soi, c'est soit parce qu' en vérité on a envie de se détruire ou soit parce que l'orgueil est si grand, et bafoué par la multitude de nos échecs que l'on en arrive à désapprouver l'objet de l'incarnation. Et ce n'est pas cette réaction orgueilleuse ou destructrice qui peut aider à aller plus loin.

     

    Comment développer son intuition.

    Donc systématiquement, lorsque tu analyses ton passé, lorsque tu analyses ton présent pour prendre une décision ou que ce soit lorsque tu prévois ton avenir, essaie de te mettre dans un endroit de ton être où tu es sobre, logique et détaché. Et pour cela avant chaque réflexion, pense à faire une petite relaxation, tout simplement. Une vraie relaxation, pas simplement quelques respirations pour faire uniquement ce que je t'ai dit, une véritable relaxation profonde, voulue et sentie. Et tu verras que chaque fois que tu vas réfléchir par ce procédé, la réflexion ira plus loin et sera plus juste pourquoi ? Tout simplement parce que tu auras fait circuler les énergies, d'abord ton énergie vitale, celle que l'on appelle le praňa dans une certaine culture, celle qui soutient ta vie, qui imprègne chacune de tes cellules pour les animer d'une vie suffisante. Ensuite tu auras fait circuler l'énergie émotionnelle tu l'auras évacuée ou amplifiée si tu en as besoin pour vivre un certain événement et tu auras aussi fait circuler les pensées et puisque tout ce petit monde circule, échange, et se déplace, ton mental va devenir réceptif, réceptif au bon sens d'abord.

    C'est-à-dire que tes premières intuitions ne vont pas être par exemple, de grandes intuitions sur les lois cosmiques ou sur le fait reconnu ou caché que Jésus avait les yeux bleus ou les yeux verts. Tu n'auras pas de grandes révélations sur le nom secret de la ville où se cachent les maîtres pas plus que sur l'itinéraire qui y conduit. Tu n'auras pas non plus des idées sur la composition de l'aura de ton voisin.

    Le premier effet de l'intuition va être le bon sens, c'est pour cela que dans les premiers temps on ne remarque pas l'intuition, elle semble être tout simplement de l'intelligence. Mais le simple fait de devenir intelligent cela prouve que l'intuition, c'est à dire, l'intelligence de l'âme commence à adombrer son véhicule, le véhicule que représentent la personnalité et son cerveau physique. Ce qui veut dire que sans l'approche de l'âme sans le rayonnement de l'âme, l'intelligence n'aurait pas lieu chez l'être humain, le processus de l'intelligence même tout à fait matériel et prenant même un fait très simple, comme élaborer des recettes de cuisine ou pour un homme inventer des appareils.

    Cette activité qui semble tout à fait matérielle provient en vérité d'une activité de l'âme. Bien sûr ce n'est pas l'âme qui très personnellement depuis son centre va imaginer des recettes culinaires ou des appareils, certainement pas, elle a autre chose à faire, cependant de par son rayonnement elle va doper le cerveau l'intellect d'une multitude de qualité, de dons et d'expressions possibles, ensuite l'individu pourra transformer ce potentiel en une expression qui lui plaît ou pour répondre à une nécessité. Le talent va devenir personnel, cela veut dire que dans un premier temps, il y a le rayonnement de l'âme qui va doter l'esprit d'un certain phénomène que l'on va appeler l'intelligence, mais ensuite l'individu, la personnalité va transformer ce phénomène en une expression qui lui est tout à fait propre et qui va dépendre soit des stimulations qu'elle va recevoir de l'environnement. Par exemple, l'homme a commencé à bâtir des maisons, des refuges parce qu'il en avait assez d'être exposé au froid ou à la grande chaleur l'été. Ce qui veut dire que l'intelligence en tant que phénomène est donnée par l'âme, mais qu'ensuite les expressions vont être stimulées par l'environnement. Et c'est là où l'on voit la tragique différence d'un individu à l'autre.

    En vérité l'humanité reçoit le même potentiel d'intelligence puisque l'âme est la même pour tous. Chacun a une âme. Donc le rayonnement de l'intelligence, le potentiel que cela va émettre est le même pour tous. Cependant, l'on voit de cruelles différences d'un individu à l'autre, et cela vient de ce qu' à un certain moment donné de l'histoire d'un homme ou d'une femme, un individu va être plus réceptif aux stimulations extérieures ou moins réceptif ou se couper totalement des stimulations extérieures par un acte volontaire dans la mesure où il ne comprend pas ce qu'est l'extérieur, ce qu'est la vie et ce qu'est l'incarnation, ou bien dans la mesure où il est dérangé dans cet appel qui vient de l'extérieur.

     

    L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement

    Ce qui veut dire que l'homme doit sans cesse chercher le développement de son intelligence dans les expériences et si dans un premier temps cela ne semble bâtir que l'intelligence, puisqu'il s'agit de découvrir au fur et à mesure que l'on remonte l'échelle l'accès à l'âme, il est inutile que je vous précise que les expériences d'une certaine manière vous amènent à découvrir le lien avec l'âme.

    Mais encore faut-il aller dans les expériences, estimer l'expérience pour ce qu'elle apporte, c'est-à-dire une stimulation. Beaucoup de gens pensent que la vie est à vivre tout simplement pour ce qu'elle apporte de bonheur, d'émotions et qu'il faut se préserver du mal, qu'il faut se préserver des problèmes et comme par hasard malgré tous nos efforts nous n'arrivons pas à nous préserver des problèmes.

    C'est quelquefois les gens qui se protègent le plus et qui en même temps ferment la porte aux expériences, à la communication et aux échanges, ce sont ces gens-là qui souvent conduisent les énergies à finalement n'avoir plus aucun autre recours que la maladie pour expérimenter quelque chose. Ce qui ne veut pas dire que voilà un individu trop timide, il est destiné à souffrir de la maladie.

    Je vois cela comme un fait mécanique, ce n'est pas une sentence qui est envoyée d'un livre où la loi est écrite. C'est une mécanique. L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement, les énergies doivent circuler, les énergies descendent et doivent remonter, les énergies en remontant doivent servir l'éveil de la conscience si possible. Et si ces énergies rencontrent à un moment donné un individu qui bloque tout, qui pour se préserver et se faire une vie bien confortable ne remet jamais rien en question, se coupe d'une multitude d'expériences, car il prévoit que considérant le passé, cela ne peut qu'aller mal dans l'avenir, voilà que les énergies ne pouvant plus respirer, circuler, elles implosent et automatiquement cela va créer sur le plan physique des maladies, ce qui ne veut pas dire que toutes les maladies proviennent de ce phénomène, mais c'est souvent le cas.

    Et l'on en voit la confirmation par le fait qu'aussitôt que la personne remet le pied à l'étrier, remonte sur son cheval, retrouve la curiosité, l'ardeur de vivre, reprend la communication même si au lieu de dire, bonjour, il s'agit de dire, merde. C'est une forme de communication après tout, pourquoi pas, si vous avez envie de montrer à tout le monde que vous êtes là, uniquement pour être en colère, pourquoi pas, si c'est c'est ça qui fera repartir le foie, l'estomac, le cœur, le sinus pourquoi pas. Je n'ai rien contre et vos cellules ont tout pour. Faites repartir la machine, crier sur votre voisin autant que vous le souhaitez, mais à partir du moment où vous vous sentirez en meilleure santé, considérez quand même d'autres modes de communication. C'est le seul effort que je vous conseille.

    Certaines personnes trop sensibles on dit non à la vie. Il y a aussi une multitude de crimes qui sont dû à cela aussi. Certaines personnes développent des maladies, mais d'autres développent la haine. Quelquefois la haine porte à tuer, à massacrer, à violer, à médire, à monter des cabales, des mises en scène pour détruire un individu. Tous ces déséquilibres proviennent de ce qu'au milieu du mouvement de la vie, l'homme n'a pas compris qu'il devait bouger.

    Bien sûr, tu vas me dire, mais on ne nous a pas éduqué dans ce sens. Nos parents étaient très immobiles, si je considère ce que tu dis, ils ont toujours dit, ne bouge pas, ne fait de bruit, ne dis pas ce que tu penses, il faut cacher à untel que tu ressens ceci et cela. Il n'y a qu'au moment des votes que tu peux écrire le nom de la personne pour laquelle tu votes puisque personne ne sait ce que tu as écrit, tout est caché. À part cela, protège-toi bien.

    Si cela apparaît une façon de vivre ou de survivre les uns parmi les autres, en vérité c'est une façon de se tuer lentement. Cela n'a jamais apporté la paix. La preuve, le monde est saccagé par les conflits et les guerres. Les quartiers sont saccagés par des rumeurs, si c'est le silence et la discrétion qui amenait la paix, cette planète serait un paradis et je serais même le premier à me taire, car nous devrions démontrer cette discrétion. Cependant, je suis le premier à dire haut et fort des mots qui ne vous font pas forcément plaisir, on en attendrait d'autres de ma part.

    Cependant, je n'ai pas peur des mots, non, je n'ai pas plus peur de dire « merde » que  « va te faire foutre », mais je crois que je vais m'arrêter là, j'en connais d'autres des plus piquants, des plus folkloriques. Pourquoi, cela m'est égal, tout simplement parce que les syllabes sont creuses, qui a dit qu'un tel mot est un mauvais mot. C'est un accord qui est convenu entre chacun.

     

    On décide du mal entre nous, voilà, alors on va décider d'un mot qu'il va être un mauvais mot, et on se réunit nous, les académiciens du mauvais mot pour l'identifier, il sera ce mot à cinq lettres “merde” et cela sera génial, on l'emploiera pour vexer, pour détruire, pour montrer que l'on est les plus forts. Mais c'est une construction, alors que si c'était réuni les académiciens du bien pour dire que l'on va créer des mots que pour dire le bleu du ciel, l'amour que se porte les hommes les uns pour les autres, et bien ce mot-là comme les autres aurait un climat une musicalité de bien, tout simplement. En effet lorsque je dis compétent tout le monde applaudi, car tout le monde s'est entendu pour décider que cela représentait une qualité. Il en faut donc pas vous arrêter à l'apparence des choses et découvrir l'apparence des choses, c'est comprendre que les hommes s'amusent à dresser des masques, que ce soit pour des mots, pour des règles sociales, pour des lois, des conventions culturelles, que ce soit même pour des conventions religieuses. Par exemple, décider que Dieu ne va accepter que ceux qui vont se laver les mains juste avant la prière, et ceux qui auront les pieds sales n'entreront jamais au paradis. Toutes ces constructions sont des apparences, mais si on met tellement le doigt sur les apparences, c'est que cela cache un grave défaut dans l'être humain.

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