• Question : il est frappant de constater que jamais une question directe à propos du plan mental n'a été posé et cependant pas une conférence ne s'est déroulé sans que l'importance de ce plan mental n'est été souligné. Doit-on alors y revenir ? Je suis convaincu que oui, si l'on pose la question directement.

    Comment entrer dans le plan mental, comment quitter les mirages de l'astral, comment sublimer le physique, quel sera notre mode de vie, nous, homme et femme du nouvel âge ?

     

    Bonsoir,

    Pour faire une synthèse car c'est de synthèse qu'il s'agit, quand on parle du plan mental ou plus exactement de l'atome qui permet à l'homme d'être conscient, et d'irradier sa conscience. Lorsque l'on parle de plan mental, il ne faudrait pas imaginer une zone de l'être, ou une zone du conscient ou bien une substance qui lui permettrait d'être conscient d'un degré ou d'un autre. Ce qu'il faut comprendre, c'est que primordialement, l'énergie qui constitue l'homme serait comparable au cœur d'un atome, c'est à dire d'une particule et qu'autour de cette particule vienne se mettre des couches qui ne sont pas en fait des couches pour étouffer la particule ou pour articuler la particule, qui sont tout simplement des couches d'expression. Quand je dis articuler, je dis qu'il ne faut pas voir dans ces particules le fait que la particule est besoin de ces couches pour être et pour s'exprimer. Il y a donc une essence qui n'a besoin de rien d'autre que d'elle-même pour rayonner. Quand on veut parler du plan mental ou d'un quelconque autre plan, bien qu'existant, ces plans là n'ont rien à voir avec la nature primordiale de l'être ou même avec l'essence ou même encore avec son expression jusque sur un plan physique. C'est à dire un homme ne s'exprimant que par le plan astral ou un homme ne s'exprimant que par le plan mental ou un autre plan en fait n'a besoin d'aucun de ces plans pour s'exprimer sur la terre. Pourquoi, parce que l'âme en elle-même est une expression, elle n'a pas en fait besoin d’artifice, ni de bras artificiel pour articuler une expression, l'expression c'est elle-même. Le fait justement qu'elle soit vive et qu'elle pénètre toute la substance de l'univers veut bien démontrer qu'elle est une expression. L'expression de Dieu dans la forme ou de l'essence dans la matière, donc en résumé la vie tout simplement.

    Qu'est ce qui constitue donc les divers plans ?

    Ce qu'il faut comprendre que ce qui fait l'existence du plan hormis l'existence de l'homme, c'est à dire que l'on ne prend que le plan lui-même, c'est tout simplement la création et la constitution de l'univers lui-même. Ce qui fait que si l'on retirait de la création l'homme, les animaux et tous les végétaux, tous les minéraux et bien le plan astral, le plan mental ainsi que tous les autres continueraient à exister parce qu'il font parti de l'extériorisation divine. Lorsqu'un homme vit de par son plan astral ou de par son plan astral, il ne vit pas de par son propre plan, il vit à l'intérieur du plan astral ou du plan mental d'un Dieu qui le maintien en vie dans son sein. Ou de par le plan astral d'un être planétaire en qui il a le mouvement et l'être et qui lui donne la vie. C'est pour cela que tous les plans existent en l'homme, ce n'est pas parce que ça été donné à l'homme, mais parce que l'homme grandit au travers de ces divers plans qui existent cosmiquement ou universellement. Il ne faut pas dire, j'ai mon plan astral, j'ai mon plan mental, je dois développer mon mental, je dois développer mon astral et le sublimer. Vous n'avez rien de personnel, tout en fait est impersonnel et l'âme que vous êtes et qui en fait essaie de prendre de plus en plus conscience remonte ces divers plans de l'univers. C'est pourquoi, il ne vous constitue pas en propre et que l'homme n'a pas à y rester pas plus sur le plan mental que sur le plan astral ou d'autres plans supérieur comme par exemple le plan bouddhique. Même sur ce plan là, l'homme en tant qu'essence n'a pas a y demeurer.

     

    Il ne fait que traverser une substance, un peu comme l'homme traverse les routes et les autoroutes. Ce n'est pas parce que l'homme est voyageur qu'il doit éternellement parcourir les routes. S'il est voyageur c'est qu'il a avant tout un but et il doit emprunter la route pour atteindre son but. Le but c'est lui-même. Si au contraire, en cours de route, il se dit je suis voyageur, et il reste sur les routes et il choisit des détours et des contours et ils se perd, à ce moment là, le fait de voyager, d'être un voyageur va devenir son identité et non seulement il ne trouvera plus son but mais en plus il oubliera son but, cela veut dire que voyager va devenir le but de sa vie. Et c'est là l'erreur que commettent les hommes quand il pense à ce qu'est la vie. Il se dit, je voyage dans la vie, je m'extériorise, l'extériorisation que fait l'homme au cœur de la vie, c'est le voyage et ainsi on s'attache, et ainsi le voyageur qui ne comprend plus rien au but qu'il cherchait et qui s'éternise au voyage, va se laissé attirer par la beauté d'une auberge, le calme d'une auberge, ou bien par la grandeur d'un champ ou d'un pré, ou d'une cascade et il va rester là et oublier complètement son but... Celui qui a seulement le courage de prendre son baluchon et de laissé ses bottes dans sa maison tous ses vêtements et ses vieilles idées qui lui plaisaient et bien celui-là ne peut trouver que le chemin véritable, c'est que dans un premier temps marcher sur le chemin c'est se dépouiller de tous les autres et ce n'est pas facile. Lorsque je dis, tous les autres chemins je ne parle pas des diverses voies dites initiatiques ou religieuses ou ésotériques, je parle de tous les chemins de la vie, le chemin des sens, le chemin du plaisir, le chemin de l'intellect, tous les chemins qui existent et qui servent à l'investissement de l'âme dans la matière et l'expression. Lorsque vous prenez un maximum de vous-mêmes de côté et que vous prenez en vous-mêmes que l'essentiel automatiquement vous déclenchez le phénomène de l'aimant.

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  • Thèmes :
    - Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
    - L’homme doit développer sa conscience en parallèle avec sa puissance.
    - Les mages noirs.
    - Kundalini et le feu sacré ou feu électrique.


    Quand on parle donc de la pensée de l’homme, de son pouvoir créateur et du pouvoir que représente le feu électrique, il faut essayer de comprendre ce qu’est l’évolution humaine dans son ensemble. Car essayer de comprendre la nature du feu du pouvoir, c’est étudier tout simplement l’évolution de l’homme, car c’est cela son aventure. C’est ce qui est proposé à l’homme, c’est de devenir de plus en plus puissant. Donc, tout son développement va avoir lieu, c’est certain, d’une part dans la conscience, mais dans la conscience pourquoi ?


    Pour pouvoir maîtriser, pour pouvoir intelligencer de plus en plus le feu de l’univers, et devenir à son tour donc un Dieu créateur, une entité créatrice. Si la conscience a été donnée à l’homme, ce n’est pas parce que Dieu n’est que conscience. Si la conscience a été donnée à l’homme, c’est parce que c’est le moyen par lequel l’homme peut maîtriser la force qu’il est, car Dieu est le pouvoir, le Fils est la conscience.


    Il y a le Père, il y a le Fils, il y a le Saint-Esprit. Le Père est le Pouvoir. C’est ce que l’on peut rappeler pour appeler le feu par exemple. Le Fils est ce qui sort de lui et qu’est comparable à lui, mais qui étant sorti de lui est un autre aspect de lui. C’est la capacité d’être la vie. Le Fils ou le principe christique c’est donc aussi, si on le représente en l’homme, la capacité d’être en vie, d’être conscience. C’est donc l’âme. Le Christ est donc la matière avec laquelle l’âme de l’univers va être construite, avec laquelle les âmes des hommes vont être modelées et avoir existence.


    Il y a le Saint-Esprit, autre aspect de Dieu, comparable à Dieu, mais différent de Dieu, parce que sorti de lui, c’est la VOLONTÉ. Mais la volonté qu’est comparable, non pas à celle que l’on assimile souvent au premier rayon, mais la volonté qui est celle de la capacité à ordonner, à intelligencer, à diriger, de la même façon que font justement les anges, qui appartiennent à ce rayon-là, car tout le règne angélique et archangélique, tout le règne lorsqu’il passe à une face de création est figé dans ce rayon-là.

    Automatiquement, dès que l’on conçoit l’homme, dès que l’on essaye d’imaginer son évolution, automatiquement il vient à l’esprit la logique, la logique de comprendre qu’il va avant tout devoir développer la conscience de sa puissance (et c’est là où vous vous avez du mal à suivre) et la capacité d’exercer sa puissance.


    Qu’est-ce j’entends par conscience de sa puissance et pourquoi je dis que c’est à ce moment-là vous vous avez du mal à vivre ?


    Je le dis parce que, qui peut venir m’affirmer être conscient de sa divinité ?


    Vous savez tous que vous êtes Dieu, vous l’avez lu, vous le croyez, vous l’intuitionnez, cela vous parle, vous l’acceptez, mais la conscience de la chose n’est pas acquise. Savoir que l’on est Dieu ce n’est pas du jour au lendemain se lever et avoir une tête immense comme le cosmos est grand, et ce n’est pas sentir que l’on est devenu Dieu parce que l’on est devenu hyperconscient. Se lever un matin et savoir que l’on est Dieu, c’est sentir non seulement que l’on est conscient, mais que grâce à cette conscience et par cette conscience, on est en même temps une puissance immense.


    Puissance et conscience vont ensemble. Cela est indissociable. C’est aussi le problème de l’homme, lors de son évolution. Car en même temps que pour devenir de plus en plus conscient, il lui faut de l’énergie, donc un certain pouvoir. Si on lui donne de l’énergie, il va développer son pouvoir et pas nécessairement sa conscience. Et c’est ce qui va donner lieu à la naissance d’un tas et d’un tas d’individus ayant beaucoup de pouvoir et l’exerçant mal.


    Ce qui fait qu’inévitablement les maîtres savent les obstacles qui auront lieu. Le mage noir qui soudain surgit sur la route n’est pas une surprise, ni pour l’initié, ni pour le maître. La surprise c’est peut-être le nom qu’il porte :


    « Tiens, je ne m’attendais pas à ce que ce soit Paul ou à ce que ce soit Jacques qui devienne comme cela, mais je savais qu’un mage noir existerait. C’est inévitable. »


    Donc, au fur et à mesure que vous vous développez, il faut comprendre que vous développez, non pas seulement la conscience, votre capacité à contempler Dieu, à voler dans les grandeurs du cosmos, mais vous développez au même temps la puissance qu’elle est levée tout au bas du chakra racine et que l’on appelle kundalini. Mais en fait, kundalini n’est que l’aspect visible d’un feu encore plus puissant et qui est le feu électrique en l’homme, c’est véritablement la puissance de l’âme.


    Il y a toujours et c’est inévitable, un aspect exotérique et un aspect ésotérique. Pour toute chose cela existe. Il y a donc un aspect qui est vrai, certain, qui est donné, mais qui n’est pas nécessairement l’ultime vérité, et il y a un aspect qui reste caché, et cet aspect-là est l’ultime vérité. Dans la constitution occulte de l’homme c’est la même chose. Il y a la kundalini que beaucoup de voyants peuvent voir, dont tous les livres parlent, que l’on peut même manipuler si on a quelque pouvoir et que l’on sait le faire et il y a le feu sacré qui n’est pas manipulable, qui n’est pas kundalini, mais qui par extériorisation de la substance, par concrétisation de son feu va donner lieu à kundalini.


    En fait, le feu sacré lui-même ne se révèle que lorsque kundalini a été parfaitement maîtrisée, lorsque donc ce feu est monté, lorsqu’il a pu rencontrer partout lors de sa montée, la pureté de l’intention du disciple. À ce moment-là, seulement, le feu sacré se lève, et c’est à ce moment-là que tout paraît possible au maître, du moins pour celui qui le regarde de l’extérieur. Alors qu’un homme qui a réussi à lever sa kundalini va pouvoir exercer certains pouvoirs mais pas tous, et il ne va certainement pas pouvoir se garder de la mort. Il va mourir comme les autres. Par contre, celui chez qui le feu sacré s’est levé, alors non seulement sa vie est éternelle, mais toutes les actions sont possibles, guérir tout le monde devient possible, car le feu sacré à ce moment-là absorbe le feu que représente l’autre qui est malade, et ce feu sacré a le pouvoir de brûler le karma de l’autre, si éventuellement sa maladie est une maladie karmique, le karma est brûlé.

    Par contre, imaginez quelqu’un qui dans une certaine vie a développé énormément le pouvoir de kundalini, a réussi à faire monter kundalini, et il se retrouve un jour guérisseur. Eh bien, ce guérisseur va pouvoir guérir dans la mesure où l’autre est guérissable face de son pouvoir, mais il ne va pas nécessairement brûler le karma de l’autre et donc agir en tant que rédempteur. Et c’est pour cela que certaines maladies peuvent réapparaître. Lorsque l’on est passé dans les mains d’un guérisseur et que tout semble réglé, on s’aperçoit trois mois, six mois, un an plus tard, que tout réapparaît.


    Comme cela se fait ?


    C’est parce que le guérisseur par le pouvoir de la kundalini qu’il a pu réveiller, soit au cours de ses autres vies, soit au cours d’actes magiques, il a pu arranger certaines choses du plan physique. Mais il n’a pas pu dans le corps astral, dans le corps de l’âme, véritablement enlever ce que l’on pourrait appeler le péché par exemple. Chose que pouvait pourtant très bien faire Jésus, lorsqu’il disait : « va tes péchés te sont pardonnés ». Il n’avait pas besoin en fait de guérir, de savoir de quoi l’autre souffrait, de savoir pourquoi il était malade. Il voyait le péché, il le brûlait et l’autre était guéri.


    Cela se faisait par l’action de ce feu que tout Maître a nécessairement pleinement déployé, et qui vient longtemps après la montée de la kundalini, car la kundalini commence à bouger dès que vous recevez une quelconque initiation. Même si vous allez dans une école ésotérique quelconque sur la surface de la terre, une école ésotérique qui ne vous paraît même pas détenir encore l’affiliation initiatique, il y a quand même encore un égrégore. Certains mots de pouvoir, certaines formules, certains symboles y sont chargés et peuvent créer véritablement une petite initiation chez les hommes. Cette simple petite initiation peut provoquer des mouvements de la kundalini et des accélérations de la kundalini.

    Partout vous pouvez rencontrer des moyens d’accélérer, de faire monter kundalini, mais vous ne saurez pas maîtres pour autant. Il y a par exemple des personnes qui ayant chuté, ont senti nettement une colonne de feu se lever dans le dos et leur octroyer par là même au lendemain un pouvoir, soit la double vue, soit la guérison, soit la capacité d’entendre des voix, ou n’importe quoi d’autre.


    Comment est-ce que cela est admissible ?


    Parce que si cela peut se faire de manière aussi simple, alors il faut que tous les disciples dès demain s’entraînent à chuter du plus haut escalier qui existe dans la ville, et ça marchera [sarcasme]. Si la montée de la kundalini ne peut pas à elle seule illuminer l’individu, cela veut dire qu’il existe un autre feu voilé, qui est la face cachée de l’homme, comme tout ce qui existe : face ouverte - face cachée, et c’est-ce que l’on appelle le « feu sacré ».


    C’est-ce que l’on appelle aussi le « feu électrique ». C’est le feu qui pour le comprendre de manière physique, c’est le même feu qui dans un moindre degré circule dans votre système nerveux. En fait, la meilleure façon de rencontrer ce feu électrique, dans son point d’extériorisation le plus bas, bien sûr, mais pour essayer de le comprendre quand même, de l’expérimenter quand même, il faudrait que vous puissiez descendre votre conscience jusque dans les flux vibratoires qui ont lieu dans votre système nerveux, et là, vous commenceriez à comprendre ce qu’est la puissance, ce qu’est votre pouvoir.


    Pourquoi est-ce que c’est dans le système nerveux que vient s’échouer, que vient apparaître physiquement le feu électrique, la puissance de l’homme ?


    Cela apparaît dans le système nerveux parce que le système nerveux est l’endroit qui est encore suffisamment subtil pour n’être qu’un réseau d’énergie, et qui est suffisamment concret pour être en relation directe avec toute la vie physique de l’individu et la vie émotionnelle. Cela fait donc un rapport direct entre l’âme de l’individu et la personnalité de l’individu. Et pour aller un petit peu plus loin dans l’exemple, le sang, lui, est l’aspect le plus concret, le fluide le plus physique de l’âme en tant que conscience. C’est pour cela d’ailleurs que durant la messe, mais aussi autrefois durant les sacrifices, lorsqu’il est question du sang (durant la messe il est question du sang du Christ, pendant les sacrifices il est question du sang d’un animal, ou d’une vierge, ou d’un adolescent), chaque fois donc, c’est par idée de purification. Chaque fois que le sang est évoqué, que ce soit en pensée ou dans un acte de rituel, c’est la purification de l’âme qui est par là même symbolisée. Alors que, dès que le mage prend l’épée ou le bâton, c’est en fait l’énergie électrique de l’individu et l’énergie de son système nerveux qui sont symbolisées.


    C’est pour cela aussi que le rituel est en fait le plan de convergence de tous les états de l’homme, de toutes les activités de l’homme, de tous les développements de l’homme.


    Quand je parle d’un rituel, je ne veux pas dire qu’il faut dès demain vous précipiter dans toutes les loges maçonniques ou autres qu’existent, comme si c’était là l’endroit où se passerait votre évolution.

     

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    Thèmes :

    - Création d’entités artificielles par les mages.
    - Nettoyage cyclique de l’astral.


    Lorsque l’homme pense, il crée des formes, des couleurs, des échos dans le plan invisible, comme cela est connu maintenant, et quand l’homme prononce par la langue quelque chose, lorsqu’il associe donc la pensée et la parole, il construit d’autant plus fort ces mêmes choses dans les plans invisibles et sur le plan physique.


    Lorsque l’on pense on crée sur le plan subtil, le plan astral. Pour la plupart, les personnes arrivent à créer sur le plan astral uniquement. Mais dès que l’on parle, il y a concrétisation de cette création subtile jusque sur le plan subtil. C’est pour cela que le magicien, lorsqu’il commence son incantation, son invocation, parle toujours à voix hautes d’abord, puis il murmure, puis il se tait et pense.

    Pourquoi y a-t-il ces trois étapes ?

    D’abord parce qu’en prononçant fort et de façon audible il fait descendre l’énergie jusque sur un plan physique, il fait donc descendre l’entité ou la hiérarchie qu’il appelle jusque sur un plan physique. Puis il murmure pour diffuser l’énergie de cette même hiérarchie sur les plans subtils, sur l’éthérique et sur l’astral précisément. Puis il se tait pour construire à ce moment-là par sa volonté une boule pour contraindre les forces à créer sur les plans cités. Et ainsi sa création va avoir lieu, que ce soit pour lancer un mauvais sort ou un bon sort ou pour édifier quoi que ce soit d’autre.

    Mais il faut que dans la troisième phase il ait fortement pensé pour enfermer dans la boule sa volonté de création. Pourquoi est-ce que cela est une phase primordiale ?

    Tout simplement parce que tout objet créé que ce soit sur un plan subtil ou que ce soit sur un plan physique, tout objet créé pour avoir une vie doit à un moment donné quelconque de sa création être infiltré d’un égrégore. S’il n’y a pas infiltration d’un égrégore, même artificiel, la chose ne peut pas avoir lieu, même si le penseur, même si le magicien a un grand pouvoir. Il doit absolument enfermer sa volonté créatrice dans un cercle pour qu’il y ait matérialisation de l’objet qu’il désire ou de la situation qu’il désire.

    De la même façon en magie lorsque vous voulez être protégé, vous dessinez un cercle autour de vous. De la même façon lorsque vous voulez influencer quelqu’un, il faut le positionner à l’intérieur d’un cercle. C’est comme si en fait vous lui attachiez l’esprit, les mains et les pieds.

    Ce qui ne veut pas dire que je vous encourage à le faire, mais je vous précise simplement comment se passent les lois. Car enfermer dans un cercle et prononcer des paroles ne rime à rien, il faut encore savoir quelles paroles prononcer. Et comme il a été dit, ces choses étaient possibles à une autre période que la vôtre où la collaboration était possible.


    À partir du moment où donc l’énergie est appelée sur le plan physique, où l’énergie est dilatée sur un plan éthérique et un plan astral et où cette énergie est enfermée pour constituer une entité, qui va devoir devenir productrice parce qu’elle devient individuelle, à partir de ce moment-là, le mage ou le prêtre alchimiste va véritablement voir le fruit de sa volonté.


    Pourquoi est-ce que j’insiste sur le fait que la boule étant devenue individuelle, va devenir productrice ?


    C’est encore là l’action d’une autre loi. Une autre loi qui devrait d’ailleurs vous mettre en garde contre tout agissement un petit peu égaré et farfelu en matière de psychisme, ou de méditation mal contrôlée. Chaque fois que l’homme pense à la manière d’un magicien, que l’homme veut créer avec sa volonté et certains mots de pouvoir, chaque fois donc, il dresse dans l’éthérique et plus précisément dans l’astral, une sorte de fantôme.


    Ce fantôme n’existe pas en lui-même. Il n’est en fait que le reflet, l’apparence de la pensée, du désir qu’émet le mage ou qu’émet la personne. Par contre, dès que dans la troisième phase, le mage concentre en une sphère, dans le cercle magique, sa pensée, ce fantôme n’est plus une apparence. Ce fantôme devient réellement une entité agissante. Et c’est comme cela qu’au temps de l’Ancienne Égypte, les prêtres égyptiens, les mages égyptiens, et les sorciers égyptiens, ont pu inventer des esprits qui n’existaient pas. Ils ont pu créer les gardiens des tombes par ce même procédé.


    La durée de vie de cette coque (appelons-la ainsi), de ce fantôme, la durée de vie de ce fantôme est toujours en fonction de la puissance du mage qui l’a créé, de la puissance des individus qui soit croyaient dans cette entité ou la nourrissaient pour que l’entité donne toujours sa protection ou son pouvoir. Et cela dépend aussi de l’ambiance psychique du monde. C’est-à-dire que même s’il existait toujours à travers les siècles un cercle d’hommes capables de rendre hommage, par exemple, à des entités qui ont été créées pour apporter la protection et la richesse matérielle, si sur ce monde-là, sur cette terre, la majorité des hommes étaient devenus bons, étaient devenus sensés, ouverts, spirituels, cette coque, ce fantôme serait dissous automatiquement. Mais mettez de l’autre une humanité qui continue à dérailler, qui continue à voler, à violer, à tuer, etc., automatiquement vous comprendrez que ces entités sorties du néant par la volonté d’un mage, ces entités continuent à exister et à être nourries.


    Quand ce sont des entités qui ont été attachées à un lieu, comme c’est le cas dans certaines tombes, comme c’est le cas en Égypte, comme c’est le cas en Amérique du Sud, dans certaines parties du Tibet et ailleurs, ces entités restent tranquilles dans leur coin, car il y a un boulet qui les attache au lieu. Cela a été la volonté du mage de les attacher au lieu, et cette volonté est ce qui fait vivre l’entité, donc l’entité ne peut pas aller à l’encontre de cette volonté. Elle reste dans le lieu.


    Par contre, quand certaines entités ont été créées par des mages itinérants, des mages qui n’avaient pas d’emplacement fixe, qui étaient pourchassés, ou qui tout simplement avaient l’envie éternelle de voyager, et qui donc s’étaient fait des entités proches mais pas fixées en un lieu, proches d’eux-mêmes, accrochées à eux-mêmes, pour aller partout où le mage allait, ces entités-là sont tout à fait mobiles donc. Elles continuent de polluer l’astral de la Terre, et continuent d’inspirer aux hommes des choses qui ne devraient pas être inspirées, et continuent de se nourrir et par là même de grossir grâce aux mauvaises actions des hommes, à la guerre, à la violence des hommes.

    C’est pour cela que cycliquement, dans le « ciel » il y a un nettoyage autant que sur la Terre sur le plan physique. À chaque fois que l’on change d’ère, que l’on passe dans un nouveau monde, la hiérarchie des anges et des archanges ont la mission de nettoyer le ciel de la Terre.


    Et de quelle façon s’y prend cette hiérarchie ?


    Non pas en livrant un véritable combat comme on peut l’imaginer sur un plan physique, mais ça lui ressemble un peu. Sauf que le lieu de l’affrontement ne va pas être l’astral, la hiérarchie et l’entité (le fantôme, la créature) mais bel et bien le plan physique et l’homme.


    C’est-à-dire que la créature, le fantôme, ne détenant sa vie et sa puissance que par influence sur les hommes, l’ange ne pouvant donc faire chuter ce fantôme qu’en faisant muter l’homme, c’est sur l’homme que va se retrouver le point de tension. Lorsque parfois dans les écrits, religieux, ésotériques, ou certains contes de fées même, lorsque l’on retrouve ce combat du diable et du bon Dieu à l’intérieur d’un homme, ou tout près d’un homme, l’allusion n’est pas tout à fait fausse. Ce qui ne veut pas dire, car ce serait mal comprendre, qu’à l’intérieur de vous et à côté de vous il y a un fantôme, un diable qui essaye de prendre le pouvoir, et en fasse un ange qui essaye de l’en empêcher. Cela ne se passe pas tout à fait comme cela, comme s’il y avait deux financiers qui essayent de se disputer un lingot d’or ou une nouvelle place financière, et l’homme, entre les deux, se retrouve le dindon de la farce (comme vous pourriez dire vous-même).


    Cela ne se passe pas exactement comme cela, parce que tout simplement l’homme a la capacité de refuser l’influence et de ne pas être influençable. Il suffit qu’il développe pour cela un tout petit peu de sens moral, un tout petit peu de spiritualité, un peu de lumière, et automatiquement ces créatures de l’astral ne peuvent plus avoir des points d’appui sur lui.


    Par contre l’ange va devoir batailler énormément pour essayer de l’empêcher d’influencer d’autres hommes, d’autres couches de l’humanité. Et en même temps que l’ange va essayer d’y faire face de lui-même, il va devoir en premier lieu influencer l’homme pour que lui-même décide de ne pas être influençable, parce que c’est lui l’enjeu. Ce n’est pas la Terre, ce n’est pas même le Cosmos qui est l’enjeu, mais l’âme de l’homme. Et tant que l’homme ne connaît pas sa propre force, sa propre volonté, sa propre lumière, il faut que l’ange le lui rappelle :

    « Attention ! Attention, ne te fais pas manger par ces entités ! Attention, ne te laisse pas influencer ! Pendant un temps je peux te protéger, mais très vite apprends à te protéger toi-même, car tu es un dieu. »


    Et il faut sans cesse le rappeler aux hommes et il faut sans cesse nettoyer l’astral. Car en même temps que quelques entités sont dissoutes de cette façon-là, ailleurs il y en a cent autres qui viennent d’être créées. Grâce à Dieu, celles-ci sont beaucoup moins puissantes, car elles ne sont pas forcément créées par les mages, mais tout simplement par la peur des hommes, l’agressivité des hommes, les malaises sociaux, les problèmes des dictatures et des révolutions. Ces entités-là donc sont moins magiques, ne sont pas individuelles, ne vont pas vivre très longtemps, mais peuvent quand même empoisonner l’atmosphère pendant un certain temps. Et lorsqu’il s’agit de diriger des énergies, de préparer des filtres, de doser le degré d’énergie, de faire arriver telle ou telle couleur à tel endroit de la Terre, de faire descendre un certain sceau sur tel chakra de la Terre pour qu’il rayonne sur les hommes, on se passerait bien de cette pollution. Même si c’est une pollution qui ne dure pas, mais comme elle revient toujours, toujours, c’est en fait une pollution constante.


    C’est pourquoi il vous est demandé, autant que vous le pouvez, de participer à l’assainissement de la Terre, des « cieux » les plus directs depuis la Terre, c’est-à-dire l’astral, dans un premier temps, au moins cela.


    Non pas que vous allez, à la manière des anges, aller combattre le mal, vous trouver face à des entités néfastes, soit face à des gardiens des tombes qu’ont inventés les prêtres égyptiens ou d’autres. Vous n’aurez jamais de face à face, mais votre lumière peu à peu va dissoudre ce qui est irréel, ce qui est illusoire, et donc l’ange ou le maître va pouvoir parfaitement se concentrer sur l’entité qui elle a été parfaitement individualisée et qui peut vivre pendant des millénaires, et embêter le monde pendant autant de temps. Si vous êtes capables de faire une part du travail, il reste un peu plus de force, aux maîtres et aux anges pour faire l’autre part du travail.


    Lorsque l’on propose de dynamiser la Terre par des méditations, par des prières de groupe, etc., il s’agit bien de cela. Il s’agit de nettoyer. Il ne s’agit pas en fait de transformer l’humanité du jour au lendemain et de s’attendre à ce que tout le monde devienne perceptible au bien, à la spiritualité, à la religion. Cela, il ne faut pas y compter. Par contre par les prières de groupe, par les visualisations de groupe, par les invocations de groupe, vous pouvez parfaitement nettoyer les lieux, et ainsi, en conséquence, libérer certaines personnes de cette chape que représentent ces fantômes, et certaines de ces personnes se trouvant libérées, pourront alors se laisser inspirer par le bien et aller vers la spiritualité. Ce qui ne veut pas dire que vous aurez eu une influence directe sur la personne, mais en l’ayant libérée, elle pourra faire le choix de la spiritualité ou du bonheur profane tout simplement.



    Thèmes :
    - Le principe créateur de Dieu est le même en l’homme.
    - Les animaux et arbres pensent aussi.
    - Le développement de l’auto-conscience.
    - La raison occulte de la destruction de l’Atlantide.
    - Pourquoi a été écrite la Doctrine Secrète ?


    Lorsque donc l’on parle des feux, il faut admettre que tout est feu, jusqu’à la pensée elle-même, jusqu’aux symboles qui sont émis par la pensée (au moment de la pensée). Et il faut admettre aussi que la conscience elle-même est un feu. Parler de la pensée en tant que feu et l’imaginer comme tel, revient à dire que tout ce que la pensée va émettre va être doté d’un pouvoir, car seul le feu est un pouvoir, et c’est là où nous venons à parler du feu électrique.

    C’est le feu du pouvoir, il n’y en a pas d’autre. Lorsqu’un homme désire le pouvoir, que ce soit au niveau de sa personnalité sur un plan tout à fait matériel, ou lorsque c’est un méditant qui désire un quelconque pouvoir paranormal, ou lorsque c’est tout simplement un fou qui veut devenir Dieu et soulever les montagnes, c’est en fait toujours mené par l’inspiration et la coexistence avec ce feu qui est en l’homme, qui est le feu électrique.

    Ce feu au début est mal interprété, exactement comme toutes les réalités divines sont mal interprétées par les hommes. Quand je dis mal interprété, je ne veux pas dire que l’homme est un bougre et que décidément il ne comprend rien à rien.

    Non, absolument pas.

    Je dis simplement par mal interprété, qu’étant une unité matérielle, l’homme va interpréter de façon matérielle les réalités divines qu’il porte. Comme je l’ai déjà expliqué une fois, le principe de création du Père se retrouve chez le profane, chez l’homme et la femme par l’instinct de procréation, par le besoin d’avoir des enfants, ou chez l’artiste par le besoin de créer des œuvres. C’est exactement la même loi, la même réalité qui s’exerce. Mais si vous prenez la réalité dans son point le plus haut, vous contemplez là l’émanation créatrice de Dieu, et si vous prenez la réalité dans son point le plus bas, vous trouvez tout simplement des hommes et des femmes qui ont envie de faire des bébés, où des artistes qui essayent de transmettre une certaine beauté, une certaine réalité. C’est exactement le même filon créateur, la même réalité divine qui est en l’homme.

    Maintenant lorsque papa et maman ont fini de jouer au papa et à la maman, le désire s’épuise, et quand je parle du désir, je ne parle pas du désir sexuel, mais tout simplement de la pulsion créatrice vécue au niveau de la matière. Cette pulsion finit par devenir très tenue, très petite, par mourir, et automatiquement l’homme se demande : « qu’est-ce que je vais pouvoir créer ? »

    Et des idées lui viennent. Il va vouloir créer des choses les plus folles aux choses les plus sensées, comme se créer lui-même en tant qu’initié, en tant que disciple. Et au fur et à mesure, il va remonter toutes ces lois, toutes ces réalités qui sont vécues en lui, et il va faire le compte de toutes les réalités et les exprimer de façon de plus en plus semblable à Dieu, et de façon de plus en plus semblable à leur expression première. De la même façon, il existe dans la nature humaine des tas d’autres donnés qui viennent comme étant des données terminales d’une réalité divine beaucoup mieux exprimées lorsqu’on se place sur un plan divin. Mais revenons au pouvoir et revenons à l’homme et au feu.

    Pourquoi est-ce que je dis que le feu électrique est le seul feu de pouvoir et même le seul pouvoir de l’univers ?

    Parce que tout simplement, lorsqu’il y a création, il a mentalisation. On ne peut pas éviter la chose. Ce qui ne veut pas dire que Dieu pense d’abord et qu’il crée ensuite. C’est faux. Il y a émanation et en même temps qu’il y a émanation, il y a création d’un mental que l’on pourrait appeler le Mental divin, qui est tout simplement l’intelligence, soit le rayon trois.

    C’est-à-dire que sitôt que vous créez une chose, que vous soyez Dieu, à la place de Dieu lui-même, où à la place d’un ange, peu importe, vous créez une chose et en utilisant le pouvoir de la création, la substance de la création, en même temps que vous allez créer, sans véritablement prédéterminer la chose (mais simplement comme une fleur s’ouvre) eu même temps donc que vous allez créer ; une vie, une âme, une intelligence vont être données à la chose créée. C’est indissociable.

    Donc, il n’y a pas eu dans la création un temps où Dieu a pensé, un temps où il s’est gratté la tète et où il s’est dit : « maintenant je vais créer ». Un temps où il y a eu les hiérarchies archangéliques, et un temps où elles-mêmes se sont dit : « qu’allons-nous faire ? » et ensuite, elles ont créé. Un temps où est apparu l’homme dans son corps, un temps où il a eu un mental, un temps où il aura un jour une âme. Tout cela vient au même temps.

    Il y a eu Dieu, il y a eu les hiérarchies archangéliques, il y a eu les anges, il y a eu le plan physique, il y a eu les hommes, et dans l’homme, il y a eu d’un seul coup, son mental, son âme et tous ses feux. Mais cela ne veut pas dire que l’homme détenait la maîtrise sur ces plans-là, car l’homme n’exerce en fait le mental véritable que depuis peu. Pourtant il en était pourvu depuis l’origine de sa création. Le plan existe en lui. Mais la parcelle qui est allée jusque dans la matière, que l’on pourrait appeler « l’unité personnalité », cette parcelle-là ne pouvait articuler le mental, ne pouvait articuler même l’intellect que dans la mesure où un corps s’y prêtait suffisamment, et des corps subtils étaient suffisamment réceptifs pour pouvoir émettre l’activité. Parce que vous ne pensez pas uniquement grâce au cerveau et vous n’êtes pas dans un état de pouvoir penser uniquement parce que vous avez une conscience, donc un témoin.

    Vous pouvez penser parce qu’il y a tout un réseau qui crée cette capacité. Le siège, certes, c’est le cerveau. Le moteur c’est la conscience, mais ce qui va permettre la prise de conscience de la pensée, c’est de pouvoir réaliser que l’on pense. Les animaux pensent sans arrêt mais ils ne le savent pas. Ils ne sont pas conscients. Même les arbres pensent ! Je vous l’assure. Même un arbre est capable de penser, de s’apercevoir qu’il fait chaud ou qu’il fait froid, qu’il a soif ou qu’il a trop bu, mais il ne sait pas qu’il est en train de se rendre compte. Il y a simplement réaction. Comme un muscle lorsqu’on le pique. S’il est encore vivant, même s’il est dissocié admettons du cerveau et d’un individu, le muscle va réagir. Lorsqu’on arrache le cœur d’un bœuf, d’un animal que l’on vient de tuer, pendant encore très longtemps le cœur va continuer de battre, parce qu’il reste encore une énergie. Cela ne veut pas dire que le cœur est conscient de lui-même, il fait un mouvement qui lui est naturel.

    De la même façon qu’il y a dans l’œil la capacité de capter l’image, et il se trouve que l’image est reçue à l’envers, il faut donc qu’à l’intérieur de l’œil y ait quelque chose qui transforme la position de l’image pour renvoyer le cliché de façon correcte au cerveau. La pensée fonctionne de cette même façon.

    Tout est donc : je vois, je me fais une pensée à propos de ce que je vois. Mais ce qui va me permettre de me rendre compte de ma pensée, donc de profondément être conscient de ce que je vois, c’est le processus de renvoi d’image, le processus de miroir. Et ce processus de miroir prend sa place uniquement dans le corps astral. Il fallait donc avant que les hommes puissent véritablement devenir auto-conscients et pleinement auto-conscients, comme cela est possible aujourd’hui (sans qu’il ait là une connotation spirituelle), qu’avant que vienne cette grande prise de conscience, cette grande capacité à voir et à se rendre compte, il fallait donc que son corps astral soit parfaitement mis au point et qu’il soit en parfait fonctionnement.

    Il y a eu donc des âges où les hommes tout en disposant d’une pensée, car la pensée a toujours quand même fondamentalement existé à partir du moment où la Hiérarchie a décidé d’initier les hommes. La pensée existait toujours, mais elle n’était pas aussi auto-consciente que ce qu’elle peut l’être aujourd’hui. Il a fallu donc à travers les âges, développer énormément le corps astral, ce qui a abouti bien sûr à la catastrophe de l’Atlantide. C’était inévitable et ceux qui jugent les Atlantes en disant :

    « Eh bien, ces gens-là n’ont rien compris. Il a fallu qu’ils fassent chuter l’humanité. Ils ne pouvaient pas tenir leurs mains dans leurs poches au lieu d’agiter leurs baguettes de sorciers. »

    Ceux qui le jugent de cette façon-là ne comprennent pas l’histoire de l’humanité et le développement occulte de l’humanité. Il fallait pleinement développer le corps astral. Ce qui veut dire que le corps astral allait se trouver fortement exacerbé, il allait se trouver être le lieu où les énergies allaient appuyer le plus fort, pénétrer le plus fort, et cela voulait dire aussi que les hommes allaient devenir le plus conscient à ce niveau-là. Les Atlantes étaient donc extrêmement conscients au niveau de l’astral. Ce qui revient à dire qu’ils étaient extrêmement dans l’astral, bien que cela ne soit pas tout à fait vrai. Il y a une légère différence entre être conscient à un certain plan et être un plan.

    Lorsque l’on est un plan, on n’est pas forcément responsable de ce que l’on fait. Par exemple, les animaux ne sont pas responsables de leur violence. Ils sont un plan et ils articulent ce plan, mais ils n’ont pas un témoin, une conscience pour leur dire : « Attention ! Il ne faut pas agresser les hommes ». Par contre, être conscient sur un certain plan veut dire qu’il y a toujours la capacité donc d’être le témoin et de faire le choix. Même s’il était inévitable que l’astral des Atlantes devienne si immense, si boursouflé, que l’orgueil, la vanité et la folie les prennent un jour, ils avaient quand même la possibilité de faire le choix. C’est-à-dire qu’un homme, tout en étant poussé à l’extrême de ce qu’il peut supporter, en tant qu’individu social et en tant qu’individu appartenant à une race, il a quand même toujours la possibilité de faire un choix.

    Par exemple, pour illustrer ma pensée, je vous dirais que comme il a fallu développer extrêmement le corps astral et que cela s’est passé chez les Atlantes, ces gens-là n’étaient donc pas esclaves d’un moment de l’évolution de l’humanité. Ils n’étaient donc pas esclaves, ils ne subissaient pas les énergies qu’envoyaient les maîtres, la Hiérarchie à ce moment-là, et que donc, si après tout ils sont devenus fous de pouvoir, ce n’est peut-être pas leur faute. Il ne faut pas penser de cette façon-là. Car de la même façon qu’un homme doit pouvoir subir l’alchimie qui le fera évoluer et qui fera évoluer toute sa race, il a quand même toujours positionné en lui au creux de son âme, le témoin qui, s’il est suffisamment évolué, va pouvoir faire la différence et faire le choix, et dire :

    « D’accord, bon, en ce moment, je passe une mauvaise période, que ce soit au nom de ma propre alchimie ou au nom de l’alchimie de toute ma race, je passe une mauvaise période, mais je n’ai pas le droit de sombrer dans l’exercice négatif des énergies que je reçois. Je dois toujours rester dans l’exercice positif des énergies que je reçois. »

    Lorsque cette alchimie est proposée de façon individuelle, le disciple est choisi, et il est rare les fois ou le disciple renie le bien qui lui est fait et exerce dans le mal l’énergie qui lui est donnée. Par contre, lorsque cette alchimie est faite de façon globale sur une race, sur une humanité, les disciples ne sont pas choisis. C’est pour tout le monde que cela se passe. Et c’est quand la chose se passe pour tout le monde, que la chose en tombant sur des êtres qui ne sont pas suffisamment dépouillés, va donner lieu à des catastrophes.

    C’est ce qui s’est passé pour le royaume de l’Atlantide, car à cette époque-là, la république n’existait pas encore, il s’agissait bien sûr d’un royaume. Ce royaume de l’Atlantide a donc été détruit, non pas parce que ses prêtes les plus avancés sont devenus fous, mais parce que les prêtres les moins avancés sont devenus majoritaires et ont commencé à pouvoir manipuler les forces aussi bien que les prêtres avancés, mais avec folie. Et lorsque le nombre a prévalu sur la pureté des maîtres, sur la pureté des prêtres initiés, lorsque ce nombre a prévalu, l’Atlantide a sombré.

    De la même façon, toutes les civilisations sont toujours emportées par le nombre. Jamais parce qu’à la tête, un maître s’assombrit, ou un initié devient fou. C’est toujours parce qu’à cause de l’évolution, l’énergie qui est donnée devient de plus en plus accessible à tous. Cette énergie tombant sur tout le monde développe les pouvoirs latents, ou la conscience latente, ou n’importe quoi qui est latent chez l’homme, même chez celui qui en fait n’est pas prêt en tant que disciple. Et ce sont ces personnes-là qui devenant de plus en plus nombreuses, concourent à faire s’écrouler les civilisations, concourent donc à abîmer la flamme initiatique, concurrent à abîmer la sagesse initiatique qui est donnée.

    À partir de ce moment-là, que fait l’initié ?

    L’initié prend comme je l’ai déjà dit tout ce qu’il possède, tout ce qu’il possédait de Dieu et qu’il donnait aux hommes. Il roule ses papiers de la sagesse et remporte tous ses documents où sont marquées les phrases clés, les clés de pouvoir, les invocations aux anges et aux grandes entités. Il emporte la flamme qui est sur l’autel et qui sert de présence divine et de point d’initiation et de baptême.

    Il emporte tout ça et se retire dans la montagne en attendant une face meilleure. Il ne se dit pas en partant :

    « Oh, quels humains ! Ils ne valent rien ! Décidément c’est toujours la même histoire qui recommence. Ils saccagent tout. Ils ne comprennent rien. Ils démolissent et voilà que je dois repartir avec Dieu, sous ma cape, dans mon baluchon. Et où est-ce que l’on va se cacher maintenant. »

    L’initié ne pense pas de cette façon-là. Il sait. Il connaît les heures. Il sait qu’immanquablement des moments, des moments de ce que l’on pourrait appeler une apparente déchéance, une apparente chute, vont arriver. Longtemps avant, il commence déjà par amoindrir l’effet initiatique de sa présence. C’est-à-dire que de la même façon que les vagues se communiquent, quand l’énergie descend dans le monde des profanes, pour développer les profanes, ce qui développe aussi par là même leurs points noirs s’ils en ont, afin que les points noirs soient évacués. De la même façon, le maître ou l’initié qui est en charge, commence à restituer sa lumière dans le cercle des maîtres auquel il appartient, jusqu’au jour où finalement il ne reste du maître ou de l’initié, presque plus rien, comme de façon naturelle.

    Il n’y a pas d’un seul coup, un jour où il prend conscience que Dieu et lui ne sont plus les bienvenus et qu’il doit partir. Il sait que cela arrive, il sait que cela se prépare. Il sait que c’est normal, comme vous, vous savez que c’est tout à fait normal que votre enfant réagisse de telle ou de telle manière en fonction de telle ou telle circonstance. Vous n’avez pas besoin d’utiliser la voyance pour le savoir. Vous le savez. Vous connaissez la nature de l’enfant, la nature de l’événement, et vous ne pouvez qu’avoir raison en tirant cette conclusion. De la même façon, le maître sait ce qui va se passer inévitablement à la suite du travail de certaines énergies. C’est comme à l’heure actuelle, en considérant le travail qui se fait par certaines énergies, le maître sait exactement quels sont les risques et quelle est la part de l’humanité qui représente un danger, parce que cette part-là de l’humanité va extérioriser de façon négative l’énergie qui descend. C’est pourquoi il faut faire toute chose l’une après l’autre, faire la chose la plus nécessaire d’abord et faire la chose la subalterne après.

    Pourquoi ?

    Il semblerait normal que dans l’évolution, on fasse d’abord les petites choses, parce qu’elles permettent d’abord d’appeler le peuple, de conscientiser le peuple. Et ensuite, on présente ce qui est le principal, parce que le peuple est prêt. En fait il faut d’abord faire ce qui est très important, donner donc ce qui paraît incompressible aux hommes, comme les explications sur la cosmogonie, les explications sur la réalité de Dieu, la réalité de l’Univers, comme cela a été fait par l’intermédiaire de certains maîtres qui ont parlé et écrit la Doctrine Secrète.

    Pourquoi est-ce que dans un siècle où il était encore très difficile de parler des énergies, d’un seul coup, un être se lève et se met à expliquer du point le plus haut jusqu’au point le plus bas, la Création ?

    Et ensuite, seulement sont venus les êtres pouvant expliquer les moindres choses.

    Parce que tout simplement en posant la chose principale d’abord, donc en posant Dieu d’abord tout simplement, l’on se garde de créer des réseaux d’énergie discordants, et par là même, il y a construction d’un égrégore qui pourra un petit peu mieux surveiller l’humanité. Tandis que si l’on commence par inspirer des êtres de tous niveaux pour commencer à parler un peu de Dieu, un peu des maîtres, un peu des énergies, un peu des ondes de formes, comme cela se fait à l’heure actuelle, eh bien, cela donne lieu à la cacophonie, et dans la cacophonie, il n’y a pas de direction et il n’y a pas de point de repère, donc pas de construction, et cela n’est pas valable.

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  • Conscience et pensée

    Thèmes :

    - La nature du feu créateur.
    - Les hiérarchies divines.

     

     

    QUESTION :

    Pouvez-vous nous parler de la nature du feu ?

    Quelle est la relation entre le feu physique tel que nous le connaissons et le feu énergie ?
    Quelle est la nature du feu électrique et la nature du feu cosmique ?


    Bonjour.


    C’est une question qui n’intéresse pas vraiment tout le monde, mais en essayant d’y répondre, je vais essayer en même temps de répondre à chacun selon ce qu’il est venu chercher.


    On me propose donc de parler du feu. Le sujet me permet de tirer en fait le discours jusque vers la nature même de l’âme et de reparler encore une fois du chemin. On y viendra un peu plus tard. Pour comprendre ce qu’est le feu et ce que sont les feux, il faut d’abord admettre qu’en fait tout est feu, commencé sur un terrain bien ‘physique’qu’est justement le plan physique.


    Lorsque l’on essaye de comprendre l’eau, de comprendre la terre, de comprendre l’air, l’éther et le feu lui-même, on s’aperçoit, du point de vue de la connaissance occulte, que tout est feu, et que l’eau en fait est du feu, mais un feu condensé jusqu’au point où un certain nombre d’atomes, un certain nombre de particules, peuvent donner lieu et vie à de l’eau. Il en est de même pour la terre, pour l’air. C’est-à-dire que l’air que vous respirez n’est rien d’autre en fait que du feu. Or s’il est facile de pouvoir imaginer se chauffer, se réchauffer auprès de la flamme, il n’est pas du tout facile de pouvoir concevoir que l’on respire du feu, et pourtant c’est la vérité : c’est une seule et même chose.


    Seulement le feu, depuis son expression la plus haute que l’on peut considérer comme étant divine, à son expression la plus basse que l’on peut considérer comme étant la flamme dans le foyer et tous les autres aspects physiques, le feu dans ses différents degrés d’extériorisation correspond à différents niveaux de conscience. Ce qui fait que le corps physique qui a besoin d’oxygène, qui a besoin de prâna aussi pour vivre, ce corps physique va mettre à disposition de la nature : les poumons. Et les poumons vont avoir la capacité, parce que l’intelligence va leur être donnée, les poumons vont avoir la capacité de traiter ce feu qu’est l’air.


    Est-ce que cela veut dire que l’air est un feu aussi flamboyant que le feu de la bûche ?


    Non, absolument pas. La nature est exactement la même, ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout prendre sous une seule et même image et ne pas concevoir d’après les subtilités.


    Pourquoi est-ce que l’air est du feu, et pourquoi est-ce que donc les personnes qui ont à travailler énormément avec un signe d’air, lorsqu’elles commencent à travailler dans les octaves supérieures de l’évolution, travaillent en fait avec les énergies du feu ?


    Il faut que ces personnes comprennent la chose de manière à pouvoir bien guider leur évolution et comprendre ce qui leur est demandé.


    Pourquoi est que l’air est du feu ?


    Tout simplement parce que l’air est ce qu’il y a de plus « liquide » comme prâna. Et là vous allez me dire : « mais on fait entrer un troisième agent qu’est le liquide ». Eh bien, l’air est du feu liquide, le plus liquide qui puisse exister dans l’atmosphère. Maintenant, si on descend un peu plus bas sur la croûte terrestre, l’on s’aperçoit que le feu se transforme en eau et qu’à ce moment-là, le feu est le plus liquide possible sur la terre.


    En rapport avec la terre elle-même, soit la poussière, la boue, la chose est un peu différente. La terre est le seul élément qui soit du feu contracté et qui contienne en même temps une poussière que l’on pourrait appeler une poussière éternelle et réellement physique. Et qui même après dissolution du feu ou après restitution de son feu interne à la divinité, cette parcelle véritablement physique continue d’exister. C’est un peu comme si dans le champ de l’univers, le champ de la création, existait pour l’éternité une sorte de substance qui est morte en fin de compte, exactement comme un os est sec. C’est la substance de basse, c’est la poussière de basse qui va permettre justement aux différents feux de s’accrocher et de créer ensuite les différents éléments.


    Cette poussière cosmique est comparable en fait au noyau de l’atome qui ensuite va charger d’électricité les particules. De la même façon, la poussière de matière qui reste, le résidu qui reste après évaporation et restitution de tous les feux, représente le point d’ancrage pour la hiérarchie des feux, afin que ceux-ci puissent avoir une extériorisation, une histoire et une création.


    S’interroger à propos de l’existence de cette poussière cosmique, de cette unité de matière qui a existé, qui existe et qui existera, n’est pas un point très intéressant de la philosophie. Admettons simplement la chose pour comprendre le processus en fait de la création, tout simplement.


    Lorsque l’on veut parler des feux (maintenant que nous avons donc déterminé la base) il faut maintenant remonter très haut dans l’Esprit divin, sinon on ne comprendra rien à la hiérarchie des feux. L’Esprit divin est quelque chose qu’il ne faudrait pas essayer de déterminer, de définir dans ce discours, car ce serait une autre après-midi pour parler de cette chose-là, c’est beaucoup trop long. Venons-en donc simplement à estimer Dieu comme existant, comme étant une entité, éternelle, toute puissante, omniprésente, et imaginons que dans son premier acte d’extériorisation, il va créer des « FLAMMES ».


    Quand je dis il va créer des Flammes, cela ne veut pas dire que ces Flammes vont être des objets de la création, des objets différenciés du créateur. Quand je dis il va créer des Flammes, je veux dire en ce sens, qu’il va projeter des parcelles de son Esprit, de son Esprit Saint comment on dit. Et c’est ainsi que dans un premier élan de la création vont être constitués les « Rois des Mondes » ceux qui vont donc avoir la charge de prédéterminer les mondes, de présider les mondes et de les faire évoluer. C’est-ce que l’on peut aussi appeler les grandes hiérarchies archangéliques.


    Ces êtres-là ne sont pas des êtres à part entière. En même temps qu’ils sont en fait des reflets de Dieu, ils sont légèrement différenciés de Dieu et peuvent être donc nommés différemment de Dieu, ce qui est très intéressant d’ailleurs pour l’homme. Car si l’entité en question ne pouvait pas être nommée et surtout nommée différemment de Dieu, l’homme n’aurait jamais aucun recours pour entrer en contact avec ces entités et pour espérer un jour travailler avec, au cours de son évolution.


    Ces entités donc sont un reflet de Dieu, différenciés légèrement de Dieu, mais ne sont pas des entités définies et déterminées, comme vous vous êtes définis et déterminés. Par exemple, lorsque vous vous regardez dans la glace, vous savez qui vous êtes, vous savez que vous êtes Pierre, que vous êtes Paul, vous savez qu’il n’y a qu’une seule personne en vous et qu’il n’y a que vous dans ce corps et dans ces chaussures.


    Avec ces entités-là, il n’en est pas de même. Dans leur premier reflet, ces entités sont absolument l’Esprit de Dieu. Dans leur deuxième reflet, ces entités donnent lieu, donnent naissance à toute une hiérarchie d’êtres. Des êtres qui vont aller du point le plus proche de l’entité, jusqu’au point le plus bas de l’entité, jusque dans les éléments des mondes physiques. Et toutes ses entités, prises du point le plus bas au point le plus haut, composent en fait toute la nature de cet être, toute la vie de cet être.


    Ce qui ne veut pas dire que la petite entité qui va être manifestée sur un plan physique d’un monde quelconque, va pouvoir faire rayonner l’entier de l’entité qui est au ciel et dans laquelle elle a la vie. Pas du tout, au contraire, la petite entité sera terriblement différenciée, elle aura beaucoup moins de pouvoir, beaucoup moins de discernement, beaucoup moins de conscience et sera esclave de l’homme. Chose que n’est pas l’entité primordiale, l’archange si vous préférez. Pourtant cette petite entité dans l’élément de la terre est une cellule de cette entité qui est au ciel, ce qui fait que l’on pourrait comprendre pour être juste, que l’entité va du point le plus proche de Dieu, au point le plus éloigné de Dieu, jusque sur le plan physique d’un monde et tout cela est exactement la même énergie, la même hiérarchie.


    Pour ces êtres-là qui sont les premiers nés de l’Esprit, pour employer une phrase connue, pour ces êtres-là, il s’agit donc, non pas de créer comme l’a fait Dieu lui-même et non pas de créer comme peuvent le faire d’autres entités situées un peu plus bas. Pour ces entités-là, créer devient tout simplement une descente. Elles n’ont pas la capacité, parce qu’occupant un certain niveau, et ce niveau nécessitant certaines lois et certaines réactions vis-à-vis de ces lois. Ces entités n’ont pas la capacité de créer un objet différent d’elles-mêmes, et un objet où elles ne soient pas.


    Ces entités-là dans le premier temps de la création, lorsque donc on s’approche le plus possible de l’émanation divine et de sa périphérie, on s’aperçoit que toutes les entités qui sont dans cette périphérie et qui agissent d’un même instinct créateur que Dieu, ne créent pas des objets différents, mais s’infiltrent dans des formes qu’elles masquent. Ces formes-là, ou ces êtres-là, ou ces hiérarchies-là, sont en fait la substance même de l’entité qui les crée.


    L’entité donc connaît véritablement une descente, soit aux enfers, soit dans la matière, tout ce que vous pouvez imaginer, pour concrétiser le discours. Il ne s’agit donc pas de créer un jour une hiérarchie d’anges ou une humanité, comme un potier prend une boule d’argile et commence à faire une poterie. Non. Dans les premiers temps de la création, de l’émanation plus exactement, la création a lieu par contraction d’une entité qui accepte de se contracter, qui accepte de se solidifier.

    De quelle manière s’y prennent ces entités ?


    D’une façon simple à décrire, mais pas forcément facile à comprendre. Imaginez que l’esprit de ses entités soit en fait une conscience d’un grand rayonnement. Tout le monde est capable d’imaginer un peu ce que peut être la conscience. Imaginez que par instinct cosmique, ordre divin, une création doit avoir lieu. À ce moment-là, ces entités ont le devoir de contracter leur rayonnement, leur propre rayonnement qu’elles émettent et dans laquelle elles sont, et de cette contraction donner lieu soit à une hiérarchie, soit à un être, soit à des êtres.


    Ces êtres ensuite d’après la magie et la magnificence de la création, ces êtres créés deviennent indépendants de l’entité. Et indépendants non pas dans ce sens où ils vont pouvoir faire n’importe quoi, être n’importe quoi, ils sont indépendants dans le sens où ils vont être à partir de ce moment-là doués d’une auto-conscience. Mais ils ne sont pas indépendants dans le sens où ils vont pouvoir faire n’importe quoi. Car en fait, étant issus d’une entité, étant une entité elle-même contractée, ils vont avoir pour principe d’obéir avant tout à la Loi. Ce qui fait que les hiérarchies archangéliques et les hiérarchies angéliques, et un plus bas, les hiérarchies humaines, toutes ces hiérarchies, une fois que leur conscience est suffisamment développée (là je parle pour les hiérarchies humaines) n’ont qu’un seul but, c’est obéir à la Loi et actionner la Loi pour que le grand rouage qu’est l’univers puisse avoir une histoire.


    Qu’en est-il encore de l’acte créateur de ces individus ?


    Comme je l’ai expliqué, leur émanation peu à peu jugulée devient une entité, mais cela ne s’arrête pas là. De la même façon que tout se projette depuis l’infiniment grand jusque dans l’infiniment petit, à son tour cette entité va avoir le devoir de se contracter pour émaner un cercle d’entités, d’esprits, ou simplement de forces. Si l’individu créé doit à son tour créer des forces, cela veut dire qu’il va avoir la manipulation sur les forces, cela veut dire qu’il va être le chef de ces forces-là, et c’est à ce stade que l’on rencontre ce que l’on appelle l’ange. C’est-à-dire qu’on est face à un Maître d’une certaine force ou d’un certain réseau des forces.

    La langue des Maîtres

    Thèmes :

    - Ancienne collaboration entre les anges, les hommes et les esprits de la nature.
    - La langue des Atlantes.
    - La langue des Initiés.
    - Relation entre la conscience et la pensée.


    C’est ce qui intéresse d’ailleurs énormément les mages et les occultistes : entrer en contact avec les hiérarchies angéliques. Et c’est signer, c’est certain, un grand contrat avec la Puissance, car qui sait se faire l’ami d’un de ces manipulateurs des forces, a par là même accès au réseau des forces et ainsi tout peut avoir lieu. Ce qui ne veut pas dire que tout peut avoir lieu absolument parce que Dieu l’a voulu. Lorsqu’un homme et un ange mélangent leurs idées et mélangent leurs volontés, c’est parce que le libre arbitre existe. Ce n’est pas forcément parce que le plan de Dieu l’a voulu, l’a prévu et l’exécute.


    Il y a eu comme cela à travers les temps souvent des collaborations entre l’ange et l’homme, soit avec le chef d’un réseau de forces et un homme, un homme capable d’attirer l’ange, de s’en faire l’ami, de déterminer un plan et de faire agir pour que ce plan ait lieu.


    Les mages d’autrefois en étaient parfaitement capables et tant que les mages d’autrefois ont suivi, tant qu’ils le pouvaient et aussi bien qu’ils le pouvaient, le plan de Dieu et surtout le plan d’évolution de la nature et des hommes, cette collaboration a été maintenue. C’est-à-dire que les maîtres de la puissante Hiérarchie n’ont vu aucune objection à ce que des travaux soient faits et maintenus.

    Toutefois, à partir d’un certain moment, l’homme a commencé à vouloir user des forces sans qu’il ait véritablement un bénéfice pour l’évolution de la nature et des hommes. À partir de ce moment-là, certains anges ont non seulement renié leur alliance avec les hommes, et c’est pour cela qu’il est si difficile aujourd’hui de refaire alliance, et non seulement avec les anges, mais aussi avec les esprits de la nature en général. Et c’est aussi pour cela qu’il est très difficile d’avoir le consentement du Maître, consentement qui va donner accès à l’exercice de la volonté sur un réseau d’anges et sur le réseau des forces qu’ils maintiennent.


    Autrement dit, pour en avoir mésusé, les hommes, du jour au lendemain se sont retrouvés absolument seuls sur la planète, sans la compagnie de la puissance de l’ange, sans la compagnie des esprits de la nature qui pouvaient être aussi d’une très grande utilité, d’une très grande puissance dans certains cas bien précis. Et c’est à partir de ce moment-là qu’en fait l’homme a commencé à voir ses années de vie écourtées et il a commencé à vieillir.


    L’homme autrefois ne vieillissait pas, et quand je dis autrefois, je ne veux pas faire allusion à un « paradis perdu », c’était la condition humaine qui voulait cela. Parce que tout simplement la nature, les fonctions, les lois, avaient fait les choses de telle manière que le règne humain, le règne angélique et le règne des esprits de la nature, tous ses règnes-là étaient en étroite correspondance et se nourrissaient les uns des autres.


    Si bien que l’ange pouvait faire à travers les hommes et ainsi prendre quelques expériences dans la matière, ce qui pouvait enrichir sa conscience. Et l´homme pouvait accomplir grâce à l’ange ce qui lui permettait de se développer énormément et d’obtenir des états de conscience. Mais il a fallu qu’un jour certains hommes mélangent les nécessités de l’évolution humaine et les nécessités de l’orgueil humain. Alors, les correspondances ont été coupées et l’homme a commencé à se dévitaliser. Car les esprits de la nature pour commencer, ne pouvaient plus passer par leur corps, exactement comme par exemple, le petit esprit d’une fleur passe, traverse la fleur pour nourrir la fleur et la faire éclore. De la même façon que les esprits de l’eau passent et repassent sans arrêt à travers les chutes d’eau, à travers les vagues pour dynamiser l’eau et pour habiter leur élément.


    Cela veut dire donc que du jour au lendemain l’homme s’est trouvé dans son corps, tout seul, avec simplement l’élémental de la nature qui est là comme automatisme inconscient pour faire marcher tout simplement et faire fonctionner l’organisme. Respirer sans que vous ayez besoin d’y penser, digérer sans que vous ayez besoin de commander la vésicule, le foie, l’estomac, les intestins, etc. Mais la présence véritable de l’esprit régénérateur n’existait plus.


    À partir de ce moment-là, le corps, la chair était laissée à l’influence de l’esprit de l’homme et à l’influence des cycles de la nature, donc du temps. À partir de ce moment-là, le temps devenant existant pour la chair, la chair a commencé de s’abîmer. Ce qui ne veut pas dire qu’à l’heure actuelle le cycle que l’on appelle la vieillesse existe à cause de cette chute. Peu à peu la nature reprend ses institutions, reprend le dessus, et automatiquement vient s’installer un nouveau cycle qui effectue des nouvelles lois. Si bien que maintenant vieillir appartient au cycle naturel de la vie. Ce n’est donc plus une chute, une damnation ou une perdition, cela est devenu quelque chose d’inscrit dans la nature. Il est donc aujourd’hui parfaitement naturel de vieillir et de se laisser abîmer par le temps.


    Quand je dis qu’autrefois la relation était possible avec les anges, sans doute les curiosités sont attisées et on voudrait savoir à quelle époque cela se passait. Ce n’était pas une époque si lointaine de la vôtre et ce n’était pas un pays si différent du vôtre, du pays que vous connaissez aujourd’hui qui est le vôtre.


    On appelle ce pays-là, l’Atlantide, mais en fait ce n’est pas son véritable nom. Et son véritable nom est imprononçable à l’heure actuelle, avec les syllabes mises à disposition dans le langage courant. La langue des Atlantes était une langue complètement différente de ce qui est parlé aujourd’hui, de toutes les syllabes qui sont à disposition dans les diverses langues du monde. Ce qui ne veut pas dire que l’Atlante était pourvu d’une gorge spéciale, ou des cordes vocales différentes.


    Absolument pas.


    Mais il faut savoir que les syllabes qu’un homme est capable d’émettre sont toujours fonction en fait, non seulement du rayon auquel il appartient, et pas forcément personnellement, mais surtout de manière collective (sa nation) mais aussi surtout cela est en relation directe avec le rayon qui détermine l’ère qui est en jeu, l’ère qui est donc prédominante.


    C’est pour cela qu’à travers le temps, les langues changent, exactement comme les religions changent, comme les cultes changent. Parce que les sons qu’émettent les hommes à travers une langue, ses sons sont porteurs d’un certain nombre de vibrations. Ils sont porteurs d’un certain pouvoir créateur, et sont générateurs de certaines géométries, de certaines couleurs et de certains parfums dans les plans subtils. Il est donc normal qu’au fur et à mesure que l’homme change et évolue, sa langue aussi change, pour que justement les sons qui sont mis à sa disposition puissent créer d’autres géométries, d’autres couleurs, d’autres parfums, d’autres résonances dans les plans subtils.


    C’est pour cela que sur la Terre, il existe les langues que l’on pourrait appeler « les langues vulgaires » en fait les langues qu’articule tout le monde, les langues connues. Et il y a une langue qui n’est connue que des initiés, que l’on pourrait appeler « la langue des initiés ».


    Cette langue-là n’est pas une langue qui s’apprend. Il n’y a pas un professeur qui vous habitue, au fur et à mesure des initiations, à parler cette nouvelle langue. C’est une langue spontanée qui sort de vous au moment où vous atteignez une certaine initiation, et surtout au moment où vous êtes en présence d’un autre initié.


    Cette langue ne va donc pas apparaître forcément dans votre esprit lorsque vous êtes dans le monde et que vous parlez aux gens du monde. Par contre, sitôt que vous serez par des circonstances étranges, en présence physique ou en présence subtile, d’un autre initié, et d’un initié plus évolué que vous-même, à ce moment-là, le processus de la langue va être déclenché.


    C’est ce que l’on pourrait en fait appeler « la langue de l’âme » pour me faire bien comprendre, bien que ce ne soit pas vraiment la langue de l’âme. Attention ! Mais c’est-ce que l’on pourrait appeler la langue de l’âme, pour faire comprendre que, sa création, sa connaissance, sont spontanées. C’est une langue qui en fait n’est pas la langue de l’âme, parce que tout simplement, si c’était la langue de l’âme, il faudrait que l’âme ait un désir de parler, et que parler fasse partie de son expression naturelle lorsqu’elle se trouve sur son plan subtil. Or, lorsqu’elle est sur son propre plan, parler n’est d’aucune utilité. L’émission de certains clichés par contre fait parfaitement l’affaire pour le langage.


    Cette langue existe, parce qu’il existe dans l’invisible, dans les plans subtils, différents degrés à ce que l’on pourrait appeler « le mental divin ». Et si l’on essaye d’analyser la part de mental divin qui existe dans la hiérarchie des maîtres et la hiérarchie des initiés, l’on s’aperçoit que ce mental divin a mis au point cette langue pour qu’il ait un point de communication entre les initiés et les maîtres.


    Pourquoi est-ce que le mental divin a pris la peine de spontanément créer une langue qui soit elle aussi spontanément connue des maîtres et des initiés ?


    Tout simplement parce que devenir un initié de haut niveau, ou devenir un maître, ne se fait pas par la seule pénétration de la conscience dans une unité cosmique plus grande. Devenir chaque jour un plus grand initié, devenir un jour un maître, c’est signer aussi par là même l’apprentissage de la manipulation de certaines énergies, et surtout la manipulation du pouvoir que sont la pensée et la prononciation de la pensée par la parole. C’est pourquoi pour le maître ou en tout cas pour celui qui est devenu le maître, il lui a fallu apprendre énormément, non seulement à contrôler sa substance mentale, mais aussi à l’organiser. À la faire vivre comme une entité productive et à ne l’articuler que dans les instants où elle était nécessaire. Il a fallu donc apprendre à dissocier la conscience et la pensée.


    On pourrait croire que pensée et conscience sont une seule et même chose. C’est vrai et c’est faux. C’est vrai lorsque l’on regarde depuis la Terre et on se dit :


    « Eh bien, si je pense c’est parce que je suis, c’est parce que mon âme est présente, elle me donne une conscience. Elle est le témoin, elle est l’élément par lequel je peux me rendre compte de quelque chose, expérimenter quelque chose, et prouver quelque chose. Et ce qui est éprouvé, va générer des pensées. »


    Le processus est vrai, cela se passe de cette manière-là, mais il ne faut pas croire pour autant que conscience et pensée soient une seule et même chose. Ou bien alors, il faudrait imaginer que tout soit de la conscience.


    Mais de quelle manière ?


    Imaginer que tout soit de la conscience revient à imaginer que l’homme devrait vivre en tant qu’entité pure, or il se trouve que l’homme est dans un état de pensée qui n’est pas une entité pure. On va penser du mal du voisin. On va penser négativement à propos de telle ou telle chose. On va penser encore négativement à propos d’autres choses. Cela n’est pas l’action de la conscience, cela est l’action d’une pensée.


    Donc, qu’est-ce qui crée la pensée et qu’est-ce que la pensée ?


    Eh bien, il faudrait imaginer qu’à la manière de ce feu qui s’est condensé pour créer diverses entités (les hiérarchies), la pensée intellectuelle, comme la pensée méditative, c’est ce qui reste du témoin qu’est l’âme lorsqu’il tombe dans le plan physique. Et le fait que ce ne soit que ce qui reste, différencie complètement la pensée de la conscience, mais au cours de l’évolution, la pensée demeure encore pendant longtemps. C’est-à-dire que la pensée ne va pas s’immerger complètement dans la conscience et ne plus donner lieu qu’à de la conscience, uniquement parce que l’homme commence à être positif, commence à être optimiste, à être bon et à méditer.


    Pendant un grand cycle d’évolution et pendant un grand cycle d’initiation, la pensée reste présente et conjointe à la conscience. Ce qui va créer justement un déséquilibre chez le disciple et la capacité par là même d’être un observateur de lui-même. S’il n’était que conscience, ce disciple serait, admettons pour résumer, simplement en contemplation de lui-même et de sa nature. Or coexiste encore un temps la pensée, et grâce à cette pensée il va pouvoir se rendre compte des points qu’il doit encore travailler, des choses qu’il ne maîtrise pas et Il va pouvoir agir encore dans le monde physique.


    Sa conscience peu à peu devient de plus en plus prédominante jusqu’au jour ou finalement la pensée se dissout complètement dans la conscience et où il ne reste plus, soit qu’une grande pensée (la pensée divine), soit simplement une grande conscience. Choisissez les thermes que vous voulez, peu importe.

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  • Pourquoi Dieu descend-il dans la matière ? - 5/5
    La nature de Dieu


    Mais revenons à ce Dieu qui était unique et qui a plongé dans la matière.

    On en était au point où j’essayais d’expliquer pourquoi il s’est plongé dans la matière.
    Tout simplement parce qu’en lui, existe un réseau de lois, nous en avons parlé, le troisième rayon, le verbe, la loi. Cela veut dire, qu’existe en Dieu et pareil à Dieu la nécessité de la création, où l’acte pur de la création. C’est ce qui fait que par là même, lorsqu’il est incarné, l’homme imite Dieu en étant lui-même un créateur. Que ce soit en devenant père de plusieurs enfants, ou en essayant de copier la nature, ou d’inventer la nature comme font certains artistes en chantant, ou de faire quoi que ce soit d’autre qui appartient à la création ou la production d’une création.

    Vous créez, parce qu’en vous il y a le principe créateur, parce qu’en vous il y a Dieu et qu’en Dieu existe le principe créateur. Donc, nous n’avons pas besoin de nous demander pourquoi Dieu crée, ce qui supposerait que Dieu a une raison pour créer. Tout ceci n’a pas lieu, il y a simplement à un moment donné un acte de création parce que cela fait partie de Dieu. Comme il y a en vous un acte de respiration, d’inspir et d’expir. Vous ne réfléchissez pas, automatiquement vous respirez, parce que cela fait partie de votre vie physique. C’est une loi dans votre corps.

    Cette respiration qui est en l’homme est très fortement liée à l’acte divin de la création. Dieu lui-même lorsqu’il crée, il est soumis à une respiration. Lui aussi vit un inspir et un expir et c’est ce qui donne lieu à la création.

    Toute la création vibre, sort et rentre, c’est-à-dire est créée ou est dissoute, dans la mesure où Dieu respire. Cette respiration est le fondement même de votre respiration à vous. C’est le fondement même de la dilatation et de la rétractation du cosmos et de la loi que l’univers existe, se manifeste un jour et se désintègre un autre jour, s’endort plus exactement.

    Ce qu’il y a d’intéressant dans la respiration, c’est qu’il n’y a pas simplement l’ouverture des poumons, ce qui est important de comprendre, c’est que le souffle entre. Le souffle entre dans l’homme par l’ouverture des poumons et le souffle entre dans la matière par la respiration de Dieu.
    Lorsque l’on sait ce qu’est le souffle, de quoi il est le symbole, il n’est pas étonnant de constater qu’en respirant l’homme soit en vie et qu’en respirant, Dieu donne vie au cosmos. Le souffle c’est la vie.

    Donc il y a le verbe, l’impulsion en quelque sorte, qui n’est pas déterminée par une volonté, par un verdict, par une heure qui sonne et qui rappelle Dieu à ses devoirs. Il y a tout simplement un rythme dans l’univers qui est du à la respiration de Dieu et qu’à un moment donné la création a lieu, le verbe agit. Ce qui vient au cœur du verbe à ce moment-là, c’est le souffle, donc la vie.

    Donc après le verbe il y a le souffle, et avec le souffle et le verbe il y a l’homme qui enfin apparaît. Il y a toute la création qui commence à foisonner, à se dilater, à géométriser, il y a le soleil qui brille et les anges qui reprennent vie, un nouveau champ de vie est à enflammer.

    Forcément à l’intérieur de ce champ de vie, l’homme qui est sur sa petite planète, que ce soit la Terre, Vénus ou autre chose, lorsqu’il regarde tout cet édifice qu’est le cosmos, lorsqu’il essaie de comprendre l’énigme qu’est Dieu, l’énigme que sont les Maîtres, de comprendre le bazar qui est autour de lui, il se dit : « Je ne sais pas à quoi tout cela sert, je ne sais pas d’où cela vient, où ça va. Il baisse les épaules et dit : Tu chantes Dieu, mais tu chantes pour toi, pas pour moi, parce que moi je suis toujours aussi malheureux. Je ne vois pas pourquoi tu m’as envoyé dans cette galère, où je suis esclave et où je dois ramer nuit et jour. »

    Il est vrai que lorsque le disciple parle de la sorte, ou quand l’homme effondré parle de la sorte, c’est tout à fait légitime. Il est tout à fait normal que l’âme accablée dans le désespoir, accablée dans les obligations, dans les imperfections des relations humaines, il est normal qu’il imagine un ailleurs idyllique et qu’il reproche à Dieu de ne pas avoir fait ce présent idyllique.

    Lorsqu’il y a ce genre de réclamations, si je puis m’exprimer ainsi, nous ne disons rien. Nous ne disons pas il est bête, il faut attendre qu’il soit intelligent. Nous ne disons pas non plus qu’il a tort et qu’il faut attendre qu’il comprenne. Nous ne disons pas non plus qu’il a raison.

    Nous savons que ce Dieu qui s’est projeté par sa respiration dans la matière, nous savons que par nécessité et pour aller au bout du jeu de la loi et de l’évidence de la création, qu’il n’a pu que tomber dans le plus bas de la matière.

    Il ne pouvait pas faire autrement. C’était aller partout ou nulle part. Vous-même vous avez ce même besoin d’expérimenter, de connaître, d’aller jusqu’au bout. Ce besoin aventurier de tout voir à propos de la vie. Si ce besoin d’aventure existe en vous, cela existe dans le Dieu qui est en vous. Vous n’êtes rien que Dieu n’est lui même et vous ne pouvez rien n’être en dehors de ce que Dieu est lui-même.

    Si donc vous avez le besoin d’aller chercher plus loin un Eldorado, d’aller sur la Lune, d’aller sur Mars, d’aller aux confins du système solaire, d’aller jusqu’au cœur de l’atome pour y trouver le secret, quelque chose, c’est parce que Dieu qui est en vous se dit aussi la même chose. “Je veux aller partout, je veux aller plus loin, plus loin, expérimenter, voir, sentir. Je veux tout savoir, tout être, je veux tout connaître. Lorsque j’aurai tout expérimenté, tout vécu, je pourrai commencer à me reposer.”

    Vous cherchez un ailleurs, qu’il soit paradisiaque, religieux, scientifique, ou simplement une aventure, c’est parce que Dieu lui-même est poussé dans la matière par le même sens de l’aventure. Ce qui ne veut pas dire que Dieu a le sens de l’aventure et le besoin de s’aventurer.

    Cela veut simplement dire que lorsqu’il y a création, il y a par cette conscience qui  crée la création, la capacité de jouer complètement et à fond le jeu de la création. Et dans ce jeu, lorsque Dieu arrive à un certain point de l’involution, c’est-à-dire un certain point de la descente dans la matière, dans ce jeu il arrive un moment où il ne peut plus véritablement tricher, c’est-à-dire continuer à être lui-même tout en jouant la matière.

    À un moment donné, il y a un seuil, le seuil où il y a justement la fabrication de ce que l’on appelle l’âme par différentiation avec la monade  qui est le pur Esprit Saint. Au moment où l’on arrive à ce seuil, il faut que Dieu devienne différent de lui-même, sinon il ne peut pas descendre plus loin, il ne peut pas continuer à jouer le jeu. Alors il prend un premier vêtement, l’âme, la lumière de l’âme, l’intelligence de l’âme, la substance de l’âme.

    Et cette âme sait très bien que pour descendre encore, pour jouer encore le jeu, il va falloir qu’elle se voile à son tour, parce qu’elle est tellement belle, elle ne peut pas descendre dans la matière, elle est tellement légère qu’elle n’arrive pas à descendre. Il faut donc qu’elle s’alourdisse et elle va se voiler. Ce qui fait qu’il faut autant de temps et autant d’efforts initiatiques à Dieu pour involuer, qu’il vous en faut à vous pour évoluer. Donc il lui faut faire autant d’efforts dans un laps de temps à peu près similaire pour involuer, descendre dans la matière, qu’il lui en faut pour sortir de cette matière.

    Alors vous allez me dire, pourquoi ? Pourquoi il prend la peine d’involuer, de descendre, de se voiler au fur et à mesure dans les étages ?

    Imaginons un homme qui se trouve en haut d’une tour, d’un immeuble. Il est proche du soleil et de l’air pur. Alors il vit tout nu, parce qu’il n’a jamais froid.

    Mais il est Dieu et cet homme décide de descendre dans la rue. Au fur et à mesure qu’il va descendre d’un étage, il va s’apercevoir que pour descendre, il va devoir être semblable à l’étage dans lequel il descend. Il se trouve qu’à un étage tout est bleu, alors il va se voiler de bleu. À un autre étage, tout est violet, alors il va se couvrir de violet. À un autre étage tout est orange, à un autre tout est vert et se couvre de vert, et ceci jusqu’à ce que tous les plans soient revêtus, soient intégrés.

    Et pour Dieu qui sait tout, qui est tout, qui a été capable de créer l’univers, descendre dans le plan mental et être ce plan mental, c’est quelque chose de très difficile. Autant que cela lui sera difficile, lorsqu’il sera au bas de l’involution, de retrouver son plan mental et d’être ce plan mental.


    Pourquoi Dieu fait-il cela ?

    En premier lieu, comme je vous l’ai expliqué, parce que la création est spontanée.
    En second lieu, c’est parce qu’il y a en Dieu, ou dans le logos que l’on pourrait appeler le logos cosmique, il y a sans cesse des particules qui sont comme neuves, comme si Dieu refaisait sa peau ou ses cellules et qui nécessitent le passage dans la matière, ce passage étroit que représente l’individualisation vécue fortement au niveau de l’homme. Il y a donc ces cellules fraîches de Dieu qui utilisent cette individualisation pour véritablement être le pouvoir de Dieu.

    Ce qui fait que lorsque Dieu descend dans la matière ce n’est pas vraiment sans raison, pas en tout cas les raisons qu’imaginent les hommes, mais il y a qu’en même quelque part une petite raison, un petit intérêt, une petite direction et c’est pour cela que l’évolution existe. Car si Dieu descendait dans la matière parce qu’il ne peut pas s’empêcher de créer, il n’aurait pas besoin d’installer le processus de l’évolution.

    Rien n’est figé, tout évolue pourquoi ?

    Pace que tout à une direction, non pas parce qu’il faut retourner à Dieu.
    Car retourner à Dieu ressemble à quoi ?
    Cela ne ressemble à rien. Essayez de comprendre pourquoi il faut retourner à Dieu ?

    Si Dieu s’est jeté dans la matière et veut remonter à lui-même, c’est parce que sa véritable vie est en lui-même, pas dans la matière. Cependant pour être sa véritable vie, il lui faut initier ses particules à être véritablement lui-même.

    Ce qui ne veut pas dire que toutes les particules de Dieu ne sont pas conscientes d’elle-même lorsqu’elles sont en Dieu. Elles sont conscientes d’elle-même. Seulement lorsqu’il descend dans la matière il se réénergise. Ce qui fait que Dieu n’est pas une éternité comme on le croit, il n’y a pas un Dieu éternel, il y a un Dieu perpétuel. C’est-à-dire un Dieu qui se recommence à chaque fois.

    Ce qui ne veut pas dire qu’un jour Dieu a commencé. Le phénomène même de la vie, le phénomène de Dieu est un phénomène perpétuel, même s’il a commencé nulle part, qu’il a toujours été d’après le Sacro-Saint principe de l’éternité, toujours là, encore là et il sera toujours là.

    La perpétuité est la nature de Dieu et c’est pour cela qu’il descend dans la matière. S’il était fondamentalement éternel, comme les humains le croient lorsqu’ils imaginent tout le concept à propos de l’éternité, votre mort n’existerait pas. La déchéance dans le phénomène naturel n’existerait pas. Un arbre serait planté depuis le début du monde jusqu’à la fin.

    Or tout bouge. Regardez comme la vie est en mouvement. Il y a le printemps, l’été, l’automne, l’hiver. Il y a le mouvement de la mer et des océans. Il y a le mouvement des plaques de la croûte terrestre, le mouvement des étoiles.

    Tout bouge pourquoi ?

    Si tout bouge, c’est que ce principe est une réalité dans la vie divine. Or, si Dieu était éternel comme généralement les hommes croient, cela voudrait dire que Dieu n’est pas en mouvement.

    Dieu est en mouvement, mais comment ?
    Parce qu’il est une perpétuité.

    Lorsque les astres bougent, lorsque les constellations bougent, lorsqu’un océan, les plaques de la croûte terrestre, un animal, un homme bouge de cette façon-là, cela veut dire que l’univers entier imite le mouvement divin. Car tout ce qui se fait en bas, se fait en haut, parce que tout ce qui se fait en haut va être projeté dans le bas, pour répondre à la loi que vous connaissez et que je cite souvent :
    « Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Dieu est avant tout une double fonction. Il y a en lui-même un aspect qui existe et un aspect qui n’existe pas. C’est là où tout se complique.

    Comment aller dans l’abstraction ?

    Je vais essayer de vous y emmener et pour cela essayez de me suivre avec l’esprit décroché, avec le cœur, fermez vos yeux pour mieux faire la chose.

    Comment intuitionner, sentir que Dieu est composé d’une partie qui est et d’une partie qui n’est pas et pourquoi ?

    Cela vient du fait qu’il y a en Dieu une zone où il y a le repos, où il y a non pas l’absence du néant et l’anéantissement, mais tout simplement « Je suis » et ce « je suis » ne prend pas le temps de s’identifier à l’univers, aux formes, aux sons, aux couleurs. Ce « Je suis » est le même principe même de l’âme. Cette âme comme par hasard dit la même chose que Dieu, que cet aspect de Dieu, « Je suis cela », mais simplement « Je suis ».

    C’est-à-dire qu’il y a une part de Dieu qui est une forte présence, une forte plénitude et il y a un étalement de sa présence dans cette plénitude. De la même façon, il y a en vous cette présence que l’on appelle l’âme, que l’on appelle Dieu, et il y a à côté de cela et en cela un autre aspect de Dieu qui ne dit plus « Je suis cela » en tant que présence divine, en tant qu’absence de tout processus identification et de création, il y a tout le contraire dans le sens « Je fais cela ». Donc, je fais la création et je suis la création, je fais la fleur et je suis la fleur.

    Seulement comme rien n’est tout à fait séparé, il y a « Je suis cela » dans « Je fais cela ». Dans la fleur, qui est l’expression de « Je fais cela », il va y avoir « Je suis cela ». C’est pour cela que l’on peut dire qu’existent l’esprit et l’âme de Dieu en toute forme et qu’existe l’âme de Dieu en tout homme. Un homme, même un homme psychologique n’est qu’une forme. Il y a « Je suis cela » dans « Je fais cela » et vice-versa.

    C’est ce qui permet à l’univers d’être, ce que les occultistes appellent une dualité dès qu’il y a extériorisation. Car tant qu’il y a intériorisation, c’est-à-dire tant que Dieu n’est pas dans son phénomène d’expérience, d’identification et de création, il n’y a que « je suis cela » Dieu lui-même compris.

    Lorsque l’autre aspect de Dieu entre en vitalité, le « Je suis cela » devient « Je fais cela ». D’où aussi psychologiquement la grande particularité des hommes à s’identifier à tout ce qu’ils font. Ils se disent : Je suis un ingénieur. Je suis un prêtre.
    Je suis parce que je fais. Ce processus psychologique existe dans l’homme parce qu’il existe dans ce que l’on pourrait appeler la psychologie de Dieu.

    Ce processus d’identification existe dans le divin, mais dans un but complètement différent du but vécu et poursuivi par l’homme lorsqu’il dit : Je suis ingénieur, je suis le pilote de ma voiture.

    C’est pour cela que quoi que fasse l’homme il a le droit de le faire. C’est pour cela que les Maîtres tolèrent tant l’existence d’un plan profane, parce que les hommes font exactement la même chose que Dieu.

    Il faut que petit à petit l’homme apprenne à ne plus s’identifier au fait qu’il est l’ingénieur, mais au fait que c’est le Dieu qui est en lui qui est l’ingénieur pour créer un creuset d’évolution, une société pour les autres âmes.

    Tout ce que vous faites de façon très profane Dieu le fait et vous le faites parce que Dieu le fait. Même le bandit, lorsqu’il tue quelqu’un, il imite Dieu, parce que Dieu tue aussi. On ne soupçonne pas que Dieu puisse tuer. Que fait-il lorsqu’il décide que la nature doit connaître l’hiver, que la fleur doit faner, lorsqu’il décrète que les arbres doivent vivre que deux cents ans ou un homme que soixante ans ?

    Je vous le confirme, Dieu tue. Lorsque le criminel tue son voisin, il imite Dieu, mais de manière très basse, très négative. Lorsque la loi de la nature prévoit que l’arbre doit mourir au bout de deux cents ans, c’est parce que tout le processus d’atomes, et le processus chimique et alchimique qui construit l’arbre ne peut se perpétuer dans un état valable que pendant deux cents ans. Ce n’est donc pas du tout le même
    motif.

    L’homme crée et fait le même acte de Dieu qui est la mort, donc la destruction, le côté Shiva de l’univers, mais dans un aspect complètement négatif et je dirais très humanisé. La divinité en l’homme ne va donc pas commettre cet acte au nom d’un ordre cosmique, mais au nom d’une pulsion émotionnelle ou d’un désir, le désir d’argent ou quoi que ce soit d’autre.

    Pour admettre votre propre mort, la mort de vos proches, pour comprendre aussi la naissance et la mort des étoiles, la dilatation, l’explosion et l’anéantissement des soleils et de l’univers lui-même, il faut comprendre que la mort fait partie de l’univers et de la vie.

    Pourquoi ?
    Puisque Dieu est perpétuel, pourquoi n’a-il pas inventé une vie continue où il n’y aurait pas de phase brute comme la mort ?

    Cela ne peut pas exister parce que dès que l’on tombe dans les lois d’une nature comme une planète, la planète ne peut engendrer la vie que selon des lois très mesurées, très strictes. C’est pour cela que la vie n’est pas partout dans l’univers, la vie physique j’entends.

    Si donc il faut des doses très précises de ceci de cela pour générer une vie physique, pour générer des minéraux, des végétaux, des animaux, des hommes, il est facile de comprendre que ces éléments sont donc concrets. Ce qui est subtil n’a pas besoin de mesure pour effectuer la vie. Ce qui est subtil étale sa vie tout simplement, comme Dieu lorsqu’il dit « Je suis cela ».

    Dès que l’on tombe dans l’infiniment petit, dès qu’il y a concrétisation, cristallisation, on dépend par là même du réseau, du carburant qui peut être mis dans l’atome qui va générer la création, qui va générer la matière, le corps humain. Tout dépend donc du réservoir.

    Lorsque l’on va concrétiser, matérialiser, on va nécessairement, parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement, rétrécir l’atome qui existe dans les plans subtils pour devenir un atome concret sur le plan physique.

    Cet atome concret représente un petit réservoir d’énergie. Il n’est plus grand, étalé et pouvant voyager dans l’univers, dans les dimensions. Il est très petit, sur le plan physique et il ne dispose que de son réservoir propre d’énergie pour vivre et pour perpétuer par exemple un chêne ou le corps d’un homme.

    Ce qui veut dire que ce réservoir va nécessairement un jour s’épuiser, d’où la mort. Lorsqu’un corps meurt, c’est parce que dans tout le réseau d’atomes qui le compose il n’y a plus d’énergie.

    Qu’est-ce que cela veut dire, plus d’énergie ?

    Est-ce que cela veut dire que la matière meurt avant que l’âme se retire ? Non.
    Parce qu’il faut comprendre ce qu’est véritablement l’énergie. L’énergie ne va être la vibration ou le feu mis à l’intérieur de l’atome, mais ce feu sera actif et rayonnant  suivant la potentialité du réservoir d’énergie qu’il représente et sera en relation directe avec le motif de son existence.

    Par exemple, si l’on prend un atome qui constitue un arbre, on s’aperçoit que cet atome dispose d’un certain quota d’énergie et que cette énergie va permettre ensuite à l’arbre de régénérer ses cellules, de se transformer, de grandir, de se réparer, de se soigner et d’exister. Lorsque ce quota d’énergie sera terminé, l’arbre n’arrivera plus à se régénérer et ses cellules vont d’ailleurs stopper la régénération. C’est là que va se déclencher un processus de dégénération et automatiquement l’arbre va mourir.

    Il en est de même pour tout ce qui existe, même pour la planète terre, pour les astres, pour l’univers. Par rapport à l’homme, qu’est ce que cela donne ?

    Le quota d’énergie qui est à l’intérieur des atomes qui composent l’être humain et en relation directe avec le quota d’énergie dans l’atome qui compose la vie de l’âme. Si on essaie d’imaginer l’âme au niveau de l’âme, c’est-à-dire à ce palier différent de Dieu, pour imaginer correctement l’âme, il ne faut pas l’imaginer comme un grand soleil, une grande conscience qui sait tout. Il y a forcément atome, tout passe par l’atome, même l’âme. Dès qu’il y a différenciation de Dieu il y a construction de l’atome.

    Pourquoi l’atome ?

    Parce que c’est le plus petit symbole capable de ressembler à Dieu. Que font les ésotéristes quand ils veulent représenter l’esprit de Dieu ? Ils font un cercle. Lorsque l’on veut propulser Dieu dans la matière ce sera toujours en imitant le cercle, donc les atomes. Donc aussi, la rotondité plus ou moins parfaite des planètes et de tous les astres, de vos différents corps, de l’univers, cars l’univers est comme un ballon.

    Lorsque votre corps astral se décolle du corps physique et qu’il ne se profile plus le long des formes des membres, automatiquement vous devenez une sphère.  C’est pour cela que beaucoup de Maîtres apparaissent en tant que sphère lumineuse. Comme ils n’ont plus de corps depuis très longtemps il n’y a plus de superposition et on ne voit que des sphères.

    Puisque tout est rond, pourquoi l’homme à la forme qu’il a ?

    Pour comprendre la forme de l’homme, il faut s’en remettre au fonctionnement de la nature de la planète. C’est-à-dire, en supposant qu’il existe une autre vie physique ailleurs, si les lois de la nature sont différentes sur cette autre planète, la forme des hommes sera aussi différente.

    Un homme est construit selon des proportions, parce qu’il est un élément de la nature et un élément divin. Mais son corps appartient avant tout à la nature et est une production de la nature. D’où aussi comme le disent certains initiés son apparente imperfection, par exemple, sa capacité à être malade, à être difforme, parce que le corps est une affaire qui appartient à la nature et au fonctionnement naturel.

    Le corps de l’homme a ce type d’apparence, parce qu’il est proportionné par rapport aux lois physiques dans la nature, et l’on retrouve dans le corps de l’homme toutes les lois qui existent dans la nature, dans une proportion égale à leur prédominance dans la vie de la nature. L’homme est avant tout une proportion, une proportion de lois, comme si la loi à un moment donné devenait mesurable.

    Puisque le mouvement existe dans la nature, l’océan bouge, les oiseaux volent, il y a le jour et la nuit, donc si l’on crée une humanité, nécessairement il va lui falloir obéir à la loi de la nature d’abord. Donc cette humanité va bouger, c’est-à-dire qu’elle va marcher, il lui faut donc des jambes. On ne construit pas des jambes pour le plaisir de montrer des jambes, mais pour qu’un mouvement ait lieu. Et ainsi de suite pour tous les membres, pour tous les organes, pour tout ce qui compose le corps humain.

    Vous êtes une somme de lois proportionnées, d’où à l’intérieur de l’homme, dans sa conception, la grande présence du nombre d’or, la technique et la magie des nombres.

    Pourquoi une main a cinq doigts ?

    Pour écrire ? Non. Mais parce qu’il y a manifestation de tout l’aspect supérieur de l’homme, l’aspect supérieur de Dieu. Avec les mains on lance des énergies, et le mage, l’homme du septième rayon sait ce que je dis. Un homme ne peut pas exister s’il n’a pas de mains, parce qu’il ne peut pas capter et envoyer des énergies.

    Regardez tout ce que font les guérisseurs et certains voyants avec les mains. Dans la main, il y a une proportion magnifique, divine qui s’exprime, qui est la capacité de manipuler l’univers, concrétiser l’univers, comme un potier fait sa poterie. Ce qui va le mieux permettre à l’homme d’imiter l’acte créateur de Dieu, va être, avant de passer par la tête, de passer par ses mains.

    Avant d’être un penseur, car l’homme se targue et est très fier d’être aujourd’hui un philosophe et de pouvoir infiniment parler de Dieu et des problèmes de chômage, l’homme avant tout est un fabriquant, donc un artisan. C’est en essayant d’imiter l’acte créatif de Dieu que son intelligence d’homme, donc sa pensée est née. Il n’y a pas eu d’abord la pensée et ensuite la capacité d’utiliser la main.

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Tant que l’on ne touche pas la matière en étant artisan ou artiste qui manipule les formes, les sons, les couleurs ou les émotions dans le théâtre, on aura beaucoup de mal à exercer une pensée qui soit propre et qui soit fondamentale, parce qu’il n’y a pas de vécu, de rencontre avec la matière.

    C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, il y a beaucoup de philosophes, beaucoup de penseurs qui vous semblent complètement farfelus, dans les nuages, parce qu’ils se gargarisent, comme vous dites, avec des mots et des abstractions et que cela ne contient rien de divin, rien d’humain, rien même de philosophique. Ce sont simplement des notions que l’on envoie en l’air pour simplement avoir le plaisir de penser.

    Toutes ces pensées, cette capacité à jongler avec cette substance mentale trouverait son sens et une immense envergure initiatique si l’homme y rajoutait la rencontre avec la matière, comme le fait l’artisan, comme le fait l’artiste.

    Bien sûr il faut que cette rencontre avec la matière soit bien vécue, car c’est ce qui peut par là même causer beaucoup de problèmes, c’est ce qui peut aussi causer des artistes mal inspirés. Il faut prendre contact avec son propre potentiel créateur et vous ne pouvez pas vous en empêcher.

    Tout le corps humain remplit des fonctions divines accordées aux fonctions naturelles. Je dirais, plus exactement, que le corps est composé d’après le type d’incarnation que peuvent faire les énergies divines dans la nature d’une planète. De la même façon que les énergies divines vont être typées dans votre corps, elles sont aussi typées dans la nature.




    Je voudrais que vous essayiez de garder au fond de vous ce petit essai de comprendre la nature de Dieu, comprendre cet aspect binaire de Dieu, cet aspect qui cependant est unique. Car lorsque l’on parle d’un Dieu unique, c’est-à-dire que d’un point unique il y a création de deux points qui deviennent la dualité et ainsi la création a lieu, l’humanité a lieu, c’est faux.

    Il faut comprendre qu’il y a l’unique qui se propulse dans la création et à côté l’aspect de Dieu différent. Ainsi vous avez véritablement le sens de ce qu’est Dieu.

    Si l’on croit que Dieu est un et qu’il se sépare en deux, en quoi se sépare-t-il ?
    En positif en négatif, oui. Mais qu’est ce que cela veut dire ?
    Cela n’est pas compréhensible. Il y a donc un Dieu qui n’est pas et que l’on appelle le néant, mais qui est au contraire une grande présence. Cela ressemble au néant pour l’homme, car pour Dieu, ce n’est plus être ce qu’il est humainement.

    Donc, il y a un côté néant et un côté existence. C’est là où Dieu devient le binaire dont parlent les occultistes. Ce qui ne veut pas dire que ce côté binaire de Dieu est fondamentalement différent de l’aspect unitaire de Dieu. Car l’unitaire continue à exister puisqu’il est une part même de l’aspect binaire.

    Simplement pour que la vie existe, lorsqu’il y a ce respir, lorsqu’il y a l’entrée en action de ce rayon trois, lorsque l’heure sonne, lorsque le rythme arrive, il faut qu’existe ce double jeu qu’est capable de vivre Dieu : « Je fais cela ».

    On peut appeler cela le négatif bien sûr, mais cela devient le négatif, le réceptif, le féminin aussi, uniquement lorsque cette loi tombe dans le règne d’une nature physique, donc dans le règne de la nature d’une planète. Tant que cela reste au niveau cosmique cela n’est ni négatif, ni féminin, ni réceptif. Ce sont tout simplement des potentialités de l’autre aspect de Dieu. Mais lorsque cette potentialité tombe dans le règne de la nature d’une planète, automatiquement ce potentiel devient le réceptif, le négatif, le féminin par opposition au positif, au principe émetteur et au masculin.


    C’est sur ces mots que je vous quitte. Je vous conseille d’aller toujours plus loin dans cette prise de conscience de votre propre aspect binaire. Par là même vous arriverez mieux à frôler la nature de Dieu, sans plus voir, en vous, de dualité, de conflits, ni de contraintes à la matière et à la personnalité. Soyez simplement ouvert. Équilibrez un peu votre vie en imitant la vie de l’âme dont vous ont parlé tous les Saints, les Maîtres et les prophètes et vous allez voir que vous pourrez intuitionner cette part de Dieu qui est en vous et qui est « Je suis cela ».

    Je vous salue.

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  • Dieu est tout en tout - 4/5
    (Tout est dans le tout
    et le tout est dans tout)

    Pourquoi Dieu descend-il dans la matière ? - 5/5
    La nature de Dieu



    C’est pour cela qu’à travers toutes les religions, les Maîtres, les Saints, les Prophètes, essaient de vous faire comprendre en le criant très fort, vous êtes tous frères.

    Pourquoi crient-ils cela ?

    Pourquoi à travers les siècles ils sont même devenus ridicules à force de le dire, alors que toute la vie sociale et physique semble organisée comme n’étant pas une fraternité.

    Suite 4/5

    Pourquoi est ce qu’ils le crient autant?

    Est-ce pour que vous vous aimiez les uns les autres?
    Est-ce pour que vous soyez des petits angelots bien tranquilles, très gentils, qui soient  capables de partager le bien entre eux?
    Non. Sachez que la vérité n’est jamais morale. La vérité est toujours fondamentalement séparée et elle ne sera jamais sœur d’une quelconque manière avec la moralité. C’est quelque chose de complètement différent. La moralité est une tentative qui ne découle pas d’une aspiration vers la vérité, ou d’un cheminement vers la vérité.

    La moralité découle du septième rayon, de l’ordre, de la technique. C’est donc aussi une forme de rangement, une forme d’ordonnancement des gens, d’une société, d’une culture. C’est une forme très souple bien sûr, parce qu’elle ne fait de mal physiquement à personne, même si elle peut créer parfois des maux. C’est une forme de dictature, c’est une forme de domination.

    La domination, la dictature n’existe que par le septième rayon, et pas du tout pas le premier rayon qui est le rayon du pouvoir. On pourrait croire que la dictature vient du premier rayon, mais c’est faux. Le guerrier, lui, va naître du premier rayon.

    Lorsque l’on voit un guerrier très actif, très passionné, on peut conclure qu’il est du premier rayon, ou qu’en lui, il y a l’existence d’un premier rayon pas assez évolué encore. Tandis que le dictateur est plus froid, il ne prend pas plaisir à la bataille, il laisse se batailler les autres, il instrumente les autres pour s’accaparer le pouvoir. Celui-là est très mental, il n’est pas le passionnel qui se rue sur le champ de bataille, il est très mental et appartient au septième rayon.

    Donc, la moralité sera toujours séparée de la vérité. La vérité est quelque chose de complètement différent. La vérité peut parfois ressembler à un sens moral, mais ce sens moral ne sera pas exclusif, il sera inclusif.

    C’est-à-dire que celui qui détient la vérité sera capable de comprendre l’autre, de comprendre l’action de l’autre et d’être la justice s’il faut la justice et d’être la tolérance si la tolérance est nécessaire. Tandis que celui qui est la moralité ne va pas comprendre, il va émettre des verdicts, des diktats et automatiquement l’individu qui ne cadre pas dans ce règlement va être éjecté, brûlé, emprisonné.

    La vérité est donc quelque chose d’inclusif, quelque chose qui va fermer toutes les circonstances avant d’émettre un choix, un jugement et de catégoriser.

    Revenons à ce Dieu qui existe en unité dans le ciel et en multiplicité  sur les planètes.

    Si donc les Prophètes, les Saints, tous les Maîtres les guides et tous ceux qui ont quelque part la conviction vivante que Dieu existe, que l’amour existe et que l’amour est possible, tous ces gens-là crient que vous êtes frères.

    Vous êtes fondamentalement frères parce que vous êtes un seul et même Dieu. Non pas parce qu’étant divers il se trouve que la spiritualité veut que vous fassiez la paix entre tous et que vous vous comportiez de façon réglementaire par rapport aux harmonies divines.

    Vous êtes frère parce qu’en vérité vous êtes tous ce même Dieu. Il n’y a aucune différence, même si aujourd’hui vous êtes Pierre et que l’autre est Paul ou Valérie, ce n’est pas cela qui compte. Ce qui compte, c’est lorsque l’on s’intéresse à la source de la vie, il n’y a qu’un seul et même Dieu.

    Alors vous allez me dire que s’il y a une seule et même âme pour l’humanité, un seul est même pouls pour le monde, un seul et même Dieu en expérience et en vie dans le cosmos, pourquoi s’est-il multiplié?
    Pourquoi nous a-t-il créés si différents les uns des autres, avec des rayons, des initiations, avec des règnes d’évolution, pourquoi cette diversité?

    Il est logique que vous vous posiez la question, cependant y répondre totalement et fondamentalement réclamerait de nombreuses heures. Je vais donc résumer.

    Essayez de me capter plutôt que de me comprendre et je vous assure que vous arriverez à un meilleur travail, je vous l’assure. Même si vous n’avez rien compris à ce que j’ai dit, du moment que vous intuitionnez quelque chose, vous allez repartir avec quelque chose.

    Pour essayer un peu d’approcher cette compréhension de l’unité devenue multiplicité et dans quel but, il faut comprendre que toute la vie du cosmos n’existe que par une seule et même substance que l’on pourrait par exemple appeler Dieu. Dieu qui crée l’univers et Dieu qui entre dans l’univers et qui crée ensuite les humanités, tout est de la même substance.

    Cela veut donc dire que Dieu ne peut créer l’univers qu’avec lui-même, qu’avec son propre matériau et que Dieu ne peut ensuite animer cet univers, que ce soit en constellations ou en humanités qu’avec toujours et encore son propre matériau, c’est-à-dire lui-même. 

    C’est pourquoi il y a des écoles qui ont le symbole du serpent se mordant la queue. Cela symbolise non pas l’initié revenu au point d’émission, donc au point de réintégration.
    Cela signifie que Dieu est tout en tout. Il est donc la peau du serpent, l’extérieur du cosmos, il est le centre crée par le fait que le serpent se retourne sur lui-même, il est aussi le centre que l’on pourrait appeler le centre mystique de l’univers donc le besoin d’évolution. L’appel que chacun connaît vers une perfection que l’on se situe dans le règne minéral, végétal, animal, ou humain. Tout va vers une perfection.

    Lorsque l’on s’aperçoit que Dieu est le matériau de tout, on peut commencer à s’interroger du pourquoi de l’expérience. Je comprends que Dieu est la brique et l’âme de l’univers, mais pourquoi dans quel but?

    Il se trouve dans l’univers des lois qui fonctionnent d’elles-mêmes. C’est-à-dire que les lois n’existent pas en dehors de Dieu. Les lois sont Dieu. Observez ce qui est écrit dans votre Bible: Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu.....

    Le verbe est toujours associé à Dieu, pourquoi?
    Qu’est-ce que le verbe?

    Si l’on transpose le verbe dans le langage ésotérique actuel, on s’aperçoit qu’il est le troisième rayon, soit l’intelligence active. L’intelligence active est tout le réseau des lois qui sous-tend l’univers et qui crée l’univers. Ce qui fait que dans la Bible, de votre Bible est écrit le pourquoi de la création.
    Au commencement était le verbe, au commencement était la loi et la loi était Dieu, et la loi était en Dieu et avec Dieu.

    Maintenant pour comprendre cette première traduction de l’ouvrage ,il faut essayer de percer le sens de la loi.
    Qu’est-ce que la loi?

    Si la loi n’est pas une règle, un pouvoir auquel vous devez obéir, qu’est-elle ?
    La loi est un fonctionnement et un fonctionnement s’établit toujours sur des règles pour fonctionner. C’est pourquoi, que l’homme lorsqu’il va être lui-même en fonctionnement ou en rapport avec un fonctionnement, que ce soit un fonctionnement physiologique, ou en rapport avec la terre ou cosmique, il va devoir faire en rapport avec les règlements qui tiennent ce fonctionnement.

    C’est pourquoi, si vous vous mettez à trop manger, cela ne correspond pas à la loi et au fonctionnement physiologique, vous allez grossir ou devenir malade. Et celui qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez va dire: Mais pourquoi Dieu a inventé le rationnement des sens? Pourquoi est-ce qu’il a inventé la capacité de pouvoir goûter avec la bouche les mets si divers pour que je m’abîme dans cette dépendance.

    Dieu ne sait pas soucié de créer le goût, la bouche, le plaisir et s’est dit, là je vais positionner les pièges et l’on va voir ce que l’on va voir quand le petit homme va s’incarner.

    S’il existe réseau de sens, un réseau de capacité à éprouver, ce n’est pas pour que l’homme s’y attache comme il le fait, mais tout simplement pour qu’il reconnaisse la chose qu’il a en face de lui. Car si physiologiquement vous avez besoin de manger une pomme, parce que la pomme va pouvoir vous épurer, va pouvoir vous apporter les vitamines et les minéraux dont vous avez besoin, si l’on ne vous permet pas de reconnaître ou d’intuitionner que vous avez besoin d’une pomme, vous allez mourir, parce que vous ne saurez jamais que vous avez besoin des minéraux et des vitamines qui se trouvent dans la pomme. Vous mangerez n’importe quoi parce que tout aura le même goût.

    Pour que votre corps puisse articuler ses besoins et puisse donc fonctionner en tant qu’intelligence, il faut qu’il ait les moyens d’expérimenter le plan physique, donc la nourriture. Il est tout à fait normal qu’une intelligence physique soit adaptée et cette intelligence s’appelle par exemple le goût. C’est le goût qui va guider l’individu qui s’est incarné pour savoir ce dont son corps à besoin.

    L’âme ne sait pas si elle a besoin de vitamine A ou B, de minéraux ou d’eau. L’âme est étrangère au corps, l’âme n’est que conscience. Lorsqu’elle descend dans un véhicule physique elle ne comprend pas ce qu’il lui arrive. Elle se dit: Tiens ça fonctionne bizarrement cette mécanique. Si l’homme ne savait pas identifier la soif, il mourait de soif. Seulement en lui, en plus du goût, se trouve tout un réseau de sensations qui se loge tout le long des nerfs et qui permet à chaque cellule de communiquer avec l’intelligence du cerveau qui gère la décision. 

    Lorsqu’une cellule à besoin d’eau, elle envoie par le système nerveux le besoin d’eau, que reçoit le cerveau automatique besoin d’eau, besoin d’eau. Que dit l’âme qui s’est incarnée ou l’être qui est l’aboutissement de ces deux principes physique et spirituel, il se dit: j’ai soif.

    De la même façon tout à lieu lorsqu’un homme se dit j’ai besoin d’amour, j’ai besoin d’être aimé. C’est le même fonctionnement. Cela ne veut pas dire que toutes les âmes de l’univers se jettent dans l’incarnation pour trouver l’élu de son cœur et que la vie ne peut pas exister si l’on n’a pas l’amoureux ou l’amoureuse.

    Seulement il se trouve que la vie psychologique va émettre ses besoins et cette vie psychologique va sentir qu’elle a besoin de chaleur et elle sait très bien que cette chaleur vient de l’amour des autres. Donc cette psychologie va dire: besoin d’amour, besoin d’amour. Et que va faire l’homme qui est l’aboutissement des deux plans, il va se dire: j’ai besoin d’être aimé. Il faut que je trouve un amour et il va crier à son partenaire aime-moi, je t’en supplie, je suis trop malheureux si tu ne m’aimes pas.

    De la même façon tous les aspects physiques, psychologiques, mentaux de l’individu vont réclamer leur nourriture. Cela vient du fait que l’individu, l’âme qui s’incarne, s’incarne dans un réseau d’intelligence. Il y a une intelligence que l’on pourrait appeler astral et qui va réclamer de l’émotion, donc son comptant de vibration. Il y a le plan mental qui va réclamer son type de nourriture, donc de la pensée, des idées, de l’abstraction. Et il y a le plan physique qui va lui aussi réclamer son dû, ses vitamines, ses minéraux, son repos. Et ce réseau d’intelligence ne pourra pas faire autrement que de nourrir tous ces plans.

    Seulement s’il est facile de comprendre que l’on peut faire tenir le corps tranquille avec des vitamines, on ne comprend pas comment on pourrait faire tenir tranquille le corps astral, alors que l’on a tous besoin d’amour. On ne comprend pas non plus comment on peut faire tenir tranquille le corps mental, alors que la pensée vient d’elle-même, qu’elle explose et prend l’individu.

    Si l’on essaie de contrôler ce corps mental, astral ou physique, on s’aperçoit que l’on est complètement dépassé, parce que le corps, même s’il est futile, continue de réclamer sa nourriture.

    Si donc l’individu qui est en incarnation vit sur le plan de l’émotion, sur le plan astral, il va s’apercevoir que le plan astral va réclamer énormément de nourriture. S’il vit sur le plan mental, il va s’apercevoir que ce plan va réclamer énormément de nourriture mentale.

    Pour donc se dégager du mouvement et de la boulimie de ces différents corps, il faut tout simplement se placer au niveau de l’âme et plus de problème.

    Que veut dire se placer au niveau de l’âme?

    Cela veut dire ne plus jouer le jeu des balanciers et de ne plus être captif de l’interaction des pôles. Un jour dans le noir, un jour dans le blanc, un jour dans les idées positives et un jour dans les idées négatives, un jour ingénieur, un jour balayeur. 

    Être avant tout une âme, et ensuite, cette âme ira largement manipuler les substances des corps qui se trouvent en dessous d’elle. Alors que dans la vie des gens il se passe complètement le contraire. L’âme est complètement manipulée par les corps qui se trouvent en dessous d’elle. C’est pour cela qu’il y a malheur, c’est pour cela qu’il y a crise existentiel, angoisse, terreur.

    Si au contraire l’homme se positionne au niveau de son âme, même s’il ne sait pas où est son âme, mais qu’il essaie chaque fois d’être semblable à ce que tous les Saints, les Maîtres, les Guides ont dit et redit à propos de la nature de l’âme, tout rentre dans l’ordre.

    Si l’on vous dit les choses, ce n’est pas pour que vous les connaissiez, c’est pour qu’un jour vous essayiez de les imiter. C’est complètement différent. Si l’on vous parle de l’âme, ce n’est pas pour vous rassurer en vous disant:  vous ne mourrez jamais parce que vous êtes une âme. Si l’on vous parle de l’âme, ce n’est pas pour vous parler de Dieu et sucrer votre après midi avec de grandes réalités métaphysiques.

    Si l’on vous parle de l’âme, c’est pour que vous essayiez, lorsque vous êtes chez vous, lorsque vous êtes à votre travail, dans votre voiture, dans l’autobus, face à un drame, face à un décès, c’est pour que vous essayiez d’être l’âme dont on vous a parlé. Sinon à quoi cela vous sert de savoir que l’âme existe ?

    C’est une chose qui à ce moment-là n’existerait pas pour vous. Oui, l’âme, l’âme, les corps subtils, les maîtres, les guides. Bien sûr on connaît tout ça, en attendant  j’ai toujours mon problème de facture. Et c’est vrai, malgré tout cela il y a toujours le problème de facture à la fin du mois. Il y a toujours la peur entre les époux, parce que la femme rentre trop tard et que le mari très possessif bat sa femme.

    Mais ce sont ces femmes qui se tapent elles-mêmes sur les doigts. Car cela revient au même, donner à l’autre le pouvoir de vous battre, cela revient au même que de vous frapper vous-même.

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Est-ce que pour tirer une conclusion de ce que je viens de vous énoncer, dès demain vous devez vous remonter les manches et vous battre dans les couloirs ? Non bien sûr. Ce n’est pas une bagarre générale que je veux déclencher, quoique si elle est faite dans ce but-là, dans cette raison-là, pour nous, ce serait l’occasion véritablement de rigoler. Mais je  ne veux pas déclencher de western.

    Simplement, je veux faire comprendre aux individus qui sont prisonniers d’un autre individu ou d’une situation, je veux leur faire comprendre qu’il ne faut pas mettre du ketchup karma partout, parce que le goût de toute façon ne sera pas meilleur. La chose ne passera pas, personne n’aime être frappé et ce n’est pas en se disant : c’est sans doute mon karma que l’on arrivera à l’accepter et à pardonner à son mari, c’est impossible. Un jour ou l’autre la haine va ressortir et un jour ou l’autre cela va être catastrophique.

    Ce qu’il faut donc, ce n’est pas faire prévaloir sa propre puissance, mais de faire prévaloir l’amour. De quelle manière dans un couple déchiré de cette manière va-t-on faire prévaloir l’amour ?

    La femme va penser que c’est en se soumettant. Pas du tout. C’est au contraire en essayant d’initier son mari au respect de l’autre. C’est pourquoi, eh ! bien pour la première fois, il faut frapper et il ne faut pas hésiter. Bien sûr si l’on est une petite femme on prendra une poêle à frire. Je vous le dis, n’hésitez pas.

    Pourquoi est-ce que je recommande ce genre d’intervention dans le premier acte ?

    Je ne favorise pas la violence et je ne veux pas inspirer et légitimer le recours à la violence. Je dis tout simplement que face à certaines situations sclérosées, car si l’homme frappe sa femme, c’est parce qu’il en a l’habitude. Si la femme déclenche  une psychose à l’idée de rentrer tard, c’est parce qu’il en a l’habitude de la frapper, a l’habitude d’exiger qu’elle rentre à telle heure.

    Donc, quelque part l’homme, le mari, est complètement prisonnier d’une sorte de fixation, de folie et de la possessivité et pour donc dans un premier temps briser cette fixation, il va falloir prouver que l’on est quelqu’un d’autre. Donc il va falloir ne plus accepter les coups et s’il le faut en donner, pour briser l’idée que le mari va pouvoir continuer à frapper. « Maintenant tu ne me bats plus, sinon c’est moi qui frappe. C’est clair ? »

    Vous allez voir qu’en renversant les polarités du pouvoir, vous allez non seulement vous réserver une vie meilleure, mais en plus vous allez initier l’autre. Car si pour vous il ne faisait pas partie de votre karma d’être battue, il est certain que celui qui vous bat se fait un karma, et qu’à son tour, dans une autre vie, pour lui c’est juste la loi sera un véritable karma et la loi s’établira comme devant être un homme ou une femme frappée. Donc celui-là sera véritablement en train de purger un acte ancien.

    Mais toutes les choses qui arrive sur la terre et Dieu sait qu’elles ne sont pas en majorité bonnes, il n’y a qu’à regarder la vie de ses voisins ou sa propre vie pour s’apercevoir que ce qui arrive le plus souvent est négatif.

    Comment donc un homme peut-il avoir suffisamment de masochisme pour penser que tout ce qui lui arrive de négatif est forcément son karma ? Il faut être vraiment masochiste pour penser ça. Aujourd’hui une tuile me tombe sur la tête, c’est mon karma, j’en suis sûr. Dans l’ascenseur ma voisine m’a giflé, ce doit être mon karma, je dois être trop orgueilleux. Je me retrouve encore une fois au chômage, le karma n’arrête pas de m’accabler. Et au bout de 40 ans, à force de penser que karma est toujours là, on retrouve qu’un petit filet de disciple qui essaie timidement de bouger encore ses dix doigts dans la matière. Parce qu’il s’est mis sur le dos tout le karma du monde et un karma qui n’existe pas.

    Ce qu’il faut comprendre là-dedans, c’est que l’individu qui est incarné dépend des lois d’une société, des lois que sont capables d’émettre les groupes humains en évolution. Si ces groupes ne sont pas suffisamment évolués, automatiquement les lois qu’ils vont générer, les exigences qu’ils vont générer, le type de vie qu’ils vont créer, vont être la conséquence directe du manque d’évolution.

    C’est pour cela, lorsque vous remontez dans le temps, vous vous apercevez que l’on vivait moins bien, dans une moins grande sécurité et plus difficilement au moyen âge par exemple. Vous reconnaissez les avantages de la sécurité sociale et de l’école. Il y a là, tout un réseau social qui porte l’individu, et l’individu est sûr de trouver un refuge ou de trouver un épanouissement dans ce réseau.

    Mais pour que ce réseau soit véritablement un confort, un lieu de partage, il faut que le groupe qui construit ce réseau soit un groupe évolué. Lorsque l’on regarde la société actuelle et lorsque l’on accuse Dieu de tous les maux qui existent dans la société, on s’aperçoit que ce sont les hommes qui créent ces maux. Dieu n’a pas créé la société, les Maîtres n’ont pas créé la société. Les Maîtres inspirent des structures, inspirent des nations et la constitution de communautés. Mais de communautés au sens très large du terme, c’est-à-dire au sens de Nation et de Patrie, pour que ces communautés soient un creuset d’évolution, pour que l’on y apprenne quelque chose. Il faut donc qu’il y ait une structure pour que l’on soit un homme et non pas un animal qui va couler ses jours sur la terre.

    L’homme est différent de l’animal, de la fleur, et de tout ce que l’on voudra qui est en dessous de lui, de tous les autres règnes, parce qu’il a l’autorisation, le pouvoir, le devoir et la liberté gigantesque de dessiner sa vie. Un minéral ne dessine pas sa vie, un singe non plus. Pour toute sa vie de singe il est un mangeur de bananes, grimper aux arbres.

    Par contre qu’est l’homme ?

    L’homme est fondamentalement différent, c’est un créateur. Donc en faire simplement un paysan sur son coin de terre qui va faire pousser sa pomme de terre, sa courgette et sa carotte, ce n’est pas cela vivre, attendre que la vie se passe.

    Si donc l’homme va de plus en plus vers une vie qui paraît artificielle, parce qu’elle devient de plus en plus sociale, technique, intellectuelle et que la vie naturelle semble disparaître, si l’homme commet cet abus, s’il détermine ce cheminement, c’est que l’homme est avant tout un penseur et un créateur.

    On ne peut pas sans cesse penser et créer si le réseau d’évolution s’en tient uniquement à être un planteur de pommes de terre. Tout a commencé dans le rural pour aller vers la ville. Lorsque je dis cela, je ne veux pas dire que tous ceux qui sont à l’heure actuelle agriculteurs ou paysans sont des gens de petite évolution. Il ne faut pas tout confondre, il faut être intelligent et lorsque je parle, savoir transposer à des plans supérieurs.

    Lorsque l’on regarde dans le passé de l’évolution, on s’aperçoit que lorsque l’homme a commencé à cultiver la terre, il a commencé une forme d’intelligence. L’agriculture ou l’approche de la domestication de la nature était déjà pour lui un éclair d’intelligence. Il était donc normal qu’il lui faille beaucoup de temps pour aller jusqu’au bout.

    Puis ensuite est venu le travail du fer où on a commencé à domestiquer des formes plus dures, plus complexes de la nature. Ensuite est venue la domestication du milieu, de l’environnement. On a commencé à faire des canaux ou avoir l’idée de faire des canaux, de faire l’irrigation. Puis on a domestiqué la substance que représente la vie individuelle et à ce moment-là on a véritablement commencé à penser.

    Ce qui ne veut pas dire qu’avant l’homme ne pensait pas, il avait une pensée attachée au développement de l’agriculture, à la domestication des métaux et de l’environnement, mais il  n’était pas une pensée libre pour pouvoir penser.

    Penser à quoi ?
    À sa liberté, au pourquoi de la pousse d’une carotte, et analyser cette pousse. Penser au mouvement des vents, au pourquoi de son existence, s’interroger à propos d’une source, d’un feu, d’un Dieu, d’un culte.

    Ainsi toute la vie que vous connaissez aujourd’hui a pu petit à petit avoir lieu. À l’heure actuelle, ce n’est pas que l’homme manque de nature ou de naturel, une ville est une chose très belle, même si c’est une ville en béton. Il ne faut pas systématiquement retourner à la ferme pour être un bon disciple et pour être heureux. Il faut simplement aménager à l’intérieur de la ville des endroits où la nature a encore sa place, donc aménager des grandes allées d’arbres, de fleurs et de pelouse, des points d’eau, des points de repos.

    Ainsi la ville va devenir quelque chose extraordinaire et quelque chose de puissant parce que c’est là que l’homme va pouvoir rencontrer un autre homme et qu’il va pouvoir parler de Dieu.

    Tandis que si l’homme se met en exile en montagne ou dans une ferme très loin dans la campagne, il ne rencontrera jamais un autre homme. Le choix de ces expériences va être fort restreint et il va être en sommeil le restant de sa vie. Donc il n’y a pas de meilleur endroit, l’endroit où se trouvent tous les autres hommes, pour aimer, pour aider, pour être Dieu et pour rencontrer Dieu.

    Bien sûr, pour que la psychologie soit en équilibre, que la nature soit en équilibre, la nature humaine soit en équilibre et que son corps soit une santé, il faut y inclure encore des espaces naturels et à ce moment-là la ville ne représente plus aucun problème.

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  • La seule vérité est le Soi - 3/5

    Dieu est tout en tout - 4/5
    (Tout est dans le tout
    et le tout est dans tout)

    Pourquoi Dieu descend-il dans la matière ? - 5/5
    La nature de Dieu

     


    De la même façon, vous ne pourrez penser que dans la mesure où une énergie va être attirée, même si vous pensez mal. Vous allez donc ouvrir une porte, car c’est plutôt comme cela que ça se passe, au moment où vous pensez, où vous émettez une prépensée, automatiquement il y a une sorte de valve qui s’ouvre dans votre corps astral, votre corps éthérique ou votre corps mental. Tout dépend de l’endroit où vous vibrez à l’instant où vous pensez ou vous faites la chose.


    Suite

    Cela se passe presque simultanément en fait. Il n’y a pas d’abord un désir de penser, l’homme ne se dit pas je vais penser, je dilate mon corps astral, je reçois l’énergie, maintenant je peux penser et émettre ma pensée. Tout cela se fait en même temps avec un très léger décalage imperceptible par la notion de temps des hommes. Seul un Maître peut voir ce type de décalage. Heureusement d’ailleurs, car c’est à ce moment qu’il peut intervenir parfois auprès de ses disciples pour dire non, attention, ne pense pas ça, ne fait pas ça. Et l’on se trouve par là même coupé d’une sorte d’automatisme qui aurait abouti à l’expression d’une pensée ou d’une action. Et l’homme se dit : tiens j’allais faire ça et j’ai été empêché, ma conscience m’a retenu, mon guide m’a empêché.

    Ce qu’il faut donc comprendre c’est que l’individu n’est pas une structure figée. Il n’y a pas le corps physique, le corps éthérique autour qui fait son circuit éthérique et qui ne sort pas de ce circuit-là. Il n’y a pas après le corps astral qui fait son petit circuit d’émotions et de réactions. Il n’y a pas ensuite le corps mental qui fait son petit circuit de pensées, de principes, d’attractions.

    Tout cela au contraire se dilate exactement comme un cœur. Les ventricules d’un cœur qui s’ouvrent et se ferment pour prendre et envoyer l’énergie. Car la concrétisation d’une émotion ne peut avoir lieu que comme cela. L’homme ne pourrait avoir aucune émotion, même avec un corps astral, si une énergie ne lui était pas donnée pour faire vibrer cette émotion.

    Lorsque l’on joue du piano, on a beau avoir les touches et savoir jouer du piano, le piano lui a besoin de l’espace, de l’air pour faire résonner la note. Mettez un piano dans un espace où il n’y a pas d’air, vous n’obtiendrez aucune note.

    Donc, lorsque l’on transpose au niveau des énergies, on s’aperçoit que dans le corps astral il a la fibre de l’émotionnel négatif, la fibre d’un amour supérieur ou inférieur et toutes ces fibres, ces cordes, ne vont pouvoir émettre une note, ne vont pouvoir véritablement devenir un ressenti dans la vie intime de l’individu, que dans la mesure où une énergie va être déversée sur cette corde.

    Maintenant, ce qui vous appartient à vous, c’est la décision d’appel d’énergie, quelle corde allez-vous articuler, quelle corde allez-vous toucher, et par là même, quelle énergie allez-vous appeler pour faire vibrer cette corde afin qu’elle émette son son. Ça, c’est votre histoire, votre responsabilité, c’est votre chemin d’évolution, c’est votre vie, c’est votre liberté aussi.

    Si vous touchez en vous que les cordes négatives, basses, graves, qui n’émettent pas de sons mélodieux, automatiquement, vous serez envahis par une robe sonore complètement discordante et vous allez dire, qu’est-ce que je suis mal avec moi-même, j’ai toujours le cafard, j’ai toujours de l’angoisse, je ne crois en rien, je n’aime personne, je ne sais pas où allez, que choisir. Je ne sais toujours pas qui je suis.

    Tout cela, parce que l’homme joue les fausses notes, les mauvaises touches, les mauvaises cordes et il ne peut pas supporter de vivre dans la cacophonie. Impossible, car l’homme est moulé pour vivre heureux, il n’est pas moulé pour vivre malheureux. Sinon tout le monde vivrait heureux dans le malheur et vous chercheriez au contraire les blessures, les drames.

    L’homme n’est pas moulé pour être malheureux, l’homme est fait pour être heureux, pour être un grand éclat de joie et un grand mouvement de liberté. Car la joie n’existe que dans la liberté. Si donc l’homme est fait pour être heureux et si fondamentalement en lui et dans son âme il est heureux, chaque fois qu’il va émettre quelque chose de malheureux, il va se provoquer une crise existentielle.

    Encore une fois, il va vivre le désordre et il va en souffrir. C’est simple à comprendre. Imaginez une substance crée pour être toujours blanche, si en roulant sur une planète quelconque elle devient noire, elle ne va pas devenir noire dans le cœur, elle va se recouvrir de noir et elle va se sentir mal à l’aise. Parce que ce n’est pas sa véritable nature, elle va se dire mais qui suis-je, qui suis-je en vérité ?

    Cette boule ne va voir en fait que le noir, elle ne va pas savoir qu’en fait qu’au cœur elle est blanche. D’où ensuite toute la quête de soi, quête que l’on pourrait appeler divine. La recherche de Dieu, c’est la recherche de soi-même. Je ne veux pas que vous sortiez d’ici avec d’autres convictions que celle-là.

    Lorsque vous cherchez Dieu, que vous essayez de comprendre comment aimer Dieu, comment vous approcher de Dieu, être bon disciple, comment recevoir les initiations, comment percevoir la présence du Maître, sachez que véritablement vous vous cherchez vous-même.

    Il n’y a pas d’autre vérité que ce que l’on pourrait appeler le soi, l’âme, la monade ou la lumière ou Dieu, appelez cela comme vous voulez, il n’y a pas d’autre vérité, pas d’autre existence que soi. Ce soi qui est multiple, qui est le soleil, qui est l’archange, qui est l’ange, qui est l’homme, qui est le rocher, mais le soi tout simplement.

    Donc, lorsqu’un disciple s’efforce à rencontrer Dieu, s’efforce à rencontrer une initiation, même s’il tombe à genou, qu’il pleure tellement il souffre de ne pas savoir comment faire, pour nous il est dans l’erreur. Essayer d’obtenir une initiation, c’est faux. Essayer de rencontrer un Maître, c’est faux, de rencontrer Dieu, c’est faux. La démarche morale, la démarche mentale est complètement fausse.

    Donc si la démarche mentale est fausse, il va sans dire que la compréhension de la chose, de la nature humaine et de l’évolution, est également fausse.

    Pour donc économiser beaucoup de souffrance, beaucoup d’énergie, de temps, économiser aussi le passage des Maîtres, il faut savoir fondamentalement que ce que vous cherchez c’est vous-même et rien d’autre.

    Mais quel est cet autre vous-même ?

    Ce n’est pas ce que l’on peut imaginer à propos de soi lorsque l’on essaie de se sentir Divin, entouré de gloire, que l’on essaie de prendre le pôle le plus positif qui existe par rapport au pôle négatif que l’on vit en ce moment. C’est-à-dire que nécessairement lorsque l’on dit à un disciple, en fait, tu es Dieu et tu es toute la grandeur de Dieu, si vous arrivez en entrer dans les déclics psychologiques, mentaux qui se passent chez l’homme auquel vous dites cela, vous allez vous apercevoir que si le disciple est né, il va s’imaginer être très beau. S’il se trouve lamentablement équipé intellectuellement, il va se croire très intelligent à l’autre bout dans sa Divinité.
    Si le disciple est un raté, qu’il n’a jamais su faire les bons choix, il va s’imaginer être un grand vainqueur de l’autre côté en tant que divinité.

    C’est pourquoi, il ne faut rien imaginer, parce que l’homme va imaginer sur la base de sa pensée et de ses projections, cela va être le contraire de ce qu’il est sur un plan physique, social et intellectuel.
    Or, la vérité n’a rien à voir avec le fait d’être une grande intelligence, un individu capable de triompher de tout et d’une grande beauté. Cela est faux. Et si l’on va au fond de cette pensée, on s’aperçoit que cosmiquement cela ne tient pas debout.

    Un homme très beau, très intelligent, très fort, n’a pas été jeté dans la matière pour qu’il soit laid, bête et faible. S’il est fondamentalement beau, intelligent et fort, comment voulez-vous en vous incarnant être le contraire.

    Vous allez me dire qu’il y a le jeu de l’individualité, il y a l’oubli que créent la matière et l’incarnation. Je vous dis non, cela ne joue pas.

    Si donc un individu peut être bêta alors que fondamentalement il est divin, si donc un individu peut être très intelligent sans forcément être divin, c’est que le Dieu qui est en lui, n’est ni l’intelligence ni la bêtise et que l’intelligence comme la bêtise sont des pôles qui n’appartiennent qu’à l’expérience dans la matière. Et que nécessairement un jour le balancier de la conscience se trouvera dans la zone de l’intelligence et une autre fois dans la zone de la bêtise. Car tant que l’on n’a pas trouvé le centre, vous passerez d’une incarnation à l’autre de la plus grande intelligence à la plus grande bêtise.

    C’est inévitable car tout est mouvement entre ces deux pôles. Il est donc normal qu’après avoir été un grand ingénieur, vous allez être un jour un grand balayeur. C’est inévitable, et l’on n’en comprend pas la logique, on se dit : ce n’est pas l’évolution ça.

    Et vous avez raison pourquoi ?

    Parce que l’évolution ne se trouve pas dans le fait d’être un jour ingénieur et un jour balayeur. L’évolution se trouve dans le fait qu’un jour finalement on se trouve au centre, que l’on soit ingénieur ou balayeur. Par contre ensuite, puisse qu’il existe un plan physique, pour faire fonctionner ce plan physique, pour structurer la vie de la communauté, il faudra que vous soyez ingénieur ou balayeur.

    Lorsque vous êtes dans une communauté il y a une structure, il y a un ordre, il y a des nécessités, il y a donc une hiérarchie et cette hiérarchie n’est pas vue de façon péjorative lorsqu’elle pose ses pieds dans l’inférieur et de façon très idéaliste lorsqu’elle pose la tête dans le supérieur.

    C’est une hiérarchie de nécessité tout simplement. Ce qui fait que le plus grand des Saints pourra se contenter d’être un balayeur et d’en être fort content.

    Donc, ce que vous faites socialement n’a rien à voir avec ce que vous êtes spirituellement. Il y a toujours une certaine interaction, c’est certain, mais vous n’êtes pas l’image que vous occupez.

    Lorsqu’une femme est secrétaire, cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas assez évoluée pour être médecin, cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas assez évoluée pour être dans un temple et être une grande prêtresse. C’est faux. Cela veut dire qu’elle a son évolution respectable, qu’elle a à faire des efforts comme tous les autres individus et qu’à l’intérieur de la société pour renforcer son évolution, pour trouver des occasions de service, pour être utile à la structure sociale et groupes humains, elle a choisi d’être secrétaire, parce que c’est ce qui lui plaisait le plus. C’est ce qui convenait le mieux à l’alignement de ses énergies, mais pas forcément les énergies spirituelles, mais les énergies acquises au niveau du mental, de tout le réseau de qualités qu’il faut pour être secrétaire, comme par exemple la patience, l’organisation, l’exactitude, le sens littéraire, etc.

    N’oubliez pas lorsque vous vous incarnez, lorsque vous vivez dans un plan physique, il n’y a pas égoïstement que votre évolution à faire. Essayez d’être moins égocentrique. Même quand vous pensez à Dieu et à l’évolution, vous êtes encore égocentrique. Essayez de voir et de comprendre qu’il existe autour de vous une communauté humaine, une patrie, une nation, et que vous avez un rôle à jouer dans cette patrie. Un rôle pas forcément politique, mais un rôle parfois sociale ou tout à fait technique. Vous avez un rôle à jouer pour que la communauté, pour que la structure soit. Parce que si cette communauté n’est plus, si cette patrie n’est plus, le champ d’expérience disparaît automatiquement. Il faut donc que l’homme assume son évolution et soit capable aussi par compréhension spirituelle, d’assumer aussi son poste social.

    On parle aujourd’hui de poste social et le mot social est devenu quelque chose de très déshumanisé. Il faudrait donc remplacer le cliché poste social par fonction dans la communauté. Quelle est ma fonction dans la nécessité de la communauté, dans le bien communautaire.

    Naturellement lorsque je parle du bien communautaire, beaucoup de gens vont hausser les épaules et me dire : Tu sais grand frère, nous n’en sommes pas encore là, le bien communautaire c’est sans doute pas pour demain. C’est vrai qu’à l’heure actuelle la vie n’est pas encore organisée comme étant le partage d’un bien communautaire.

    Mais la faute est à qui, je vous le demande ?
    Dès qu’il faut faire une heure de plus, une heure supplémentaire comme vous dites pour faire bien fonctionner un service, par exemple médical, on s’aperçoit que tout le monde s’en va à la maison parce que ce qui va compter, ce n’est pas la responsabilité que l’on occupe, mais de renter chez soi et d’avoir la paix, ne plus être soi disant stressé, être enfin libre, avoir du plaisir, ne plus penser à rien, ne plus être obligé au travail.

    Lorsqu’un individu n’est pas capable par responsabilité de dépenser un peu plus de son temps pour remplir correctement sa fonction, il n’est pas étonnant de voir la société devenir de plus en plus égoïste. Parce que chacun va vite renter chez soi ou éviter même de travailler pour pouvoir rester tranquillement à la maison, tranquillement avec ses loisirs, avec l’être aimé, sa passion amoureuse, les enfants, avec sa voiture pour se promener.

    Vous n’êtes pas nés pour être seul et de façon solitaire sur une planète. Si vous deviez vivre seul on vous aurait donné une planète pour chacun. Mais il se trouve que l’homme est fait pour vivre en communauté.

    Pourquoi est-ce que je dis cela ?

    Non pas que cela fasse partie d’un principe divin, mais il se trouve que l’individu est fait pour fonctionner en groupe. Comment concilier ces deux aspects ?

    Pour comprendre la responsabilité de chacun dans une communauté, pour comprendre pourquoi l’humanité est une humanité, pourquoi il y a toujours des groupes humains, il faut se reporter un peu plus haut dans le ciel et dans les dimensions et de s’apercevoir que fondamentalement vous n’êtes pas des êtres séparés, mais que vous êtes un et un seul Dieu.

    Étant un et un seul Dieu, par la suite et au fur et à mesure de la descente dans la matière multipliée, vous pouvez vous rendre compte que lorsqu’il va y avoir une vie quelque part sur une planète, cette vie par là même va être multiple puisqu’au cours de sa descente Dieu s’est multiplié et que pour être tout à fait lui-même et encore entier, il va mettre en présence ces diverses particules. C’est pour cela qu’à travers toutes les religions, les Maîtres, les Saints, les Prophètes, essaient de vous faire comprendre en le criant très fort, vous êtes tous frères.

    Pourquoi crient-ils cela ?

    Pourquoi à travers les siècles ils sont même devenus ridicules à force de le dire, alors que toute la vie sociale et physique semble organisée comme n’étant pas une fraternité.

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  • Question :
    Par l’étude et la méditation sur la nature des rayons, les disciples peuvent éventuellement reconnaître la nature des rayons de l’âme et celui de sa personnalité. Qui reconnaît le rayon de l’âme ? Comment utiliser la sensibilité au rayon de l’âme et de la personnalité pour facilité le processus d’intégration entre l’âme et la personnalité.

    C’est une question qui n’est pas de façon générale en attente dans la salle et les participants. Toutefois nous viendrons à en parler, car en fait ce que j’aimerais expliquer ici ce soir, c’est le but de l’existence de l’ordre, qu’est que l’ordre et dans quelle mesure un homme peut-il s’aligner à un ordre.

    Lorsque je parle d’ordre, bien sûr je parle d’un alignement avec un principe, avec un état de fait naturel ou un état de fait cosmique. Quand donc on veut parler des rayons, on en vient à parler de l’ordre. Si l’on veut comprendre les rayons, les rayons qui composent la personnalité, qui composent aussi la nature du numéro, ou les rayons qui composent par énergie et par émanation le cœur de l’âme, ou le rayon qui est le cœur de la monade, on en vient par là même à étudier l’architecture du monde et surtout le principe du monde. Donc l’ordre, en fait la loi.

    Lorsqu’un homme veut approcher son propre fonctionnement de base, lorsqu’il veut intuitionner sa propre loi, son propre Maître intérieur, c’est rencontrer son rayon, rencontrer son Maître intérieur.

    Beaucoup de disciples, à l’heure actuelle, parce qu’ayant lu, mal lu ou trop lu, se disent je dois chercher mon rayon, je dois être mes rayons, je dois savoir avec quel rayon je dois travailler, faire synthèse et ensuite le développer. La recherche d’un rayon n’est pas un but spirituel, ni une démarche, ni une nécessité spirituelle.
    Simplement le fait de connaître les mouvements du Maître intérieur, vous fait supposer à quelle loi vous appartenez, à quel rayon vous supposez appartenir.

    Pourquoi je parle de la sorte ?

    Tout simplement parce que la science des rayons ne vous a pas été donnée pour tenir un fichier à propos de vous-même, un fichier d’identité spirituelle. Il n’y a aucune identité spirituelle. La seule identité qui soit, doit être absolument dépouillée pour que l’homme sente une universalité en lui-même.

    Donc si l’on est à la recherche d’une identité spirituelle, que ce soit à propos ou à cause des rayons, ou à cause d’un Dieu quelconque avec lequel on s’identifie selon les siècles et selon les groupes, la démarche est fondamentalement fausse.

    Le disciple moyen, car il n’y a que le disciple moyen qui s’amuse à faire cela, qui essaie de répertorier ses énergies, ses rayons, dans le but de mieux se connaître est fondamentalement dans l’erreur. Il ne peut pas avancer, car il va, encore une fois, comme celui qui met toujours un voile devant ses yeux ou une idole ou un Maître, il va ainsi mettre de l’identité.

    Or, pour basculer complètement dans la libération, dans un état de liberté de l’âme et de l’esprit il ne faut plus construire autour de soi et en soi des systèmes de projection, des systèmes d’identification, même si ces projections paraissent spirituelles, elles sont qu’en même fondamentalement fausses. Il vaut mieux donc s’en écarter.

    Ces rayons ont été donnés, davantage pour faire comprendre la nature de l’univers, la nature occulte de l’homme, que pour inspirer à chaque disciple la recherche de son propre rayon. Cela n’a rien à voir avec le développement spirituel. Si vous vivez bien, si vous vivez d’après le flux qui vous pénètre, le flux d’évolution qui s’impose à vous, si vous vivez avec un souci constant de perfectionnement et de libération, automatiquement vous allez prendre conscience, non seulement de votre rayon, mais de tous les autres rayons. Car vous n’êtes pas seulement un, deux ou trois rayons, vous êtes l’ensemble des rayons de l’univers, pour déclencher l’existence de ce que l’on appelle le rayon de synthèse, et par là même être un Dieu absolu, soit un Maître puissant, un véritable humain divinisé.

    Il ne faut donc pas chercher le rayon, il faut tout simplement apprendre chaque jour à devenir de plus en plus libre et essayer quelque part d’imiter la perfection qui est déjà en soi mais qui ne s’exprime pas. C’est de cette façon-là que l’homme rencontrera son rayon, mais apprendra aussi à manipuler tous les autres rayons, car un homme n’est pas figé dans un ou deux rayons.

    L’homme a à disposition l’entier des feux cosmiques. Rien ne peut lui être retranché. Lorsqu’il est né, il a été expulsé dans la matière et dans le cosmos dans un grand mouvement de liberté et d’abondance. Si on l’avait répertorié ou limité à utiliser son seul rayon, il n’aurait même pas de vie possible. Car si quelque chose est très typé d’après un rayon particulier, donc un principe particulier, il n’empêche que tous les autres principes de la loi, de la loi cosmique, le pénètrent aussi.

    Il n’y a que comme cela que la vie existe. De la même façon, lorsque l’on regarde le corps humain, on pourrait imaginer, par exemple, que la construction du corps physique appartient au rayon trois, car c’est vrai, cela appartient à l’intelligence active, le seul principe de construction véritable de la matière et du cosmos. Mais il n’empêche qu’à l’intérieur du corps humain, chaque corps d’homme représente ensuite par voie d’ouverture un rayon. Ce qui fait qu’à l’intérieur du corps que l’on peut résumer à un rayon, il y a toute la synthèse des autres rayons. Et ainsi le corps peut fonctionner lui-même d’après un rayon particulier.

    De la même façon, vous qui êtes typés par un rayon au niveau de la personnalité, un rayon vécu au niveau de l’âme, il n’empêche qu’ensuite au niveau de la psychologie, au niveau de votre affectif, vous allez expérimenter des rayons complètement différents et complémentaires. C’est pour cela que vous allez être un individu entier, capable d’avoir des émotions, un intellect, de l’intuition, de l’inspiration, de méditer, de marcher.

    Tout est synthèse. Ce qui fait que lorsque vous cherchez votre rayon, lorsque vous voulez connaître votre rayon d’évolution, vous ne devez pas tant chercher par là le chemin ou la technique de saisir le chemin. Faites le chemin et automatiquement les énergies qui animent ce chemin vont s’animer aussi en vous. Il n’y a pas besoin de connaître l’énergie pour que l’énergie existe.
    Par exemple si vous êtes du rayon deux, vous n’avez pas besoin de savoir que vous appartenez au rayon deux pour être davantage spirituel,  être un meilleur disciple et avancer plus rapidement sur la voie.

    Par contre, si vous êtes à l’écoute de vous-même et des nécessités de votre âme et de votre chemin, automatiquement vous allez vous apercevoir que vous appartenez au rayon deux. Et même si vous ne le savez pas, du moment que vous faites par intuition, par obéissance, par inspiration, toutes les choses appartenant au rayon deux, vous allez être l’allier de toutes les énergies de ce rayon et ce rayon va vous développer, va vous porter.

    Si par contre vous allez avec le mental chercher votre rayon, vous risquez non seulement de ne pas le trouver, mais même si vous le trouvez, étant donné la démarche qui vous a amenés à cette recherche, vous risquez de ne pas savoir comment l’utiliser.

    C’est pourquoi tout est dans le type de la démarche, parce qu’un type de démarche correspond à une motivation, à une intention. Si mon intention est bancale, même en trouvant l’objet, je ne peux pas fonctionner avec l’objet, car l’objet ne peut avoir de résonance qu’au niveau de l’intuition et de l’inspiration, de la réception.
    Si au contraire ma démarche est, elle aussi, intuitive, ouverture, réception, lorsque je vais rencontrer l’objet, il va pouvoir pleinement fonctionner.

    Il y a dans la recherche de soi-même toujours un besoin d’identification, et la spiritualité est malade, non seulement en ce moment, mais depuis des siècles et le sera encore dans de nombreuses générations. La spiritualité est malade de ce virus de l’identification. L’homme s’identifie toujours à quelque chose, à son père, à sa mère, à son statut social, à sa société, à sa race, à sa culture, à sa planète, à ses propres idées, à ses complexes, à ses traumatismes. Toujours besoin de projection.

    Or, sitôt qu’il y a cette identification, l’homme se trouve complètement hors de sa véritable identité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a jamais un point où l’homme est une identité. Forcément l’homme est une identité, mais l’homme n’est pas l’identité sociale, ni l’identité raciale, ni culturelle, ni familiale, donc toutes les entités, les clichés, toutes les projections que l’on peut recevoir ou émettre à l’intérieur de la vie physique.

    Il n’y a pas de véritables images hors de la vie physique. Non pas que la vie physique soit quelque chose qui n’a aucune valeur, mais parce que l’homme génère ce jeu d’images et de projections uniquement lorsqu’il se trouve plongé dans la matière.
    Il génère ces jeux pendant plusieurs cycles d’évolution, tant qu’il n’a pas suffisamment développé de prise de conscience, tant qu’il n’a pas développé en lui le témoin, pour pouvoir se rendre compte qu’il est, qu’il existe, mais non pas en tant qu’être subissant le décor de sa vie, le décor social, le décor culturel, familial. Il s’aperçoit qu’il est au milieu de cet univers pour accomplir un plus grand dessein.
    Son dessein n’est pas d’être le fils de son père ou la fille de sa mère ou la secrétaire de telle entreprise ou le médecin de tel organisme, pas plus que le président de tel ou tel pays. Ça, c’est quelque chose qui existe pour structurer un univers physique, car il a besoin d’être structuré, organisé, pour pouvoir se perpétuer afin d’être toujours un creuset manipulable, exploitable pour l’expérience physique. Mais c’est un milieu qui est créé uniquement pour une expérience physique.

    Ce qui veut dire que ce milieu social, physique, culturel, n’est pas le milieu de l’existence, c’est le milieu de l’expérience.

    De la même façon lorsqu’un pilote revêt sa combinaison, son casque et qu’il entre dans sa voiture, qu’il s’assoit au volant de sa voiture et qu’il commence à piloter, c’est pour lui un moyen d’expérimenter la vitesse, d’expérimenter la mécanique et son plaisir. Ce qui ne veut pas dire qu’il est le véhicule, qu’il est la vitesse à laquelle il peut conduire, pas plus qu’il est la route. Tout cela est un décor qui permet une expérience, c’est-à-dire la compétence, la capacité à conduire un véhicule et comprendre le processus mécanique d’un moteur.

    De la même façon, lorsqu’un homme s’incarne, il a à sa disposition un corps, avec un réseau de sens, un réseau d’écoutes, d’écoutes psychiques dans des sens supérieurs pour qu’il fasse une expérience et non pas pour qu’il s’identifie au véhicule et à tout le décor qui va permettre à ce véhicule d’expérimenter quelque chose.

    C’est pourquoi, le plus grand mal qui est arrivé à l’humanité, ce n’est pas de descendre dans la matière, de rencontrer l’opacité du cube, c’est de s’être  identifié à ce cube, de jouer le jeu des miroirs et de croire à l’image. Et quand l’image n’est pas nette, l’âme qui s’incarne souffre. Quand l’image est laide, l’âme qui s’est incarnée se prend de haine pour elle-même, elle ne se supporte plus et elle essaie par tous les moyens de se détruire, voire même de détruire les autres images, de détruire le monde qui sert de miroir.
    Ce qui fait qu’à la suite de cette erreur d’identification le monde connaît des troubles sociaux, psychologiques, nerveux, et un trouble que l’on pourrait appeler planétaire. À ce moment-là le désordre a lieu.

    Le désordre vient de quoi ?

    Le désordre, donc le manque d’ordre vient d’une suite d’actions et de réactions qui ont suscité la dysharmonie et le manque d’amour. La dysharmonie et le manque d’amour vont nécessairement engendrer la haine, une haine qui peut être larvée ou largement exprimée, comme dans les guerres, dans les actes de terrorisme, dans la criminalité, la violence.

    Dès qu’il y a donc manque d’amour, manque de connaissance de l’amour plus exactement, cela va générer le désordre. Et le désordre qui est à l’opposé de la structure même de l’univers ne va pas pouvoir vivre très longtemps dans ses propres énergies. Le désordre n’est pas quelque chose qui existe fondamentalement ni initialement.

    Si l’on prend l’ordre, on s’aperçoit que l’ordre existe initialement, depuis le premier jour de l’univers et que l’ordre continue d’exister à l’intérieur de l’univers. On peut donc en garantir sa perpétuité. C’est donc une valeur, une vérité.

    Par contre si l’on essaie de comprendre le désordre, même si l’on cherche énormément, on s’aperçoit que le désordre n’a jamais existé, n’a jamais été engendré dans l’univers. C’est-à-dire qu’initialement le désordre n’existe pas. Ce n’est donc pas une valeur, donc pas une vérité.

    C’est pourquoi, ce qui est désordre, soit à l’intérieur de vous, soit sur la surface de la terre, soit à l’intérieur d’un système solaire, va nécessairement être rectifié.

    Rectifié par quoi et de quelle manière ?

    Rectifié parce que l’on peut appeler le bien commun, ou la volonté de bien ou la volonté de perfection. Va être aussi rectifié par le besoin de l’évolution, car le désordre, même s’il n’est pas destructif n’amène pas à une évolution.
    Donc la nécessité de l’évolution, de la réintégration à des archétypes divins va susciter l’arrêt du désordre.

    C’est pourquoi en vous-même lorsque vous vivez votre vie, lorsque vous êtes dans un état de choc affectif, moral, mental, ou dans un état d’expérience mais pas tellement clair, décisif, trouble, vous vivez ce que vous appelez une crise existentielle.

    Il en est de même lorsque, par exemple, vous cherchez Dieu sans savoir véritablement qui il est, sans savoir où le chercher et où le trouver, ou auprès de qui entendre sa parole, écouter ses conseils ou suivre sa voie initiatique. De même, lorsque vous cherchez l’amour auprès d’une compagne ou d’un compagnon et que vous ne savez pas qui choisir, comment choisir, comment vous trouver à la bonne place, à la bonne heure pour rencontrer l’élu.

    De la même façon lorsque vous ne savez pas pour qui voter et pour quelle loi faire valoir votre vote, vous vivez, à ce moment-là, en état de désordre. Mais votre ignorance vient du fait que le désordre préexiste en vous. Il n’est pas au moment où essayez de choisir et que vous vous apercevez que vous n’avez aucune donnée pour faire le choix, ou pour générer la circonstance. C’est parce que le désordre existe déjà en vous que vous n’avez pas les moyens de provoquer l’événement pour rencontrer l’élu, que vous n’avez pas mes moyens de comprendre qui parle juste pour savoir si vous devez l’écouter, vous n’avez pas les moyens pour trouver la voie pour aller vers Dieu.

    Tout ce qui est désordre est en même temps surdité et aveuglement. Donc inévitablement, pour que l’homme rencontre Dieu, que ce soit par l’intermédiaire d’un groupe, d’un Maître, d’une initiation, ou par une action personnelle, son propre approfondissement, il faut avant tout qu’en lui-même l’ordre règne.

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Cela veut dire qu’avant toute démarche, avant toute réflexion, ou avant toute attente d’une circonstance ou d’un événement, il faut se préparer à recevoir. La préparation à recevoir ou à rencontrer, la préparation pour comprendre est quelque chose de capital. On ne peut rien mettre dans une bouteille déjà pleine et en plus, pleine d’une eau en mouvement et remplie de salissures. On ne risque pas d’y mettre un petit peu d’eau pure, c’est complètement inutile.

    Si déjà on calme l’eau qui est dans la bouteille, si l’on essaie petit à petit de dissoudre les particules de salissure et que l’on commence à créer un tout petit vide en haut dans le goulot,  on s’apercevra que là, déjà, ce que l’on pourrait appeler l’eau divine, soit l’inspiration, l’intuition ou tout simplement la bonne chance, tout cela va commencer à entrer en soi et va commencer à agir et établir un système d’évolution.

    Vous ne pouvez entrer en contact avec votre propre capacité à évoluer, vous ne pouvez recevoir des impulsions d’évolution que dans la mesure où vous videz votre être et vous préparez votre être à cette réception.

    Beaucoup d’individus voudraient évoluer parce qu’en fait ils sont malheureux et ils attendent d’un Dieu ou d’un Maître ou d’un système, ils attendent de toutes ces structures, que la structure vienne les aider, vienne arrêter leur malheur, arrêter leur détresse, vienne changer leurs pôles d’intérêt qui sillonnent leur vie et les font souffrir.

    Cela ne veut pas dire que Dieu, que les Maîtres, que la force Divine ou la puissance des étoiles ne se déverse pas par compassion pour venir aider les hommes. Simplement je rajoute que pour que cette compassion, cette abondance soit reçue, il faut que l’homme se mette en réceptivité, il faut que l’homme s’ouvre et pour qu’il puisse s’ouvrir et être réceptif, il va devoir aligner ses différents éléments.

    Lorsque je parle de ses différents éléments, je parle de ses différents corps, le physique, l’émotionnel, en passant par l’intellect, l’affectif et tous les autres règnes de la vie humaine terrestre. Il faut que l’individu commence quelque part à se calmer pour une meilleure réception.

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Cela veut dire qu’en vous il y a depuis toujours, même aux moments les plus noirs de votre existence, au moment où vous vous sentez le plus déséquilibré, il y a toujours la capacité à vous rééquilibrer et à trouver le sas qui est le centre et qui va permettre de rejoindre une source de lumière, une source de réconfort et une source d’évolution. Il y a toujours ce sas, mais pour trouver ce centre et vous positionner dans ce sas afin de monter, il faut un instant complètement vous débrancher de ce qui fait balancer votre vie d’une polarité à l’autre.

    C’est-à-dire qu’à partir du moment où vous sentez que vous peinez, au moment où vous sentez que vous êtes prisonnier d’une tristesse, d’une détresse, d’une angoisse ou d’un problème social comme le chômage, ou des difficultés financières ou affectives, vous ne devez pas vous positionner à l’intérieur de votre problème. Votre problème il existe et il vous fait suffisamment mal, donc vous n’avez pas besoin, de vous positionner à l’intérieur, ce qui fait par là même la souffrance.

    Si par contre, vous regardez votre vie comme vous regarderiez un échiquier ou un jeu de dames, vous vous apercevez qu’à droite il y a le problème X, à gauche le problème Z, au centre un autre problème, mais qu’en essayant d’être intelligent et de faire appelle à ce que l’on peut appeler le phénomène de l’intuition, la clairaudience, ou la force d’une très bonne intelligence adaptée à des moyens concrets, automatiquement vous allez trouver le moyen de faire passer votre pion à travers le réseau de problèmes et de résoudre ce problème. Faire passer le pion à travers le voile des problèmes cela veut dire se dissocier des ses problèmes et trouver ce fameux centre.

    De quelle manière vous y prendre ?

    Tout simplement en regardant votre problème, en connaissant la profondeur du problème, tous ses aboutissements concrets, mais aussi plus subtils, comme par exemple les aboutissements psychologiques ou affectifs et en essayant de le régler au niveau tout simple de la phase concrète où il s’est manifesté.

    C’est-à-dire que s’il vous manque du pain et que vous en avez assez d’avoir faim, ne demandez pas à Dieu de vous envoyer des miettes, de vous faire tomber sur un boulanger. Commencez vous-même à aller à l’endroit où se trouve le grain et à faire votre propre pain. Un homme est d’abord une unité intelligente et parce qu’on l’envoie dans une expérience qu’il est nécessaire qu’il agisse intelligemment.
    C’est pourquoi la plupart des problèmes humains peuvent être réglés par l’intervention de l’intelligence.

    Mais que réclame l’intelligence, là est tout le problème ? Beaucoup de gens se trouvent intelligents, ou estiment l’autre intelligent et ils se demandent pourquoi le problème existe, pourquoi le problème ne se règle pas. Ce qu’il faut savoir, c’est que, pour que l’intelligence s’effectue, pour qu’elle développe tout son réseau d’énergie, toute sa capacité à concrétiser, il faut que l’individu ait du sang-froid.

    Or, que se passe-t-il ?

    Lorsque l’homme a des problèmes, il commence par trembler, par avoir peur, par soupçonner la catastrophe, le vide, l’anéantissement de lui-même. En s’identifiant trop à son problème, il finit par agiter un fantôme et ce fantôme finit par lui faire peur. Et si l’on essaie de savoir qui est au bout de la main qui agite le fantôme, on s’aperçoit que c’est le même homme. Lui seul agite le fantôme et il se fait peur.

    Qu’est-ce qui aurait empêché la main d’agiter un fantôme, ou qu’est ce qui aurait empêché la construction de ce fantôme ?

    C’est tout simplement l’intervention d’une intelligence posée, équilibrée, qui sait comparer et qui sait déduire où se trouve son bien et où se trouve son mauvais. Car lorsqu’on laisse parler l’intelligence, elle dit : si tu penses et agis de cette manière, c’est très négatif pour toi. Par contre, si tu agis et penses de telle façon tout devient positif pour toi.

    Mais l’homme ne veut pas écouter cette intelligence, pourquoi ?

    Parce que faire appel à cette intelligence dont il est le dépositaire depuis sa naissance, écouter cette intelligence, c’est écouter quelque part la loi et les principes de l’âme, et le plus souvent les hommes ne veulent pas de l’avis de l’âme, des principes de l’âme.

    C’est pour cela que les désordres amoureux durent, durent et font souffrir énormément les amoureux. Parce que tout en constatant que telle femme ou tel homme ne veut plus être en relation avec X, Y ou Z, ou avec soi, en constatant cette évidence la femme refuse cette réalité, l’individu la refuse. En refusant cette réalité on renie le principe même de l’intelligence et immédiatement se crée le fantôme.

    Chaque fois que vous allez renier l’évidence, renier ce qui est et ce qui est non pas que du point de vue cosmique, mais du point de vue social, de la justice, des réactions logiques de votre corps et des autres individus, vous allez vous retrancher de l’intelligence et créer un fantôme et ce fantôme va vous poursuivre.

    Il y a comme ça à travers le monde et les siècles des millions  de gens qui gâchent complètement leur vie parce qu’ils ne veulent pas regarder la vérité ou l’évidence en face.

    Pour être quelqu’un de libre et parfaitement heureux, pour être quelqu’un qui puisse même, comme vous dites, griller sa vie, même si c’est une vie profane dans le plaisir, vous avez qu’en même le droit sur terre de vivre la vie. Et vous avez le droit d’être profane si vous avez envie de l’être. Vous pouvez être profane et de façon respectable dans la mesure où vous savez tout de suite vous retirer lorsqu’il y a une résistance de la part soit des lois de la nature, soit dans la relation avec autrui.

    Mais qu’est-ce qu’il se passe au niveau de la vie profane ?

    Comme les profanes ou tous ceux qui ont généralement un attachement à une activité que l’on peut classer excessive et je ne le dis pas de façon péjorative, mais que l’on pourrait classer dans le monde profane, il y a désir de perpétuer l’attachement et le plaisir que l’on peut tirer de l’objet.

    Ce qui fait que dans la vie amoureuse il y a des crises insurmontables. On croit dans l’amour, on veut être éternellement amoureux, on veut sans cesse retomber amoureux, cependant on ne veut pas lâcher celui ou celle dont on est épris, et lorsque celui ou celle qui est l’objet de cet amour se refuse, il y a alors de grandes catastrophes existentielles, des suicides. Parce qu’il n’y a pas simplement l’attachement à l’amour ou a la sexualité ou au plaisir, il y a dans tout attachement le besoin de perpétuer avant tout l’objet.

    Car la psychologie qui se joue un jeu suffisamment faux  pour savoir qu’elle est attachée et pour comprendre son attachement, sait aussi très bien que ce règne du plaisir ne peut se perpétuer qu’à travers un certain objet. Donc, on veut avant tout perpétuer l’objet. D’où aussi, si l’on veut tirer des conclusions un peu plus grandes, la peur presque héréditaire chez les êtres humains de mourir, de quitter le plan physique.

    En fait il n’existe aucune crainte à propos de la mort. Lorsque véritablement l’homme entre dans le fond de son cœur, il sent bien qu’il y a une particule de vie en lui et que cette particule va pouvoir être prolongée à travers les formes, il croit en lui. Cependant ce qu’il ne veut pas lâcher c’est sa relation par exemple avec l’être aimé, avec les camarades de travail, avec une certaine société, il ne veut pas quitter tout cela.

    Beaucoup d’individus après leur passage dans l’au-delà continuent à rester très proche du plan physique, uniquement parce qu’ils sont attachés à tout le réseau d’êtres humains qu’ils ont connu et le réseau d’objets leur ayant procuré du plaisir.

    Donc, lorsqu’il y a asservissement à la matière, quand il y a attachement à un plaisir, sachez que ce n’est pas tant au plaisir que vous êtes attachés, ou aux voyages que vous pouvez faire sur la terre que vous êtes attachés, mais en fait à l’objet du monde. Si vous connaissez exactement l’endroit de votre attachement, vous saurez d’avantage vous élever et vous dépouiller.

    Il y a beaucoup d’individus qui essayent de porter l’ascèse et le dépouillement sur le fait de ne pas aimer les gens et ils associent la vie de couple, la sexualité, à quelque chose qui n’est pas du tout vivable pour un disciple. Ils ne veulent plus de l’amour, ils ne veulent plus de l’échange, ils ne veulent plus de l’alchimie qui se passe à ce moment-là.

    Mais en fait, la véritable ascèse dans l’amour, ce n’est pas le fait de ne plus être attaché à qui que ce soit, à ne plus vouloir voir qui que ce soit, le véritable point de détachement dans l’amour c’est d’aimer toute forme, tout individu quel que soit ce qu’il représente pour soi.

    À partir du moment où un individu ne va pas plus aimer la personne avec laquelle il partage sa vie qu’il ne va aimer le voisin, cet individu connaît véritablement l’amour. Car la personne avec qui il partage sa vie ne va pas être moins aimée à ce moment-là, mais la balance crée l’équilibre pour son voisin. C’est cette rectification qu’il faut absolument faire dans les relations quotidiennes.

    Lorsque l’on arrive à ce point de rectification, on s’aperçoit que la personne avec qui on vit, avec laquelle on est marié, ne représente plus un point passionnel, un point d’attachement absolu. Mais on sait et on sent qu’on lui donne encore plus d’amour qu’autrefois, parce que cet amour est authentique à ce moment-là. Il n’est plus l’attachement à l’objet, l’attachement à la personne, il est une décision du réseau d’énergie qui se loge dans le cœur, dans le chakra cardiaque.

    À partir du moment où cette énergie rayonne, l’individu qui est à l’extérieur de soi est aimé c’est vrai, mais soi-même nous nous trouvons tout autant aimé. C’est-à-dire qu’à l’intérieur de l’individu il y a un feu, le feu de l’amour par exemple et lorsque ce feu brûle, il brûle tout autant pour le voisin qu’il brûle pour soi, pour l’individu qui en est donc la cheminée et la bûche.

    Ce qui fait que par là même un individu qui découvre ce point d’amour ne manquera plus jamais d’amour et se sentira éternellement aimé, d’où la naissance d’une grande confiance en soi. La plupart des gens n’ont pas confiance en eux, non pas parce qu’ils sont traumatisés, complexés, mais en fait parce qu’ils ne s’aiment pas, fondamentalement ils ne connaissent pas cet amour.

    lorsque je parle de s’aimer soi-même, je ne parle pas d’un acte introverti, d’un amour qui se tourne sur soi. Je parle tout simplement de l’état d’amour en soi. S’aimer soi-même, ce n’est pas s’aimer comme on va aimer une image. C’est déclencher en soi et déclarer en soi un état d’amour. Cet état d’amour va aussi bien brûler pour celui qui le déclare que pour celui qui est à l’extérieur de lui et qui est son voisin. Lorsqu’il y a du feu dans la cheminée, il brûle pour celui qui est dans la maison et pour tous ceux qui viendront du dehors.

    Un état est comme cela, il nourrit celui qui a déclenché l’état, qui porte l’état, et il nourrit tous ceux qui sont à l’extérieur de l’individu. À partir du moment où l’homme déclenche en lui un état de quelque chose, de conscience ou état d’être, il devient par là même l’endroit où il se nourrit lui-même.

    C’est pour cela que par exemple le service est un formidable moyen d’accélération de l’évolution ou d’évolution tout court, parce que le fait d’attirer l’énergie de bien, fait entrer en vous, le bien et établit le bien.

    Lorsque vous donnez quelque chose à quelqu’un, vous dites : je fais un bien petit, je fais un bien certes, mais c’est très relatif, ce n’est qu’une chose que je donne. Ce qui ne veut pas dire qu’au moment où je donne cette chose, cinq francs ou une paire de chaussures, je suis dans un état d’amour et que je connais l’amour véritable pour la personne.

    Cependant, dans l’intention qui accompagne ce geste, vous vivez, même si c’est un quart de seconde, l’énergie du bien, par le phénomène du transfert tout simplement. Vous transférez un élément matériel de votre possession à la possession d’autrui, et ce transfert ne peut s’effectuer que pendant ne serait-ce qu’une seconde où vous êtes dépositaire d’une intention de bien, donc une énergie descend sur vous à ce moment-là.

    Rappelez-vous bien, qu’à chaque fois que vous pensez, que vous agissez, vous attirez une énergie. Parce qu’un homme ne peut agir, ne peut penser, ne peut vivre que dans la mesure où un carburant va lui être donné. Vous ne pourrez faire avancer la voiture que si vous y avez mis le carburant.

    De la même façon, vous ne pourrez penser, même si vous pensez mal, que dans la mesure où une énergie va être attirée. Vous allez donc ouvrir une porte, car c’est plutôt comme cela que ça se passe, au moment où vous pensez, où vous émettez une pré-pensée, automatiquement il y a une sorte de valve qui s’ouvre dans votre corps astral, votre corps éthérique ou votre corps mental. Tout dépend de l’endroit où vous vibrez à l’instant où vous pensez ou vous faites la chose.  

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  • Les nouveaux psychologues, psychiatres.

     

    Question:

    De plus en plus de maladies proviennent, sinon toutes, d’un manque d’harmonie, entre le corps et l’esprit, c’est ce que nous venons de voir à la question précédente. Voudriez-vous nous dire, qu’elle est la véritable approche de la psyché, quel conseil pourriez-vous nous donner pour devenir plus efficace dans les techniques de psychothérapie. Faut-il utiliser les régressions dans les vies antérieures, même la vie fœtale, les affirmations, l’imagerie mentale, etc.? 



    Pour répondre complètement à cette question et ces sous questions, il faudrait y passer plusieurs soirées, car elle est très complexe. Non pas qu’elle soit compliquée, mais parce qu’elle demande de répondre et d’enseigner à propos de la constitution occulte de l’homme dans sa totalité.

    Pour trouver des moyens plus performants, pour guérir l’homme, ou en tout cas le soulager de ses maux afin qu’il puisse aller plus librement sur le chemin de la vie, ou sur le chemin de l’évolution, il existe diverses techniques données à l’humanité par des initiés, ou par des gens, dont l’inspiration a pu capter cette vérité ou ce moyen d’intervenir.

    Tout ce qui a été trouvé à l’heure actuelle est d’utilisation facile. Je ne veux pas dire que ce soit l’utilisation qui permette un grand succès,  non. Parce qu’en fait, tant que l’individu ne s’est pas réellement pris en charge, quelle que soit l’épaisseur de son problème, la noirceur de son problème, tant qu’il n’a pas, de façon insoupçonnée, une toute petite dose de volonté, la volonté de se prendre en charge, le psychologue, le psychiatre, le soignant ne va pas pouvoir agir pour lui, il ne pourra rien faire quelle que soit sa technique.

    Parce qu’il y a en fait une volonté plus grande que celle du thérapeute, c’est la volonté du patient, et c’est une volonté qui dit non, qui refuse d’avancer, qui refuse la vie.

    À partir du moment où quelqu’un, quel que soit son problème, quel que soit son état de dégradation, à partir du moment où un individu dans cet état-là, dit non à la vie, personne ne peut l’aider, personne ne peut le soigner. Donc, ce qu’il va falloir soigner dans l’individu, ce n’est pas sa maladie, c’est le non qu’il émet.

    Si l’on arrive  à force de paroles, à force de conversations, à force justement de nettoyage au niveau conscient, au niveau conscient seulement, à force donc de le faire parler, de le faire témoigner, de faire sortir hors de lui toutes les choses qu’il garde et qui ont abouti à ce non magistral qu’il fait à la vie, si on arrive à lui faire dire oui, alors à ce moment-là on va pouvoir le soigner et on pourra le guérir.

    Donc, la démarche du thérapeute ne va pas être de soigner son malade ou de soigner son patient, mais la démarche du thérapeute va être d’arriver par n’importe quel moyen, à faire dire oui à la vie.

    Quel est le drame de l’esprit occidental ?

    Étant accablé par trop de matérialisme, étant accablé par aussi trop de problèmes qui sont dûs à la société, étant accablé par une certaine léthargie, étant donné que la race européenne est en forme et en passe de cristallisation, comme cela se passe pour chaque race, les gens qui sont accablés par toutes ces léthargies, ces cristallisations, en finissent par tomber sous un poids l’inaction. Et de ce poids d’inaction sort un non à la vie. Alors lamentablement ils se traînent, soit chez leurs amis, soit auprès de leur conjoint, ou de leur compagne, soit chez le thérapeute, pour avoir encore une raison de vivre.

    Ils se disent, si je vais me plaindre ce sera ma raison de vivre aujourd’hui. Si je me sens malade, ce sera cela ma raison de vivre aujourd’hui. Ainsi il y a des gens dépressifs ou malades, de façon psychologique ou psychiatrique, qui trouvent dans leur maladie la raison d’exister. À partir de ce moment-là le thérapeute ne peut rien faire pour ce malade-là, pour ce dépressif-là, car il a remplacé Dieu par sa maladie. Au lieu de chercher l’illumination, il cherche de plus en plus la maladie, c’est sa façon initiatique d’évoluer.

    Il faut donc faire comprendre à l’individu, qu’il y a possibilité de dire oui à la vie, et de quelle manière ?

    Non pas en lui disant : Tu sais la vie est jolie. Imagine un grand champ de fleurs, avec des biches, un ruisseau qui coule, des enfants qui jouent, et puis tu te trouves à ton quatrième anniversaire et tu reçois un gros gâteau, avec plein de jouets, et grand-mère qui est habillée en dentelles te prend sur les genoux, et tout va bien et tu es heureux. Lorsque tu te réveilleras, lorsque tu te lèveras, tu devras garder cette impression-là toute la journée.

    Ce n’est pas comme cela que l’on apprend à quelqu’un de dire oui à la vie. C’est plutôt en le faisant parler. La psychiatrie en fait, a bien trouvé le chemin qu’il fallait prendre pour aider les malades, aider les gens à problèmes, c’est de faire parler l’individu de son problème. Mais il ne faut pas s’en arrêter là et c’est pour cela que la psychiatrie doit être dépassée, doit aller plus loin.

    On doit aussi commencer à faire comprendre au malade ce que sont les énergies de l’âme, comme je l’ai déjà dit et on doit lui apprendre à manipuler les énergies de son âme. C’est là où la sophrologie devient une science, je ne dirais pas plus poussée, mais une technique qui permet des guérisons véritables. La psychologie et la psychiatrie permettent de faire le diagnostic, permettent de créer ou de faire un état de choses, l’état des dégâts en quelque sorte.

    Ensuite, par des techniques qui à l’heure actuelle sont connues comme la sophrologie, mais qui, par suite des extensions à la psychiatrie, vont donner lieu à d’autres noms, à une nouvelle psychiatrie.

    La sophrologie telle qu’elle est connue à l’heure actuelle va être renouvelée. Il y aura des extensions à la sophrologie, et la sophrologie qui existe à l’heure actuelle on en fera plus cas, elle sera considérée comme l’antichambre en quelque sorte d’une technique complètement différente, qui va permettre au thérapeute de faire utiliser à son patient les énergies de son âme.

    Cela va passer par les moyens de la relaxation. C’est pour cela qu’il faut absolument à l’heure actuelle, étudier à fond toutes les méthodes de relaxation, pour ceux qui en sont justement les précurseurs, ou qui en sont les gens qui manipulent cette matière-là. Il faut absolument aller plus loin dans la relaxation, parce que plus de thérapeutes vont s’intéresser à ce champ-là, à cette matière-là, et plus de découvertes vont être faites. Et c’est là où la sophrologie va permettre de basculer dans ce nouveau champ de thérapie, qui sera la nouvelle psychanalyse, la nouvelle psychiatrie.

    En plongeant l’individu en onde alpha, on s’apercevra que l’individu peut aller plus loin que les ondes alpha, jusqu’à un point d’abandon tel, où en fait, il ne réside plus une seule parcelle de la conscience véhiculée par la personnalité. À ce moment-là, il n’existera que la particule de conscience qui est l’âme.

    Ce qui ne veut pas dire que l’on va trouver là, tous les moyens de résoudre les problèmes ou de guérir l’individu. Non, mais l’individu va pouvoir commencer à incorporer les énergies de son âme, et à soigner sa psychologie. Et comme je l’ai déjà dit, il est capital que cette chose se fasse.

    En fait, l’humanité telle qu’elle est à l’heure actuelle, pour nous, selon notre œil, n’est pas une humanité raisonnable. Si nous devions déterminer, pointer du doigt, les gens que nous considérons, d’après nos critères, comme étant sains d’esprit, ils ne seraient pas nombreux.

    Et pourtant, ils sont monsieur et madame tout le monde et ils composent l’humanité, la civilisation à l’heure actuelle. Ils sont parfois même des chercheurs, des médecins, des instituteurs, comme ils sont aussi parfois des malades. Il va donc falloir redéfinir non pas ce qu’est la santé mentale, mais redéfinir ce qu’est la raison, et en redéfinissant ce qu’est la raison, en même temps tout une nouvelle société aura lieu. 

    Car ainsi chaque fois qu’un thérapeute verra quelqu’un s’assombrir, s’embourber dans des complexes, dans des traumatismes, dans des peurs,  il pourra le soigner, alors qu’à l’heure actuelle il ne le soigne pas.

    On dit, c’est la nature humaine, il faut bien avoir des problèmes, qu’est ce que l’on ferait sans les problèmes. On ne considère comme étant fou que celui qui  saute de son balcon sur la voisine, ou bien sort dans la rue avec un couteau pour tuer tout le monde, ou fait encore des actes considérés comme insensés. En fait ces actes-là ne sont pas dûs à la folie, ils sont une absence de conscience et c’est complètement différent.

    C’est-à-dire que pour nous est fou, quelqu’un qui par exemple va s’assombrir, s’embourber, dans un complexe d’infériorité ou de supériorité, ou un problème de jalousie. Celui-là est fou, car il n’a pas la vision juste. C’est-à-dire qu’il est perturbé par des mirages, par des illusions. Tandis que celui qui sort avec un couteau et qui  va tuer ses voisins, ou qui va faire n’importe quel autre acte insensé, celui-là n’est pas fou, il n’a plus de conscience et c’est différent. Et l’administration des soins va être complètement différente aussi.

    Il ne va plus s’agir de soigner, il va s’agir d’opérer véritablement presque chirurgicalement, mais de façon éthérique, un pont entre cette personnalité et la conscience qui est partie, qui a quitté cette personnalité.

    Donc en fait tous ces gens qui remplissent à l’heure actuelle les hôpitaux psychiatriques, et que l’on dit être atteint de démence dure, plus tard ne rempliront plus les hôpitaux psychiatriques, mais plutôt les temples où les initiés auront le devoir de raccorder, de reconstruire un pont éthérique, un lien entre la personnalité et l’âme.

    Pourquoi?
    Parce que ces gens-là ne disposent plus de leur conscience, c’est-à-dire que l’âme est partie, et elle est partie pourquoi?

    C’est quelque chose qui ressemble à une forme d’accident, non pas accident comme si l’erreur était contenue dans l’univers. C’est un accident que l’homme provoque, lorsqu’il s’abîme dans trop de matérialisme, lorsqu’il s’abîme dans trop de déchéances, dans trop de problèmes matériels. Je ne parle pas des problèmes de fin de mois, des soucis de notes d’électricité, ou de gestion etc. Mais des problèmes de vice, des problèmes de drogue, des problèmes d’alcoolisme, des problèmes de prostitution.

    Lorsque l’homme descend très bas dans les vibrations de la matière, l’âme ne supporte plus la cohabitation avec la personnalité et elle détruit le pont, le petit pont qui permettait à l’âme et à la personnalité d’avoir une histoire d’évolution ensemble. L’âme se retire, retourne dans une zone intermédiaire qui n’est pas la source originelle, mais qui est la zone qui correspond  au degré initiatique qu’elle a atteint, et là, elle est mise en état de veille.

    Que font les guides à ce moment-là?

    Ils prennent le potentiel de conscience, de vibrations que représente la personnalité, qui a “péché” pendant maintes et maintes incarnations, comme on pourrait dire entre guillemets, et cycliquement, il la précipite à nouveau dans la matière, pour écumer ces mauvaises vibrations.

    Lorsque cette personnalité est précipitée à nouveau dans la matière, alors qu’elle n’a pas d’âme, elle peut être amenée selon la civilisation, selon les circonstances, selon l’éducation, selon le type de guide qui est là aussi pour la surveiller, cette personnalité sans âme, sans conscience, va pouvoir être amener à faire n’importe quoi, à devenir criminelle, à devenir un bandit ou à devenir un cas réellement psychiatrique de démence dure.

    C’est ce qui l’attend à la fin. Tous les cas de psychiatries de démence dure, sont des êtres qui ont perdu la relation avec leur âme, et il faut non pas les soigner, il faut reconstruire le pont. Cela se reconstruit naturellement, la nature a un procédé, un processus, qui permet petit à petit par le moyen de la purification de la personnalité, de reconstruire le pont avec l’âme.

    Mais il y a un moyen plus direct que les initiés connaissent bien, c’est le moyen qu’a employé Jésus pour guérir un dément, qui, dans la bible, a été décrit comme étant un possédé.  Lorsqu’il l’a soigné et que l’esprit du mal qui était en lui s’est précipité dans le troupeau de cochons, et que ce troupeau de cochons s’est précipité à son tour dans la mer, pour emporter le mal, que c’est-il passé?

    L’initié qu’était Jésus a su reconstruire en substance éthérique, le pont entre la personnalité et l’âme. Tout le karma qu’avait en fait cette personnalité, a été rejeté sur ce troupeau de cochons.

    Ce qui ne veut pas dire que le mal a été emporté par les cochons, absolument pas. Un animal n’est pas capable de supporter le karma d’un être humain, ni même de brûler le karma d’un être humain. Mais c’est le moyen, la déviation qu’avait choisi  Jésus pour extraire le mal. En fait celui qui a épuré le mal c’est lui, c’est Jésus qui a brûlé le mal. Et ainsi il a pu raccorder la personnalité avec l’âme de l’individu.

    À l’heure actuelle, il existe des gens qui passent près de vous et qui n’ont pas toute leur conscience, qui sont en passe même de perdre leur conscience, parce qu’il s’abîme dans trop de matérialisme, et ça, c’est un grand drame que nous connaissons au niveau de notre loge, car ce qui nous préoccupe le plus, ce sont les cas des alcooliques et des drogués, et principalement des drogués.

    Ceux qui utilisent les drogues dures, en arrivent à couper le lien qu’ils entretenaient avec leur âme, avec leur conscience. Et ainsi, tous ces gens qui s’abîment pendant des années sans vouloir en démordre et qui en meurent, tous ces gens qui s’abîment dans la drogue et qui coupent la relation avec leur âme, représentent pour nous, pour une future vague d’incarnation, tout un groupe d’âmes à problèmes, qu’il va falloir encore une fois entourer de mille précautions, pour qu’ils ne nuisent pas à la future société, pour qu’ils ne nuisent pas aux futurs groupes humains et pour qu’ils puissent évoluer, qu’ils puissent retrouver en même temps la connexion avec leur âme.

    Donc en même temps que nous essayons de construire le nouveau monde, avec tous les problèmes que ce monde présent suscite, il y a aussi de notre devoir de ne pas fabriquer des futurs mondes qui ne soient pas tout à fait meilleurs que celui qui existe maintenant. Car si à l’heure actuelle on laissait bien trop d’âmes s’abîmer dans le matérialisme, trop d’âmes perdre justement la connexion avec la personnalité, il ne servirait à rien de tirer des plans magnifiques, pour construire un nouveau monde, car il serait saboté automatiquement.

    Donc en même temps que l’on construit le nouveau monde, il faut préserver les âmes du monde actuel et participer à la purification. C’est pour cela qu’il est tout aussi important, pour vous, d’employer vos forces à construire le nouveau monde, qu’à aider votre voisin à entrer dans le nouveau monde. Parce que s’il n’y a finalement que peu de gens prêts pour le nouveau monde, le nouveau monde tout frais, tout rose, conçu par les Maîtres et arrivé un beau matin sur la terre, ne tiendra pas, car des vagues humaines arriveront pleines de négativité et le détruiront.

    Et c’est pour cela que l’effort des disciples, l’effort des initiés, l’effort des Maîtres, doit porter avant tout sur la compréhension pour initier les gens. Et c’est ce que je vous propose de faire à votre tour pour être utile, non seulement à vous-même, mais aussi à nous et à ceux qui sont autour de vous.

    N’oubliez pas que vous devez être utile à ceux qui sont autour de vous, sinon tous vos espoirs ne servent à rien et tous nos espoirs ne servent à rien non plus. Nous avons besoin de tout le monde, pour que le nouveau monde arrive. Ce n’est pas parce que nous avons notre évolution, notre lumière, notre degré initiatique, que les choses vont bien aller sur la terre.

    Il peut y avoir mille Bouddhas au ciel, si sur la terre les hommes restent insensibles, ne veulent pas changer, les mille Bouddhas au ciel, ne pourront rien changer sur la terre. Les milles Bouddhas auront besoin des hommes de la terre, pour faire de la terre un meilleur monde.

    C’est pour cela que sans cesse, la relation hiérarchie humanité est amplifiée et de plus en plus à l’heure actuelle, la hiérarchie des Maîtres s’ouvre sur l’humanité, appelle l’humanité et les disciples. Parce que le Maître, tout Maître qu’il soit, a besoin du terrien pour faire de la terre un nouveau monde.

    C’est une responsabilité que chacun d’entre vous doit partager avec nous. Ce n’est pas seulement nous avec nos beaux projets, et puis on sépare les hommes, les bons d’un côté, les mauvais de l’autre, non pas du tout. Nous avons besoin ensemble de bâtir le nouveau monde, pour nous-mêmes et aussi pour vous-mêmes, c’est une grande collaboration.

    Si vous étiez sensibles à cette réalité, dès demain vous trouveriez un travail à faire pour aider le Maître, dès demain vous trouveriez une œuvre à accomplir pour aider le Maître, vous ne seriez plus en train de vous gratter la tête à vous demander :  quel est mon gourou, quelle est ma voie. Non. Tout de suite vous vous mettriez au travail, tout de suite vous bâtiriez la chose qui est à bâtir et votre Maître apparaîtrait.

    Vous perdez du temps à chercher des choses illusoires, de manières illusoires. Ce qu’il faut, c’est être actif, comprendre qu’elle est la nécessité de votre temps et agir pour aider les Maîtres, soulager les Maîtres et inévitablement, vous allez le rencontrer, celui qui est pour vous viendra vers vous.


    Conseils aux jeunes pour être utiles au nouveau monde.

     

    Question:

    Vous avez déjà répondu largement aux questions essentielles de ce soir, voici donc la dernière question.
    Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent œuvrer de manière concrète à l’avènement du nouvel âge ?


    Je dirais que les jeunes, ont des conseils à donner à l’ancienne génération.

    Non pas qu’ils doivent donner des ordres à l’ancienne génération, car en tant que psychologie toute neuve, nouvellement venue au monde, ils doivent apprendre la discipline de la part de l’ancienne génération. Par contre, eux, ils font la démonstration d’une plus grande ouverture, d’une plus grande intuition et d’une plus grande foi, et en ce sens, l’ancienne génération doit prendre exemple sur la nouvelle.

    Maintenant, en relation hiérarchie nouvelle génération, qu’est ce que la nouvelle génération doit faire ?

    Comme tout être, comme tout disciple qui veut s’éveiller, qui veut gravir le chemin de l’initiation, la nouvelle génération doit remplir les mêmes exigences, donc tout ce que je viens de dire ce soir. Être déterminé, concevoir la spiritualité telle qu’elle est, de ne pas la voir à travers des lunettes, les lunettes de ceci, les lunettes de cela, les lunettes de ce que l’on pressent, de ce que l’on conçoit, ou quoi que ce soit d’autres.

    Regarder la réalité, la spiritualité telle qu’elle est énoncée par les anciens, de façon la plus dénudée, la plus dépouillée possible. Prenez les phrases des anciens, enlevez tout le texte qui est autour, prenez la phrase principale et méditez la phrase, pour tirer la substance de la phrase, de façon à ce que le mot devienne initiatique et ne soit pas simplement un discours adressé à votre mental.

    Que ce soit plutôt une essence qui rejoint votre essence et qui par là même l’enflamme comme de l’essence lorsqu’elle est jetée sur le feu.

    Pour produire cet effet-là, il faut s’adresser à la substance des phrases, à la substance des énoncés des Saints et des religieux. La nouvelle génération n’a pas spécialement des choses à faire par rapport à ce qu’avait à faire l’ancienne génération, les exigences sont les mêmes de génération en génération.

    Ce qui est différent, c’est l’accomplissement de ces âmes nouvelles, qui ont pour but et comme nécessité d’aller plus loin. Mais pas forcément d’aller plus loin parce qu’elles sont plus pures ou plus évoluées que les précédentes, mais simplement parce qu’elles doivent aller plus loin dans une forme d’expression.

    Par exemple, le rayon cinq, le rayon de la science concrète qui a adombré fortement tout l’occident,  on pourrait croire qu’en fait, toutes les âmes qui avaient besoin de cette expression-là, n’ont fait qu’empirer le matérialisme, parce que la science concrète s’appuie essentiellement sur le matérialisme, démontre le matérialisme et provient d’une pensée matérialiste. 

    Pourtant, ce rayon-là, cette démarche-là, a servi énormément et incomparablement à l’avancée de toutes les âmes qui se sont incarnées en occident, parce que c’était de cette manière-là qu’elles allaient évoluer. Alors que d’autres, qui viennent dans d’autres vagues, ont besoin d’un autre rayon de civilisation pour évoluer. Ainsi, tour à tour, on emploie la dévotion, la science concrète ou autre chose.

    Cela ne veut pas dire que les âmes sont meilleures, parce qu’elles viennent après les autres, qu’elles sont plus évoluées. Cela veut dire que leur mode d’expression est différent et quelles vont permettre la construction d’une civilisation différente, d’une société différente, d’un rituel différent, d’une religion différente, d’une éducation différente, d’une science différente.

    À l’intérieur de toutes ces différenciations qui sont tout autant de spécialisations, elles vont pouvoir avancer. C’est pour cela qu’à chaque fin de cycle, à chaque fin d’arrivée de ces vagues d’âmes, il faut briser la société en place, il faut briser la religion en place, il faut briser la science en place, parce qu’elles ne servent plus à rien et à personne, parce qu’il n’y a plus les âmes pour en avoir besoin.

    Les âmes qui viennent ont besoin d’autres choses, pas forcément je le répète, parce qu’elles sont plus avancées ou meilleures, mais parce que leur type d’expression est différent. Ainsi vous-mêmes, à travers cette société qui aura été construite par ces nouvelles âmes, vous pourrez vous incarner pour, à ce moment-là être plus ancien, pour être plus avancé et accomplir votre évolution.

    De la même manière que vous-mêmes, avez été les bâtisseurs de cette civilisation-ci, de cette société-ci. Et ainsi, à l’intérieur de cette société, d’autres âmes qui étaient avant vous, qui faisaient partie d’une vague précédente, ont pu venir s’y instruire et y évoluer.

    Autrement dit, il y a toujours un grand frère qui construit pour lui-même, la chaussure qui est à sa taille, mais en même temps elle sera à la taille de son frère plus petit. Et de cette façon, en faisant une chaussure qui est à sa taille, même si son frère plus petit a un pied plus petit, il va ainsi le pousser à grandir, à grossir son pied, pour aller dans la chaussure qu’il vient de lui tailler. Et ainsi de suite les hommes s’entraident à évoluer.

    C’est sur ce mot que je voudrais vous quitter ce soir. Pensez aux Maîtres qui vous aident, non pas dans le sens où vous devez vous remettre aux Maîtres, remettre votre responsabilité, tout décharger sur le Maître puisqu’il est là pour vous aider. Mais dans le sens où plutôt vous devez collaborer avec lui, avec eux, tout simplement parce qu’on attend votre partie active.

    Le Maître a beau avoir tous les pouvoirs dans son royaume, dans sa zone, dans son ciel, lorsqu’il veut matérialiser sur la terre, il a besoin d’une main, l’esprit de l’artiste, l’esprit créateur. Lorsqu’il veut sortir une statue d’une boule de terre, il est obligé de passer par la main et ainsi le Maître a besoin de tous les disciples, et de tous les initiés pour construire un nouvel homme, pour construire un nouveau monde. Vous êtes les mains des Maîtres, c’est ce qu’il faut comprendre.

    C’est dans ce sens aussi où le disciple doit être ouvert pour recevoir totalement l’inspiration qui vient du mental du Maître. Parce que n’étant que la main exécutrice du Maître, il doit remettre tout son mental dans le mental du Maître, pour s’aligner au programme, pour s’aligner au plan, pour donc savoir ce qu’il doit faire, ce qu’il a à produire comme effort dans son espace qu’est le sien.

    Donc dans un premier temps sortez votre volonté, je dirais presque, sortez cette ambition, mais de façon positive, pas l’ambition de l’égo, mais une ambition vécue au niveau de l’âme, comme une envie, comme une ardeur, comme une ferveur, de se dépasser, d’aller plus loin et de faire partie de ce mouvement pour créer le nouveau monde. Ensuite et de manière paradoxale, comme je le dis toujours, laissez tomber cette volonté et ouvrez-vous complètement pour que votre mental soit complètement ensemencé par le mental divin, afin que vous soyez alignés parfaitement dans le plan et que vous soyez réellement utile au plan.

    Car pour être utile au plan il ne faut pas faire selon votre idée, il ne faut pas faire ce que vous vous jugez être nécessaire, ou ressembler au nouveau monde. Il faut faire ce que les Maîtres font. En même temps que le disciple doit être extrêmement individuel et indépendant, il doit être extrêmement obéissant, et comme je le dis si souvent, la vie d’un disciple est un paradoxe. Le disciple doit savoir manipuler le paradoxe de façon très souple pour être à la fois soumis, et très individuel pour être à la fois obéissant et très indépendant. C’est un jeu subtil mais qui n’est pas difficile.

    Dès que l’on sait exactement à quel niveau on doit vivre la volonté, et de quelle manière on doit vivre l’obéissance. L’obéissance n’est pas quelque chose qui doit être vécu comme un esclavage, ou comme une prosternation à genoux. L’obéissance c’est plutôt quelque chose à vivre comme une connaissance. J’obéis non pas aveuglément, parce que j’ai entendu la voix et que j’exécute. J’obéis parce que je connais le plan, parce que je connais la voix qui a parlé, parce que je connais la vérité qu’elle énonce et ainsi j’accomplis. Cette obéissance-là n’a plus rien de comparable avec l’obéissance, c’est de la collaboration, mais c’est en même temps de l’obéissance.

    Je vous encourage à découvrir ce paradoxe, qui est en même temps une très grande richesse, car sitôt que vous aurez compris ces deux énergies, vous serez un disciple sans aucun doute, sans aucun problème.

    Je vous salue.

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  • Transformer l’astral

     

    Question:

    C’est la suite, il semblerait qu’il soit nécessaire de transformer l’astral de la civilisation, pour permettre une évolution de conscience réellement effective. Je ne crois pas que tous les psychologues et ce qui se fait actuellement, soient suffisants ou même pertinents, pour débarrasser le public de son mirage. Pourriez-vous nous éclairer sur les moyens à développer pour purifier cet astral.

    Lorsque l’on parle de l’astral en l’homme, ou même de l’astral général de l’humanité, donc de la planète terre, il est souvent fait allusion à cet astral comme étant une zone de putréfaction, une zone d’illusion et c’est juste. C’est juste, mais en même temps ce qu’il faut savoir, c’est que l’astral a une raison d’exister.

    Comme je l’ai déjà dit, il est une sorte de matrice qui permet de préconcevoir la matière, il est donc absolument nécessaire à la formation même de la vie et à l’existence même de la vie. Il ne peut pas y avoir de vie sans l’existence de l’astral, parce que c’est comme si l’homme essayait de faire un enfant sans que la femme dispose d’une matrice pour le concevoir et le porter. L’astral est une matrice.

    Maintenant il s’agit de savoir pour l’homme en incarnation et en évolution, dans quelle matrice il loge son évolution, et c’est là où l’on doit faire les différenciations entre l’astral inférieur et l’astral supérieur. L’homme qui loge sa vie dans la matrice de l’astral inférieur, ne verra arriver sur lui et autour de lui que des effluves de l’astral inférieur. C’est pour cela, que celui qui est d’orientation négative va non seulement attirer sur lui l’astral négatif, les entités astrales négatives, mais en plus, il va avoir la faveur de l’administration de toutes les circonstances négatives de la terre.

    Tout cela parce que soit dans sa vie présente, soit dans une vie passée, il aura logé sa graine d’évolution dans la matrice de l’astral inférieur. Il va devoir purifier cette vibration-là, il va devoir avorter en quelque sorte, se soustraire à cette matrice. Et pour se décrocher de cette matrice, il faut des efforts. Et ce ne sont pas des efforts qui sont accomplis par la volonté, non, ce sont des efforts qui servent de purification et qui prennent la voie du karma pour s’accomplir.

    À partir de ce moment-là, l’individu doit apprendre à assumer et à écumer son karma. Ainsi il sort de cette matrice que représente l’astral inférieur, et il monte dans l’astral supérieur, qui est une matrice positive, plus propre. Ce qui ne veut pas dire que dans l’astral supérieur se trouve l’essence de son être, la réalité de son être, sa voie, son chemin. Il se trouve simplement au niveau où il peut entrer dans une matrice positive et favorable.

    Il faut donc savoir utiliser cette matrice, cet astral supérieur, et pour le disciple, il est tout aussi important de savoir utiliser cette zone de l’univers qui le constitue, que de savoir respirer ou manger pour vivre. C’est en ce sens, dans un autre pays, les gens ont compris qu’il était extrêmement important d’avoir des pensées positives, d’avoir un caractère positif, d’avoir une orientation positive, donc la nécessité de se défaire de ses complexes, d’où dans ce pays la prolifération des psychologues et des psychiatres.

    Ceci a été mis en place, pour qu’un certain nombre d’individus de cette race, puisse aller un petit plus loin au niveau de l’astral supérieur. C’est pour cela aussi que l’on trouve dans ce pays que sont les États-Unis, beaucoup de médiums, télépathes ou des êtres psychiques. Parce qu’ils disposent d’un corps astral qui est relativement plus épuré, sans que pour cela il soit plus pur, mais relativement plus épuré que l’Européen.

    Ce qui ne veut pas dire que l’américain est plus pur d’âme et de caractère que l’Européen. Ce n’est pas cela que je veux dire. Simplement je dis que son astral est beaucoup plus dégagé, et il a la capacité de faire davantage avec sa substance mentale, ou avec ses antennes psychiques. Alors qu’il existe le même nombre d’êtres psychiques, avec les mêmes capacités psychiques dans la race européenne.

    La seule différence c’est que l’Européen a un esprit qui, de par sa cristallisation et à cause de l’ancienneté de son histoire et de sa race, sa cristallisation le porte psychologiquement à cristalliser ses problèmes.

    Ainsi un problème vécu lors de la petite enfance, ou un peu plus tard, devient en entrant dans le subconscient un véritable traumatisme et un complexe. Alors que l’américain rejette immédiatement le traumatisme. Ce qui cré par là même une extériorisation de violence beaucoup plus grande que chez l’Européen.

    C’est pour cela que l’on ne peut pas dire que l’un soit plus pur que l’autre, c’est tout simplement une façon différente de se purifier. Dans un cas par exemple, chez l’Européen la cristallisation va donc le porter à grossir et amplifier les problèmes de sa personnalité, à ne plus pouvoir s’en débarrasser, et sa violence va se retourner contre lui.

    C’est-à-dire qu’il va créer des maladies, telles que les dépressions nerveuses, certaines formes de cancer ou encore certaines formes de maladies infectieuses. Tandis que l’américain, tout en étant sujet aux mêmes maladies bien sûr, il sera malade mais pas pour les mêmes raisons. Ce traumatisme que l’Européen va extérioriser par une maladie, l’américain va l’extérioriser par la violence. C’est à cause de cela que l’Amérique est l’endroit où actuellement a lieu le plus de violence physique de tout ordre.

    En fait, l’entité ne supporte pas une quelconque contradiction, ce qui fait qu’aux États-Unis, il faut absolument revoir l’éducation des enfants, de façon que l’enfance ne soit plus éduquée de manière traditionnelle, telle qu’elle est pratiquée en Europe, avec tout le poids des contrariétés, du caractère des parents et le poids de la génétique aussi.

    L’entité qui s’incarne dans un corps américain ne supporte pas ce poids-là, il se rebelle, et c’est ainsi qu’il y a le problème, le risque que l’entité bascule dans la violence. Comme je l’ai dit, cela ne veut pas dire que l’entité américaine est plus évoluée que l’entité européenne, c’est simplement la façon de vivre qui est complètement différente et  qui  crée des faits extérieurs sociaux complètement différents.

    Lorsque l’on veut juger un corps astral, on ne peut pas dire qu’il n’existe qu’un corps astral universel. Non. Il existe un corps astral pour chaque race. Ce corps astral va être constitué de manière à permettre des expériences aux entités nouvelles qui arrivent, qui ne seront pas nécessairement meilleures que les autres, mais différentes.

    Ces  groupes précis d’entités, ces groupes d’âmes ont besoin de ce type d’expression, même si en fait ces groupes ne sont comparativement pas plus évolués initiatiquement que par exemple d’autres.

    On retrouve cette différence lorsque l’on essaie de comprendre les enfants d’une famille. On s’aperçoit que le fils aîné n’a pas du tout les mêmes réactions que le dernier né, parce qu’il appartient à un autre groupe d’âmes, il n’a pas du tout les mêmes réactions . Parce que ces groupes d’âmes n’ont pas du tout les mêmes origines, les mêmes fonctions, les mêmes besoins, les mêmes désirs, même si en fait les âmes se ressemblent dans leur évolution. Comme cela, petit à petit, on arrive à aller un petit peu plus loin et à faire le tour de tous les rayons de la création.

    Donc, lorsque l’on parle du corps astral, il faut se demander de quelle race on parle, de quelle époque on parle, de quel besoin concernant tel groupe d’âmes on parle. 

    Lorsque l’on dit qu’il faut purifier le corps astral de la planète, c’est vrai, pour garder une vision en général de la chose, mais non pas parce que les hommes l’auraient rempli d’idées impropres, de réactions émotionnelles impropres, sales, guerrières etc. Non, mais parce que la planète d’une façon générale doit passer à un niveau initiatique supérieur, il faut donc pour cela aligner tous les corps.

    Il n’y a pas que le corps astral qu’il faut purifier ou élevé, mais aussi le corps éthérique. Et c’est pour cela qu’il y a en ce moment un tel déferlement de toutes les maladies infectieuses et qu’il en aura encore d’autres, jusqu’à ce que cet alignement du corps éthérique et du corps astral soit fait avec le corps mental, lui-même pouvant s’aligner avec sa partie supérieure, le mental supérieur.

    On ne peut pas créer au niveau planétaire une initiation, sans qu’il y ait l’alignement vibratoire de tous les corps. Ce qui fait que lorsqu’un initié de façon individuelle, veut aller vers la troisième initiation majeure, lorsqu’il veut commencer le pont entre son mental inférieur et son mental supérieur, donc passer du concret à une forme d’intuition, une forme de vie intérieure réelle, il va devoir pour cela non pas développer son plan mental supérieur, mais il va devoir épurer ses corps subalternes, il va devoir épurer son corps éthérique, épurer son corps astral, épurer son corps mental inférieur.

    Ainsi, en mettant tous ces corps au diapason avec la vibration du corps mental supérieur, il va y avoir jonction, comme deux aimants que l’on rapproche, ils s’accouplent. Tout le problème n’est donc pas de fabriquer deux aimants qui soient face à face, tout le problème revient à positionner l’aimant qui c’est éloigné pour que la jonction ait lieu.

    Encore une fois, l’homme a déjà tout en lui, il lui suffit de le redécouvrir.

     

    Le concept de la vibration.

    Question:

    Le terme vibration est utilisé très souvent pour définir des états de conscience, des cristallisations d’énergie et des lois, pourriez-vous définir ce concept de vibration qui semble assez différent de la conception humaine actuelle.


    Il est vrai qu’on emploie à l’heure actuelle le terme vibration. L’ésotérisme a permis cette avancée pour créer l’avant-garde de la future philosophie. La philosophie doit toujours emprunter des idées de plus en plus subtiles, des concepts de plus en plus abstraits et subtils. Il faut donc nécessairement changer le vocabulaire pour en introduire un nouveau.

    C’est vrai qu’à l’heure actuelle on utilise des mots modernes, énergie, fréquence, vibration. En fait lorsqu’on parle de vibration, si l’on veut proprement en parler, il faudrait plutôt la nommer fréquence. L’idée est plus propre, elle émet un cliché qui est plus en rapport avec ce que les guides ou ce que certains guides veulent dénommer par vibration.

    La vibration est un terme beaucoup trop matériel en fait, fréquence permet mieux de comprendre qu’il s’agit donc d’un degré, du degré d’une onde qui est en ondulation. Que ce soit l’onde de l’âme, que ce soit l’onde de vie du minéral, d’un végétal, d’un animal, peu importe, d’une étoile, c’est son onde qui parvient.

    En étudiant ou en connaissant sa fréquence, l’homme arrive ensuite à créer un ésotérisme et une science, non seulement pour dénommer la chose, mais aussi pour se l’approprier. Car chaque fois qu’il est donné à l’homme de connaître une chose, cela veut dire qu’on lui donne le droit de se l’approprier. Et c’est pour cela que les planètes en astrologie, comme en astronomie, n’ont été découvertes qu’une à une, et que par exemple Pluton est une des dernières planètes à avoir été découverte.

    Pourquoi?

    Non pas parce que les moyens scientifiques ne le permettaient pas autrefois. Tous les initiés authentiques connaissaient la présence de Pluton et connaissent la présence sacrée qui est au-delà de Pluton, que la science n’a pas encore découvert, mais qu’elle découvrira sous peu, avant la fin de l’an 2000, c’est certain.
    Mais elle connaîtra plutôt son rayonnement, c’est-à-dire sa lumière, plutôt que  positionner réellement sa sphère dans l’espace. Exactement comme l’on est capable 
    de capter la lumière du soleil à l’heure actuelle, sans pouvoir photographier exactement la sphère qu’est le soleil.

    Donc chaque fois que quelque chose est donné à la connaissance de l’homme, cela veut dire qu’est donné à l’homme le pouvoir d’utiliser la chose, ou que l’on donne aussi à la chose, le pouvoir de travailler sur l’homme.

    Ainsi Pluton, que l’on connaît à l’heure actuelle, a été donné à l’homme, pour pouvoir créer le nouveau monde.  Non pas parce que Pluton en est le maçon, mais parce qu’il est celui par lequel l’ancien monde va périr. Tous les astrologues, qui connaissent véritablement leur science, ont une peur terrible de cette planète, parce qu’ils savent que c’est la planète de la mort.

    On dit aussi que c’est la planète amenant l’ange du feu, l’ange de la mort, l’ange terroriste, qui va cracher sur l’homme tous les maux pour pouvoir l’achever. Mais en fait cette planète, cette énergie, ce logos n’est pas du tout là pour achever l’humanité. Au contraire, ce logos envoie son épée, son rayonnement pour purifier l’humanité, afin que le nouveau monde puisse avoir lieu. Ensuite avec Neptune repartira un nouveau cycle de construction,  car Neptune est la base de l’univers, l’énergie de l’univers.

    Donc lorsque l’on veut parler du mot vibration, pour revenir à cette question-là, il faut plutôt penser au mot fréquence, au degré d’oscillation, à sa vitesse, à son degré de puissance. Fréquence est le mot le plus correct.

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