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    les énergies de la pleine lune

    Genève 24 10 92

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    1A  - Le siège de la quête est l'âme - L'aspect le plus physique de l'âme se situe au plus profond du chakra du cœur. L'âme s'est incarné parce qu'elle l'a désirée - Si votre vie ne vous plaït pas, vous l'avez pourtant choisie - Ton corps a été construit par la nature comme un temple sacré - L'âme est une perle qui a été confié à l'homme dès sa première naissance - la "parabole des talents" La psychologie est toujours de nature négative car elle représente la somme de tous vos problèmes. Seul ce qui provient de l'âme est de nature positive - Quand tu ressens une émotion essaie d'en être le témoin en la ressentant jusqu'au bout.

    1B - Lorsque tu es l'Âme, tu ne désires que répondre aux besoins des autres. Tu es une somme d'énergie  en mouvement qui vient d'en haut et que tu dois extérioriser en bas, c'est à dire dans la matière - Tu deviendras de plus en plus un agent du destin entre les hommes et le plan. Sans la flamme de la volonté tu ne peux rien faire. Une fouis que le centre de la volonté est créé, la vie se charge de l'orienter. Dieu n'aime pas les tièdes. La vraie connaissance c'est d'avoir en face de toi ton ennemi et de savoir pourquoi tu l'aimes. La parabole de la feuille et de l'arbre.

    2A - En définissant illusoirement tes besoins, tu mets des limitations à ton bonheur. Sois la force et la joie, et Dieu Lui-même viendra. La vie quotidienne est l'antichambre du service. Dès qu'il n'y a plus communication apparaît la violence. Communiquer, fait circuler les énergies entre les différents plans de l'homme. le mensonge rend imperméable à la grâce de Dieu . Si les énergies ne circule pas bien dans le corps éthérique, le sang ne circule pas bien dans le corps physique. Les énergies de l’ère nouvelle.

    2B - L'Afrique et l'ère du Verseau - L'évolution naît du partage et de la communication. - Le Japon

     

    Genève 21 11 92 (164)

    Genève 28 11 92

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    Savoir se donner confiance.
    Ce que je pense, je le suis.
    Se débarrasser de soi-même.
    Se mettre en résonance magnétique avec l’Univers.
    Les pensées semences – Rencontrer le Maître.




    (fin du 24-10-92  1/4)

    Mais pour que vous vous posiez cette question fondamentale, que vous fassiez un effort et que vous vous intéressiez à autre chose et à quelque chose d’essentiel, la conscience en mouvement va chercher des points de crise. Et qu’est ce qu’elle trouve ?
    Elle trouve que tout va trop bien dans votre vie, qu’effectivement, le salaire, la voiture, la maîtresse vous ravit, les enfants vous ravissent. Alors qu’est ce qu’il se passe ? Elle va chercher ce qui, en vous, pourrait devenir l’occasion d’une souffrance, d’un mécontentement et d’une recherche.

    (suite)

    Alors qu’il ne s’était jamais rendu compte de rien, d’un seul coup il s’aperçoit dans sa glace que ses oreilles sont vraiment grandes. Alors il se dit : que peut-être un jour ma maîtresse me trompera, parce que quelqu’un qui a des oreilles si grandes n’est pas séduisant. Et en allant retrouver sa secrétaire qui est sa maîtresse, cet individu va regarder autour de cette femme tous les hommes qui l’approchent et ont de petites oreilles, et il va se dire, celui-là, il a de trop belles oreilles, je suis sûr qu’elle va être séduite, des oreilles pareilles, ça ne peut pas passer inaperçu. À cause d’une paire d’oreilles, il va devenir jaloux et il rêvera de pouvoir couper les oreilles à tous ces hommes afin que sa fiancée ne puisse pas les remarquer.

    Cela va le mettre dans un état d’agressivité, de jalousie. Il va prendre sa voiture pour rentrer chez lui. Il va s’apercevoir que sa voiture ne lui permet plus d’être heureux, et n’a plus le pouvoir d’évacuer sa jalousie, ni le chagrin dans lequel sa jalousie le porte. Finalement, il va se dire que ce n’est qu’un tas de ferraille et le jour où elle va rouiller, il n’aura pas de peine.

    Il rentre chez lui et il s’aperçoit que ses enfants ne sont pas si à l’aise que ça dans la vie. Sa propre souffrance lui permet de sentir la souffrance des autres, et il s’aperçoit qu’un tel a des problèmes d’adaptation à l’école, un autre à des problèmes de puberté, ou un petit chagrin d’amour ou quoi que ce soit d’autre. Il s’aperçoit que c’est dur d’entrer dans la communication, il ne s’agit pas simplement de remplir le frigo, d’acheter des ballons de football, de payer l’entrée dans des clubs en pensant que les enfants sont heureux comme il le faisait jusqu’alors. Il s’aperçoit que communiquer avec l’enfant, l’éduquer, lui donner les moyens de peser les événements, c’est difficile. Il s’aperçoit que l’enfant fait obstacle, que quelquefois même il doit heurter l’enfant, que celui-ci se met à détester son propre père. C’est difficile à supporter un enfant qui se met en colère contre son père et se met à le haïr, même si ce n’est que pendant une journée.

    Et d’un seul coup son monde bascule complètement, à cause de quoi ? Des grandes oreilles !

    Comme cela, chacun va être incité à la souffrance, pour que la conscience se réveille. Non pas, parce que sur la planète il en est immanquablement ainsi. Que les grands architectes n’ont pas trouvé les moyens de faire un homme ou une femme idéale, afin que tout le monde se plaise, parce que nous aurons tous de grands beaux yeux, tous des corps magnifiques, de grandes belles voix, tous un grand talent. Si nous supportons si mal tous nos défauts physiques, notre manque de talents, notre manque de brio, ce n’est pas parce que nous avons des problèmes avec une matière qui n’est pas assez bien construite, avec un développement qui n’est pas assez performant, c’est parce que c’est pour nous le meilleur moyen d’aller voir un peu plus loin, d’être dérangé afin de travailler sur quelque chose de plus essentiel.

    Alors, chaque fois que vous allez vous regarder dans la glace et que vous allez échanger des considérations intérieures, que vous vous sentez être en peine à cause de vos grands pieds par exemple, à cause de votre maigreur, de votre grosseur, votre voix qui n’a pas la tonalité que vous cherchez, ou du talent de peintre, ou je ne sais pas quoi, qu’un autre vous démontre sans arrêt, voyez cela, non pas comme un problème de la nature, un problème de destinée, dans le cas où vous voudriez devenir un grand peintre que vous n’êtes pas et que votre voisin va devenir, prenez ceci comme un travail que vous allez pouvoir faire sur vous-même et qui va vous permettre non seulement d’accepter vos grands pieds, mais en plus, d’y trouver une utilité, mais aussi de devenir un grand peintre, un grand chanteur.

    Vous allez me dire que cela ne changera pas la situation physique, un gros nez restera un gros nez. C’est vrai, mais pas forcément. Le nez a une fonction, il est au monde pour une fonction, il n’est pas né pour être l’admiration du public. Un nez est fait pour fonctionner, pour respirer, et il fait son travail. Il ne se dit pas, aujourd’hui je suis complexé, je me replie sur moi-même, je ne vais pas respirer parce que je me trouve trop laid. L’homme sait cela. Il a honte d’approcher une femme ou une femme d’approcher un homme, ou un employé d’approcher son employeur, ou un ami d’approcher un autre ami pour demander un service. On est là tout replié sur soi. Et ainsi petit à petit on altère le rythme cardiaque, la circulation d’énergie dans les différents méridiens, les différents canaux, on brouille même la ligne droite des veines et des artères en les rendant de plus en plus tortueuses repliées sur elles-mêmes, collées mêmes parfois sur elles-mêmes. On a l’impression même de plus trop toucher la terre comme s’il y avait de la ouate juste sous les pieds qui nous empêche d’avoir un réel contact avec la terre. Tout cela parce que l’on est, replié sur soi, dans la peur de dire, dans la peur de faire, dans la peur d’être idiot ou tout simplement parce que l’on n’ose pas montrer sa figure. Moi, comment pourrais-je demander cette chose alors que j’ai un si vilain nez. Tout le monde va voir mon nez quand je vais parler. Puisque je suis si vilain, je ne parle pas.

    Il y a comme cela une multiplicité d’attitudes qui n’ont rien à voir avec vos capacités ou vos talents ou vos limites connues, mais avec ce que vous pensez de votre nature physique tout simplement, avec la nature de votre voix, la lumière de votre regard ou pas, la façon dont vous êtes habillés, si vous faites impression ou pas.

    Savoir se donner confiance.

    Puisque ces choses sont importantes au point d’altérer votre confiance, par contre utiliser ces choses pour construire votre confiance. Exactement comme un ésotériste ou un occultiste sait ce qu’il faut utiliser pour créer un rituel, sait où mettre la lumière, l’encens, les livres sacrés, les couleurs, eh bien, créer un rituel dans votre vie dont vous êtes le centre.
    Est-ce que, par exemple, vous habiller de façon classique vous donne confiance en vous-même ? C’est tout à fait bête et banal ce que je dis, mais pour certains cela peut être le levier d’une assurance. Si vous vous sentez à l’aise avec vous-même, rassuré et ainsi qu’un certain esprit d’initiative peut se manifester lorsque vous vous trouvez dans certaines chaussures et pas dans d’autres, faites-le.
    Si vous vous sentez plus sûr de vous en ayant les cheveux relevés pour les femmes ou très courts pour les garçons, faites-le. Mais utiliser cela consciemment, et plus vous allez l’utiliser consciemment et plus vous allez vous détacher de cette nécessité.
    Ce qui fait qu’un beau jour, même en pyjama, vous pourrez descendre en centre-ville pour demander à votre employeur une augmentation. Et vous le ferez avec tellement de naturel, de simplicité et de conviction, que l’employeur ne dira rien, il pensera simplement il est peut-être somnambule. S’il revient à la pause, redemandez la même augmentation et qu’il est habillé, eh bien, peut-être nous allons le reconsidérer.

    Il y a une multitude d’événements qui peuvent s’enrichir, se simplifier, sitôt que je décide d’accomplir un petit peu, de me réveiller, de bouger et de faire. Alors, composer non pas comme cela un personnage, car il ne s’agit pas de jouer quelqu’un, mais uniquement d’utiliser des outils. C’est de là que provient l’utilisation dans certains endroits de la terre les « gris-gris ». Bien sûr, il ne faut pas tomber dans la superstition et penser puisqu’aujourd’hui, je n’ai pas fait de chignon, je n’aurai pas de chance. À ce moment-là, votre chignon deviendrait un vrai « gri-gri ». C’est de là que provient l’utilisation du porte-bonheur, et aussi du porte-malheur. Utiliser tous ces relais pour votre énergie.

    Ce que je pense, je le suis.

    En fait quand je vous propose ce genre de comportement, ce n’est pas pour que vous ayez une attitude psychologique détendue, positive, sachant s’affirmer. C’est parce que si votre pensée arrive à se libérer d’une douleur, d’une inquiétude, d’une infériorité, grâce à un chignon, grâce à une veste coupée classique, un ton de la voix que vous allez travailler pour l’imposer aux autres, à ce moment-là, vous orientez votre pensée d’une certaine manière et vous aboutissez à une nouvelle orientation de la pensée, et ce que je pense, je le suis.

    Vous voyez, que nous revenons toujours sur le même point, ce que je pense, je le suis.

    Seulement comment arriver à penser d’une manière aussi positive, aussi libre, d’une manière qui sache aller à l’aventure ?

    Je m’aperçois qu’à ce moment-là, je peux utiliser une multitude d’instruments qui peuvent soulever une attitude mentale. Que ce soit une émotion qui peut être purifiée ou enrichie par l’encouragement de quelqu’un, ou que ce soit parce que moi-même je sais comment calmer une de mes émotions négatives, en me coiffant, en m’habillant, en faisant du sport ou en écoutant une musique.

    Utiliser tout le matériel que vous avez à disposition autour de vous, les amis, les proches, la musique, les couleurs, les sons, les vêtements, j’insiste, faites-le. Vous verrez, qu’en peu de temps, vous allez accomplir sur vous-même plus de dépassement qu’en essayant journellement de répéter des dizaines de milliers de mantras. Ça sert à quoi de répéter un mantra, une prière ou de répéter une méditation, dans la mesure où en même temps vous continuez d’entretenir à l’arrière de votre cerveau une affirmation destructrice, comme j’ai de grandes oreilles, j’ai de grandes oreilles, j’ai de grandes oreilles … J’ai de grands pieds, je ne suis pas beau. Ça ne peut pas marcher.

    Se débarrasser de soi-même.

    Donc voilà les outils que je vous propose pour l’ouvrage quotidien, mais qui peuvent devenir une longue journée de méditation si vous faites un effort. Par contre, le prochain pas qui est à faire est un peu plus abstrait, car il va s’agir, à mesure que l’on se développe, de se débarrasser de soi-même. Savoir-faire, un certain vide. Lorsque je me sens suffisamment positif, et positif dans le sens où non pas je crois au meilleur de moi-même, mais où je ne suis plus perturbé par des pensées destructrices et négatives à propos de moi-même, du monde ou de Dieu. À ce moment-là, je m’aperçois que je dispose d’un capital d’énergie que je ne connaissais pas avant, car toute cette énergie était utilisée à me détruire en vérité. Je la transformais en un fiel, en un poison de destruction. Maintenant, je ne compose plus ce poison avec une pincée de ceci, avec une pincée de cela. Je suis simplement une énergie et je m’aperçois qu’elle-même connaît mon destin, connaît ce qu’elle doit faire, si je dois faire une méditation bouddhiste, une méditation tibétaine, hindoue, chrétienne ou une martienne, n’ayant pas peur des excentricités.

    Elle le sait, pourquoi ?

    Parce qu’elle est responsable de l’entité que vous êtes. Elle est responsable du cheminement que vous allez ensemble accomplir. Beaucoup de gens s’interrogent, quel est mon destin ? Que dois-je faire dans ma vie ? Est-ce que Je dois être garagiste ou médecin, pharmacien ou instituteur, puis plus loin, guérisseur et je laisse tomber la pharmacie ? Tout le monde se pose beaucoup de questions alors que la Shakti qui est en vous, l’esprit saint ou l’âme, résumons cela à ce mot, sait déjà ce qu’elle doit faire. Mais pour que cela puisse avoir lieu, il faudrait que celui qui remet toujours la même chanson, « j’ai de grandes oreilles, j’ai de grandes oreilles, j’ai de grands pieds, je finirai par l’avoir, arrête de répéter sa chanson. Sinon, tant que cette chanson est jouée, la petite voix de l’âme ne peut pas se faire entendre et le déploiement de l’énergie ne peut pas avoir lieu.

    Alors, j’insiste, et j’insiste fort, et celui qui ne serait pas content de ce que je vais dire n’aura qu’à me quitter ici et maintenant et ne pourra pas me suivre plus loin. Il sera obligé de reprendre son paquet, ses convictions et de vivre sa vie comme il veut. Cela m’est égal. Cependant, si vous m’avez accepté jusqu’à présent, c’est sans aucun problème que vous allez aussi accepter ma parole.

    Celui qui au fur et à mesure de son développement comprend que le plus difficile ce n’est pas d’atteindre Dieu, d’atteindre un niveau de méditation, mais c’est de faire taire l’enfant infernal là-dedans, qui n’arrête pas de bouger, de crier, de répéter des insanités. Lorsque le disciple comprend cela, il peut alors très facilement atteindre Dieu.

    Se mettre en résonance magnétique avec l’Univers.

    Beaucoup d’individus pensent qu’il faudra faire telle prière, telle méditation, tel culte, tel gourou, aller à tel endroit, dans tel lieu pour obtenir telle ou telle chose, de telle ou telle personne. Alors que si je me mets suffisamment en résonance avec la résonance magnétique de l’univers, je n’ai plus besoin de séduire mon employeur pour avoir mon augmentation de salaire, je n’ai plus besoin de me fatiguer à l’emmener au restaurant, de me fatiguer à sourire, même lorsqu’il me réprimande alors que j’ai envie de lui arracher ses grandes oreilles. Je n’ai plus besoin de me renier, de me prostituer à ce point, d’accepter la domination d’untel ou d’untel dans ma vie sans qui je ne sais pas m’en sortir.

    Si je me mets en résonance magnétique avec l’univers, dont la grande fonction est de donner la vie en abondance, ainsi que tout ce qui est nécessaire à la vie, je m’aperçois que je vais obtenir une augmentation de salaire, non pas parce que je séduis mon employeur, mais parce que je le quitte et que je vais ailleurs. C’est aussi simple que cela.

    Mais comment vous persuader de ce phénomène alors que votre peur est là et vous dit : si je quitte cet employeur, je ne sais pas quand je vais retrouver du travail. Alors le principal obstacle de la résonance magnétique de l’univers, ce n’est pas de vous donner la voix la plus séduisante possible pour que vous puissiez séduire votre employeur, c’est de combattre votre peur du chômage, tout simplement.
    Ce qui ne veut pas dire que dès demain, de manière effrénée et écervelée tous ceux qui ne sont satisfaits de leur employeur vont devoir donner leur démission, en pensant que sitôt que j’aurai pris l’autobus il y aura à côté de moi un employeur qui cherche un employé et qui me cherche moi.

    La résonance magnétique est une loi, qui permet à l’univers de se maintenir en vie, mais il faut aussi savoir de quelle manière elle se déroule pour que l’on puisse l’utiliser. Il ne s’agit pas d’apprendre à faire de la magie, il s’agit tout simplement de devenir un être intelligent dans sa maison qui est l’univers et de savoir y vivre.

    Alors, comment établir cette résonance magnétique ?
    Comment faire en sorte que l’abondance de l’univers soit l’abondance dans votre vie ?

    Eh bien, en premier lieu, il faut enlever ces négativités dont j’ai parlé, que ce soit mes grands pieds, mes grandes oreilles ou que ce soit tout autre chose. Alors, je vais avoir un moment de ma vie, peut-être une heure, peut-être quinze jours, dix ans, cela dépend de l’épaisseur de mon problème, de l’impact de mes anciens problèmes d’autres vies sur ma vie-ci, cela dépend d’un certain nombre de choses pour que le temps de purification s’effectue.

    Mais je vais devoir travailler là-dessus, comme je vous l’ai expliqué au début. Puis lorsque mes négativités sont enlevées et que je ne suis pas forcément plein de la certitude de mes qualités, mais que je suis simplement un être humain dans l’attente, je ne sais pas encore qui je suis, mais je ne suis plus ce cauchemar qui était derrière moi. Je ne me pose pas de question sur ce que je vais être, comment je vais être, ce que je vais faire, si je vais faire bien, si j’ai des risques, si je dois me faire faire un pentacle de protection pour être sûr que mon travail soit bien fait. Je ne me pose pas ces questions, je suis dans l’attente. Je peux être dans l’attente parce que je ne suis plus ce cauchemar qui détruisait mon âme elle-même. C’est en acceptant d’être dans l’attente que tout mon corps et que toute mon âme va se mettre en résonance magnétique avec l’univers.

    C’est un peu comme une larve entre dans un cocon pour y passer un certain temps et ainsi la transformation se fait. Mais voilà, l’homme est impatient, il ne tolère pas d’être dans un cocon, dans cette attente, en laissant silencieusement et invisiblement les transformations s’opérer. Il veut que l’on lui donne des ailes tout de suite, il veut devenir un papillon tout de suite.

    Mais que se passerait-il s’il devenait un papillon tout de suite ? N’ayant pas encore les couleurs fixées sur ses ailes, le premier rayon de soleil va le brûler. N’ayant pas encore la bonne dimension de ses ailes, au premier envol, il aura l’air de quoi ? Une petite punaise qui va tomber et se faire dévorer par le premier animal qui passe. N’ayant pas encore les antennes suffisamment développées, il ne pourra pas connaître les courants magnétiques et ne saura pas ramasser les poussières de pollen pour savoir où aller manger, où aller nicher et comment communiquer avec les êtres de son espèce.

    Alors que retrouve-t-on lorsque l’on est pressé ?

    Une petite punaise abandonnée, brûlée par le soleil et qui meurt de faim. Là il y aurait de quoi se mettre en colère, c’est vrai. Mais heureusement, la vie et le développement se passent d’une tout autre manière.
    Je rentre dans le silence qui se referme sur moi comme un cocon et je prépare mes grandes ailes et ses belles couleurs, je soigne mes antennes qui chaque jour poussent un peu plus. J’apprends à ouvrir les yeux et à déjà repérer les quelques sons que produisent mes frères aînés et qui connaissent déjà la vie des papillons.
    Ce qui fait qu’au moment où mon cocon s’ouvre, je n’ai pas peur, le monde ne m’est pas inconnu, je sais, je suis. Et les frères aînés devenus papillons avant moi viennent me chercher et je m’aperçois que la vie est riche. Mais combien d’êtres humains acceptent de rester comme cela dans l’attente. Combien d’êtres humains acceptent, comme le bon vin, de dormir dans le tonneau pour ensuite dégager le meilleur de sa saveur.

    Non, on voudrait tout, tout de suite, avant même d’avoir chassé le cauchemar. Et là on ne peut rien faire. Dans un premier temps, j’essaie de comprendre mes négativités, leurs fonctionnements, pas forcément leurs origines, mais ce qui produit aujourd’hui leur négativité, mon malheur.
    Et n’y a-t-il pas un moment où je peux arrêter ce malheur ?

    Et lorsque j’analyse, que j’observe, je m’aperçois qu’il y a toujours un endroit, un rebord où je peux poser les pieds et dire, non je ne vais pas plus loin dans ce jeu cynique. Mais voilà, il y a une volonté d’aller dans ce jeu cynique, soit parce que je l’ai décidé, parce que je suis curieux, parce que mon désir est trop fort et me fait passer par-dessus le rebord, cette limite. C’est à ce moment-là, que je m’aperçois que moi-même je vais dans le malheur. Ce n’est pas que le malheur existe et vient sur moi, c’est moi-même qui franchis la limite pour aller dans le malheur.

    Si je ne suis pas conscient de cette limite, de ce rebord où je peux m’arrêter et dire non, un pas de plus et c’est une grande souffrance, c’est que je vis d’une manière automatique, beaucoup trop investit dans le monde des désirs fulgurants et que je ne suis pas suffisamment conscient. Car si je suis suffisamment conscient, je ressens toujours l’endroit, le point exact où il y a un équilibre et que je peux dire non et arrêter. Même si cela me coûte, car j’ai très envie de faire telle ou telle chose. Mais à cet endroit d’équilibre j’ai la force de dire non, je n’y vais pas, je ne le fais pas. Un pas de plus et j’ai peut-être ce que je veux, mais je vais aussi beaucoup pleurer.

    Au fur et à mesure que vous allez comme cela, observer vos négativités, leurs créations, leurs déroulements, vous allez sentir ce point où vous allez dire non. Aujourd’hui où il vous semble difficile d’avoir le contrôle sur vous-même, en quelque temps d’observations, il vous sera facile d’avoir le contrôle sur vous-mêmes. Non, pas parce que vous serez devenus très fort et très spirituel, mais par votre acte de présence, vous allez déceler l’endroit où vous pouvez arrêter.

    Maintenant, imaginons que la chose vous tente énormément, que vous soyez curieux et prêts éventuellement à prendre le risque de la souffrance, allez-y, franchissez cette limite, mais allez dans la souffrance elle-même avec conscience, c’est très important. Cela veut dire, que même si une partie de vous va souffrir, une grande partie sera dans une parfaite sauvegarde. C’est comme s’il n’y avait que la partie la plus humaine en vous qui souffrirait, tandis que la partie la plus disciple, n’aurait aucun problème.

    Donc si vous voulez vous investir dans quelque chose d’un petit peu fou, faites-le consciemment. Faites-le d’après une décision et non parce que vous brûlez de faire la chose. Ça, c’est ce qui va aveugler votre capacité à être conscient, et c’est depuis ce point que la plus grande souffrance va être endurée. Dites : je veux. Dites : j’ai décidé, je le fais, parce que je le veux, et non pas parce que je brûle. Si tu dis, je le fais parce que je le veux, alors tu es conscient, et à la limite et bien souvent, une situation qui n’aurait eu qu’en elle-même qu’un lot de souffrance, se transforme soudainement en une situation magnifique, d’expériences, d’échanges. Parce qu’il y a comme cela, certaines souffrances, certaines limites qui peuvent être transformées par l’énergie de la conscience et de la présence. D’autres ne le peuvent pas, tu ne peux pas le savoir au début, mais cela peut avoir lieu. Quelque soit ta décision, je te souhaite, bonne chance, mais qu’elle soit faite en toute conscience rappelle-toi. Je décide, et non pas, je brûle.

    Les pensées semences – Rencontrer le Maître.

    Une autre chose que je voulais aborder, c’est la question que l’on m’a posée. Comment donc à l’heure actuelle, et du mieux que possible et sous la plus grande protection, arriver à collaborer que ce soit avec des entités, des égrégores ou des plans de conscience. J’ai bien dit avec des entités, des égrégores ou des plans de conscience.
    Si l’être humain cherche une communication, une collaboration avec une entité qui va parler, qui va se montrer, qui va se faire sentir, il y a une collaboration merveilleuse qui peut s’effectuer, très riche et très efficace. Ça veut dire quoi ?

    Tout simplement avec une pensée qui est entretenue par un groupe de Maîtres, qui connaissent l’avenir de la famille humaine, l’avenir de la terre et qui construisent cet avenir, les pensées semences qu’émettent les frères aînés de l’humanité, qu’émettent les grandes entités comme le Christ ou Bouddha, le seigneur de Vénus, sont-elles à disposition de tous ? Tout le monde peut essayer d’en devenir conscient et dédier sa vie à cette manifestation. C’est comme si tu rentrais dans une grande pièce avec une grande table et un grand-livre. La pièce, la table, le livre sont tellement grands que finalement tu ne vois rien. Tu vois bien une table, mais tu ne vois pas ce qu’il y a dessus. Tu tournes au tour en te disant, quand est-ce que l’instructeur va rentrer pour m’apprendre ma leçon. Il est déjà midi moins quart, puis midi, midi et quart. Je ne veux pas consacrer toute ma vie à cette attente et pour qui il se prend celui-là ! Est-ce qu’il n’a pas conscience que j’aspire, que je mets toute ma vie en sacrifice là, dans la pièce de l’enseignement et voilà que Monsieur ne vient pas ! Mais quelle heure est son heure, et quelle heure est la bonne heure ? Est-ce qu’il va falloir que je hurle aux fenêtres pour qu’il arrive ? Le disciple espère un rendez-vous, il croit qu’à ce rendez-vous il va être face à une entité et qu’elle va lui dire quelque chose et que tout cela va se passer comme dans un beau conte de fées entre lui et moi, entre vous et nous. Je te dis ce que tu dois faire, tu me dis ce que tu en penses et puis on décide.

    Malheureusement, ce n’est pas comme cela que les choses arrivent. Il ne sert à rien que tu vocifères « regarde tout ce que je sacrifie pour toi, toute ma vie je te la mets à disposition et tu ne viens pas m’enseigner ».

    Cela ne sert à rien. Si je pouvais faire un geste, sais-tu ce que je ferais ?
    Je te mettrais le nez sur le livre posé sur la table que tu ne vois pas, et je te l’écraserais bien fort pour que tu voies au moins la première lettre, je ne suis pas ambitieux. Je veux que tu lises au moins la première lettre : A, A, A, ça fait mal la première lettre, la première fois. Puis que tu lises la deuxième lettre : U, U, U, ça fait mal l’alphabet, surtout quand on le lit complètement le nez écrasé contre la feuille. M, M, M, et je relâcherais la pression et tu regarderais partout en disant quel est le fou qui m’écrase à ce point le nez contre le livre.

    Et puis tu te poserais la question. Qu’est-ce que j’ai lu ?
    A U M, qu’est ce que cela veut dire ? Il m’écrase le nez contre le livre et me propose un mot mystérieux, et il repart, sans me donner une instruction et sans me dire, voilà ce qu’est le A, le U, le M, voilà comment tu dois le dire, voilà comment tu dois faire avec. Et de nouveau, le disciple va tourner autour de la table et attendre, 2 heures, 2 heures et quart, 2 heures et demie pour que le guide revienne et lui dise ce qu’est le A, le U, le M.
    Huit jours après, il tourne toujours autour de la table et il recommence ces grandes litanies : « Moi qui sacrifie toute ma vie pour lui, pourquoi ne vient-il pas m’expliquer ces trois lettres ? ». Puis de nouveau la pression arrive parce que fondamentalement, tu es habité plus par l’amour que par la bêtise. Immanquablement, on revient et on t’écrase le nez sur une autre page où il est écrit : « Répète, répète » et puis on s’en va, et le disciple se retrouve tout étonné et regarde autour de lui, il essaie de voir d’où cela vient et il ne voit rien. Mais il a entendu, répète, et il se dit « Tiens, on me demande de répéter le A U M, et comment je vais répéter cela ? »

    Et il commence à avoir confiance, par deux fois son nez a été écrasé contre l’évidence, par deux fois, il a senti l’impératif de la présence, la nécessité de cette chose invisible, impalpable. Il commence un certain comportement, un certain engrenage. Il se dit, je n’ai qu’à essayer, au moins essayer, et il va commencer à dire A...U...M, puis il va se dire non, c’est presque cela, mais pas vraiment. Peut-être, pendant des heures, des jours, des semaines, il va dire A...U...M... en sentant que ce n’est pas vraiment cela, mais que c’est aussi proche de cela et il va espérer, vraiment comme un disciple, que le maître revienne et lui dise à l’oreille comment l’on chante. Non pas que le maître revienne l’instruire, le rencontrer, mais qu’au moins il lui chante le verbe à l’oreille. Et c’est au moment que le disciple déclenche cette attitude, où il ne demande ni la présence, ni la rencontre, où il ne demande plus quelque chose de personnel, mais où il demande quelque chose d’essentiel, le Verbe. C’est à ce moment-là que le verbe, que la présence, que le maître arrive, car le Verbe est le Maître et le Maître est le Verbe. Dès qu’il a cette attitude intérieure, le livre disparaît, la table disparaît, la lumière entre dans la pièce en même temps qu’un son magique et grandissant AUM et au fur et à mesure que la syllabe se déroule, la présence apparaît. Et avec la véritable présence, toutes les présences qui servent la présence du monde, tous les maîtres, tous les guides, tous les initiés, tous les apprentis et même tous les cloche-pied, tout le monde est là autour de la présence.

    As-tu besoin de plus ? Non. On pourrait résumer le développement, la collaboration avec les pensées semences des maîtres, ou avec leur égrégore, leur intelligence à cela. Avoir à l’intérieur une attitude dénuée suffisamment d’égoïsme pour ne plus être à la recherche du Maître, mais du son qui fait vibrer le maître lui-même.

    Ce qui fait que l’on recherche le Maître, ce n’est pas parce que l’on veut par aspiration spirituelle rencontrer, trouver le maître. Ce n’est pas une aspiration spirituelle, c’est une manifestation de l’égoïsme. De quel genre d’égoïsme ?
    Non pas « moi je veux mon maître », ce n’est pas cette manifestation-là. Cela veut dire que toute la conscience est encore imprégnée des manifestations de l’égo terrestre. Donc chaque fois que l’on aspire à la spiritualité, étant donné que la conscience est trop imprégnée par l’égo terrestre, on va vouloir rencontrer une personne, le maître, sous quelque forme que ce soit. La rencontre est impossible, d’une part parce que le Maître ne peut pas se manifester de la sorte, parce que l’on claque du doigt, parce que l’on pleure, que l’on tape des pieds. Deuxièmement, parce que dans aucun endroit de l’univers, vis-à-vis d’aucun être humain, il ne peut se manifester lorsque l’égo terrestre est trop présent. En fait, je pourrais vous affirmer que la présence du Maître, des Maîtres et de Dieu, ces présences-là sont constantes, sans arrêt manifestées et proche de vous. Ce qui fait le voile, ce qui vous empêche de sentir, c’est l’écorce et l’étoffe de l’égo terrestre dont vous vous entourez.

    Je ne vais pas sans arrêt taper sur le même clou, puisque je vous ai même dit que l’égo terrestre était utile, et qu’il fallait savoir travailler avec. Mais en même temps qu’il faut savoir l’utiliser, il ne faut pas que vous le rameniez dans la spiritualité, dans la relation que vous voulez avec Dieu, la lumière, et les Maîtres. Travaillez avec les outils de votre personnalité pour développer des qualités dont même l’âme a besoin. Mais au moment d’une rencontre spirituelle, mon Dieu, débarrassez-vous de cela.

    Ne soyez qu’un verbe à la recherche d’un autre verbe. Comment cela se peut ?

    N’ayez pas peur. La plupart du temps la recherche du Maître en plus de s’établir dans l’égoïsme, s’établit dans la peur. Si je ne trouve pas mon Maître, je vais mourir, mourir de peur, d’ignorance, dans les ténèbres, de bêtises, de malheurs. J’ai peur. Comment le Maître pourrait franchir le mur de cette peur ?
    Il ne peut pas. Non pas parce que son pouvoir ne le lui permet pas, mais parce que s’il enlevait un voile, toi-même tu mettrais un deuxième voile et tu ne bénéficierais même pas de l’éclat d’une seconde de la lumière qui passe au moment où il enlèverait le voile. Parce que sans arrêt, tu répètes que tu as peur, que tu as peur, que tu voudrais, que tu voudrais.

    Donc, le calme. La quête du Maître ne doit pas être plus importante que d’aller chercher un saucisson un samedi soir dans un supermarché. Si tu lui donnes plus d’importance, cette quête t’empêche de rencontrer le Maître. C’est pour cela que je veux que tu le dédramatises et même que tu le dévalorises s’il le faut, au point même où pendant quelque temps les Maîtres n’aient plus aucune importance pour toi. En même temps soit cet amour, soit ce magnétisme qui attire l’abondance de l’univers, l’énergie des Maîtres et qui te donne la patience d’entrer dans le cocon de la transformation.

    Au fur et mesure que tu accomplis ces choses, tu t’aperçois non seulement, que ta vie est entre tes mains, mais que tu arrives à grandir. Tu n’as plus besoin d’aller à la recherche des gourous, d’aller à tous les séminaires, de faire quatre heures de méditations sur la pointe des cheveux en inhalant de l’alcool de menthe ou de l’encens, tout devient très simple…. AUM….

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  • Il n’y a qu’un Roi à servir et ce Roi est toi-même.
    À propos de Karma.
    Sois un centre magnétique.
    Sortir la flamme de la matière.
    Je suis là.



    (Fin du 3/4)

    Si tu y vas en bon chevalier qui pense que, quel que soit le Dieu qu’il sert, le roi qu’il sert et qu’il ne connaît pas encore, vraies ou fausses toutes les batailles doivent être combattues.

    (4/4 suite)

    À ce moment-là, le roi en grande lumière t’apparaît et te guide. Alors que si avant la bataille tu te demandes, qui est le roi — Que veut-il — Dois-je vraiment me battre — Quelle est la bataille — Qui vais-je avoir en face — Combien ont-ils de chevaux, et s’ils en ont, dois-je aller en chercher ? Et pendant ce temps, un temps infini passe. Tu vas dans la campagne, chercher des chevaux, mais entre-temps tu rencontres une fermière avec qui tu t’attardes, et tu me prends à témoin, Seigneur, ce n’est pas moi qui aie inventé le sexe et son attraction.

    Admettons que tu finisses par ramener des chevaux, tu es ensuite embêté pour savoir comment on monte les chevaux. Plein de temps est perdu, comment on monte à cheval ? Comment on dresse cette bête ? Et tu me demandes pourquoi as-tu fabriqué un cheval qui de manière naturelle n’obéit pas à l’homme, alors que j’en ai besoin pour le combat ? Parce qu’à l’origine tu ne sais pas comment faire, tous les objets que tu imagines utiles pour le déroulement de la bataille deviennent de vrais mystères, parce qu’il te semble qu’ils ne sont pas bien étudiés pour répondre à la nécessité. Si par exemple, le cheval était nécessaire à la bataille, comme tu le crois, de manière naturelle le cheval viendrait vers toi et te dirait : je suis ton cheval, nous allons combattre ensemble, voilà comment tu me montes, voilà comment tu me tiens. Un coup de sifflet, je démarre, deux coups de sifflet et je m’arrête. Et voilà, le cheval te fuit, il se cabre et t’éjecte et tu dis au Bon Dieu, comment tu peux inventer un monde insensé.

    Il n’y a qu’un roi à servir et ce roi est toi-même

    Ce n’est pas le monde qui est insensé, c’est toi. Je ne te le reproche pas. J’ai été aussi fou que toi, si ce n’est davantage, parce qu’à une autre époque, les mystères étaient encore plus grands, plus grands au sens où à l’époque de cet ancien continent, nous ne disposions pas des percées mentales dont vous disposez aujourd’hui de façon naturelle. Il fallait approcher tous les mystères, toutes les énigmes, toutes les énergies, par des moyens un petit peu plus difficiles que le permet la pénétration du mental dont vous disposez maintenant.

    Votre voie est beaucoup plus facile que celle que j’ai suivie. Vous devriez réussir plus facilement que moi en un temps plus rapide. Pourtant, vous vous compliquez la vie beaucoup plus que je me la suis compliquée moi-même ? Vous cherchez des instruments, vous cherchez des outils au lieu de vous dire, il y a un champ, j’avance, s’il y a un ennemi je le verrai. Mais qui te dit qu’il y en a un. Au moment où tu charges avec armure, épée, cheval et tous les autres soldats, tu t’aperçois que tu tombes dans le vide, et c’est un cri, tous les chevaux tombent, ce n’était qu’une falaise, ce n’était qu’un vide et tu te trouves bête. J’ai passé ma vie à chercher des chevaux, j’ai perdu ma vie à rassembler une armée, à prévoir un plan de bataille, alors que j’aurais dû me faire pousser des ailes. Encore une fois tu attrapes la barbe du Bon Dieu et tu la secoues, tu ne pouvais pas me prévenir ? Mais comment aurait-on pu te prévenir entêté que tu étais, borné, têtu, paresseux. Si tu refuses de laisser pousser tes ailes, c’est bien que courir la campagne en t’arrêtant auprès de la fermière et de chercher des chevaux soit quelque chose de plus facile.

    Je te demande une simple chose, n’imagine pas qu’il y a un ennemi, il n’y a qu’un Roi à servir, pas simplement un Roi qui est au ciel, mais un Roi qui est toi-même. Ne prévois pas des plans de bataille par des méditations compliquées pour avoir la maîtrise sur ton corps émotionnel, physique ou mental. Avance et saute. Tu vas me dire, ce n’est pas facile. C’est de la paresse, rien d’autre. Je vais te le répéter plusieurs fois. C’est de la paresse, c’est de la paresse, c’est de la paresse, c’est de la paresse. Aller on exorcise, tu voudrais bien méditer, mais tu es comme une certaine chanson, je voudrais bien, mais je ne peux point. Tu voudrais bien méditer, mais en même temps tu ne paies pas le prix. Ça t’embête qu’il y est une voie spirituelle, qu’il y est un bon Dieu, qu’il faille, devenir un maître, devenir végétarien, ne plus boire de l’alcool, que l’on te prédise que l’amour même le plus grand n’est qu’une illusion et qu’il faudra que tu t’en détaches. Ça t’embête que le Bon Dieu ait inventé un monde où l’humain n’est pas à sa place.

    Comment veux-tu méditer alors que tu es dans un tel conflit. Je te conseille d’aller régler tes comptes avec le Bon Dieu, tu ne peux pas méditer, prier tant que tu n’as pas dit tout ce que tu penses, tant que tu n’auras pas vidé ton sac comme tu le dis toi-même. Tu vas me dire que parler avec le Bon Dieu, ce n’est pas si facile ! Mais oui, je te l’ai dit, il est partout, il est en toi, il est autour de toi, sans arrêt. Sa seule difficulté est qu’il ne peut te répondre, alors que facilement il peut t’entendre. Alors parle-lui, dis-lui, exactement comme tu règles tes comptes avec un ami, dis-lui tout ce que tu as sur le cœur. « Voilà, je crois en toi, d’une certaine manière, il ne faut pas te faire d’illusion, ce n’est que d’une certaine manière, et c’est bien parce que certains m’ont fait peur du diable que je me suis intéressé à toi. Mais admettons que tu sois peut-être une planche de salut, même si actuellement tu es plutôt une planche de battoir, voilà ce que je pense de toi » et tu lui dis tout ce que tu penses. Dis-lui aussi tout ce que tu penses de toi, de la vie, tu lui écris, même s’il te faut deux jours pour écrire cette lettre, prends deux jours, mais dis-lui sincèrement, et je te l’affirme, il t’écoute, je te le dis, et je te le répète, il a des difficultés pour se faire entendre de toi, mais il n’en a aucune à t’entendre.

    Et lorsque tu auras vidé ton cœur, que tu auras laissé pleurer en toi tout ce qu’il y a à pleurer, tout ce qui charge ton corps, tout ce qui fait ta maladie, ta perturbation, ton déséquilibre ou ta tristesse, dis-lui toutes ces choses et abandonne les lui, à ce moment-là, il enverra sa bénédiction. Aussi sûr qu’il existe la pluie, le vent, aussi sûr que les hommes sont physiques, ses bénédictions existent, tu ne dois pas en douter, jamais, à aucun moment de ta vie.


    Simplement, il te faut savoir les recueillir, de nouveau il faut savoir se vider, pour recueillir. Et lorsque tu arrives à recueillir, tu t’aperçois qu’il n’y avait jamais eu de problèmes, que Dieu et toi aviez toujours fait bon ménage, qu’il n’y a eu que des malentendus comme dans tous les couples. Mon Dieu, ce n’est pas si grave, mais que désormais vous êtes unis, main dans la main. Que tu as encore un état humain, que tu as encore des choses à accomplir et à lui ramener, mais tu vas voir que lui aussi sait faire sa part de travail, qu’il sait t’inspirer, qu’il sait te protéger, qu’il sait même te donner des libertés quand tu en as besoin.

    Dieu sait être généreux. Tu crois que tu dois vivre de riz complet, dormir sur des briques, marcher sur des charbons ardents, te massacrer le sexe, alors que Dieu est généreux. S’il voit que tu fais ton travail, c’est lui qui t’emmène vers l’amour, s’il voit que tu en as besoin, c’est lui qui va t’emmener et qui va te dire, voilà celui qui va t’aimer pendant quelque temps, voilà, celle qui va t’aimer pendant tout le temps où tu en auras besoin, c’est mon cadeau sur ta route puisque tu travailles, puisque tu accomplis, puisque tu sers, puisque tu rayonnes, puisque tu es la providence pour les autres, voilà la providence qui vient vers toi. Tu as besoin d’un amour, il te le donne, tu as besoin d’un autre événement, il te l’apporte, et tu lui envoies le karma, il avale le karma, il sait l’avaler.

    À propos de Karma

    Il y a une grande confusion à propos du karma, tout le monde croit des choses insensées. Je pense mal, la pensée revient vers moi, j’aime mal, ce mal revient vers moi, je donne un coup de pied, on me le rend. Le problème est que cela suit les incarnations, c’est parfois ennuyeux. Mais à un moment donné si tu dégages cette providence, cette énergie, tu deviens ce grand mouvement capable d’entrer dans les expériences, de méditer, de rayonner, tu aimes, mais tu plonges, le karma ne serait plus exister.

    Car, si étant ce grand rayonnement, il se trouve qu’il y aurait une petite tâche, une petite entrave due à une de tes erreurs passées, que ce soit l’année dernière ou que ce soit dans d’autres vies, Dieu ne permettrait jamais un si grand rayonnement, une si petite obstruction, il ne permettrait jamais ce grincement, la lumière que tu es capable d’attirer purifierait cette entrave, l’enlèverait. C’est comme un petit feu qui serait dévoré par un grand feu. Serais-tu discerner encore une petite flamme dans la grande flamme ? Non, il y a un grand feu et la petite flamme est purifiée par la grande flamme.

    Ne te demande pas, si c’est ton karma de faire ceci, de faire cela et si quoi que tu fasses pour le Bon Dieu, ton karma t’attend toujours à la sortie du virage. Prends cette flamme qui est la vie, soit ce centre qui est magnétique et tu verras que non seulement tu renouvelles tes forces, que tu brûles ton propre karma, mais ton karma est brûlé pour que tu sois la flamme pour les autres. Et Dieu est si content de toi, à ce moment-là et comme le Christ l’a chanté, il te le fait chanter aussi. Dieu est mon Père, Dieu est ma Lumière, Dieu est la gloire de l’univers. Pendant un certain temps tu chanteras cette chanson, jusqu’à ce que tu comprennes que tu es celui qui est Dieu et qui s’est retrouvé. Là c’est une autre histoire, nous en reparlerons un peu plus tard.

    Sois un centre magnétique

    Essaie d’être ce centre magnétique. Comment tu le deviens ? Va dans la vie, tu as encore des problèmes, des négativités, tu vas les transformer. Non pas en allant chez un psychiatre ou en racontant tout à un ami qui va pouvoir trouver le bon mot, mais parce que tu vas dans la vie et en allant dans la vie et bien tu ramènes des énergies pleines de prâna, pleines de richesse et ça efface le tableau noir. C’est automatique, puisque si tu es là, à contempler tes misères, en attendant que la terre tourne, en attendant le guérisseur idéal, le psychiatre idéal, le Messie idéal, pendant tout ce temps tu es dévoré, tu ne deviens ni magnétique, ni spirituel, et un jour ou un autre, tu meurs, c’est certain, tu meurs.

    Alors évitons cette fin dramatique et devenons magnétiques. Va dans le mouvement, bouge, pense, frotte-toi à la pensée des autres, même si on va te faire des reproches, en te disant : « mais non ce n’est pas une bonne pensée ». Moque-toi de ce que les autres pensent. Pense, sans t’attacher non plus à ta pensée, simplement pour le plaisir de penser, le plaisir d’être en mouvement. Va dans la vie, bouge, parle et reviens toujours au recueillement. Puis repars, bouge, danse, parle, puis reviens au recueillement. Ne fais pas de ta vie un long recueillement, tu ne peux pas. Quand ta vie doit être un long recueillement, c’est l’occasion d’une destinée spéciale et même dans ce recueillement, il y a beaucoup de mouvement, parce ce que l’on sait que l’on doit produire des pensées semences, des rayonnements et que donc on est en grand travail.

    Penser que l’on peut passer une vie dans le recueillement est absurde, on se prive d’une multitude d’expériences, on doit aller dans l’action et revenir au recueillement. Par exemple, si l’on pense au moine idéal, il faudrait qu’il aille au travail le matin et qu’il rentre au monastère l’après-midi pour faire le silence, les prières, les méditations. Mais il faudrait qu’il aille au travail le matin, dans la communauté, chez les malades, chez les pauvres, chez les riches, en train d’essayer à monter un chameau ou à conduire une voiture. Vivant les moines, debout, vivants et dans le monde. Mais qu’est ce que l’on voit, de longues files de robes de bures, dans lesquelles quelquefois faiblement s’agite une petite flamme, mais le plus souvent un grand désespoir, parce que le mouvement de la vie leur a été retiré. Était-ce juste de retirer la vie à ce point ? Non et surtout pas au nom du développement spirituel. Il devrait y avoir encore une part de confrontation au monde, avec les autres. Sitôt que l’on retire ça, on retire la moitié du développement spirituel. Quel gâchis ! C’est dommage, confrontation recueillement, et tu verras qu’avec ces deux énergies, non seulement tu n’auras plus besoin de moi, mais en plus tu auras trouvé Dieu. Dans chaque mouvement, que ce soit l’action ou que ce soit le recueillement, étant donné ton interprétation juste de la vie, il sera là, tu verras.

    Sortir la flamme de la matière

    Je voudrais juste vous rappeler une chose avant de vous quitter, pour revenir à la question qui m’était posée. Il est très important que tout disciple qui veut accomplir un effort spirituel aujourd’hui soit conscient de la pensée des maîtres, des frères aînés ou du Christ ou de Dieu, appelé cela comme vous le voulez. Comment en devenir conscient ?

    Celui qui est doté d’intuition va pouvoir ressentir le plan qui anime l’humanité. Celui qui n’est pas doté d’intuition peut en prendre conscience dans les livres, les livres sacrés qu’ils soient anciens ou modernes, ils parlent tous de la même chose, sortir la flamme de la matière, en lui donnant la liberté de mouvement et d’expérience et la ramener à Dieu par le recueillement. Cette pensée semence est importante, car plus l’humanité devient consciente de ce programme, et plus les confusions vont disparaître et plus les cristallisations vont se défaire, les sociétés vont pouvoir se développer. Il y a une multitude de malaises sociaux qui ne sont pas des malaises sociaux à proprement dit, mais des prolongements des problèmes religieux, psychologiques ou tout simplement affectifs. Les problèmes typiquement sociaux et économiques sont rares et peu nombreux. Tout le reste est un ramassis confus entre les problèmes religieux, les problèmes moraux et les problèmes affectifs. Comment un politicien président pourrait arriver à vous guider ? Il peut assumer la partie politique, la plus économique, mais le reste il ne peut pas. Cela sert à quoi de se mettre en colère après les hommes politiques, de leur reprocher de ne pas être parfaits, de ne pas vous faire un monde parfait, alors que la plupart de vos problèmes proviennent de la vision que vous avez du monde et non pas de l’organisation de la société.

    Au fur et à mesure vous pouvez transformer le monde, grâce aux pensées semences que vous entretenez, que vous couvez, exactement comme une poule couvre son œuf. Je couve comme je répète un mantra, je couve cette pensée semence, je la visualise, je l’envoie sur le monde, je la fais rayonner, je la transporte et je la dynamise avec mes prières, avec mes invocations et mes attitudes personnelles.

    Quand je me comporte de la sorte, je suis un disciple, je suis plus proche de la hiérarchie que l’écorce est proche de la sève d’un arbre, je suis dans et avec la hiérarchie, je suis la hiérarchie et elle est moi. Il n’y a pas des maîtres d’un côté, des disciples de l’autre, des initiés d’un côté et Dieu de l’autre, et le Christ quelque part qui se promène et descend de temps en temps. C’est une seule et même grande vie et avant de s’apercevoir que c’est une seule et même grande vie, j’ai le cauchemar de croire que j’ai ma petite vie et qu’il y a ces grandes vies. Arrête tout de suite, dès demain va dans la vie, sors, bouge, réunis tes amis, parle, danse, fais un voyage, sois curieux, ne pense même pas à méditer. Réveille ton corps, réveille tes émotions, réveille ta tête, interroge-toi et, mais en bougeant et en échangeant avec les autres, et après recueille-toi, et alors tout devient simple.

    Je suis là

    Je ne suis pas compliqué, pas du tout. Si tu veux me voir, fais un pas, un seul et non seulement tu peux me voir, mais en plus, je suis visible. Est-ce que je distribue des petits plaisirs, des bonnes nouvelles, des sucres d’orge ? Pas du tout. Je suis visible, absolument et non pas en imaginant utiliser le troisième œil pour que l’on voie ma robe de lumière, Dieu sait de quoi on m’habille. Et si j’ai envie de porter un costume, pourquoi me visualise-t-on avec ses longues robes blanches qui n’arrêtent pas de traîner si bien que je m’y prends les pieds dedans. Vous n’êtes pas tous des très bons tailleurs, une fois, ce sont les manches qui sont trop grandes, une fois le décolleté, une fois on me met n’importe quel sorte de bonnet, une fois on me rase la barbe, une fois on me la recolle, une fois, j’ai les yeux bleus, une fois j’ai les yeux noirs. Sitôt que je regarde la pensée de ceux qui m’aiment, je ne me reconnais plus. Et si j’ai envie de porter un costume et une cravate et de semer ce trouble en ce moment. Si j’ai envie de le faire, c’est pour t’affirmer que non seulement je suis visible, mais que je suis déjà là. J’approfondis le mystère n’est-ce pas ?

    Ne regardez pas sous les tables, ce n’est pas la peine. Mais les plus timides, ou ceux qui ont peur de passer pour des imbéciles, se sont bien retenus n’est-ce pas ? Mais tu aurais dû regarder sous la table, tu as envie, fais-le, n’aie pas peur du ridicule, sinon c’est moi qui vais t’attendre à la porte et tu vas sentir que je suis vraiment là parce que mon coup de pied va te soulever jusqu’au plafond. Renonce à la peur du ridicule. Tu veux regarder sous la table, fais-le, cela me fait plaisir car enfin tu es vivant et tu assumes ta vie. Je ne la qualifie ni de bête, ni d’intelligente, c’est ta vie et je la prends comme elle est.

    Je ne te dis pas ça pour créer en toi toutes sortes d’émotions, la foi, la recherche, l’exaltation. C’est une vérité. Non seulement je suis très près, non seulement, je suis déjà là, mais tu m’as déjà vu et déjà touché. Nombreux d’entre vous m’ont déjà vu ou déjà touché. Pourquoi, je ne viens pas moi-même, parce que nous avons un travail spécial à faire. Je dois remplir mon contrat vis-à-vis de la personne qui parle, qui me sert de canal. C’est une relation qui date de très longtemps, c’est une vieille entente. Nous avons décidé de travailler de la sorte. Exactement, comme si un employeur qui agrandit son entreprise, ne va pas renvoyer ses anciens employés, mais il continue à son ancienne entreprise, de leur envoyer du travail en même temps qu’il anime d’autres entreprises ailleurs. Rien n’est contradictoire ! Je me promène de temps en temps et pas que dans cette ville, dans toutes les villes. J’ai compris que la vie est belle à vivre même quand on parle comme je parle, même lorsque l’on est qualifié de grand initié, comme vous me qualifiez n’est-ce pas. J’ai compris que la vie est belle à vivre et je veux la vivre aussi. Et le jour, où tout le monde l’aura compris, avec nous, avec moi, c’est à ce moment-là que l’on verra bien un costume et une cravate arriver et tendre la main à tout le monde et dire son nom, peut-être un jour, mais pas avant que vous ayez compris comment l’on doit vivre.

    Avant cela, je ne veux pas venir sous aucun prétexte. Pourquoi ? Parce que tu serais en train de cirer mes chaussures, en train d’arracher mes lacets pour pouvoir méditer dessus, je te connais. Tu attraperais ma cravate afin de te la mettre autour du troisième œil pour qu’il s’ouvre. Je le sais. Tu répéterais tout ce que je dis, afin de m’imiter pour te croire aussi grand que moi, parce que tu penses que je suis grand, je le sais. Et lorsque tu auras fini de m’admirer, et ça, je le sais aussi, sitôt que ton exaltation serait passée, ça, je le sais aussi, tu m’attendrais un soir, dans une rue, tu étudierais mon emploi du temps, mes habitudes, à cause de mes engagements, et tu finirais tout simplement comme d’habitude et ça, je le sais aussi, par me donner encore une fois, que ce soit, un coup de couteau, un coup de fusil, ou du poison à boire, nous le savons, c’est une habitude. Sitôt que l’homme a fini d’admirer, ça, c’est une énergie qui s’épuise, cela a une fin comme tout, comme le grand amour, il faut qu’il détruise son mythe et son Dieu.

    Pourquoi ? Parce que l’admiration, c’est de la folie, ce n’est pas de l’amour, ce n’est pas même ce que tu crois être l’admiration. J’admire quelqu’un parce c’est mon guide, mon exemple, mon modèle, non. L’admiration, c’est de la folie, de la possession. C’est un instinct de possession démesuré allié à un orgueil dément qui rivalise sans arrêt avec la chose que j’admire, je veux être cette chose, mais comme je sais que je ne peux pas l’être alors je veux la posséder, et comme je sais que je ne peux pas la posséder alors un jour toutes mes énergies s’épuisent, tombent et je la tue. C’est inévitable. Le travail spirituel est donc tout autre que de susciter ce genre de folie, bien que des fois ce soit inévitable, car certains cycles doivent être des manifestations, c’est une volonté qui est assumée, ce n’est pas du tout un plaisir.

    Donc travaille sur cette chose fondamentale dont je t’ai parlé, ton comportement, tes attitudes, ce que tu penses de la vie, comment tu dois la vivre et peut-être à ce moment-là, que ce soit un jour au bord du lac, ou quelque part dans un autre pays puisque je me déplace beaucoup, nous ferons connaissance. Les amoureux de la vie se rencontrent toujours, c’est inévitable, nous sommes faits pour nous rencontrer.

    À bientôt, je te salue.

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  • À toi de choisir.
    Le premier alignement, je me recueille.
    Une pensée que tu acceptes de faire éclore.
    Le Christ est la seule étincelle, qui ne s’incarne jamais, elle se révèle.
    Osez entrer dans votre vie.
    Qu’est ce que c’est d’être parfait ?
    Les gens réveillés dérangent les endormis.


    À toi de choisir

    Est-ce qu’en te prononçant cette syllabe, je veux te l’imposer ou te la conseiller comme étant la chose la plus merveilleuse au monde ? Non, ce sera à toi de choisir, je ne veux pas systématiquement tout t’indiquer. Tu dois apprendre dans le livre en ayant toi-même la force de soulever les feuilles, que je ne sois pas obligé sans arrêt de t’écraser le nez contre les lettres. Aie un peu d’initiative, essaie toi-même, un peu de poivre, un peu de sel, un petit peu d’eau, un peu de feu, un peu de pâtes, un peu de temps, et ainsi tu arrives à te faire un repas. Au lieu de me dire, qu’est-ce qu’une pâte ? Quand est-ce que je mets l’eau ? Où sont les allumettes, où est la bouteille de gaz?

    Le grand problème qu’il y a dans la relation entre l’humanité et les frères suffisamment avancés, que vous appelez les guides et les maîtres, est que l’homme attend toujours que l’on lui dise quoi faire, comment le faire. Le maître ne le dira jamais. Pourquoi? Parce qu’il sait que l’art de la vie, l’art d’être vivant, l’art d’avoir du talent pour faire quelque chose, ne provient pas de l’instruction. C’est pour cela que je me suis toujours défendu de faire de l’instruction, de vous donner des informations. La véritable instruction passe par l’expérience. Vous ne devez pas lire la syllabe AUM, en l’écrivant partout sur les murs de votre chambre, en l’ayant sur un petit papier bien coincé dans votre poche. Vous devez la prononcer, vous ne devez pas savoir l’écrire dans toutes sortes de styles, vous devez la prononcer. La méditation, c’est pareil, vous ne devez essayer de vous enrichir de toutes sortes de techniques en vous disant quelle technique est la meilleure, si j’essayais celle-ci ? Si j’essayais celle-là ? Entrer en méditation, c’est tout.

    Vous allez me dire : comment entre-t-on en méditation ? Ce n’est pas si facile que cela, vu que j’essaie tous les jours.

    Je te dirais que tu n’as pas vraiment essayé, c’est tout. Peut-être chaque jour tu t’es dit, aujourd’hui je vais méditer, et pendant que tu t’asseyais, tu étais déjà en train de penser à tout autre chose, au repas de midi, aux factures d’électricité, à ta rencontre amoureuse du soir, au film que tu es en train de rater pour faire ton saint sacrifice pour Dieu. Mais dans aucun cas ce n’était de la méditation, car si tu avais essayé, tu aurais réussi, car qu’est-ce que la méditation ?

    Je sais que c’est le silence absolu. Alors je ferme la porte de ma chambre, je m’assois et je ne considère plus rien. Plus rien n’est capable d’attirer mon attention, ni ma conscience autre que la syllabe divine AUM, rien d’autre ne peut m’attirer. Or il se trouve que sans arrêt je suis attiré par quelque chose, mon désir d’être dehors plutôt que de m’enfermer à méditer, à un vilain mot que m’a dit un ami il y a un quart d’heure. Zut, j’aurais dû lui répondre ceci ou cela pour le moucher celui-là. Ou bien, tel ou tel souci, tel ou tel désir.

    Au fur et à mesure, je m’aperçois que ma pensée est difficile à maîtriser, et je vais chercher des techniques pour maîtriser ma pensée. Ce qui fait qu’après le AUM, je vais m’assommer à coup d’encensoir. C’est certain. Bien heureux que personne n’ait pensé à inventer la méditation qui consisterait à se lancer contre un mur pour se calmer vraiment afin de méditer. Donc, si j’en conclus que ma pensée est difficile à maîtriser, parce que je suis sans arrêt attiré par des choses extérieures, et que sans arrêt je vais chercher des techniques performantes qui de toute façon ne vont pas marcher, c’est que mon point de vue à la source est faux.

    Ce n’est pas la pensée qui est difficile à maîtriser, c’est le mouvement de la vie. Tu es un mouvement, comprends-tu cela ? Il n’y a pas la pensée, il y a le mouvement de la vie. Si tu étais clairvoyant, tu pourrais voir à quel point les énergies tournent, les énergies physiques, les cellules mêmes, les énergies de tes pensées, de tes émotions, les énergies de ton corps éthérique, tout cela tourne, de temps en temps en spirale, en montant, en descendant, en s’élargissant, en se rétrécissant, en dégageant de temps en temps des sons et des couleurs, en s’imprégnant des autres énergies qui sont autour. C’est beau à voir. Pour méditer, il va falloir, créer le mouvement correct, celui par lequel la méditation arrive.

    Je te donne un exemple, admettons que la méditation ce soit, je suis sur un vélo et je pédale. À la suite de confusions multiples, car l’être humain est très talentueux pour créer les confusions, on ne sait pas pourquoi, mais tu te mets à penser que méditer ce n’est pas pédaler sur un vélo, mais courir dans un champ. Chaque matin, tu te lèves et tu te dis je vais faire ma méditation, donc tu vas courir dans le champ, mais comme l’état de bonheur, de fusion, ne vient que si tu es sur un vélo et que tu pédales alors tu cours dans ton champ et tu n’arrives jamais à l’état de bonheur.

    Tu te dis dans ce champ il devrait y avoir quelque chose qui me permette d’être un bon méditant, peut-être une petite herbe, un peu chimique qui m’aiderait à stimuler telle ou telle glande, ou peut-être en écoutant le bruit du ruisseau ou peut-être en sachant devenir l’ami des esprits de l’air afin qu’ils me soulèvent de terre. Et c’est là, que l’on commence à inventer toutes sortes de techniques abracadabrantes, alors qu’il faut comprendre que demain tu dois aller dans ta cave, qu’il y a le vieux vélo, construit par le grand-père du grand-père, du grand-père, du grand-père, du grand-père, du grand-père, le vélo cosmique en quelque sorte, et il n’a qu’une roue ce vélo, problème, il faut le reconnaître.
    Le plus souvent on accepte de descendre dans la cave, on commence à comprendre que l’on va trouver un vélo, mais comme l’homme crée toujours des confusions, il va se dire un vélo cela a deux roues et puis des freins au cas ou j’irais trop vite, puis une petite lanterne afin que lorsqu’il fait nuit je puisse encore savoir où aller. Ce qui fait que lorsque je tombe sur une roue, je me dis c’est une roue, ce n’est pas un vélo, il n’y a pas de lanterne, il n’y a pas de pédales, il n’y a pas de freins, pas de selle. Voilà que passe encore un temps de confusion, un temps de recherche, un temps de douleur, peut-être plusieurs vies, plusieurs morts, et je comprends que cette roue va rouler d’elle-même et que je n’ai qu’à m’asseoir dessus.

    Et puis plus loin, je comprends que je suis cette roue, que je suis cette cave et que je ne suis pas simplement celui qui cherchait le vélo. Je suis la cave, la roue et je suis celui qui cherchait. Tout devient clair d’un coup.

    Revenons à ce mouvement, je dois créer le mouvement propre qui doit m’induire en méditation, et pour créer ce mouvement, il y a non pas plusieurs manières, mais un certain nombre de facteurs. Il faut considérer que les techniques en soit ne sont pas porteuses de la méditation, ne peuvent pas amener la méditation, mais un certain nombre de facteurs arrivent à créer dans les énergies les alignements nécessaires pour que le bon mouvement qui correspond à l’état de méditation s’installe.

    Le premier alignement, je me recueille

    De quoi il s’agit ?

    Le premier alignement, le premier facteur c’est – je me recueille – que ce soit assis, que ce soit couché, dans une chambre, dans une église, au milieu de la rue peu importe, je me recueille. Ça veut dire quoi, je me recueille ? Est-ce que Dieu est tout content de voir que les enfants sont enfin sages dans la classe ? Mais non !

    Lorsque je me recueille, je deviens magnétique tout simplement, et en devenant magnétique, je récupère tous mes atomes, toutes mes énergies qui seraient allées de-ci, de-là, vers d’autres êtres humains, où vers l’activité de tel désir, ou vers le mouvement de telle partie de mon corps, par exemple à taper du pied, à taper de la main. Tout s’arrête lorsque je suis recueilli, je suis calme, composé, magnétique.

    Sur la base de ce magnétisme centrifuge qui va attirer tous ces atomes ambiants, ma pensée va être aussi mieux calmée, pas encore maîtrisée, mais mieux alignée, je vais lui demander de participer, par une invocation par exemple, ou une prière, que ce soit le Notre Père, ou la grande invocation que vous avez utilisé, que ce soit quelque chose que vous composez vous-même, peu importe. Et c’est là que je vais faire participer ma pensée à l’élévation de l’entité que je suis et créer ce beau mouvement qu’est la méditation.

    Quelle énergie peut apporter la pensée ?
    Puisque je vais répéter une invocation, une prière, je vais élever la nature de mes pensées, je ne suis pas en train de penser à mes problèmes de factures. Je pense à Dieu, je pense aux Maîtres, je pense à l’humanité que j’aime, j’élève mes pensées. Je ne risque pas de penser à mes petites chinoiseries, à mes problèmes de casseroles et de fond de poubelle. Je suis dans l’aspect le plus haut de ma pensée. Elle ne risque pas de reconsidérer toutes ces choses inférieures et inutiles.

    En même temps que la pensée s’élève et qu’elle se focalise sur Dieu, ou sur un maître, ou sur une lumière, elle crée par effet de ventouse et d’aspiration l’élévation de mes émotions. Ce qui fait qu’au fur et à mesure que je fais l’invocation ou que je prie, il y a une élévation de tout mon être, les émotions montent et se transforment au plus haut degré en aspiration spirituelle. Les pensées montent et se transforment au plus haut niveau de leur nature en communion spirituelle. Et lorsque tout ce mouvement ascensionnel est déclenché, mes cellules que j’ai rapatriées, qui vibrent de manière centrifuge et qui envoient leur énergie vers le haut, mes émotions qui ont découvert l’aspiration, mes pensées qui ont découvert la communion, hop, je suis la méditation et j’entre dans un état de conscience magnifique que je n’ai jamais découvert auparavant.

    La plupart des gens, et cela me consterne, sortent des moments de méditation, comme l’on sort d’un ring de boxe, avec des bleus partout, les cheveux complètement démontés, les yeux au beurre noir, la lèvre ensanglantée, des dents qui manquent tellement ils se seront battus contre les factures d’électricité, contre les remarques de tel ami, contre l’employeur qui n’arrive pas à augmenter le salaire, contre Dieu qu’on appelle et qui ne vient pas. Qu’est-ce qu’il attend pour se faire déboucher les oreilles celui-là ? Qu’est-ce qu’on attend pour inventer un ascenseur afin d’y aller plus vite ? Alors que cet homme aurait dû sortir de là avec des ailes d’anges et une tunique magnifique, porté par les anges. Voilà un bon athlète mis complètement chaos, qui en plus, est abandonné par son équipe, car les hommes n’aiment que les forts, c’est bien connu. Personne n’est là, ni pour l’encourager, ni pour le soigner, et il n’aspire qu’à une chose, c’est à mourir vu que la vie est si compliquée et Dieu si éloigné. Et c’est dans une grosse crise d’abandon, qu’il se replie sur lui-même et qu’il dit, je préfère la mort à ce Dieu sans pitié.

    Une pensée que tu acceptes de faire éclore .

    Je te comprends, mais je ne peux pas changer ton esprit, non pas que tu doives le changer toi-même. Je n’aime pas ces phrases toutes faites. Même si je le changeais en ce moment même, étant donné que tu crois à tes principes, que tu crois à ta détresse, à ta souffrance, tu ne laisserais aucune chance à mes affirmations de rentrer en toi et de créer un nouvel être. C’est pour cela que je dois tellement utiliser que ce soit les paraboles, que ce soit les petites histoires, que ce soit en empruntant directement les événements de ta vie, de façon de créer en toi une pensée qui t’appartienne. Non pas une pensée que je t’ai envoyée, mais au fur et à mesure du déroulement de l’histoire, une pensée tu as accepté de faire éclore. C’est ton acceptation, c’est ta création qui fait que d’un seul coup tu es sain et sauf. Mais si simplement tu m’obéis, ça ne sert à rien.

    Dans le monde, il y a une multitude de disciples trop obéissants qui n’arrivent à rien. Toute la journée ils nous envoient leurs communications: «si tu m’envoies à tel endroit, j’irai, du moment que c’est toi qui m’envoies. Si tu me fais faire ceci, je le ferais, Seigneur, ça me coûte, mais vu que c’est toi qui m’envoies..., fais-moi sentir que tu veux que j’y aille.

    Mais qu’est-ce que tu veux que cela me fasse de t’envoyer à tel endroit et de faire telle chose. Il y a plein de choses à faire partout, devant tes pieds, à gauche, à droite, à 500 km de chez toi, mais aussi sur la lune il y a des choses à faire. Alors commence par être actif, un homme plein d’initiatives, en état d’expérience, qui sait prendre des risques, en état de curiosité et avec bonheur, frénésie presque, mais fais. Et tu verras que nous n’avons pas spécialement le désir de t’envoyer ceci de t’envoyer cela, que la nécessité du monde est une grande nécessité, que nous ne destinons personne à untel, que nous ne destinons pas les deux, trois phrases que tu vas inventer à untel pour le soigner. C’est tout simplement, l’abondance de l’univers qui passe en toi et puisque tu es généreux, que tu es magnétique, que tu aimes l’autre et que tu veux l’aider, tu le ressens et c’est toi-même qui vas piocher dans l’abondance de l’univers pour lui donner, à lui qui à tant besoin, à cet homme qui est devant toi et qui pleure. Ce n’est pas Saint-Michel l’Archange, Khoutoumi ou Morya, ou Alfred de Musset, ou je ne sais qui d’autre qui va te dire, dis-lui que ce n’est pas grave, le 19 du mois, il va gagner au loto et tout ira bien dans sa vie.

    Non. Que ce soit Saint-François, que ce soit tous les maîtres, ils ont autre chose à faire que venir vous inspirer et vous dire quels chiffres vous devez jouer à la loterie, de vous dire à quelle porte taper pour trouver à coup sûr un emploi, si la femme que vous épousez est vraiment celle qu’il vous faut, à quelle heure vous devez concevoir un enfant afin qu’il soit un futur Bouddha. Nous recevons beaucoup de réclamations et croyez-moi, ceux qui sont au standard changent souvent de place, car ils ne peuvent plus tenir. Mais ça leur apprend la patience, la tolérance et surtout la psychologie qui anime encore les hommes. Et de toute façon quand ils reviendront dans l’incarnation, ils seront ces hommes-là, alors autant qu’ils en prennent bien conscience alors qu’ils sont encore de l’autre côté, afin qu’ils ne commettent pas les mêmes erreurs.

    La communication est plus belle s’il s’agit d’un cœur magnétique, plein d’amour, voulant donner, allant puiser dans la grande abondance de l’univers et sachant ensuite redonner. C’est cela le Christ et rien d’autre. Tu veux développer, épanouir le Christ en toi, rencontrer le Christ sur la croix ou sur le mont Athos, ou je ne sais trop où. Tu voudrais aller au fin fond de la hiérarchie parce que tu sais qu’il en est le chef, tu veux le voir, le rencontrer, le sentir, tu veux devenir lui, comme lui puisqu’il te l’a proposé. Sois et fais comme lui, c’est tout.

    Tu vas me dire: «On retombe toujours sur les mêmes phrases. Si je savais faire comme le christ, ce serait déjà fait et je n’aurais pas besoin de venir t’écouter, ni d’assister à des séminaires. C’est bien parce que je ne sais pas comment on fait le Christ que je n’arrive par à l’être et que j’ai besoin que tu me parles.»

    C’est là que j’ai envie de t’écraser le nez dans le livre. On te l’a dit dans toutes les langues, à travers toutes les générations, à travers toutes les races, ce qu’est le Christ, comment il parle, comment il pense et comment il rayonne. Maintenant, tu vas me dire: «C’est difficile.» Tu vois! Tu deviens un peu plus honnête. De ton premier mensonge: «je ne sais pas comment on fait, tu t’aperçois que tu sais très bien, mais que c’est trop dur.» Alors, rends-toi compte absolument que ce qui te fait penser que la chose est difficile, ce n’est pas la difficulté, mais c’est la paresse.

    Si je pouvais me permettre un trait d’humour, je dirais que tous les êtres humains sont des Christs. Mais tant que l’on est un être humain, on est un Christ paresseux, et tant que l’on n’est un Christ paresseux, on est un Christ qui ne se connaît pas lui-même. On est un Christ qui  sans arrêt demande qui est le Christ? Où est le Christ? Comment je vais vers le Christ, quand va-t-il revenir ? Et je fais des groupes avec les autres Christs paresseux, en me disant plus on sera nombreux à l’appeler, plus vite il va venir, lui qui est réveillé et qui peut descendre, traverser les univers. Alors on se réunit et on prie et on l’appelle, on lui envoie même des lettres, on lui invente même des rendez-vous afin qu’il s’y rende.

    Le Christ est la seule étincelle, qui ne s’incarne jamais, elle se révèle

    Mais voilà que le Christ ne descend pas, pourquoi ?

    Est-ce que ce n’est pas son heure! S’amuse-t-il de l’humanité en disant: criez toujours, je descends quand je veux! Bien sûr que non. Le Christ est la seule étincelle de toute la conscience de la hiérarchie, qu’elle soit planétaire ou solaire qui ne s’incarne jamais. Elle se révèle. Elle habite soudainement l’homme le plus riche de cœur et elle parle, elle rayonne, elle donne. C’est pour cela qu’il a existé Jésus le Christ, et non pas le Christ descendu sur la terre.

    Pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi Jésus, Maître et disciple, a servi la manifestation du Christ et que ce n’était pas Jésus étant le Christ ou Christ étant Jésus?

    Il faut comprendre que dans la manifestation de la divinité, il y a des seuils, et cette nature spéciale, cette fonction, ce poste spécial qui est d’être le Christ pour une humanité en marche, pour un système solaire en marche, réclame que l’on reste à un certain endroit depuis lequel on peut faire un certain travail. Plus bas on ne le peut plus, un peu plus haut, on ne le peut plus. Et pourtant pour descendre malgré tout auprès de chaque créature, puisque la nature d’amour du Christ le porte à cela, descendre jusqu’au fin fond de la vie pour aller toucher, réanimer chaque créature, il utilise pour cela ses flambeaux les plus purs, une fois c’est Jésus, une fois c’est un autre, et ce sera encore un autre, mais chacun dira la même vérité et parle au nom de celui qui l’envoie. Ensuite il y aura bien sûr toutes sortes de confusions, comme règne aujourd’hui la confusion, Jésus et le Christ. Mais peu importe, le travail aura été fait, la lumière aura été relancée et le cycle se poursuivra ainsi.

    Être le Christ, c’est être cette grande spontanéité, cette grande ouverture, cette grande faculté et facilité à vivre et à entrer dans l’expérience. Je suis un jeune Christ, je n’ai pas peur, j’ai la lumière du Christ fondamental, le grand gardien de l’univers qui me protège et dans lequel je vis et dans lequel j’évolue, et moi-même, en tant qu’entité, je suis un petit Christ et je ne dois pas avoir peur, je dois aller dans l’expérience, je dois prendre ce que j’appelle des risques. Les risques, parce que je ne sais pas ce qui va sortir d’une situation. Et c’est au fur et à mesure que ce petit Christ entre dans le courant des énergies, un courant qui existe parce que je m’investis dans les expériences, c’est à ce moment-là que le Christ se met à se ranimer, comme une flamme et que cela grandit et que cela monte et il aboutit à une ressemblance complète avec ce que vous appelez le Christ fondamental, le gardien de l’univers. Il n’y a plus aucune différence, cela devient tout simplement, une autre lumière parmi tant d’autres dans l’univers.  Donc, être le Christ, faire le Christ, ce n’est pas si compliqué.

    Osez entrer dans votre vie.

    Regarder la vie du Christ, qu’est-ce qu’il a fait? Il est venu, il a osé venir, même s’il est venu en adombrant Jésus, il a osé venir. Pour lui, c’est une forme de naissance et d’incarnation. Faites comme lui, osez entrer dans votre vie, dites oui à votre incarnation, mettez véritablement les pieds dans vos chaussures, dans votre personne, dans votre corps et marchez. Que faisait Jésus? Il marchait partout, il voyageait sans arrêt. Faites de même, soyez curieux du monde. Pas d’une manière désordonnée et exaltée, soyez curieux du monde, allez à la rencontre des choses. Même si vous n’allez en promenade que dans votre jardin, cela est sortir dans le monde, du moment que vous y allez avec un esprit de rencontre, en ressentant les fleurs, la terre, l’air, du moment que vous êtes vivant en quelque sorte. Puis au fur et à mesure que vous sentez la vie circuler en vous, que vous sentez aussi l’amour que vous portez à la vie, et à ce mouvement que vous avez déclenché, appliquer cette énergie dans les directions indiquées par le Christ. Que vous a-t-il dit ? Aimez-vous les uns, les autres, portez-vous secours. Si quelqu’un ne vous accepte pas, mon Dieu laissez le tranquille et poursuivez votre chemin. Il vous a dit comment appliquer cette énergie de vie. Et puis en final, que vous a-t-il dit ? Soyez parfait, comme votre Père est parfait. Cela veut dire quoi?

    Qu’est ce que c’est d’être parfait ?

    Travaillons un peu sur ce concept et ensuite nous nous quitterons.
    Soyez parfait. Vous répétez souvent ce mot-là, mais en vérité vous ne savez pas quoi penser à propos du mot. Donc vous imaginez. Être parfait, cela veut dire ne plus boire, ne plus fumer, ne plus dire de gros mots, ne plus avoir de mauvaises pensées, ne plus être sujet à la sexualité, vouloir tous les matins méditer, être fidèle dans l’observation de la loi spirituelle, c’est être une âme, être la libération.

    Tu emploies comme cela une suite de mots, soit que tu vas renier tout de suite après, parce qu’effectivement tu vas fumer, boire, injurier quelqu’un. Soit que tu ne connais pas, car lorsque tu dis, être parfait, c’est l’âme, la libération, eh bien, ça, tu ne connais pas encore. Tu ne peux donc identifier ce concept, qui est la perfection, soyez parfait comme votre père est parfait.

    Expliquons cela, mais au lieu que je t’écrase le nez contre le livre, viens avec moi, essaie de ressentir, de chercher, mets toi à l’écoute, réfléchis….Je te laisse du temps écoute encore un peu, détends-toi bien... N’es-tu pas parfait en ce moment? Silencieux, ouvert, ne pensant plus à dire du mal à quelqu’un, ne pensant plus à tes petites préoccupations. Heureux, en écho avec l’univers tendus par amour! N’es-tu pas parfait en ce moment? Eh bien, si, tu l’es, et ce n’est pas plus compliqué que cela. Il ne s’agit pas de renier la nature humaine, de renier l’incarnation, d’être une âme libérée flottant au-dessus des hommes et de la terre, mais dans l’incarnation, parmi les hommes, sur la terre, d’être cette même paix. La perfection c’est être la paix, et la paix c’est je ne suis plus la guerre, et la guerre c’est: je pense à répondre ceci à mon ami qui m’a dit ceci, cela ; comment je vais trouver les moyens de me procurer tel argent pour payer ma voiture, mes prochaines vacances. Comment je vais pouvoir faire des économies pour me payer tel manteau dans telle ou telle boutique, ou le séminaire de méditation tibétaine qui me garantit que ma pinéale va s’ouvrir. C’est tout ça la guerre, la dislocation, le bruit, le désordre et pendant que j’anime tout ce bruit, je ne me permets pas d’être la paix qui est l’univers.

    On se demande toujours comment méditer? Méditer, c’est uniquement le contraire du bruit. Le bruit c’est toutes mes préoccupations basses ou grandes, même la recherche de Dieu peut-être une préoccupation bruyante. Lorsque sans arrêt, on secoue l’arbre du paradis en espérant que Dieu tombe de l’arbre. En disant à force de mantras, à force de menace ou de chantage, si tu ne m’apparais pas demain je me pends à la première branche.

    Dieu peut être une grande perturbation, une grande cause de bruit. C’est pour cela que je t’ai dit oublie Dieu. Ne lui accorde pas plus d’importance qu’un saucisson que tu vas acheter au supermarché le samedi soir. Oublie, ne saccage pas tes pensées, tes émotions, ton corps. Soit le calme, c’est le plus sur moyen de retrouver ce que tu cherches. Et après ce calme, soit la vie, va dans la vie, expérimente, commets-toi avec des événements. Peu importe mon Dieu, s’il y a quelquefois un peu du délire là-dedans. Peu importe si tu vas être un peu critiqué, si tu vas dans des endroits où il ne faudrait pas, parce que l’on ne va pas te comprendre, que l’on va te maltraiter. Vas-y.

    Curiosité, mouvement, enrichissement, sois un aventurier,  un aventurier sur la terre, à propos de tous les événements que tu pourrais rencontrer, et soit le silence face à Dieu quand le soir tu vas te recueillir pour méditer. Et tu verras que dans ce bel équilibre d’action et de non-action, de recherche et d’ouverture, de mouvement et de non-mouvement, tu verras que la vie va te paraître belle, que la spiritualité te paraîtra facile. Tu ne bouges pas, non seulement tu ne bouges pas dans la journée, non seulement tu entretiens une vie assez léthargique, dépourvue complètement d’aventures, d’émotions, de stimulants et en plus tu voudrais avoir la patience, l’envie de t’asseoir le soir pour méditer, non ce n’est pas possible. Toute la journée tu as endormi ton corps, abruti tes sens, endormi tes pensées. Tout ton corps, tes émotions, ton mental, refusent en plus de méditer, car il s’agit de s’asseoir encore plus, de se taire, de faire le mort. Je ne peux pas dit le corps, toute la journée je n’ai fait que cela, paresser, traîner les pieds. Je ne peux pas disent les émotions, toute la journée je n’ai fait que cela, essayer de me calmer, de penser à mes chagrins. Je ne peux pas disent les pensées, toute la journée je n’ai fait que cela, appeler Dieu, pour qu’il vienne m’aider.

    Les gens réveillés dérangent les endormis.

    Si ta vie ne te plaît pas, si tu as des problèmes, si tu penses que Dieu n’a pas posé un œil favorable sur toi, eh bien! Je te conseille dès demain d’aller vivre la vie, sort de ton appartement, de ton chez toi, va vers les autres, vers les groupes, va dans les musées, dans les cinémas, parle aux gens qui sont dans ces cinémas, ne t’assoies pas simplement pour regarder les images. Parle aux gens, à l’entrée, à la sortie, parle à la caissière. Demande aux gens ce qu’ils en ont pensé. On ne te répond pas, tant pis. Demande à celui de droite et si on te prend pour un fou, tant mieux, au moins tu es vivant. Et si on te parle comme cela dans la rue, prend ce signe comme un signe de bonheur, il y a un endormi qui te montre que tu es réveillé.

    Les gens réveillés dérangent toujours les endormis, pourquoi ?
    Les endormis veulent les choses bien rangées, alors le feu rouge clignote tant qu’il faut, chacun passe l’un derrière l’autre, chacun respecte l’autre, chacun passe dans les passages pour piétons, chacun attend son tour à la cantine, au baptême, à la morgue aussi, il y a un temps pour tout. Et tout cela bien ordonné, bien rangé.

    C’est le sommeil qui est rangé, pas la vie. La vie c’est du désordre, des éclats de voix, de rire, des gestes. C’est des gens qui veulent danser, ils ne savent pas pourquoi, mais ils dansent. C’est des gens qui d’un coup veulent méditer, ils ne savent pas pourquoi, mais ils s’isolent et ils méditent. La vie est un mouvement, j’ai envie de t’embrasser, eh bien! Je t’embrasse. Mais voilà, j’ai lu dans un livre que les émotions, mon Dieu, c’est une démonstration peu spirituelle. Alors  je garde le baiser que je veux te donner parce que je veux paraître spirituel.

    Tout l’amour magnétique est spirituel, où toute la providence de l’univers voulait peut-être s’exprimer à travers ce baiser que je t’envoie. Pourquoi le retenir? Parce qu’un mystique pessimiste a écrit – l’émotion est inférieure au monde de l’esprit – qu’en savait-il ? Lui qui vivait avec trois grains de riz, lui qui se lavait avec de la neige fondue, lui qui n’avait jamais mis de l’huile parfumée dans ses cheveux et de s’apercevoir qu’un petit élémental avait fort travaillé pour créer ce parfum magnifique. Qu’en sait-il lui qui a renié toute communion avec la beauté ? Cette beauté qu’une multitude de petites vies se fatigue, s’échine à fabriquer pour votre propre contemplation, votre confort, ou votre propre santé . Que sait-il de cette vibration magnifique qui fait qu’au contact de l’amour qui passe, que ce soit par le regard, ou un baiser, ou un geste, qu’en sait-il s’il n’y a là-dedans, plus d’humanité, de divinité que de manger trois grains de riz dans une caverne.

    Il y a comme cela une multitude de confusions, mais ce n’est pas si mauvais que cela, même si pendant un temps cela crée quelques douleurs, des éparpillements, des larmes. Dans un sens ce n’est pas si mauvais. Plus je suis confus, plus je vais souffrir et par cette souffrance je vais détruire la confusion qui règne. En détruisant le plus vite possible la confusion, je vais découvrir la vérité. La confusion est un peu nécessaire à la vérité. C’est pour cela que nous ne dirons jamais qu’un enseignement est juste, qu’un enseignement est faux. Nous ne dirons jamais quel  Saint que vous considérez comme vrai, en est un faux. Plus il y aura pour vous d’interrogations, plus il y aura pour vous l’occasion d’accélérer votre libération.

    Tout ceci peut paraître un peu cruel, mais pas du tout, car au fur et à mesure que vous développez votre amour, votre magnétisme spirituel, vous recevez de plus en plus de guidance, d’inspiration, d’intuition. Ce qui fait que, vous interroger à propos d’un sujet où vous y passez beaucoup de temps, tout cela n’est plus un problème, cela se règle en quelques jours, deux ou trois méditations. Ou si vous n’êtes pas particulièrement intuitif, par une forte volonté qui d’un seul coup se dit, tant pis je vais prendre le risque. Dieu me voit, Dieu est mon juge, et il sait que si je me trompe, c’est en cherchant la vérité, et que donc fondamentalement, je ne commets pas d’erreur. C’est par amour pour lui.

    Quelle entité, quel Dieu, quel Maître pourrait vous accabler d’une erreur quand vous vous comportez de la sorte ? Personne. Au contraire, vous êtes bénis et au moment même ou vous vous apercevez que vous avez fait une erreur, la lumière jaillit. Mon Dieu, j’aurais dû faire ceci, cela, et hop, on a le temps de corriger. Alors que si j’y vais à pas feutrés, en me disant jusqu’au dernier moment peut-être Dieu viendra me parler. Je tends l’oreille, mais j’ai peur, mon ventre est crispé parce que fondamentalement j’ai peur. Alors je fais l’erreur, je ne la vois pas et je ne suis pas à même de la corriger. Si tu y vas en bon chevalier qui pense que, quel que soit le Dieu qu’il sert, le roi qu’il sert et qu’il ne connaît pas encore, vraies ou fausses toutes les batailles doivent être combattues....

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  • Question :
    Préparation à la communication.
    Le monde de la peur. Qu’est-ce que la peur ?
    La peur, c’est la séparation.    
    Pourquoi le simple dans la relation de disciple à guide ?
    Être totalement présent.    
    Toute communication est fortement imprégnée par l’amour.    
    L’appel à Dieu se trouve partout.
    Comment se dépouille-t-on ?



    Question :
    Dans l’enseignement qui nous a été communiqué, il est souvent question de méditations, de prières, d’incantations, etc. Compte tenu de l’évolution spirituelle très lente de l’humanité, comment utiliser des techniques pour mieux participer à l’action des entités qui œuvrent sans relâche sur les plans invisibles ?

    Préparation à la communication.
    Laissez-moi quelques secondes pour fabriquer autour de nous une colonne de lumière, vous pouvez m’aider et y participer, il suffit de vous polariser mentalement. En vous relaxant, en le voulant, en l’espérant et par l’imaginaire, sous l’effet de l’imaginaire, construisez un grand cercle de lumière tout autour de nous.

    Ceci pas simplement pour notre protection, mais pour l’intensification de nos énergies, celles qui vont monter du bas en haut et du haut en bas. Si les courants d’énergie sont intensifiés, il y aura un plus grand enrichissement pour vous. Ce qui ne veut pas dire que je vous promets que des énergies vont se faire ressentir et transformer votre vie. Nous pouvons espérer que les différents courants vibratoires qui naturellement descendent du ciel et viennent sur la terre, ou qu’ils montent de la terre par l’être humain et montent jusqu’au ciel, nous espérons que ces courants restent intacts, que ceux qui ne sont pas suffisamment purs soient purifiés et ainsi la rencontre peut se faire d’une manière agréable.

    II est important de prendre soin de la sorte, non seulement des endroits où l’on vit, mais aussi de ce que l’on mange, mais aussi des pensées et des mots que l’on prononce. Il faudrait passer un peu plus de temps, non pas à consacrer les choses, mais à les rendre conscientes. Car consacrer les choses ou les rendre conscientes c’est exactement la même technique et produit le même effet. Et on verrait très vite que non seulement les énergies de la terre seraient moins polluées, parasitées, mais que les différentes tensions nerveuses éprouvées par les êtres humains seraient facilement dissipées.

    Il y a toujours des courants de tension, de tension nerveuse, tension psychologique, qui voyagent d’un être humain à un autre, mais pas simplement sur la planète, mais aussi d’une hiérarchie de vie à une autre.

    Je viendrais à la question qui m’a été posée ensuite, car elle est très intéressante, mais avant laissez-moi terminer cette parenthèse.

    Par exemple le monde de la peur. Qu’est-ce que la peur ?

    Qu’éprouve le règne animal ?
    La peur d’un prédateur, la peur des saisons très froides qui engendrent une certaine misère et qui vont donc créer la mort, que ce soit dans la tribu, que ce soit dans la horde. À ce moment-là, la vibration de la peur qui se répand va toucher le règne humain dans la mesure où un certain nombre d’êtres humains vivent dans la même peur.

    Je sais qu’il est difficile d’admettre pour un être humain, pour un homme qui est d’autant plus conscient et fier de son niveau humain, de sa situation humaine, je sais qu’il est difficile d’admettre que du fait de ces peurs et de leurs vibrations, il se retrouve à ce moment-là semblable à l’animal. Vous allez très vite comprendre pourquoi. De cette manière, j’espère non pas vous empêcher d’avoir le courage, la franchise, l’honnêteté, mais essayons petit à petit de comprendre la peur de l’homme et en le lui faisant comprendre que la lumière mentale arrive pour qu’il puisse se maîtriser.

    Chaque fois, que je suis en face d’un événement, d’une situation, d’un choix, d’une pensée, chaque fois que je suis face à un mystère de quelque nature qu’il soit, je veux forcément faire ce qu’il y a de mieux, trouver la vérité, gagner. Je ne peux pas tolérer qu’il y ait une erreur, un échec, je ne peux pas tolérer souffrir à propos de cette erreur, de cet échec. Étant donné que je connais très bien le monde de la souffrance puisque j’y suis né, puisque c’est quelque chose qui m’accompagne tous les jours, l’erreur et l’échec ne sont plus simplement une simple erreur, un simple échec, cela devient un événement dramatique puisqu’à la suite je vais en souffrir.

    Ce qui fait que cette erreur, je ne vais pas la tolérer, elle porte la souffrance et la souffrance c’est ce que je déteste le plus. Comme un chien qui n’aime pas être battu, comme un chien qui n’aime pas qu’on le laisse dormir dehors les jours d’orage. À partir du moment où je comprends que le phénomène même de la souffrance n’est pas de la même nature que celle que j’imagine, alors l’échec et l’erreur ne me font plus peur, cela devient une occasion d’enrichissement.

    Si j’enlève le drame de la souffrance qui se trouve à l’intérieur, je deviens un être libre, pas forcément plus intelligent. Je ne vais pas forcément savoir faire de meilleurs choix, pas forcément même gagner, mais au moment où je vais choisir de croire ou de ne pas croire, de faire ou de ne pas faire, d’aller ou de ne pas aller, ce sera en tant qu’homme totalement libre, et quelle que soit l’issue de ce que je vais accomplir ou penser, je vais m’enrichir d’une expérience. Si c’est bien, je le constate tout de suite et je m’en enrichis, si c’est mal je réfléchis, je comprends et je sais désormais ce qu’il faut faire pour ne plus faire cette erreur. Mais quel que soit le côté pile ou face de la situation, de toute manière mon intelligence se construit.

    Si donc au fur et à mesure des événements, je trouve que je ne m’enrichis pas, que mon mental ne s’éveille pas, que ma grandeur humaine n’arrive pas à se développer, c’est que je ne suis pas totalement conscient et investi dans l’expérience, dans mes pensées, dans mes choix. J’aurai beau chercher partout, j’aurai beau aller voir tous les psychiatres, tous les grands phénomènes de la planète, tout le monde me ramènera à ce point unique qui me retient de faire cette expérience, la peur.

    Si je n’ai pas peur, non seulement je vais dans l’expérience, mais en plus je l’assume et surtout j’en tire un bénéfice. Si j’ai peur de l’expérience, si j’ai peur de l’échec durant l’expérience, durant le choix, durant une pensée, non seulement je ne vais pas complètement dans l’expérience, mais je ne peux même pas m’apercevoir fondamentalement de mon échec. Ce qui fait que même un échec peut à ce moment-là me paraître être une victoire, ma vision est complètement troublée. Seulement les amis, les observateurs verront que je suis en état d’échec, pas moi. La chose la plus malheureuse dans cette histoire, c’est que du moment que je ne suis pas conscient, ni consentant totalement et que je suis rempli de peur dans cette expérience, automatiquement je vais manquer des moyens même de l’analyse. Je ne vais pas être un esprit objectif et mon corps va se remplir de désirs.

    Car au fur et à mesure que je me développe dans le discernement, je me rends compte, si je suis un disciple éclairé, subtil, intuitif, qu’automatiquement mes peurs sont liées à mes désirs. Je ne peux donc pas approcher une situation sans une certaine peur, grande ou petite, sans qu’immanquablement je ranime et je rehausse mon corps de désirs, car c’est exactement la même chose.

    La peur, c’est la séparation.

    C’est un peu comme lorsque je tire un rideau dans une pièce, que je sépare en deux une pièce grâce à ce rideau. Si la pièce est rectangulaire il y aura un carré d’un côté et un carré de l’autre, on n’aura rien ajouté, rien enlevé. Lorsque je vais entrer dans ce vaste rectangle je vais me trouver en fait entre deux carrés.

    La peur, c’est ce même rideau qui ne fait que séparer ce qui apparemment est séparable et qui ne l’est pas, la peur et le désir. Un certain carré va rester éclairé car il y a une fenêtre, l’autre carré va rester dans l’obscurité parce qu’il n’y a pas de fenêtre. Le carré le plus obscur sera la peur fondamentale, le carré le plus éclairé recevant un peu de lumière sera la part du désir. Et je vais aller comme cela, moi qui suis fondamentalement le rectangle composé de ces deux carrés, je vais aller d’un carré à l’autre, d’une pièce à l’autre, alors que si je comprends que ce qui me fait passer du côté obscur au côté éclairé du monde du désir, c’est uniquement ce rideau que j’ai mis.

    À ce moment-là je découvre simplement que je vis dans un rectangle, et la lueur qui est entrée par la seule fenêtre qui permettait d’éclairer un peu la zone du monde du désir, la lueur peut complètement entrer jusqu’au fin fond du rectangle et que se passe-t-il ? Il n’y a plus de coin obscur, c’est un rectangle totalement éclairé. Bien sûr, cela reste encore une pièce animée du monde du désir, des aspirations, de l’exaltation, mais du moment que la pièce est toute entière éclairée alors ce désir, cette exaltation, cette aspiration est bonne.

    Dans le cas contraire, il peut y avoir de gros problèmes. Admettons que j’ai une intense aspiration à ceci ou à cela, que ce soit dans le domaine artistique, dans le domaine religieux, dans le domaine spirituel, à partir du moment où je maintiens mon carré obscur, une exaltation pourrait toujours tomber et je me recouvrirais de peur, la peur d’échouer, la part de mes limites et j’essaierais de les cacher pour qu’on ne les voie pas trop. Donc, il est important au fur et à mesure que l’on souhaite devenir libre, ou que l’on veuille tout simplement devenir heureux, il est important d’apprendre à retirer ce rideau.

    Comment allons-nous identifier ce rideau ?

    Qui crée cette séparation ?

    Sans vous promener trop longtemps dans des choses intellectuelles, essayons quand même d’aller ressentir et de pouvoir penser ce qui crée cette séparation. Qu’est-ce qui fait qu’en moi ce corps du désir, qui pourrait être un objet, un véhicule extraordinairement utile, devient un endroit où je me loge dans la peur, dans les superstitions, dans les haines, dans les véhémences, dans l’agressivité. Essayons de réfléchir ensemble, n’attendez pas sans cesse que je vous donne la réponse. Nous sommes ici pour réfléchir en commun et ensemble, même si vous allez prétendre que vous ne pouvez pas connaître la réponse parce que vous n’avez pas étudié. Essayer de l’attraper comme quand vous étiez petit, que vous alliez au manège et qu’il s’agissait d’attraper le pompon. Eh bien, là aussi c’est pareil. On essaie d’attraper, pas simplement ma pensée, pas comme si vous alliez capturer ma voix, il s’agit d’attraper dans le fin fond de votre cœur, à l’endroit qui est en vous le plus éclairé et où forcément il y aura une intuition, une petite chandelle qui va vous dire c’est ceci, c’est cela, allez mets-toi à cette écoute.

    Entre gentiment dans le calme, n’essaie rien d’attraper avec ardeur. Au contraire, fais comme si tu te trouvais sur l’océan en train de faire la planche comme tu dis si souvent et laisse venir. N’essaies pas de savoir si tu as tort ou raison, n’aies pas peur éventuellement d’avoir tort. Tu vois, à nouveau tu ramènes la peur, tu vois à nouveau, tu essaies de faire l’exercice et tu as peur d’avoir faux, de te tromper. Je me moque si tu te trompes et tu dois pouvoir t’en moquer tout autant. C’est à force d’essayer que tu obtiendras les petits éclats de la lumière, de l’intuition. Ce n’est pas en me regardant avec des yeux grands ouverts, ce n’est pas en m’écoutant avec de grandes oreilles bien lustrées. Allez, essaie, recommence. Dans ton esprit, tu fais la planche sur l’eau, tu n’attends rien, ne te pose même pas la question que j’ai envoyée, car tu l’as forcément entendue. Laisse simplement venir, et si tu ne reçois rien, ce n’est pas grave.
    Lorsque tu te trouves chez toi, choisis comme cela des événements simples, des questions simples, ne va pas demander au Bon Dieu pourquoi le soleil nous apparaît blanc, nous apparaît rouge le soir. Ne va pas demander non plus le nom kabbalistique de Michaël, ne va pas demander des choses compliquées. Commence avec des interrogations simples, comme quand tu apprends à taper à la machine, comme quand tu apprends l’alphabet pour la première fois, comme quand tu essaies de devenir médecin. Pour le premier jour, du simple.

    Pourquoi ce « simple » dans la relation de disciple à guide ?

    Pour cela il faut que je t’explique tout d’abord que la relation que tout disciple peut avoir avec un guide, avec un groupe, avec l’intelligence cosmique, avec sa propre âme, peu importe, appelle cela comme tu veux, la relation que le disciple peut avoir avec ces intelligences n’est pas une relation aussi simple que celle que nous entretenons en ce moment. C’est-à-dire moi, objectivement, essayant de te repérer, essayant de te répondre, et toi objectivement me recevant.

    C’est quelque chose d’un petit peu plus complexe, pas forcément compliqué, mais complexe et surtout différent de la communication dont tu as l’habitude et c’est pourquoi, pour toi, cela apparaît si obscur. Parce que l’on ne t’entraîne pas à ces choses, ce n’est pas quelque chose que l’on étudie à l’école, ce n’est pas quelque chose qui est retransmis par les parents les soirs de veillées. Maintenant tu es un adulte et tu vas devoir apprendre comme si tu étais un petit enfant.

    Bien sûr, l’adulte est impatient, exigeant. Bien sûr, l’adulte a des grandes et fondamentales questions, mais je te demande d’être comme cet enfant qui va poser d’abord les questions les plus simples, et qui va attendre une réponse simple. Ne t’attends pas que, d’un seul coup, jaillissent dans ton esprit des feuilles et des feuilles, des livres et des livres et des heures de conversation . C’est inutile, même si je te donne aujourd’hui une mauvaise démonstration parce que je prends la parole pendant des heures. Ne t’attends pas à ce que la relation avec un guide soit de la sorte. La relation peut durer une seconde et cette seconde comporte peut-être des livres pour toute ta vie.

    Pourquoi ?

    Tout simplement parce que nous communiquons par le moyen de l’archétype. En rien nous ne communiquons par les mots, les mots sont retransmis par le disciple que j’utilise et rien de plus, et pas par le disciple lui-même, mais par le corps mental uniquement par cela. C’est lui, qui à cause d’un certain éveil et à cause d’un certain répertoire, permet la retranscription. Exactement comme lorsque tu poses la question à un ordinateur, cette machine que vous avez construite et qui imite fort bien le processus psychique et spirituel qui se passe dans toutes sortes de communications. À ce moment-là, automatiquement toutes les cellules qui ont été prévues pour la réponse, se mettent au travail, communiquent et affichent la réponse. Là, il s’agit exactement du même travail, mais cela ne veut pas dire que c’est comme cela que systématiquement cela doit avoir lieu, pas du tout.

    Le meilleur moyen de communiquer avec une intelligence quelle qu’elle soit, c’est de se mettre dans un état de silence et de résonance et de recevoir non pas forcément de longues phrases, ou devenir capable d’écrire des livres, mais de soudainement recevoir l’énergie qui était transportée, soit dans un symbole qui a été envoyé, soit dans l’archétype qui peut être prononcé comme un son, envoyé comme une couleur, envoyé comme chiffre, même comme une géométrie.

    Il y a énormément d’individus qui reçoivent des couleurs. Tiens, dans ma méditation j’ai vu du bleu, j’ai vu vert, j’ai vu des étoiles, j’ai vu des petites bulles, j’ai vu ceci, j’ai vu cela, ils pensent que cela n’a aucun sens. Cela a un sens énorme et très important, mais cela paraît insensé pour l’ignorant, car il ne sait pas comment il va pouvoir travailler avec.

    Que veut dire le bleu, que veut dire le rouge, que veut dire le vert, et pourquoi le rouge nous allons spécialement le regarder depuis l’œil droit ? Mais voilà que pendant la vision on aura l’impression que les deux yeux ont vu, n’est-ce pas ?

    Mais c’est faux. Il y a une couleur qui s’adresse à chaque œil, même si apparemment nous avons l’impression de voir avec les deux yeux, mêmes s’ils sont fermés pendant la méditation. Il y a une couleur qui correspond à chaque œil et chaque partie de l’œil. Si tu vois à un moment donné une tâche rouge, une étoile rouge, un cube rouge, une vague rouge, une feuille rouge peu importe, en vérité quel que soit ce que tu crois, tu le perçois avec l’œil droit.

    Cela veut dire quoi ?

    Eh bien, cela veut dire que depuis le centre de la terre et avec le consentement de la confrérie à laquelle tu appartiens ou du guide qui te veille plus spécialement, ou du temple dans lequel tu vas de temps en temps et que tu en répètes la prière de rassemblement, ou que tu fais la méditation à heure fixe, cela veut dire qu’une énergie en provenance de la terre, mais consentie par ces guides, t’est envoyée pour te renforcer.

    D’abord pour dynamiser un petit peu ce que je vais appeler l’énergie spirituelle qui se trouve dans la matière, pour qu’à certains moments la Shakti (ou le Saint-Esprit) qui doit préparer le terrain, préparer la voie à l’éveil de la Kundalini. Ce n’est pas pour faire lever la Kundalini que le rouge est envoyé, mais pour en animer l’esprit, afin qu’un certain travail de purification, d’intensification des cellules soit opéré avant que peut-être dans six mois, dans un an ou dans deux ou trois incarnations, cette énergie spirituelle puisse vraiment circuler en toi.

    Donc qu’est-ce qu’il te faut faire si tu vois du rouge ?

    Tout simplement te mettre le plus souvent possible à la terre, prendre les énergies dans la terre. De quelle manière ? D’abord en le sachant, d’abord en n’y pensant, en étant éclairé. Il y a une multitude de choses que l’on peut faire sitôt que l’on sait que cela se fait. Alors plus besoin d’utiliser des grands mots d’invocations, des grands outils très compliqués, le simple fait de le savoir mentalement et de vouloir l’expérimenter dans le cœur déjà permet une relation avec les énergies quelles qu’elles soient. Au fur et à mesure que tu te développes, tu vas obtenir une plus grande intuition du comportement propre à faire l’accélération de tes vibrations, la purification de ta matière et peut-être pourquoi pas à savoir nous rencontrer.

    Si tu vois du rouge, tu dois aller un petit peu plus t’alimenter aux sources de la nature. Promène-toi de façon consciente, non pas en te promenant et en pensant à tes factures par exemple. Cela ne sert à rien au contraire, tu vas charger les arbres avec tes problèmes et ils vont devoir se secouer les feuilles pour se dégager de ton influence.

    Va dans la nature d’une manière consciente en regardant bien la nature, en la ressentant, en la reniflant, en la respirant, même si ce n’est qu’un quart d’heure. Je ne te dis pas de faire des longues cérémonies toute une journée. L’important est la qualité de ta présence, pas le temps que tu vas passer à une chose. Dans la communication c’est pareil. C’est pour ça que je t’ai dit : tu peux être enrichi pour toute une vie par dix secondes de communication avec une entité, alors que peut-être tu ne le serais pas en travaillant 300 ans la communication télépathique ou autre, en étudiant des montagnes et des montagnes de livres. C’est la qualité de ta présence qui va faire toute la différence que ce soit dans ta méditation, dans les échanges vibratoires, dans l’influence que tu cherches à avoir sur les autres, pour les aider, pour les guérir, pour les élever, pour les orienter, peu importe. Soit totalement là.

    Comment être totalement là ?

    On s’aperçoit que c’est une abstraction, on ne sait pas trop où chercher. Si je vous dis qu’il faut avoir les deux pieds bien sur terre, on sait ce que cela veut dire. On les pose, on le ressent et il y a un alignement.
    Mais comment être totalement présent. On ne sait pas où aller chercher en soi n’est-ce pas. La difficulté de l’enseignement, c’est que la plupart du temps nous nous heurtons à des abstractions. À ce moment-là, nous devons essayer de vous entraîner avec quelques pirouettes qui vont apparaître intellectuelles au début, mais qui en fait ne le sont pas. Il s’agit tout simplement d’éveiller votre sensibilité en juxtaposant soigneusement et correctement quelques pensées semences qui elles seules vont pouvoir, comme des ailes qui se déploient, vous permettre d’aller plus loin. Ne pensez pas que j’essaie de vous intellectualiser, ou de vous donner des informations. Nous utilisons le monde subtil et délicat de la pensée et puisque ce que vous pensez, vous allez l’être ensuite.

    Si nous étions sur une scène de théâtre, que nous décidions de jouer une pièce et que je te demande de te mettre en colère, car tel est ton rôle, imagine la colère. Mets-toi en colère, ressens la couleur, joue la colère. Tu t’aperçois que tu arrives à jouer la colère parce que tu la connais et au bout d’un moment, tu te sens presque en colère.

    De la même manière si j’arrive dans le monde de la pensée à orienter plus ou moins quelques-unes des idées fondamentales en prenant d’abord le soin d’évacuer certaines idées qui t’empêchent de pouvoir penser là où je veux t’emmener et bien rien que par le monde de l’unité et de l’abstraction tu peux devenir sensible et percevoir quelque chose. Donc agis. N’imaginons pas que nous devons nous remplir et nous saturer de pensées, d’idées, d’informations, d’instructions, de livres. L’enseignement, l’information, la parole, le livre ne sont là que pour permettre un raffinement de la pensée puisque tu vas être ce que tu penses.

    Si tu penses que tu vas être malheureux, tu vas le sentir, tu vas l’éprouver, tu vas te suicider, c’est ta vérité. Pourtant, il se trouve que tu es l’homme le plus riche du monde, que tu as plusieurs voitures, que tu es bien marié, que tu n’as pas de problèmes de santé, alors comment veux-tu qu’un observateur puisse comprendre pourquoi tu te suicides. Toi seul sais répondre à cela, puisque tu es ce que tu penses. Que tu penses que tu es seul au monde, parce que tu n’as pas pu vraiment épouser la femme que tu voulais, parce que tu n’as pas pu vraiment faire la profession que tu voulais, peu importe.

    Et s’il passait un psychiatre, un guérisseur, n’importe qui, qui arrive à te convaincre que cette pensée-là qui te donne ce sentiment d’échec est faux, automatiquement tu t’apercevrais que ton environnement est fantastique, que tu as du confort, que tu es finalement pas si mal marié que cela, que tu as des vacances, que tu es beau garçon, que tu es belle fille et que tout va bien.

    Entre ces deux étapes de ta vie, qu’est ce qu’il y a eu ? On a déchiré le rideau tout simplement. On l’a enlevé, on t’a libéré, on t’a fait penser d’une autre manière. C’est pourquoi le monde de la pensée est si important, non pas parce que pour être développé il faut intellectualiser, certainement pas ! L’intellect est peut-être même un défaut, je m’en méfie. Par contre, le monde de la pensée est un instrument, une voie en soi, cela permet d’aller très loin même dans le cœur et lorsque l’on a suffisamment subtilisé la pensée pour n’avoir qu’une seule pensée, et ayant compris, la vérité se dit : « je suis Dieu, je suis Dieu » et ta pensée fonctionnant uniquement d’après cette vérité, tu deviens un homme libre.

    Mais qu’avons-nous en vérité ? Une pensée qui s’est subtilisée, qui s’est développée qui a appris où était le bien, le mal, le vrai et le faux, et qui, au fur et à mesure, s’est rapprochée de la pensée une et unique qui anime tout l’univers. La pensée de Dieu, la vie fondamentale, l’entité cosmique, appelle cela comme tu veux.

    Donc, il est important pour moi de travailler sur ta pensée, même si je ne veux pas t’instruire. Je ne t’instruis pas, tu sais très bien que j’ai toujours refusé cela, cependant, fais marcher ta tête pendant que nous communiquons. Cela ne sert à rien de t’asseoir et de vouloir retenir tout ce que je dis, c’est inutile. Alors échangeons, pose-moi tes questions, envoie-moi tes interrogations et même si je ne te réponds pas maintenant, mets-toi à l’écoute dans la semaine, la semaine prochaine, la semaine qui vient après, le mois suivant et l’année tout entière, peu importe, persiste et tu verras que le monde des communications et le monde de l’amour ne sont pas si loin que cela.

    Toute communication est avant tout fortement imprégnée par l’amour.

    On ne peut imaginer une communication qui ne passe pas par l’amour. J’aime mon disciple et mon disciple m’aime. C’est à partir de cette énergie, de ce mouvement, de cette spirale, qu’un archétype, qu’une géométrie, qu’un son, qu’une couleur peut voyager et venir se manifester jusqu’à celui qui écoute.
    Pour toi, il s’agit de produire le même effet. Il ne faut pas forcément que tu m’aimes, parce que je ne te suis pas forcément destiné, ce n’est pas forcément avec toi aussi que je dois communiquer. Il y a une multitude de frères aînés qui attendent que cela, communiquer, guider, informer. C’est un travail magnifique, donc ne vous focalisez pas sur moi. Cependant, il faut que fondamentalement il y ait l’amour pour qu’une communication puisse se faire. Nous sommes au courant de tout, nous voyons tout, nous entendons tout, nous sommes heurtés aussi par tout. Mais si le voyant que tu es n’est pas doué, que tu persistes et qu’il y a une grande qualité d’amour qui demeure dans ton cœur, à ce moment-là nous essayons d’améliorer en toi ce que l’on peut améliorer sans te faire trop de mal, sans trop de perturbations, afin qu’une communication intuitive puisse avoir lieu.

    Là, où il y a cet appel, nous ne pouvons pas résister c’est impossible. C’est comme si tu me demandais d’aller retenir les rivières, je ne peux pas. La rivière descend de la montagne, elle est animée par sa propre force. Il y a en plus l’esprit de l’eau qui pousse et qui tend toujours à rejoindre l’océan, car c’est ça aussi qui fait le mouvement de l’eau, c’est l’esprit qui se trouve dans l’élément et qui tend à rejoindre cette grande unité qu’est l’océan. Exactement comme toi, petite goutte d’eau, tu essaies par de grands mouvements de rejoindre la conscience cosmique.

    Tout le monde veut rejoindre quelque chose, sans arrêt, même la graine qui pousse dans la terre, au fur et à mesure que le printemps passe, la graine se développe et devient un arbre qui essaie de monter de plus en plus vers le ciel.

    Qu’est ce qu’elle veut cette petite graine ? Elle veut devenir un arbre ! Mais non. Par contre entre-temps, il est bon que cette graine œuvre en tant qu’arbre, parce que cela permet à la planète d’exister, cela permet aux hommes de respirer, cela remplit une fonction, mais cela n’est pas une fin en soi d’être un arbre. Voilà une forme de vie qui se dit : j’aime les êtres humains, je veux leur rendre service, qu’est ce que je pourrai faire ?

    Les architectes consultent la richesse de cette petite âme et voient qu’il y a là une bonne volonté, ils disent : il serait utile que tu fasses ceci, cela, est-ce que cela te va ? La bonne volonté dit oui, du moment que cela me permet de grandir et de monter jusqu’au ciel.

    Cette petite graine, cette petite forme de vie qui devient un arbre, qui s’étire vers le ciel, permet aux hommes de respirer et d’animer la planète. En même temps cette forme de vie monte sa propre Kundalini vers le ciel pour retourner au cosmos. Il ne s’agit pas du même retour spirituel que pour un être humain, mais c’est à son niveau la seule manière pour rejoindre une sorte de conscience cosmique. Ce qui fait que cette petite forme de vie va passer dans un autre règne, qu’elle servira aussi d’une certaine manière et qui servira à d’autres règnes en même temps. Ce qui lui permettra chaque fois d’atteindre le plafond du niveau de vie, du règne de vie où cette forme de vie s’est installée. Chaque fois, ce plafond sera pour cette petite forme de vie, cette petite étincelle, Dieu.

    L’appel à Dieu se retrouve partout.
    Que ce soit dans la vie minéral, végétal, dans la vie humaine, dans la vie des anges, même dans la vie des étoiles. Cela se retrouve partout, mais chaque fois le plafond est un peu différent. Par exemple, le plafond, Dieu, pour une étincelle, qui a pour destin de devenir une petite graine puis un arbre, cette forme de divinité est d’une nature différente que la divinité que vous vous pouvez atteindre, qui commence à être déjà la véritable divinité, et plus simplement un plan quelconque.

    Au fur et à mesure que tu vas comprendre, qu’il s’agit de devenir magnétique par ton amour, tu vas non seulement pouvoir attirer les énergies sur toi, attirer peut-être des guides, mais cela n’est pas la chose la plus importante en vérité, mais tu vas pouvoir transmettre aux autres, soit parce que tu vas pouvoir parler, soit parce que tu vas rayonner, peu importe, laisse arriver ce qui doit arriver.

    L’énergie qui te choisit sait mieux que toi, ce que tu peux faire. Elle sait mieux que toi si tu dois uniquement rayonner par les pieds, et oui, pourquoi pas après tout. Accepte ! Elle sait mieux que toi si tu dois rayonner par le cœur, parler ou écrire des livres, te retirer dans une montagne et méditer pour l’avenir du monde. Laisse venir, n’exige pas de la divinité que ton destin soit ceci ou soit cela, que tu veux servir comme ceci, que tu veux servir comme cela.

    Si par discernement, tu arrives à te connaître, parce que tu arrives à bien cerner tes talents et aussi tes limites, alors si tu y ajoutes ta volonté, c’est magnifique.
    Mais dans les premiers temps, les débuts, tu ne peux pas avoir une opinion claire quant à tes talents, tes limites, ou même ta destinée. La preuve, tu ne sais même pas qu’elle est ton destin. Au fur et à mesure que tu aspires à simplement servir, n’essaie pas d’imaginer quoi que soit à propos du service, fais le vide total, rends-toi simplement disponible, allez on vide la maison, on enlève tous les meubles, et on ne cherche pas à demander au Seigneur, si on veut un style chinois, un style rococo, si on veut du Louis XV, du Louis XVI. Si même on veut des meubles, on vide la maison.

    Par contre, ton travail absolu, nécessaire, immanquablement nécessaire, car sans lui tu n’arriverais à rien, reste dans ta maison et allume le feu dans ta cheminée. C’est cela qui attire le Seigneur, c’est ce qui lui fait installer ses meubles, parce qu’il a envie de rester chez toi, tout simplement. Il s’est dit là, il y a un bon foyer et je vais installer mes meubles et je m’installe.

    Comment se dépouille-t-on ?

    Mais comment arriver à se dépouiller de la sorte, sans pour autant utiliser des grands mots, comme se dépouiller de l’égo, se dépouiller de ses limites, de ses défauts. Oublions ces grands mots, ces grandes misères, essayons de le vivre complètement, non seulement dès maintenant, mais de pouvoir le répéter sans arrêt autant qu’on le veut.
    Comment on se dépouille ? C’est un acte simple, mais un peu douloureux, douloureux parce que l’individu à l’habitude de penser ce qu’il a envie de penser, ce qui lui plaît, ce dont il croît, selon ses convictions. Alors forcément faire la sonnette, pour lui, cela veut dire quelque part se vider de lui-même, ce n’est pas simplement enlever quelque chose comme lorsqu’on enlève des meubles. Il s’agit de se vider de soi-même. De nouveau on ne comprend pas, voilà une abstraction. Je comprends enlever mon défaut, enlever mes meubles, mais comment me vider de moi ?

    Et c’est là que l’on s’aperçoit de l’endroit exact où se trouve la crise spirituelle. Sitôt que j’imagine me débarrasser de moi-même, je ne sais plus qui je suis, qui va continuer d’exister, car je ne suis conscient que de ce petit moi à la fois matérialiste et à la fois un petit peu aspirant spirituellement, mais qui est avant tout une somme de plusieurs centres d’intérêt.

    Ce n’est pas un moi authentique, ce n’est même pas un moi objectif. C’est une somme de différents intérêts, mon intérêt pour les sciences ésotériques, pour telle personne avec qui j’aimerais avoir une relation amoureuse, pour mon employeur sur lequel je compte pour mon augmentation de salaire, pour tel ou tel plaisir, mon intérêt pour ceci, pour cela. Chaque fois, je pense en étudiant cette chose, en parlant comme il faut à telle personne, en m’intéressant à telle chose, en offrant ceci à telle autre personne, je vais pouvoir aménager mon environnement comme cela me plaît afin d’y être confortable, afin d’être en toute sécurité, afin d’être dans le bonheur.

    Il se trouve que certaines personnes assez persistantes arrivent à s’organiser de la sorte. Mais quelquefois, il y a de mauvaises surprises. J’ai été assez rusé pour savoir qui contacter pour avoir tel emploi et que j’ai un bon salaire. J’ai été assez rusé, malin, pour savoir m’adresser à tel endroit pour avoir une grosse réduction pour la voiture de mes rêves ; assez rusé pour offrir un beau bouquet de roses, au bon moment à ma secrétaire parce que je convoite son oreiller, son lit et tout ce qui est dedans, elle a accepté et me voilà donc très heureux. Un bon salaire, une belle voiture, une belle maîtresse, des vacances qui s’annoncent bonnes, les enfants très intelligents qui grandissent tout seul, mais voilà que plus rien ne va.

    J’ai tout cela et de manière stable et plus rien ne va. Ou bien, finalement, je ne suis pas bien avec moi-même et sans arrêt je trouve que mon nez est trop gros, ou que je ne suis pas assez musclé et pour les femmes que je ne suis pas suffisamment bien faite, je vais sans arrêt taper sur un événement qui va être le point où je vais fixer ma crise spirituelle. En fait, mon problème, ce n’est pas que je ne me plaise pas, que mon nez est de travers, que je suis trop gros, trop grosse, que je ne suis pas belle, pas beau, c’est parce que la conscience en mouvement va trouver coûte que coûte un moyen de vous faire poser une question fondamentale.
    Mais pour que vous vous posiez cette question fondamentale, que vous fassiez un effort et que vous vous intéressiez à autre chose et à quelque chose d’essentiel, la conscience en mouvement va chercher des points de crise. Et qu’est ce qu’elle trouve ?
    Elle trouve que tout va trop bien dans votre vie, qu’effectivement, le salaire, la voiture, la maîtresse vous ravit, les enfants vous ravissent. Alors qu’est ce qu’il se passe ? Elle va chercher ce qui, en vous, pourrait devenir l’occasion d’une souffrance, d’un mécontentement et d’une recherche.

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  • Exercice de méditation
    et autres exercices.

     


    Donc, il existe un certain type d’activité qui favorise la méditation.

    Ce qui favorise énormément la méditation ce sont tous les mouvements des bras. Pourquoi ? Parce que les bras sont en relation directe au niveau du torse avec le cœur physique, avec le cœur spirituel. Tous les mouvements que je vais donc faire comme cela avec mes bras vont créer des attitudes, des sensations intérieures qui petit à petit vont agrandir mon cœur spirituel. Par exemple, si j’ouvre mes bras comme si je voulais prendre une immense brassée d’une énergie qui serait devant moi.

    Au début, je vais le faire en pensant harmonie, planète, que j’aime ma planète, j’aime mes amis, je communie avec ma planète, avec mes amis. Et puis en ramenant les bras vers moi, je sens que je ramène toute cette énergie d’amour que j’ai imaginée.

    Parce qu’en fait la planète n’est pas en train de penser à moi et à m’aimer. Mes amis ne sont pas en train de penser à moi et en train de m’aimer. C’est moi qui pense que j’aime mes amis. C’est moi qui pense que mes amis m’aiment, c’est moi qui crée cette énergie d’amour, énergie d’amour qui pour exister a besoin de se donner le prétexte que c’est l’amour de mes amis qui me fait du bien, et je ramasse toute cette énergie d’amour et je la ramène sur mon cœur.

    Et comme c’est une énergie que j’ai créée, que je ramène, que je guide avec les bras, c’est une énergie que j’amène dans le chakra du cœur. Comme cela au bout de quelques passages, je découvre que mon chakra du cœur à une intensité plus grande, qu’il se met à osciller, à palpiter, que je peux arrêter le mouvement parce qu’une conscience belle et grande est en train de s’installer, une présence magnifique est en train d’osciller, j’en suis le témoin.

    Par contre, si je me mets à bouger les jambes, comme lorsque l’on veut danser, je m’aperçois que c’est toute l’énergie physique que je remue, toute l’énergie musculaire, toute l’énergie sanguine que j’intensifie. Tout cela pour apporter au corps un plus grand défoulement par exemple, ce qui ensuite me permettra de bien méditer ou d’apporter, si je suis fatigué un peu plus d’énergie grâce aux mouvements, grâce à l’oxygène acquis. Et si je pousse plus loin avec un certain rythme, avec un certain type de mouvement, je peux même petit à petit, éveiller par couche la Kundalini dans le chakra racine.

    Ce qui ne veut pas dire que je vais l’éveiller pour qu’elle m’illumine, mais je vais suffisamment la déranger pour que des petites vagues successives montent. Cela ne fera aucun dérangement, je ne la sentirai même pas. Mais le voyant qui regarderait mon aura à ce moment-là, verrait des petits filets bleus sortir de ce chakra et se répandre dans tout le corps. Je verrais aussi que si je fais certains mouvements avec la tête par exemple tourner la tête, j’obtiendrai d’autres sensations.

    Comment voulez-vous méditer dans un corps endormi, lourd, empâté ?
    C’est impossible.
    Un corps ne peut être réceptif, ne peut offrir ses énergies à transformer ensuite, que s’il a des énergies réveillées. Beaucoup de gens s’installent dans la méditation alors que le corps est avachi, alors que le mental est assombri par ce que vous appelez le stress. Les émotions complètement parasitées par des complexes ou des remords. Comment voulez-vous méditer ? C’est impossible !

    D’abord, on va bouger, on va se mettra debout et puis on commencera à bouger les bras, bouger les jambes comme si on cherchait à danser, ce qui ne veut pas dire que vous devez danser une danse comme le rock’n’roll ou le tango, je ne parle pas de ces choses. Laissez votre corps bouger, laissez le faire. Pour le laisser faire, il va falloir l’écouter.

    Dans un premier temps, mettez-vous debout, fermer les yeux, les bras ballants et écoutez votre corps. Faites promener votre conscience comme si elle était une petite balle et promenez-la dans tout le corps. Prenez contact avec les endroits où se trouvent des tensions, des énergies accumulées ou des énergies qui manquent et faites bouger cette partie par des mouvements harmonieux, mais n’inventez pas le mouvement, laissez-le avoir lieu, tout doucement.

    À ce moment-là, ce n’est pas vous qui allez inventer un mouvement, mais du fait d’avoir les yeux fermés et de votre intention, c’est l’énergie spirituelle qui va exécuter le mouvement. Sitôt que vous fermez les yeux, les énergies s’introvertissent au profit d’un dégagement d’énergie spirituelle. Donc, lorsqu’elle va commencer à circuler, cette énergie spirituelle va savoir quoi faire.

    Si vos énergies sont bloquées autour du bassin, elle vous fait faire des mouvements rotatoires du bassin. Laissez faire, n’essayez pas de comprendre, n’essayez pas de les faire, n’essayez pas de les arrêter. Écoutez et vous verrez à quel point, le corps qui est pris par cette énergie, cette énergie qui commande, à quel point le corps vous apprend à méditer.

    Pour savoir à quel moment vous allez arrêter, il ne faudra pas le décider, il ne faudra pas l’intuitionner, il faudra être suffisamment à l’écoute pour ressentir l’instant où l’énergie arrête et c’est donc là une parfaite et puissante méditation.

    Si l’énergie est bloquée ou a besoin d’être intensifiée dans d’autres parties du corps et bien laissez bouger le corps, puis asseyez-vous. Maintenant que vos énergies circulent librement dans tout le corps, vous allez voir à quel point méditer est facile.

    Un conseil avant de vous quitter, dès demain bouger. Offrez à la méditation un corps éveillé, un mental éveillé, par les méthodes d’éveil dont je viens de parler. Étrangement, plus vous aurez fait bouger votre corps et plus vous l’aurez maîtrisé, un grand calme va s’installer en vous. C’est étrange n’est-ce pas, mais c’est la vérité.

    Ce qui ne veut pas dire que dès demain il vous faudra bouger comme des démons pour espérer faire un quart d’heure de sublime méditation. Je ne vous demande pas de vous agiter dans tous les sens. Je vous demande d’écouter ce que l’énergie spirituelle veut faire bouger dans votre corps, parce que cet endroit est bloqué ou déficient et il faut ranimer.

    Les occasions de blocage sont nombreuses dans le corps, chaque articulation devient une zone de blocage d’énergie, chaque croisement de nadis, c’est-à-dire ces petits circuits éthériques dans lesquelles l’énergie circule sont des risques de blocage d’énergie.

    Est-ce que vous vous imaginez pouvoir prendre votre voiture si la batterie est déchargée ou si même elle était survoltée par exemple ?
    Pensez-vous pouvoir faire marcher votre voiture, si les bougies sont fondues comme vous dîtes vous-mêmes, s’il n’y a pas d’essence, s’il n’y a pas de volant ou s’il n’y a pas de levier de vitesse ? Non il faut que tout cela fonctionne et que le moteur ronronne.

    Le corps est l’endroit de la méditation, le moi ne peut pas et ne sait pas méditer. Mais le temple qu’est le corps est l’endroit de méditation, pourquoi ?

    Tout simplement parce qu’il est l’endroit où l’essence opère la vie, opère le mouvement, opère le ressenti, la sensibilité. C’est par l’intermédiaire de la matière et des sens, que petit à petit on apprend à méditer, à ressentir la méditation. Puis lorsque la méditation s’élève et qu’elle dépasse le bien-être physique, le bien-être astral et le bien-être mental, on aboutit à l’âme.

    Tant que l’on est dans la matière pour une série d’expériences typiques, nous pouvons utiliser la matière pour méditer. Par exemple la respiration est un phénomène qui a lieu à cause de la matière, parce que l’on a des poumons, parce qu’il y a de l’air qui est un élément.

    Lorsque je respire, je ne fais pas qu’inspirer de l’air, je crée une combustion à l’intérieur de mon corps et cette combustion, qui suivit sur le plan éthérique, devient une énergie électrique. Cette énergie électrique est un aliment primordial, d’abord pour mon corps astral, puis pour mon corps mental et ensuite pour l’âme.

    Pourquoi pour le corps astral ?
    Prenez une respiration profonde et observez que lorsque vous respirez vos sens sont tout en éveil. Si vous retenez le souffle et si vous expirez, vous avez l’impression que les sens sont épuisés, qu’il n’y a plus de lecture, plus aussi forte en tout cas. La sensation qui est donc du domaine du corps astral entre autres, la sensation est animée par le souffle. Ce qui fait que le souffle nourrit les trois corps, le physique, l’astral et le mental.

    Le mental de quelle manière ?
    Si je respire bien, si je respire large, si je respire grand, si je respire comme savent le faire certains yogis, dans le même but que les yogis, je m’aperçois qu’une énergie s’intensifie dans ma tête et qu’il y a une ouverture de mon champ de conscience. Alors que si, comme tout le monde, comme tous les frustrés, comme tous les insatisfaits, je replie ma cage thoracique et que je ne respire presque plus, ou très mal, eh bien, mon cerveau s’appauvrit, ma créativité diminue, mes idées deviennent noires. J’ai de plus en plus de problèmes que je peux identifier et qui m’obsèdent.

    Si je respire une bonne fois, c’est comme si j’envoyais une dimension supérieure dans mon activité cérébrale. C’est pour cela que l’on peut utiliser le corps, notamment parce que le souffle s’infiltre partout, mais aussi parce que le feu circule partout.

    Le feu va provenir de plusieurs sources, de l’alimentation, dans un premier temps, je vais nourrir mon corps, il y a aussi une combustion. Dans un deuxième temps, cela a aussi un effet sur mon corps astral, selon ce que je mange, je vais être impliqué dans telle ou telle énergie qui donne telle ou telle réaction.

    Par exemple si je bois du café j’augmente mon rythme cardiaque qui rend mon système nerveux plus susceptible. Donc je m’agace facilement, et s’agacer est une émotion, une réaction du monde astral et tout cela a été opéré par une petite goutte de café. Par contre, je vais sentir que je suis plus alerte cérébralement, parce que le sang circulant plus fort, plus vite, il va y avoir une hyperactivité dans le cerveau. Donc cela concerne aussi mon monde mental et cela concerne les feux du mental. Ce qui ne veut pas dire que pour allumer les feux du mental il faut boire du café. Mais si je suis un disciple, je réfléchis intensément à quelque chose, je me sens un peu fatigué, je bois un peu de café, ma contemplation peut donc reprendre parce que j’ai de l’énergie et hop ! Je peux aboutir à un événement.

    C’est pour cela qu’il ne faut pas mésuser de la matière, des éléments et des aliments. Tout entre dans une fine et délicate alchimie. Je vous quitterai sur cet élément qu’est l’eau et toute la magnifique alchimie que vous pouvez faire en buvant un verre d’eau. On ne sait pas boire. Tout le monde a besoin de boire au moins 1 litre d’eau par jour, tout le monde le sait, tout le monde se le répète, mais on ne sait pas boire.

    En fait, il n’est pas absolument pas nécessaire de boire 1 litre par jour, mais il faut boire avec conscience pour qu’une goutte fasse 1 litre. Il y a dans l’eau un pouvoir miraculeux. Il y a dans la bouche des petits chakras miraculeux qui permettent très vite d’extraire la valeur éthérique des corps solides que l’on y introduit.

    Le petit chakra dont je parle est situé dans le fond du palais vers le haut, le même point que l’on essaie de rencontrer lorsque l’on retourne la langue. À cet endroit, il y a un tout petit chakra dont l’activité principale est d’extraire la valeur éthérique des aliments et des liquides, mais ce chakra ne rentre en activité que si on lui laisse le temps. S’il voit une grosse miette de pain passer, s’il voit une grosse banane passer, cela ne fera que passer et il ne pourra rien en extraire. C’est là que l’on va devoir manger de plus en plus pour espérer avoir un peu de santé, alors qu’il n’est pas nécessaire de manger autant. Mais si l’on ne sait pas extraire le corps éthérique des aliments, on va devoir manger plus, parce que ce pauvre petit chakra ne pourra prendre qu’une petite étincelle au passage, tellement on est pressé.

    Alors, voilà comment il faut boire. Pour que boire vous apporte le calme émotionnel, la détente dans tout le corps, mais aussi que cela intensifie la purification, vous devez prendre une petite gorgée et la garder dans le fond du palais quelques secondes. Je ne vous demande pas de faire toute une contemplation spirituelle à propos de cet exercice, ce n’est pas la peine, ce n’est que de l’eau. Mais soyez conscients qu’au moment où vous prenez cette petite gorgée, que vous la conserverez quelques secondes dans le fond du palais et que vous l’avaler, vous verrez à quel point vous allez vous sentir enrichis, vous verrez à quel point il va y avoir un écho, comme une dilatation. Vous allez, non seulement vous sentir irrigués, mais irrigués dans tout votre être, comme enrichi et oui, parce que vous aurez su tirer l’énergie qu’il y a dans l’eau.

    Vous allez me dire, mais y a-t-il de l’énergie éthérique à tirer dans une eau qui vient du robinet. Oui, il persiste quand même une trame éthérique parce que l’eau est vivante, même si elle est passée à travers des machines elle est vivante. Par contre l’eau qui a stagné dans vos réservoirs et notamment dans votre chauffe-eau, cette eau-là n’est plus vivante donc il ne faudrait pas la boire.

    Mais ce qui serait encore mieux, c’est de prendre une bouteille de la remplir d’eau, ou d’acheter une bouteille d’eau minérale si vous préférez, et de la poser au soleil pendant quelques quarts d’heure. Et si possible, la déposer le soir quand vous allez vous coucher, de façon à ce que cette eau ramasse le magnétisme de la rosée du matin. Ce n’est pas la rosée qui est intéressante, c’est son magnétisme.

    Dans la rosée il y a un pouvoir curatif extraordinaire, non parce que c’est de l’eau, mais parce que dans cette eau s’est fixé un équilibre magnifique des énergies yin et yang. La rosée est cette eau magnifique qui rencontre le jour et la nuit à un moment d’équilibre parfait. La nuit se retire et le jour commence à apparaître et la rosée est toujours là. On peut la ramasser, elle est tout imprégnée de cet équilibre fantastique.

    Donc, si l’on souhaite ou si l’on souhaiterait en tant que guérisseur aider quelqu’un à retrouver son équilibre et l’aider par des éléments concrets, on peut, en allant ramasser tôt le matin ces gouttes de rosée. Bien sûr, il faut aller la ramasser dans un endroit pur où les voitures ne circulent pas, où les camions ne circulent pas, où les chiens ne vont pas faire leurs besoins. Il faut choisir une clairière sauvage, un sous-bois sauvage et ramasser cette rosée avec une main absolument propre, très bien lavée. Vous la ramassez et vous la déposez dans un petit récipient.

    Bien sûr la collecte est fastidieuse parce que c’est une goutte après l’autre et vous allez y passer des matins pour récupérer une petite bouteille. Pourtant croyez-moi, cela vaut la peine, parce que sitôt que vous allez prescrire ce traitement à votre ami, à votre patient ou à vous-même, vous allez voir quel équilibre en quelques jours cela vous donne.

    Seulement je vous demande de ne pas commettre une erreur fatale, fatale parce que je connais vos esprits. N’imaginez pas qu’il y a un pouvoir propre à la rosée, ne transposez pas tout le pouvoir de votre transformation dans ces quelques gouttes de rosée. La rosée à une force, la rosée peut vous aider, mais ne remplacera jamais votre propre action, votre propre compréhension. Si donc vous êtes décidés à bouger, à comprendre, à vous transformer, connaissez les éléments qui peuvent vous apporter de l’aide. Mais n’espérez pas qu’en ne bougeant pas, en ne comprenant pas et ne voulant pas vous transformer et boire de la rosée pour qu’elle opère tous ces miracles.

    Les éléments extérieurs sont des aides. Ce sont des énergies qui amplifient la vôtre. Vous allez me dire quel est le meilleur jour pour ramasser la rosée ?

    Question fatale. Tous les jours sont des bons jours pour ramasser la rosée parce que la rosée ne craint pas la lune qui décroît, ou la lune qui monte ou la lune qui est pleine. La rosée est cet endroit où le jour et la nuit en parfait équilibre se rencontrent et magnétise cette eau. Cela n’a rien à voir avec la lune, avec Jupiter ou avec Sirius. Ce sont d’autres ouvrages. Par contre, il faut absolument que tu sois dans un état de recueillement lorsque tu cueilles la rosée, de façon à ne pas la contaminer par ton attouchement, la laisser pure telle qu’elle est, équilibrée.

    Si tu ne prévois pas d’aider les autres avec cela, si tu veux en faire un usage privé, personnel, il y a un autre moyen de capter cette rosée, c’est aussi par les pieds. Marche les pieds nus dans les champs et fais-le avec un esprit de recueillement comme si c’était un instant de méditation. Ne pense pas à la rosée qui entre en toi, qui t’équilibre qui donne le yin, qui donne le yang. Tout cela va s’opérer automatiquement sitôt que tu fais un acte en toute conscience et en toute méditation. Pense à Dieu et uniquement à lui, à ton âme et uniquement à elle. Et si tu fais bien ces quelques exercices, peut-être qu’au fur et à mesure de nos prochaines rencontres, je t’en livrerai d’autres, tous plus amusants les uns que les autres.

    Il y a une façon de marcher sur le chemin, de s’amuser avec le chemin. Et oui, on peut s’amuser énormément, mais pour que l’on puisse s’amuser, il faut arriver à être libre, arriver à être responsable, il faut arriver à être un homme qui marche sur le chemin, parce que c’est sa liberté, et sa grande joie. Ça sert à quoi que tu ailles marcher les pieds nus dans la rosée, si tu penses que méditer est un devoir ? Tu auras simplement les pieds mouillés et c’est tout, rien n’aura lieu. Quels que soient les petits exercices que de temps en temps je te donne, pense énormément à soigner ta compréhension.

    Et si tu sens que tout seul, tu ne peux pas y arriver, alors fréquentes des amis qui t’apprendront petit à petit à penser, fréquente des groupes qui petit à petit t’apprendront à penser. Même si ce ne sont pas des Maîtres, mêmes si ce ne sont pas des exemples, parce que très tôt tu verras leurs défauts, mais peu importe, reste avec eux 15 jours, un an, trois ans, le temps qu’ils t’apportent le déclic, la méthode et ensuite va tout seul.

    N’est pas peur, car la peur est ce qui t’empêche de toute façon de marcher sur le chemin, sur n’importe quel chemin. Tant tu as peur de passer pour un imbécile, pour un incompétent, la peur d’échouer, la peur de ceci la peur de cela, tu ne peux rien faire et ça ne sert à rien de marcher dans la rosée.

    Par contre, si tu oses apprendre, et crois-moi lorsque tu connais ce geste, il y a une grande beauté qui rayonne autour de toi à ce moment-là. J’ose apprendre, cela veut dire que non seulement j’ai accepté que je sois un ignorant, mais en plus cela ne me fait plus peur. Donc j’ose aller dans les endroits où je peux apprendre et j’apprends effectivement. Je n’ai plus de limites et je dépasse même ceux qui m’apprennent parce que je suis allé, j’ai appris sans avoir peur et sans être fier donc le peu de connaissances que j’ai acquis a donné lieu à une compréhension énorme.

    Je te souhaite toutes ces choses. Pratique-les. Je ne donne pas souvent des choses pratiques, c’est pour cela que lorsque tu le remarques il faut les essayer et je t’en prie que ce soit un lien d’humour et d’amour entre toi et moi. Juste « tu vois grand frère j’ai essayé ce que tu m’as dit, et ça a l’aire de marcher. » Ne fait pas cela pour m’obéir, je n’aimerais pas. Non seulement cela ne me ferait pas plaisir, mais en plus je devrais venir t’asséner un discours pour te prouver que l’obéissance est une illusion pour fuir ta propre peur. Tu vois tout le temps perdu, alors que nous devrions maintenant ensemble nous rencontrer en méditation. Est-ce que c’est cela qui a lieu ? Non. Je suis là et je parle, je parle et j’essaie de te démontrer et de te redémontrer par telle histoire, telle autre histoire pour finalement arriver à percer ton sac, au lieu que l’on se retrouve tous ensemble dans le cœur pour méditer.

    Et tu verrais qui je suis à ce moment-là ! Tu n’arrêtes pas de me demander qui suis-je ? Qui suis-je ? Est-ce que j’ai des cheveux longs ? Est-ce que je suis chauve comme un bonze ? Est-ce que je viens du Tibet ? Est-ce que je viens d’une grotte de la Chine ? Est-ce que je viens de Vénus ? Tu verrais qui je suis.

    De temps en temps il m’est arrivé de me confier un petit peu à propos de ce que j’ai expérimenté, à propos des énergies qui circulent en moi. Et aujourd’hui, ce que j’ai envie de vous dire pour que vous ressentiez un lien de fraternité suffisamment grand qui vous motive au travail, j’ai envie de vous dire que je ne suis pas si loin de vous. J’ai envie de vous dire que je ne suis pas dans les endroits reculés de la planète, que je suis tout proche de l’Occident, si proche qu’il suffirait de peu pour que l’on se croise. Que je n’appartiens pas seulement au royaume subtil et éthérique. Mon esprit, bien sûr, vit uniquement sur ces plans-là, mais que je dispose aussi d’un corps physique et que je suis incarné quelque part.

    Oui j’existe parfaitement. Et bien que j’existe quelque part, on peut me rejoindre dans le royaume de l’esprit, parce que la conscience éveillée ne se limite pas à la périphérie d’un corps. Lorsqu’elle est éveillée, elle est éveillée dans les dimensions. Lorsque par exemple le corps périt, cette dimension continue d’exister et continue d’être l’endroit où l’on me rencontre. Ce qui veut dire que la vie et la mort sont des fichtre illusions. Cela ne fait pas que je sois plus proche parce que je suis incarné quelque part et cela ne fait pas que je suis plus loin parce qu’un jour je quitterai mon corps. L’endroit où vous pouvez me trouver est le même de mon vivant ou depuis ma mort, c’est le cœur et l’âme. C’est le standard universel où tout le monde arrive à se parler, se rencontrer, s’envoyer des petits mots, se laisser des billets doux, des messages d’amour.

    Eh oui, j’existe quelque part et quelquefois je viens dans vos villes. Je n’essaie pas d’y mettre de l’ordre, certainement pas, ceci est le travail d’un autre de mes frères, et d’un grand groupe d’ailleurs qui s’occupe plus spécialement de la civilisation. Cependant, je croise suffisamment d’hommes politiques pour petit à petit par des mots laissés tomber au hasard des conversations ou de quelques verres échangés ensemble, essayer d’éveiller leur cœur, leur vision. Ce qui ne veut pas dire que je suis l’instructeur des hommes politiques absolument pas. Nous sommes plusieurs à passer pratiquement d’ailleurs comme des inconnus au travers de tous les regroupements humains et de toutes les activités humaines, pour poser ces petites graines, qui, nous l’espérons, changeront l’état de conscience, apporteront de nouvelles motivations.

    N’espérez pas me rencontrer parce que je vais vous donner un rendez-vous à un endroit précis. Cela se pourrait, mais c’est à vous de le créer, et en même temps si je donne ce rendez-vous, si je parle de cette chose, je sais que je crée autant de bien que de mal.

    Je crée du bien parce que je confirme la présence des frères, je confirme leur travail, cela fait du baume au cœur, cela donne du courage aux disciples, et en même temps je crée le mal, immanquablement, parce qu’on va me voir partout, parce qu’ils vont être des dizaines à jurer qu’ils m’ont rencontré alors que ce n’est pas moi. Parce qu’ils vont être des dizaines à jurer que j’ai dit ceci, que je leur aurais serré la main et que ce ne sera pas moi et que donc il n’y aura que de la confusion. Ce qui veut dire, que bien que j’aie avoué exister, eh bien, je ne me destinerai pas à vous rencontrer et que définitivement je place l’endroit de notre rencontre dans le royaume de l’âme et du cœur et là je vous y attends à chaque moment.

    Je vous salue.

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  • Qu’est-ce que le silence
    Exercice de méditation
    Le mental permet de rejoindre l’âme

     

    Pense à ce concept, non seulement je suis l’âme , mais que ce ne soit pas simplement une pensée que tu te répètes pour qu’un jour finalement, bingo, tu t’es  tellement convaincu que maintenant l’âme est là.

    Répète-toi cette phrase en cultivant l’intention. C’est là où il y a une grande différence entre le disciple sensible et le disciple trop intellectuel. Le disciple qui est sensible va pouvoir facilement, puisqu’il est un artiste, créer une intention, tandis que celui qui se serait trop polarisé dans l’intellect et qui ne profiterait pas d’une sensibilité créatrice, celui-là ne pourra pas avoir recours à l’intention. Il va devoir maîtriser son mental et le mental concret. Il va devoir maîtriser ses pensées, maîtriser ses émotions pour aboutir à ce même espace qu’est l’âme libre.

    Mon discours ne peut pas convenir à tout le monde puisqu’il y a deux grandes familles dans le monde, les gens sensibles qui peuvent travailler avec l’intention et les gens plus intellectuels qui doivent travailler par la maîtrise de l’âme, à ce grand espace que tu imagines être l’âme.


    Tu vois donc la difficulté de tous ces instants de création. Il faut d’abord que tu sois suffisamment sensible, puis artiste, pour avoir recours à une émotion que tu crées, mais que tu empruntes déjà au connu. Donc tu vas voir dans toutes tes sensations antérieures ce qui t’a donné l’impression de grandir ta conscience et ta perception. C’est là où la musique et les sons sont des aides magnifiques.

    Par la musique, celui qui est sensible dilate son champ de conscience, dilate l’espace intérieur dans lequel il vit. Sitôt que par ce voyage, tu as ressenti ta nouvelle dimension, le cerveau la répertorie, s’en souvient et lorsque tu veux méditer et que tu dois créer une intention, tu n’as qu’à aller prendre dans la mémoire, la sensation que te faisait tel ou tel morceau de musique. Tu ne vas peut-être pas te rappeler le morceau de musique, mais tu vas aller reprendre la sensation que tu as connue.

    Tout au long de la méditation, tout au long du cheminement spirituel, l’homme est fort embêté, car il va lui falloir méditer sur des éléments connus, des sensations connues, des agrandissements connus, afin de se propulser suffisamment haut pour qu’éventuellement il puisse avoir une expérience spirituelle.


    Cela fait beaucoup de complications et c’est pour cela qu’il te semble si peu réussir en méditation. Tu peux utiliser tout ce cheminement comme tu peux aller très vite au but, très vite aller à ce royaume qui est l’âme et t’y dissoudre si tu comprends la nature du silence,  grandir et défaire tes illusions. C’est un travail qui demande une plus grande compréhension alors que l’artiste, le sensitif va uniquement s’appuyer sur le monde des sensations et du connu, tu vas devoir par cette voie rapide, utiliser énormément la compréhension, mais si tu sens que cela est ta voie alors prends-la, n’attends pas, car elle est plus rapide.

    Pour accepter le silence, il faut énormément comprendre ce que sont les illusions, car on ne peut s’asseoir pour méditer, si l’on est tiraillée par l’envie de ceci, par l’envie de cela.

    Qu’est-ce que le silence ? En ce moment même, écoute.


    Quand je te dis, écoute, tu t’aperçois que tu es en train de faire quelque chose, tu écoutes. Tu écoutes d’abord tous les sons extérieurs, c’est la première étape. Deuxième étape, écoute encore, mais plus profondément. Allez vas-y fais-le, tu es embêté n’est-ce pas ? Mais je dois écouter quoi, mon Dieu? Il n’y a pas de son divin à l’intérieur. C’est là où tu t’aperçois que ce sens qui permet à tes oreilles d’entendre des bruits, lorsqu’on le retourne véritablement à l’intérieur, ne doit plus s’attendre à entendre quelque chose. Il ne doit plus se tendre pour écouter quelque chose, ce qui est une manifestation, une énergie qui va vers l’extérieur de nouveau. 

    Comment peux-tu te mettre à l’intérieur en utilisant un mouvement qui en fait va à l’extérieur ? Tu ne peux pas écouter ce qui est dedans, écouter le monde spirituel. Ce qui veut dire que l’écoute dans le domaine spirituel va être remplacée par une affirmation, je n’entends plus rien.

    Maintenant, suis ce que je te dis et ce que j’essaie de te démontrer, suis mes mots. «Tu n’entends plus rien.» Tu t’aperçois de quoi ?
    Tu t’aperçois que tout à l’heure, alors que tu étais tendu dans l’activité d’écouter et d’entendre, par le « je n’entends plus rien », tu t’aperçois que c’est la sensation d’exister qui cesse. De l’écoute tu es passé à la sensation et cela a influencé ton souffle. Tu respires d’une manière plus calme, très rangée et si tu pousses plus loin l’exercice cela suspend le souffle tout naturellement. Tu t’aperçois que cette sensation, qui est en fait comme une antenne qui cherche à entrer en écho avec la vie intérieure, que cette antenne petit à petit se calme aussi et au moment où ces trois sensations, ces trois quêtes inévitables mais illusoires se sont tues, l’existence apparaît, ton âme apparaît.

    Alors, reprend l’exercice, dans un premier temps, écoute, et dans cette écoute tu te relaxes, tu abandonnes ton corps, écoutes tous les bruits qui sont à l’extérieur et en les écoutant tu défais tes muscles, tes articulations. Maintenant, tu intériorises cette énergie cette tension qui est ton existence. Tu l’intériorises et tu sens que le souffle se ralentit. Tu es dans un premier temps comme un grand œil qui essaie de regarder à l’intérieur de la vie, de ta vie et par ton attention le calme s’installe, le souffle ralentit. À ce moment-là, si tu pousses plus loin ta capacité d’introspection, les énergies montent à la tête et c’est là que tu découvres une nouvelle sensation d’exister et plus loin même plus tard, l’âme, si tu as de la chance.

    Alors, tu vois que ce n’est pas difficile, il n’est pas nécessaire de te martyriser pour arriver à cette écoute, c’est un effet de balancement. Toute la journée, tu balances inconsciemment à l’intérieur, pas très consciemment d’ailleurs non plus vers l’extérieur, mais toute la journée c’est un va-et-vient qui va, d’un point d’inconscience lorsque ta conscience retourne à l’intérieur, à un point semi-conscient qui est dans le monde.

    La méditation est la cessation de ce balancement. Il n’est plus question de manifestations, d’extériorisation, d’incarnation, il est question de rapatriement de toutes les énergies par un silence absolu donc d’une mort. C’est exactement la même chose qui se passe au moment de la mort, durant l’alignement, la percée vers le royaume supérieur. C’est ce qui se passe au moment de la mort si on s’y est suffisamment préparé. 

    Alors qu’est-ce que la méditation ?
    C’est une petite mort et c’est pour cela que cela t’est si difficile. Acceptes-tu de mourir ?
    Non ! Tu n’as pas envie de mourir, n’est-ce pas ?
    Tu veux vivre le plus longtemps possible même si des fois tu en as assez, des fois tu troquerais volontiers ton destin pour celui d’un artiste ou d’une célébrité. C’est parce que la mort est si difficile à accepter que la méditation a une obligation laborieuse. Si tu enlèves de la mort l’idée de la fin, si tu ne vois plus la mort comme étant une fin dont on ne revient pas, quelque chose qui fait mal, tu vas voir que tu pourras aller dans la méditation sans aucun problème.

    Pourquoi ?

    Parce que si tu exorcises le phénomène qu’est la mort, ta pensée est libre de vivre. Si tu t’éveillais comme disciple et que tu décides de méditer, puisque tu es une pensée libre qui n’a plus peur de la mort, tu es détaché du monde et tu n’obéis à qui que ce soit, tu fais les choses par amour de la liberté. Les grands obstacles qui sont face à la méditation sont l’extraversion des énergies et en ce sens elles suivent un flot naturel puisque vous êtes incarnés, en manifestation, avec la peur de la mort.

    Depuis ces deux grands piliers, il y a une suite de petits bâtards, qui vont avoir des attitudes diverses. Par exemple, je vais combler ma peur de la mort avec un besoin impératif de me gaver de télévision. C’est ce qui fait que je n’arriverai jamais à méditer parce que je veux sans arrêt me repaître des spectacles.

    Pourquoi la télévision à une si grande importance dans la vie des hommes ?
    Pourquoi son impact est-il si fort que l’on en redemande ?

    La télévision, le phénomène de l’image distribuée et animée s’apparente au monde et au phénomène de la mère. Maman nous raconte des histoires lorsque l’on est bébé. Maman nous montre des paysages et nous les décrit. Maman nous montre des peluches, les anime comme des marionnettes et nous raconte une histoire. Maman est associée à l’histoire et maman par ces histoires me soulage de mon ennui. L’ennui que j’ai, puisque je suis un bébé qui ne tient pas debout, qui ne dispose pas du langage, qui ne peut rien faire de ses mains pour s’occuper. Croyez-moi un bébé s’ennuie énormément.

    Lorsque je suis un homme et un homme qui n’a pas réussi à découvrir un sens à sa vie, je suis encore un bébé qui s’ennuie, je vais avoir besoin des histoires de ma douce maman pour oublier mon ennui. Ce n’est pas simplement que je regarde avec plaisir un spectacle, je comble mon ennui.

    C’est pour cela que la télévision a un pouvoir si grand sur l’humanité. Lorsqu’elle changera de rayon, lorsqu’elle passera sous le rayon du patriarche, la représentation du père, elle ne sera plus une boîte où l’on verra des histoires se dérouler, ce ne seront plus des images qui rappellent les belles histoires que racontait maman. La télévision prendra un rôle éducatif très sérieux, ce qui ne veut pas dire que les spectacles auront déserté l’écran, au contraire. Mais dans le spectacle il y aura une dimension qui apporte à l’homme quelque chose de plus que de simplement rompre l’ennui.

    Quand on veut rénover la vie, il ne s’agit pas simplement de nettoyer les éléments pollués de la planète, il faudrait aussi nettoyer la pensée des hommes. Pour nettoyer cette pensée, il faudrait commencer à arrêter d’envoyer tous ces déchets intellectuels, comme la publicité, comme les jeux idiots, qui ne rapportent aucune dimension, aucune découverte à l’individu ou les spectacles aberrants qui ne parlent que de l’égocentrisme et des bassesses de certaines émotions.


    On s’occupe de nettoyer les rivières et les fleuves alors que l’on engorge de déchets immondes l’esprit des enfants. On ne peut pas simplement considérer un aspect de la vie pour pouvoir même sauver cet aspect de la vie auquel on s’intéresse. Il faut rénover tout un comportement, y compris le comportement intellectuel, y compris les pensées avec lesquelles on éduque nos enfants, y compris les spectacles qu’on leur donne et qui deviennent pour eux des exemples de comment on vit la vie, comment on vit la relation humaine.

    Est-ce que pour cela que je fais un triste bilan de la vie sur cette planète ?

    On pourrait le croire à m’entendre, n’est-ce pas ? Cependant, je ne fais pas un triste bilan, j’essaie de vous montrer les points où l’homme essaie de travailler. C’est très bien qu’il essaie d’y travailler, c’est très bien qu’il fasse des sommets pour enrayer la pollution. Mais en même temps si on ne tient pas compte des autres éléments, il ne faut pas penser, il ne faut pas que vous investissiez vos espoirs et vos énergies à penser que la terre sera dépolluée parce qu’on va la dépolluer. Si l’on n’a pas soigné les autres attitudes, on n’arrivera à rien.

    Et c’est comme cela qu’ensuite, on va se dire lorsque l’on aura 60 ans : «Tiens l’histoire recommence ! De mon temps on m’avait parlé du sujet, de mon temps on avait prévu de faire quelque chose , on avait bien essayé.» Mais la nouvelle génération arrive et répète tous les problèmes comme si aucune expérience n’avait porté ses fruits !

    Pourquoi ?

    Parce que l’on a programmé les enfants. Nous en tant qu’adultes, nous pouvons tirer une conclusion de nos agissements, prévoir des sommets prendre des décisions. Mais pendant ce temps, nous continuons à programmer nos enfants et à les remplir de tous ces déchets. Ce qui fait que lorsqu’ils sont grands, ils peuvent peut-être faire des sommets, c’est certains, mais des sommets qui ne feront que répéter les sommets que nous avons faits, qui ne sont que la répétition de sommets encore plus antérieurs qui n’ont jamais rien réglé. 

    Tant que définitivement, on ne s’occupe pas de la pensée et de la nature de la pensée, de la subtilité qu’est la pensée, on ne peut pas régler les problèmes du monde. C’est pour cela qu’avant de penser à dépolluer la terre, avant de penser à la rénovation de la bourse et du monde des finances, je devrais penser éducation, je pense à éduquer les esprits, je pense à éduquer le comportement. Et lorsque par le phénomène des ruptures de système, puisque chaque système arrive à une fin de lui-même, toute chose qui est créée aboutit à une fin, lorsque les systèmes arrivent à leur fin naturelle, ayant éduqué la pensée, le comportement, l’individu arrive à développer un système plus grand.

    Nous ne pouvons pas vous imposer par exemple de détruire un système que l’on sait mauvais, comme le système financier actuel avec toute la spéculation triste et ravageuse qui a lieu. On ne peut pas penser détruire ce système pour vous imposer un meilleur système. Vous refuseriez, même vous ici dans cette salle, vous refuseriez, absolument.

    Pourquoi ?

    Vous invoqueriez la justice, eh oui, la justice, c’est tout le temps cette idée de justice qui vient et qui détruit l’évolution. Ce n’est pas juste, on m’a pris ma place au guichet de La Poste, ce n’est pas juste on m’est passé devant. Ce n’est pas juste, tel garçon que j’aime souri toujours à telle autre fille, je ne sais pas ce qu’il lui trouve ou vice versa. Ce n’est pas juste, on m’a fait ceci, ce n’est pas juste, on m’a fait cela. Si j’inventais un nouveau système financier que je vous l’apporte, vous diriez ce n’est pas juste, il n’y a que moi qui travaille.

    Ce qui veut dire quoi ?

    Avant d’imposer ou d’implanter ou d’inspirer un nouveau système financier aux hommes, il faut avoir mis tout le monde au travail. Il faut avoir éduqué, il faut avoir inspiré suffisamment la responsabilité pour que chacun fasse sa part de travail.
    Sinon on aboutirait à quoi ?
    On aboutirait à un système parfait en lui-même, mais qui détruirait les hommes. On aboutirait à un système parfait, mais qui ne construirait aucune vie parfaite, au contraire.

    C’est pour cela que la perfection que vous cherchez tant, la perfection en vous-même, la perfection d’un monde, je te le dis, cette perception que tu cherches est une illusion. Non pas parce qu’elle n’existe pas, mais parce que ce qui te fait rechercher la perfection ce n’est pas l’idée de la perfection, tu te trompes toi-même, tu te dupes, c’est la fuite.


    Tu ne veux pas de la laideur, tu ne veux pas de l’ignorance, tu ne veux pas de la lourdeur du travail. Alors si travailler c’est lourd, si travailler c’est embêtant, si être ignorance c’est douloureux, tu te dis que forcément quelque part il existe une perfection, un « je peux tout », un « je sais tout » facilement, une société idéale où tout le monde s’aime. Oui une société idéale existe c’est sûr, mais elle ne peut pas exister pour les raisons que tu lui prêtes.

    Elle existera le jour où tu ne cherches plus une société parfaite, mais ou chacun est responsable et de ce fait une société parfaite sera en train de naître. Tandis que si tu expliques à chacun ce qu’est la perfection, que tous ensemble on peut prouver que la perfection existe, qu’elle est manifestable, ce système devient ensuite un système de pensée, puis une religion pour que Dieu règne sur la terre.

    Mais en fait, chaque fois depuis une aspiration à la perfection on a fini par construire un système de pensée, puis une religion pour que Dieu règne sur la terre. Qu’est-ce que cela supposait ?


    Cela ne supposait pas, voilà Dieu je t’ai fait une planète parfaite pour que tu y règnes toi le patriarche.
    Non, ce que l’homme ne voit pas, ce qu’il ne peut pas supposer à propos de lui-même, mais qu’il vit, qu’il articule à chaque instant, c’est que l’homme aspire à faire un monde parfait pour que Dieu y règne, mais afin que l’homme règne à côté de Dieu. Il pense que si Dieu régnait sur la terre, lui le brave disciple régnerait avec lui sur les méchants, sur ceux qui ne sont pas disciples. Ce qui fait que non seulement aucun Dieu ne peut venir régner sur la terre par ce comportement, mais qu’en plus, tu te trouves coincé. Piégé par le monde des illusions, la dualité qui te montre d’un côté l’imperfection ou la douleur de l’imperfection, et comme tu n’aimes pas la ressentir alors tu cherches une perfection pour ton plaisir, le plaisir qu’elle apporte. 

    Très souvent à propos du Nouveau Monde, j’entends le mot de justice, on voudrait un monde plus juste, cependant tu es le premier à être injuste. Quand je te dis cela, ce n’est pas pour te démoraliser, pour te renvoyer la balle et te dire: « travail». C’est une réalité, tu es le premier à être injuste. Lorsque tu réclames un monde juste, c’est pour que tu y aies le plaisir de ne pas être volé, c’est pour que tu y aies le plaisir de ne pas être insulté, pour que tu y aies le plaisir que l’on respecte ta place au guichet de La Poste ou dans la ligne d’attente au restaurant, c’est pour que tu y aies une vie pleine de plaisir.

    Est-ce un comportement spirituel ? Je te le demande.


    C’est une fuite, tu l’admets avec moi que c’est une fuite. Même si c’est une fuite, il te semble que cela te permettrait de vivre en meilleure intelligence. Non pas du tout.

    Qu’est-ce que vivre en bonne intelligence ?
    Qu’est-ce que  vivre ensemble ?
    Est-ce que vivre ensemble c’est avoir le bonheur de ne pas s’insulter ?
    Est-ce que vivre ensemble c’est avoir le bonheur de ne pas se dire des choses qui créent des traumatismes et des complexes?
    Est-ce que c’est de s’aimer les uns les autres, de s’accepter les uns des autres ?

    Non, vivre ce n’est pas cela. Vivre au contraire c’est prendre l’autre comme un miroir, pas comme le bon comédien qui va jouer la même pièce que moi. Moi qui vais m’enfoncer dans mon rôle dans lequel je me prélasse en bon narcisse. L’autre est mon miroir, l’autre est mon obstacle, l’autre est mon démon qui m’empêche de trouver le bonheur parce que mon bonheur est un bonheur factice.

    Si l’autre m’insulte, bien sûr, ce n’est pas agréable dans un premier temps. Cependant il m’aide à voir à quel point je suis assis dans une idée du bonheur, une idée faite de guimauve, de douceur, de pâquerettes et de lilas. Une idée très enfantine, une idée qui a peur des obstacles, des heurts et qui veut absolument les abolir tous. Tandis que le disciple est quelqu’un qui va dans le monde, pour que le monde soit contre lui, afin que tous ses masques tombent et si les masques tombent, il peut devenir l’âme.

    Donc le disciple ne sera jamais à la recherche du bonheur, il sera la recherche de son ennemi. Il vivra avec son ennemi, il choira même son ennemi, il le chérira, il ne le quittera pas d’une semelle, il écoutera chacun de ces mots. Il observera chacun de ses gestes qui sont faits à son encontre d’ailleurs parce que l’ennemi devient le maître, ou le doigt du maître, la baguette du maître, qui détruit ton orgueil par-ci, ta fierté par-là, tes émotions par-ci, tes traumatismes par-là.

    De qui veux-tu que le maître se serve pour détruire tes masques ?

    Il se servira de tes ennemis. Toi tu vas croire que tu es accablé par le monde alors qu’au contraire à ce moment-là le monde devient comme une meule qui va user tes angles pour faire de toi une sphère parfaite.

    Alors dès demain, je veux que tu regardes tes ennemis d’un tout autre œil, je veux que tu regardes le monde d’une tout autre façon. Non pas comme celui qui t’accable, non pas comme celui qui t’humilie, non pas comme celui qui finalement aura ta peau à force de te taper dessus. Je veux que tu voies ton ennemi et je veux que tu voies le monde comme étant ton épreuve initiatique, comme étant la baguette du maître, qui te montre où tu dois travailler.

    Tu vas me dire que c’est trop lourd et que de toute façon ça n’enlèvera pas les méchants, car dans le monde il y a de vrais méchants qui font la méchanceté pour le plaisir de nuire.

    Oui c’est vrai, mais dans la mesure où tu auras fait tout le travail de détachement dont je parle, tout le travail d’installation dans le royaume de l’âme dont je parle, à ce moment-là, lorsque tu es face à un véritable méchant, tu as la connaissance de sa méchanceté et tu sais tout de suite comme une épée, quoi dire, quoi faire pour le détruire ou le détourner.

    Tu obtiens donc une sagesse qui te permet de ressentir celui qui est méchant sans le vouloir, simplement parce qu’il n’est pas assez éveillé spirituellement, simplement parce qu’il est accablé d’une maladie ou parce qu’il a trop de problèmes, trop de complexes. Tu le différencies du méchant qui est là pour nuire et ce n’est pas du tout pareil.

    Donc, au fur et à mesure, que tu vas avancer sur le chemin, à mesure que tes jours vont s’écouler, je te demande de travailler au niveau de tes conceptions.

    La méditation ne sert à rien si tu ne développes pas tes conceptions. Tes conceptions à propos de l’âme, tes conceptions à propos des sens, tes conceptions à propos du geste qu’est la méditation.


    Quant au pouvoir d’introspection, de compréhension à propos du sens de la vie, tu vas me dire que tout ça fait beaucoup de bouillonnement intellectuel. Peut-être ! Mais sitôt que tu réfléchis à ces thèmes élevés, ce n’est plus simplement une activité intellectuelle, les feux du mental s’allument, et à force de chercher, à force de t’interroger, à force de pressentir, d’un seul coup tu as une intuition qui te donne une compréhension qui fait qu’à ce moment-là, où que tu sois, tu es en train de méditer.

    Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ?


    Cela veut dire que le voyage de la conscience à travers l’homme est une lente affaire de maturité. Au début on essaie de s’accommoder du corps physique et de le comprendre. Ensuite on essaie de s’accommoder des émotions et de les comprendre.

    Maintenant pour toi, il s’agit de t’accommoder du mental et de comprendre ce que celui-ci te permet de faire, soit rejoindre l’âme. Le mental ce n’est pas simplement celui qui te permet cette perception, qui te permet d’approcher les grandes substances de l’univers, les grandes idées de l’univers, les grands dessins de l’univers. C’est aussi tout un royaume où l’âme par cette étincelle bleue répète le verbe et ça, il ne faut pas que tu le rates, vois-tu.

    Tu pourrais rater une multitude de choses, mais pas celle-ci. Fais un silence tellement profond qu’un jour tu arriveras à ce point bleu et à ce verbe. Ne t’attends pas à entendre quelque chose, à entendre des sons, mais à être pris dans la vibration du son. Tu n’entendras pas le son, car le son de l’âme n’est pas audible. Si tu entendais quelque chose, cela voudrait dire que ton oreille est peut-être introvertie, mais qu’elle entend toujours quelque chose qui appartient au monde phénoménal. Tu ne serais donc pas dans le royaume de l’âme.

    Lorsque tu percevras ce verbe, cela veut dire que tu seras comme une feuille prise dans la vibration d’une onde. Étant bougée par cette vibration, la feuille en ressentira un plaisir divin et ce plaisir divin d’exister porte un nom, c’est l’âme.


    Vous allez me dire comment se fait-il que l’âme puisse avoir un plaisir, le plaisir d’exister?

    Il ne faut pas s’attendre à ce que ce soit un plaisir comme on le connaît au niveau charnel. C’est une vibration consciente du rôle qu’elle a à jouer, entend ardemment jouer ce rôle, remplir cet ouvrage. Cela lui donne un immense plaisir d’exister parce que c’est au nom de quelque chose, et cette ardeur d’exister peut s’apparenter à un plaisir. Donc, parce que c’est au nom de quelque chose que ta vie te semble si vide, parce que tu ne sais pas au nom de quoi tu es né, seule l’âme le sait.

    Tu vas me dire, dépêche-toi de me donner le moyen de rencontrer l’âme pour que je sache pourquoi je suis né. Mais je ne fais que de t’en parler, non seulement dans ce discours-ci, mais aussi dans tous les autres. C’est ce à quoi j’essaie de te convaincre, d’utiliser suffisamment par la compréhension et la conception juste, le  silence, pour aboutir à l’âme que tu es. Et d’un seul coup tu vas prendre connaissance du sens de ta vie.


    Je peux t’en parler c’est certain. On peut en parler bien que tu n’en auras pas l’état de conscience et c’est dommage. Je vais essayer de te faire une description approximative
    Quel est le dessein de l’âme et le but de la vie ?
    Quelle est ta raison d’exister ?

    L’âme est une grande missionnée et c’est pour cela que dans un écho parfait en tant que personnalité tu te cherches toujours un but, un but pour exister. L’âme est une missionnée, elle sait qu’elle doit aller dans la matière au nom de Dieu et pour Dieu. Elle sait qu’elle n’est qu’une intermédiaire, une poche, une servante par laquelle l’étincelle divine que l’on appelle l’esprit ou la monade dans certains enseignements, par laquelle l’étincelle de Dieu peut aller se régénérer dans la matière grâce à ses soins, à sa bienveillance, et à l’alchimie dont elle seule est capable.

    L’homme n’est capable d’aucune alchimie, bien qu’ils se disent alchimiste et qu’il invente pour cela toutes sortes de concepts et de gestes à faire. La véritable alchimiste est l’âme. Elle seule sait comment extraire de la matière solide les éléments spirituels qui sont l’or de l’esprit, l’eau de l’esprit, le feu de l’esprit. Elle seule sait faire ces choses et pour qu’elle y arrive, il faut qu’elle reprenne sa place.

    Pendant toute une suite d’expériences et d’incarnations, l’âme n’a pas sa place, on ne lui laisse pas le droit de s’exprimer. Le fait que les sens existent, ces sens, qui sont en relation avec la matière, décomposent la conscience en plusieurs phases de conscience, dans plusieurs secteurs, ce qui fait qu’immanquablement va se construire la personnalité, l’égo inférieur. Mais au fur et à mesure que le karma, donc la purification, l’éducation, l’entité qui est la somme de ces trois aspects, étincelle - âme - personnalité, va petit à petit en développant son intelligence donc son mental s’apercevoir que la vie ce n’est pas ceci ou cela, va s’interroger à propos de l’âme et va finir par laisser une place prédominante à l’âme. On appelle cela un initié.

    En vérité, qu’est ce qu’un initié ?

    C’est une âme qui a repris son droit à l’expression, c’est une âme qui a repris son droit à la manifestation. C’est une personnalité qui s’est donc rangée, mais surtout qui a offert tous ces matériaux dans le feu de la Kundalini. La Kundalini a transformé ces matériaux en substances différentes qui désormais donnent à l’âme le pouvoir d’exister et de dominer.

    Qu’est ce que tu vas faire dès demain pour essayer de mettre tout cela en application ?

    Eh bien je te propose tout simplement de ne pas oublier l’âme. Quand tu fais quelque chose, essaie de le faire en y mettant ton âme. Bien sûr au début tu vas être embarrassé, tu ne vas pas savoir comment laisser apparaître l’âme, pour que l’âme fasse le repas, pour que l’âme nettoie les chaussures, pour que l’âme soit le guérisseur, pour que l’âme soit le voyant.

    Tu vas être tout embarrassé parce que c’est l’âme, comment la laisser exister ?

    Je te propose une petite tactique toute simple, déjà ait l’intention, envoie lui une carte d’invitation. Chaque fois que tu vas dire ou que tu vas essayer de le faire depuis le royaume de l’âme et que tu vas te dire moi l’âme j’accomplis ceci, moi l’âme j’accomplis cela, c’est comme une invitation que tu envoies à l’âme et le courrier finit toujours par arriver. Et un beau jour, l’âme s’écrit : « j’ai reçu ta carte invitation, il m’a fallu un petit moment pour venir jusqu’à ton royaume, mais voilà, je suis là et ensemble nous allons travailler. » Laisse-lui le temps d’arriver, n’exige pas que tout de suite l’âme soit là, laisse-lui le temps d’arriver.

    Faut-il vraiment ce temps pour arriver? Oui, ce n’est pas comme si elle devait traverser l’univers, mais elle doit, petit à petit, préparer certains aspects de ta compréhension pour que la rencontre soit faisable.

    Alors en attendant, gave-toi de cette intention, rayonne complètement cette intention, et tu vas voir qu’au moment où tu te mets au travail, c’est avec un amour plus grand, une capacité à faire la chose bien, avec une joie, une envie de partager avec l’humanité, petit à petit le geste va devenir le support pour le développement de la conscience. Tu vas trouver que le corps, selon si tu bouges les bras, selon que tu bouges les jambes, tu vas trouver qu’à chaque mouvement du corps, il y a un certain champ de conscience qui se déclenche et qu’il y est attaché.


    Et là, tu vas découvrir petit à petit qu’en faisant un geste rythmique par exemple, tu arrives à te mettre dans une sorte de transe. Tu découvriras qu’en faisant un geste d’une autre manière, tu arrives à aligner le corps émotionnel, qui te permet une meilleure écoute.

    Donc, il existe un certain type d’activité qui favorise la méditation.

    Ce qui favorise énormément la méditation ce sont tous les mouvements des bras. Pourquoi ? Parce que les bras sont en relation directe au niveau du torse avec le cœur physique, avec le cœur spirituel. Tous les mouvements que je vais donc faire comme cela avec mes bras vont créer des attitudes, des sensations intérieures qui petit à petit vont agrandir mon cœur spirituel.

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  • L’infantilisme, une attitude à l’obéissance


    Pour descendre dans le cœur, il ne faut plus que tu sois un enfant qui réponde à un ordre spirituel pour obtenir le bon point qui est l’initiation. Tu ne te dirigeras jamais vers le cœur avec ce comportement, tu vas rester dans le plexus solaire. Là, il y a des petits points roses très gentils, très jolis, qui font un beau paysage de relaxation et d’harmonie, mais tu n’y entendras jamais le verbe.


    Alors on va se dégager de ce plexus et on va essayer par l’idée juste, le comportement juste, de diriger les feux de la kundalini vers le cœur. Et lorsque ces feux vont pouvoir circuler jusqu’au cœur, ta conscience va entendre le verbe. Ce qui veut dire que pour demain, le travail spirituel que je te demande, ce n’est pas de méditer, ce n’est pas de répéter le mantra, ce n’est pas de te mettre les jambes derrière la tête ou avoir des attitudes enfantines.

    Quand je dis des attitudes enfantines, je parle de conception enfantine. Je ne dis pas qu’il va te falloir t’éloigner de tout amusement enfantin, je ne dis pas que tu vas devoir cesser de t’amuser, de faire le clown, de faire de l’humour, non. L’infantilisme, c’est autre chose.

    L’infantilisme se caractérise par une attitude qui est celle de l’obéissance, j’obéis à un maître, à un professeur, à un leader et je lui obéis parce que je veux obtenir la récompense. À partir du moment où tu es un adulte, il n’y a plus d’obéissance à un maître, à un chef pour obtenir une récompense. Il y a un frère qui est ton exemple, un exemple à suivre fidèlement et méthodiquement pour obtenir la même liberté que lui. Si tu pouvais comprendre cela complètement, ici et maintenant, à cette seconde, tu pourrais déjà partir et ne plus jamais venir m’écouter. Tu aurais compris quelque chose de très important. Tu aurais désormais le matériel primordial pour travailler, pour méditer, la force.

    La force, cette force qui te manque tant dans la vie de tous les jours, cette force vient lorsqu’elle n’est plus assujettie à un chef que tu mets sur une stèle de chef. Sitôt que tu crées l’idée du chef, du chef spirituel, chef dans le monde professionnel, dans le monde politique, automatiquement, tu te poses dans la situation inférieure du disciple obéissant, de l’exécutant qui n’a pas besoin de réfléchir à ce qu’il exécute, il doit simplement exécuter ce qu’on lui demande.

    Donc, non seulement tu atrophies la force avec laquelle tu es né, non seulement tu dévitalises ton âme, mais tu atrophies aussi ton cerveau et si tu savais à quel point ces crimes sont pervers, tu t’arrêterais de les commettre.

    Il est inouï de voir à quel point les hommes diminuent leur intelligence ou le développement de leur intelligence simplement parce qu’ils s’entourent de cette croyance idiote et superflue : je dois obéir, obéir à un chef, un chef spirituel, un chef dans le monde professionnel, un chef en politique.

    Il est impossible que les feux du mental t’illuminent à ce moment-là.
    Tu vas me dire que cela n’empêche pas que les chefs existent. C’est vrai, mais ils n’ont plus du tout la même signification. D’un seul coup ton chef spirituel est un exemple à suivre et tu deviens fidèle. Toute l’énergie qu’autrefois tu essayais de chercher en toi, tu te faisais mal pour essayer de la stimuler, tu te faisais peur avec le diable, avec l’échec spirituel, avec ceci, avec cela, au lieu de la voir comme un chef auquel tu obéis, tu vois qu’il est l’exemple et tu le suis.

    De la même manière, le chef dans le monde professionnel ne sera pas le patriarche à la voix grave qui peut te faire trembler, te faire perdre ton emploi, qui peut faire que tu sois une bonne ou une mauvaise fille, un bon ou un mauvais garçon, parce que tu as bien fait ceci et très mal cela. C’est uniquement quelqu’un qui a des responsabilités supérieures aux tiennes, mais auquel tu participes parce que tu accomplis une part du travail que lui-même ne peut pas accomplir. Donc tu es une part de ce chef à l’intérieur de ton entreprise.

    Immanquablement, de la même manière, en politique, il y aura toujours un chef, bien sûr. Mais ce n’est pas un chef auquel tu vas devoir obéir. Ce n’est pas un chef patriarche qui prend toutes les bonnes décisions pour toi, parce qu’il sait faire, parce qu’il est allé à l’école pour cela et il a suivi des cours perfectionnés. Et puis, c’est ce que tu imagines, il est peut-être un être plus développé que moi, il sait penser.

    Il faut que tu cesses cela, un chef en politique existera toujours, mais il n’est pas le patriarche de la nation qui prend les décisions pour toi qui est trop occupé à gagner ton camembert et ton litre de vin rouge pour dimanche. Il est celui à qui tu délègues une part du travail, car étant donné que tu dois travailler pour assumer la vie de ta famille, il est vrai que tu ne peux pas aller à l’Élysée ou à Washington ou à Tokyo pour diriger en plus la vie des autres et la nation.

    Chacun à un travail à faire ce qui ne veut pas dire que celui qui est né apparemment uniquement pour vivre et gagner sa vie n’a aucun travail et se laisse manipuler par les chefs qu’il rencontre systématiquement dans les trois mondes.

    Sitôt que tu brises cette chaîne infernale, tu t’aperçois non seulement que le politicien a besoin de toi, qu’il a besoin de ta compréhension, de ta participation, qu’il a besoin aussi que tu l’aides et que tu sois actif dans ton quartier ; que ton patron a besoin de toi, de ta compréhension, de ton respect, de ta responsabilité, de ton intuition.

    De la même manière le maître a besoin que tu l’aides.
    Donc, lorsque tu remplaces le concept d’obéissance par celui de la responsabilité tout devient possible. Alors ne me demande pas quelle est la meilleure technique de méditation.

    Mon Dieu, tout ce que je peux te dire à propos des techniques de méditation c’est que tant que tu en utilises une, cela veut dire que tu ne médites pas, tant que tu utilises des artifices cela veut dire qu’il t’est impossible de méditer, cela veut dire que tu échoues et que tu essaies de contrecarrer cet échec par des artifices.

    Qu’est-ce que méditer ?
    C’est comprendre et qu’est-ce que comprendre ?
    C’est sortir de l’enfance.
    Qu’est-ce que sortir de l’enfance en tant qu’atome de conscience ?

    C’est s’apercevoir des illusions majeures qui mènent le monde. Et cette grande illusion est la notion du patriarche que l’on retrouve sans cesse. Toute la société et toute la spiritualité, sont structurées par l’idée du patriarche, parce que moi je suis le petit agneau de Dieu. Ce qui est intéressant à un moment donné, c’est que celui qui dit « je suis le petit agneau de Dieu », un jour finit par se dire « mais j’en ai marre de me faire tondre, que ce soit par un gourou farceur, par les églises qui soi-disant proviennent du Christ, ou que ce soit au nom du patriarche de la nation. C’est toujours moi que l’on tond. Et que me reste-il ? Même pas une cuisse pour que je fasse un méchoui pour Pâques.

    Alors, j’arrive au bout de ma spiritualité complètement exsangue, je ne crois plus en Dieu, ni au maître, parce que tout le monde m’aura tondu au nom de Dieu, au nom du fils, au nom de la nation, au nom des armes qu’il faut fabriquer pour combattre telle et telle autre nation.

    N’en as-tu pas assez de te faire tondre ?

    J’admire toujours cette capacité, cette docilité humaine, le rasoir passe et on ne dit rien. Tu as un courage immense, crois-moi, je t’admire pour supporter comme cela, ce rasoir, cette tondeuse qui passe et qui repasse. Si tu employais 1/10 de ce courage pour développer les vrais concepts spirituels, pour développer ta vraie liberté pour l’empoigner, mais mon Dieu en dix minutes tu aurais changé le monde, en 10 minutes, crois-moi.

    Il ne serait pas nécessaire de faire des sommets à Rio ou sur la Lune ou sur Jupiter. Les sommets sont bien beaux, mais plus on fait des sommets et plus on voit la vie de loin et on ne s’aperçoit pas de ce qu’il faut vraiment faire. Tous ceux qui sont dans ces sommets se prennent d’ailleurs pour des sommités, et entre sommités ils se grattent le sommet de la tête d’une façon très interrogée, très solennelle. C’est à celui qui aura le plus grand, le plus beau discours, pour inspirer les autres de faire le travail.
    On ne peut pas dire que l’on retire quelque chose de positif et de constructif d’un sommet, cependant comme les hommes sont des affreux bavards, il est bon qu’ils discutent. Même si dans un premier temps les décisions ne sont pas prises ou les décisions sont prises mais l’on sait qu’elles ne seront pas appliquées du tout. Parce que l’on se rencontre, mais après, chacun repart chez soi et chacun est maître chez lui.

    L’important, malgré ces échecs successifs, c’est que les gens se réunissent pour discuter. Pourquoi c’est important ?

    Parce que lorsque l’on discute ensemble, sans le savoir on crée une forme pensée à propos de la chose et cette forme pensée, puisqu’elle est puissante, puisqu’elle est ensuite répétée par les médias, donc votre propre énergie de penser, vient s’agglomérer à la forme pensée de ces sommités qui font leur sommet.

    Automatiquement, on voit une entité puissante qui est construite et puisqu’elle est juste, elle va ensuite harceler les hommes pour devenir effective. Elle ne va pas forcément être effective par l’action de ceux qui auront été présents au sommet. Comme chaque fois, c’est plutôt en s’éparpillant en étincelles au fond du cœur de tous les hommes qu’un avancement aura lieu. Car avant de prendre des grandes décisions, il faut que les hommes aient l’intention de changer de comportement. Et ce changement se fait, soit par l’imminence d’un danger, donc une prise de conscience, soit par une loi draconienne qui oblige tout le monde, soit par cette entité dont je parle qui va semer sa petite graine dans tous les cœurs, qui fera que l’homme va se transformer pour tendre vers une harmonie.

    En même temps que l’homme va être inspiré, par analogie il va s’apercevoir de tous les déchets spirituels qu’il émet dans l’atmosphère. Ce qui fait qu’à côté de la propreté physique et matérielle d’une planète, l’humanité va mûrir pour comprendre la propreté de l’intention et la propreté de la pensée, car on ne peut pas dissocier les deux, c’est impossible. Tant que vous n’avez pas un cœur propre, une pensée propre, comment voulez-vous avoir le souci d’une planète propre. Si on en est arrivé là, à une planète malade et si sale, c’est bien parce que la saleté habite le cœur et la pensée de l’homme. Vous pouvez appeler cela de la négligence, mais c’est bien parce qu’à l’intérieur l’homme est sale de toute façon, impropre à être un disciple.

    Ce qui est intéressant avec des sommets à propos de la nature et du sauvetage de la planète, c’est en fait, petit à petit et par analogie, l’homme va penser à se sauver lui-même. Lorsque je pense sauver la planète, j’ai un comportement pour la sauver, et je m’aperçois qu’en même temps j’ai le comportement pour me sauver moi-même. Lorsque j’ai le souci de sélectionner de bonnes lessives ou de bons produits de nettoyage pour qu’ils ne soient pas une agression pour l’environnement, cela veut dire qu’en moi il y a une aspiration à l’harmonie et automatiquement à la méditation.

    Tandis que celui qui n’a aucune aspiration s’en moque. Il est un enfant logé encore plus bas que l’enfant qui va à l’école et qu’il obéit pour obtenir une récompense. Il est un enfant resté au stade du bébé qui se contente de manger et d’éjecter ses déchets. Le bébé ne se demande pas ce qu’il va arriver de ce qu’il éjecte. C’est pour cela d’ailleurs qu’il n’a pas le souci d’aller sur les toilettes et pour cela qu’il ne demande pas l’assistance du père de la mère.

    Il y a une grande partie de l’humanité qui en est à ce stade-là du bébé qui mange et qui fait ses matières. C’est que l’on appelle la société de consommation. Je consomme et je ne regarde pas les amas de déchets que je crée par cette abusive consommation, ne serait-ce qu’à cause des emballages.

    Donc lorsque l’on voit que toute une humanité qui se dit être arrivé à une heure de technologie et de science est en fait encore à ce stade très enfantin, comment peut-on espérer que la planète soit propre, c’est impossible. L’homme a-t-il le souci de traiter ses matières, ses urines, non, il rejette tout dans les eaux, dans les rivières, ils rejettent tout dans la mer. Il n’a aucun souci de ce qu’est la nature de ses déchets, de ses matières, il les recrache et c’est à maman de s’en occuper. À ce niveau-là, c’est à la planète qui est la mère de s’en occuper.

    Cependant si l’homme grandit, s’il se réveille un peu, il s’aperçoit qu’il mange et que la nourriture en se transformant crée un déchet. Il s’aperçoit qu’il a créé un déchet par le simple fait qu’il est vivant et que pour perpétuer sa vie, il aura mangé. Ensuite, transposant cela dans le monde de l’adulte, il se rend compte des déchets qu’il produit sur tous les plans et il éprouve une sorte de culpabilité.

    L’étape où l’individu s’aperçoit qu’il produit des déchets est une étape de maturité très importante. C’est à ce moment-là d’ailleurs que naît, chez l’un et chez l’autre à des degrés divers, la capacité de se culpabiliser.

    La culpabilité, ce n’est pas simplement parce que au fur et à mesure de la vie on nous parle de Dieu, de la morale, des principes. Ce n’est pas simplement parce que l’on aura fait du mal au père, à la mère et que l’on en est triste et coupable. La culpabilité commence, malheureusement je dois le dire, par l’anus. Ce n’est pas dérangeant de le penser, c’est une très bonne méditation, et si tu prends connaissance de l’endroit exact, du moment exact où commence ta culpabilité, tu grandis, tu t’en débarrasses, tu deviens libre.

    Donc, à partir de ce complexe, l’homme va ensuite devenir coupable de tout le reste, y compris d’être un homme. Il va chercher à devenir un disciple, il va chercher un maître à qui obéir, un patriarche, tout cela parce que fondamentalement, tu veux que je te le dise, lorsque tu es né tu n’as pas accepté l’anus. Il y a quelque chose de dégradant dans cet outil.

    Pourquoi le bon Dieu a inventé cette chose qui fabrique ces déchets dont je ne veux pas moi l’esprit de Dieu, petite âme frêle et toute fraîche. Dès le premier instant de la naissance, « patatras ! » confrontation avec le plus dur aspect de la matière, son déchet et son recyclage.

    Si tu entres dans ce concept, et pas simplement de manière écologiste, si tu entres dans ce concept, tu découvres à quel point tu es en colère à propos de l’incarnation, d’une incarnation matériel qui produit des déchets, d’une incarnation qui vieillit, qui meurt. Si tu prends connaissance de ta colère face à cet outil que tu trouves impure, car la matière est impure, c’est ce que tu crois, et si tu sens cette colère, que tu la vois et que tu la défais, tu conquiers un plus grand espace, et une plus grande liberté.

    Et tu t’aperçois de quoi ?

    Tu t’aperçois que tout le qualificatif d’impur que tu as ajouté à la matière, que cet amas nauséabond que tu appelles déchets, que tu appelles vieillesse, que tu appelles la mort, tu t’aperçois que ce ne sont que des mécanismes. Ce ne sont pas des repères d’identité, ce n’est pas toi qui émets des déchets, ce n’est pas toi qui vieillis, ce n’est pas toi qui meurs, c’est une enveloppe. Lorsque tu arrives à ce détachement, tu conquiers le troisième espace de liberté, et tu es une âme libre.


    Pour conquérir cette liberté on aura commencé par quoi, par quel petit instrument ? Par un tout petit anus.

    On a parlé que de lui depuis un moment, je ne vous ai pas parlé des pétales royaux du chakra du cœur, du chakra coronal, de la brillance de l’antahkarana, de la puissance des incantations et des encensements. Non, on a parlé que d’une toute petite chose qui se replie sur elle-même tellement elle a honte d’exister et qui s’appelle l’anus. J’insiste, vous êtes assis dessus. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs.

    Pourquoi est-il placé là l’anus. Pourquoi ne serait-il pas derrière la tête, pourquoi ne serait-il pas sous les pieds ?
    Pourquoi est-il placé là, tout près de la Kundalini et de son foyer central ?

    L’anus est placé en bas de la colonne vertébrale parce qu’il est le symbole matériel du chakra racine dans lequel se trouve la Kundalini. Et la Kundalini dans ce chakra racine opère exactement la même transformation que l’intestin et l’anus, transformer la matière, éjecter les déchets, de façon à ce que la lumière apparaisse. Ce qui fait que lorsque l’on s’interroge à propos de ce premier complexe, de ce premier choc, de cet enfant qui s’aperçoit qu’il émet des déchets, on s’aperçoit de toute la colère de l’esprit descendu en chute dans la matière, et c’est par là qu’il faut commencer à travailler. Il faut commencer à soigner ce premier divorce, cette première révolte pour espérer devenir un disciple.

    Alors comment va-t-on s’y prendre ?

    Eh ! bien, d’abord, on va accepter que la matière ne soit pas impure, mais soit à transformer. On va l’accepter, parce que l’on va comprendre que le corps n’est pas simplement un objet qui mange, qui urine et défèque, mais que c’est un moyen d’obtenir une énergie éthérique à partir des éléments solides et que l’on redonne à la terre par les déchets, les éléments trop solides que l’on ne peut pas transformer en éléments éthériques. De cette manière-là, les déchets et les matières peuvent être accueillies par la terre, par la planète, car ce ne sont plus simplement des déchets nauséabonds qu’on lui lance n’importe comment et n’importe où, ce sont des éléments qui reviennent à elle parce que ces éléments sont elle-même, c’est du recyclage comme vous dites vous-même.

    Il est impensable d’envoyer les déchets dans la mer. Tous les déchets devraient passer par une seconde transformation, le feu. Il faudrait faire sécher tout cela et faire passer les déchets par le feu. De cette manière, la cendre ainsi recueillie pourrait être absorbée et digérée par la planète, sans apporter quoi que ce soit de nauséabond ou de dangereux, puisque tout germe aurait été tué.

    Alors que si on ne fait qu’étaler ses déchets dans la nature en pensant que c’est du bon engrais, on n’obtient rien qui puisse apporter des éléments nutritifs à la terre, pas plus que l’on ne recycle véritablement. Par contre en utilisant le feu, on retransforme les matières telles que la planète les a données sous forme de minéraux. Dans toute cendre, il y a énormément de minéraux. Ça la planète peut le réabsorber.

    Et vous allez me dire, mais quoi faire avec les urines ?

    Les urines se transforment, puisque c’est un liquide. Les urines se transforment facilement au contact de l’eau. Encore faut-il que cette eau soit, à sa manière, un feu ardent, non pas parce qu’on va la faire cuire et la faire bouillir, mais parce qu’on y aura plongé des électrodes. On ne peut pas mettre le feu dans l’eau par un autre moyen que l’électricité et lorsque l’on plonge des électrodes dans des liquides, on transforme ces liquides. Les atomes se dépolarisent et cela redevient autre chose, pour de nouveaux en extraire que les minéraux. On filtrerait ces éléments qui seraient par trop solides et qui ne peuvent pas être dépolarisés et ces éléments-là pourraient être passés au feu avec les autres éléments plus matériels.

    Il se passe exactement le même traitement sur le plan spirituel. Les urines, c’est-à-dire les liquides, sont tout le monde émotionnel. Il faut y ajouter du feu, de l’électricité, pour que ces émotions deviennent plus belles, plus grandes et se transforment en une pensée qui soit une pensée divine, et pour que cet échange ait lieu, il faut faire circuler la kundalini.

    Quand la kundalini va entrer dans le corps astral, dans le corps des émotions, elle va distribuer son électricité et repolariser les émotions d’une manière supérieure et chaque jour d’une manière un peu plus supérieure, un peu plus grande, donc moins mesquine, moins égocentrique. Et pour faire circuler cette Kundalini, chaque jour il va falloir devenir adulte, devenir responsable et méditer avec cette nouvelle attitude.

    Lorsque je vais méditer avec cette nouvelle attitude, la Kundalini va circuler, mes émotions vont être transformées. Ce qui ne veut pas dire que je serai simplement le théâtre où l’évolution va avoir lieu et que je n’aurais plus rien à faire. Je vais devoir tenir le cap lorsque j’aurais à nouveau une émotion inférieure, une réaction inférieure, égocentrique.

    N’allez pas imaginer autre chose, comme par exemple un chagrin, une colère n’est pas quelque chose d’inférieur, c’est souvent un règlement de compte que ce soit avec le passé, ou avec le présent. Ce que je qualifie d’inférieur dans le corps astral, dans le monde émotionnel, c’est l’égocentrisme, rien d’autre.

    Donc puisqu’il ne disparaîtra pas en une seule fois et que de temps en temps il va réessayer des sorties, je vais devoir être le gardien de la ligne. Ce qui fait que mon évolution est facilitée par la circulation de la kundalini, mais je vais tout de même devoir travailler pour conserver l’avancée qui a été opérée jour après jour.
    Lorsqu’un certain alignement des émotions majeures aura été fait, la Kundalini va pouvoir commencer à circuler dans le royaume du mental et en allumer les feux.

    Je reviens au sujet du début, qu’est-ce que ce fameux mental ?

    Ce n’est pas simplement la capacité de penser, je viens de te le prouver, c’est tout simplement un éveil de la conscience, une étape dans la libération. Une étape, après le bébé, l’enfant, l’adulte puis le disciple, le disciple se trouve à l’endroit où les feux du mental brûlent.

    Dans le mental il y a trois flambeaux, ces trois flambeaux sont distribués en triangle. Chacun de ces flambeaux représente un des aspects de la divinité, donc de La Trinité, et lorsqu’il s’allume en même temps, le disciple, éveillé dans le mental par les feux du mental, est un être complet parce que les trois aspects commencent enfin à vibrer ensemble. Alors qu’autrefois il n’y avait qu’un ou deux aspects et que le principal, l’aspect du Père, l’aspect volonté dormait complètement.

    Alors où est ce triangle ?

    Ceux qui sont voyants vont-ils le voir quelque part autour de la tête ou dans la tête ? Il n’est pas visible même par l’œil du voyant le plus exercé, parce que ce triangle appartient à un royaume au-delà de l’aura. L’aura ne l’oublions pas est avant tout un champ magnétique et ce champ magnétique est en fait une substance solide, tandis que le corps mental commence à disparaître du solide de l’univers pour appartenir au royaume de l’âme et on ne peut pas voir le manteau de l’âme, c’est impossible.

    Au moment ou l’on voudrait voir le manteau de l’âme, on deviendrait cette âme et il n’y aurait plus de manteau à voir, il n’y aurait qu’un état de conscience dans lequel on s’est abandonné. On ne peut pas voir en tant qu’observateur et être, c’est impossible, on est. Et si on est, on n’est plus l’observateur qui regarde depuis l’extérieur, qui voit une aura, qui voit un triangle, qui voit des flambeaux, on est le flambeau et c’est ce grand paradoxe que le disciple doit résoudre et qui fait toute la difficulté de la vie humaine.

    Pendant un grand nombre de vies, l’homme est un observateur. Il peut tout voir, il voit son corps, il peut voir l’aura des autres, un bout de sa propre aura. Il imagine Dieu, il le voit à l’extérieur, il est un objet, il est un expérimentateur, il est un témoin, ce qui veut dire qu’il s’est placé à l’extérieur du monde, à l’extérieur de l’âme, à l’extérieur de la divinité.

    Lorsque je suis à l’intérieur du monde, à l’intérieur de l’âme, à l’intérieur de l’expérience, je n’ai plus rien à voir. D’ailleurs la faculté même de voir disparaît. Le talent qu’est la vue, cette particularité que sont les deux yeux physiques est en fait une aberration de l’âme. Une aberration qui a fait sa chute dans la matière, son involution dans la matière. Bien sûr c’est une nécessité, car il faut aller dans la matière, donc on ne pouvait éviter que les yeux finissent par exister. Mais il faut savoir que ce sont les organes terminaux d’une âme abîmée dans la matière.

    Cela veut dire que toute la capacité qu’avait l’âme à se ressentir elle-même, à se connaître elle-même ce qui est donc un état d’être, par l’involution, l’entrée dans l’incarnation, toute cette connaissance à propos d’elle-même est devenue une énergie qui va regarder le monde, entrer dans les expériences et devenir un observateur, qui ensuite cherche Dieu à l’extérieur, qui cherche un maître, un patriarche.

    Donc, lorsque je vais vouloir méditer pour de nouveaux non pas pour rencontrer l’âme mais être l’âme, il va me falloir fermer les yeux. Je ferme les yeux. En fermant les yeux, vous remarquez que l’énergie cesse d’aller à l’extérieur, c’est comme si l’extraversion cessait et de ce fait une énergie commence à remonter vers l’âme. Cela ne veut pas dire que l’on va atteindre ou redevenir l’âme, parce qu’entre-temps il y a d’autres énergies qui continuent à aller vers l’extérieur comme la sensation du corps, l’ouïe. Ce qui veut dire qu’il faudra prendre encore un peu de temps pour retirer l’énergie de ses sens là, aussi.

    Lorsque l’on arrive à regrouper toutes les énergies de tous les sens en un seul sens qui commence à monter, on s’aperçoit que ce sens se dissout complètement, il n’existe plus en tant que tel, il redevient la capacité de l’âme à se connaître elle-même et à se contempler elle-même. Ce qui veut dire que tous les sens, à partir du moment où sont introvertis, sont un moyen d’accès à l’âme, et un moyen à redevenir l’âme. Et lorsque vous êtes en incarnation, en manifestation, lorsque vous êtes en train de vivre une situation, vous pouvez vivre cette situation d’une manière hautement spirituelle, en pensant que si les sens introvertis poussés vers l’âme redeviennent la capacité de l’âme à se connaître elle-même, lorsque je suis en expérience dans le monde, mes sens sont la sensibilité de l’âme et la lumière de l’âme dans le monde, la lumière de l’âme en expérience.

    Si j’admets, que je suis une âme dans le monde, que je suis une âme par l’essence en expérience dans le monde, alors tout ce petit attirail que j’appelle l’égo, le moi inférieur qui m’embête avec ses phases, qui m’embêtent avec ceci, avec cela, tout cela disparaît.

    Cela ne disparaît pas d’un coup aussi facilement, mais au fur et à mesure le phénomène s’use et un beau jour alors que vous êtes en train de manger une pomme ou en train de sentir le parfum d’une fleur, votre conscience est énorme, divine. Vous sentez que vous êtes l’âme dans l’expérience du monde qui ressent le parfum d’une fleur, alors qu’il vous faudrait des heures et des heures de méditation pour arriver à ce même état de conscience.

    On peut donc, soit introvertir l’énergie des sens pour redistribuer cette énergie à l’âme afin qu’elle se rappelle à elle-même, soit expérimenter les sens en me rappelant l’âme et en la laissant expérimenter le monde. De ces deux manières, je serai une âme vivante et un disciple en pleine expansion, que ce soit lorsque le disciple médite ou lorsque le disciple va vivre tout simplement sa vie, lorsqu’il va aller à la cueillette des fruits, lorsqu’il va embrasser des amis ou lorsqu’il va produire de l’artisanat.

    Pense à ce concept, non seulement je suis l’âme , mais que ce ne soit pas simplement une pensée que tu te répètes pour qu’un jour finalement, bingo, je me suis tellement convaincu que maintenant l’âme est là.

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  • Qu’est-ce que le mental ?
    Par quel phénomène cela à lieu ?

    Qu’est-ce qui médite dans l’homme ?

     

    Questions.

    La conférence de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement se termine aujourd’hui. Comment voyez-vous évoluer le processus de conscientisation qui permettra de résoudre les problèmes qui ont fait l’objet de cette conférence ?

    Qu’est-ce que la vraie foi ? Et enfin pourrait-on dire que la méditation est une étape vers le souvenir constant, conscience constante du soi, et comment le favoriser ?



    Je vous souhaite à tous la bienvenue et comme j’aime le répéter à chaque fois, lorsque vous m’approchez, ayez soucis, plutôt que de vous rappeler au cours des prochains jours ce que j’ai dit, plutôt que de vous informer à ma source, plutôt que d’essayer d’apprendre quelque chose, parce qu’il semble que j’ai un enseignement ou une sagesse, essayez avant tout de vous laisser guider vers un autre champ d’inspiration.

    En fait, tout ce qu’il m’importe de faire lorsque les rencontres ont lieu, c’est petit à petit d’attiser à l’intérieur de vous ce feu subtil qu’on appelle non seulement la kundalini, mais aussi les feux du mental.

    Pour devenir un sauveur de l’humanité, un sauveur de la planète et de tous les règnes de la nature, ou un sauveur de l’univers ou bien un grand manipulateur des énergies, un homme ne peut pas aller dans ce sens tant qu’il n’a pas allumé suffisamment les feux du mental. Lorsque l’on voit de quelle manière il use ses feux qui se trouvent dans le chakra racine, soit la kundalini, il n’est pas étonnant que les feux du mental aient du mal à devenir rayonnant et à transporter leurs messages.

    Les questions sont très intéressantes et je vais essayer d’en tenir compte tout au long de mon développement, mais je veux commencer à discuter des feux du mental.

    Que sont les feux du mental et qu’est-ce que le mental ?

    On ne peut pas improviser une méditation, un cheminement spirituel, sans avoir une définition juste sur la nature du mental. Non pas qu’il existe une définition comme dans les livres scientifiques. Vous savez que je m’éloigne très vite de toutes les définitions qui deviennent très vite d’ailleurs des structures, puis des systèmes de penser, et depuis des systèmes de penser de véritables aliénations. Donc quand je dis définition, je veux plutôt vous inspirer quant à sa nature.

    Qu’est-ce que le mental ?
    Lorsque vous pensez à propos d’une situation, de quelqu’un ou par exemple d’une phrase spirituelle dans un livre, qu’est-ce qui pense en vous ?
    Vous êtes vous déjà posé la question : qu’est-ce qui en l’homme est capable de cette pensée ?
    Qu’est-ce qui en l’homme plus loin que la pensée est capable de la découverte et de la compréhension, par quel phénomène cela à lieu ?

    La pensée n’est pas quelque chose qui est tombé sur l’humanité un jour, parce que l’humanité en a découvert le niveau, qu’elle a mérité le cadeau. C’est vrai que la pensée, ou le pouvoir de la pensée, lui a été offerte exactement comme on met une bûche pour alimenter le feu dans la cheminée.

    C’est un pouvoir qui est accordé comme on donne le pouvoir initiatique le jour de la transmission. C’est un pouvoir qui est donné de façon latente. C’est-à-dire, en fait, que c’est une destinée qui est offerte. Ce n’est pas le pouvoir de la pensée et le pouvoir du mental dans son éveil le plus grand offert à l’humanité par les Seigneurs de la Flamme par exemple.

    Par contre en lui donnant cette étincelle, les Seigneurs de la Flamme ont donné à l’humanité le destin de devenir une humanité humaine, plus loin divine. Ce qui veut dire que le mental n’est pas simplement un attribut du cerveau, une capacité cérébrale, une capacité humaine, c’est une charnière entre l’homme et l’homme considéré comme le regroupement de ses sens, donc d’une matière sensible et le divin.

    Car, en fait, ce qui fait un homme, un homme à part entière, c’est la capacité de penser, d’identifier, de créer, de projeter et de comprendre. Sans cela, il est tout simplement une matière sensible, une matière sensible avec une mémoire et cette mémoire peut lui déterminer une certaine intelligence, un certain comportement typique. Cependant, ce qui va faire de cette matière sensible un homme, c’est cette étincelle du mental.

    Alors qui est-il ?

    Le mental est avant tout un plan de conscience, comme on imagine des plans inférieurs et des plans supérieurs, le mental est un plan de conscience. C’est un plan magnifique au sens où il donne à l’homme l’autonomie d’être un homme, l’autonomie d’être un créateur, d’être un penseur, même un rebelle et un rebelle vis-à-vis des anges et des Dieux s’il le faut et s’il se le permet. Mais c’est aussi un instrument qui lui permet de comprendre la matière, d’intuitionner le divin et de faire donc de cet instant qu’est la vie humaine une libération.

    L’humain par les feux du mental est l’endroit où l’esprit retrouve la liberté. Ce que vous vous appelez, en fait, la liberté spirituelle. Sans cette capacité, d’abord, à voir la matière dans laquelle on est, puis l’étudier pour diminuer son pouvoir sur soi. Ensuite étudier les choses relatives à l’esprit pour leur donner plus de pouvoir, puis plus loin, méditer. La méditation commence dans la pensée.

    Au début, la méditation est un certain comportement de la pensée, je dois discipliner ma pensée, harmoniser ma pensée, relaxer ma pensée, développer la pensée la meilleure, la pensée la plus élevée, la plus aspirante et pour cela je vais utiliser les émotions et je vais créer une dévotion, par exemple, qui va faire que mon cœur s’enflamme et par ce feu ainsi attisé pendant quelques secondes, il y a incursion dans le divin. Mais avant tout et dans sa première étape, la méditation va être un comportement d’une pensée que l’on va vouloir plus disciplinée, plus bienveillante et aspirante pour contempler des idéaux supérieurs que l’on va nommer divin.

    En fait, dans la première étape, la capacité de méditation est la capacité de se concentrer sur cette aspiration et cette contemplation des idéaux divins et c’est pour cela que les prières, s’organisent telles que vous les avez organisées. C’est pour cela qu’elles rappellent sans cesse, Dieu, toi qui es grand, Père, toi qui nous aimes, toi qui es l’éternel, toi qui es ceci, toi qui es cela.

    Pourquoi est-ce que l’on utilise ces stances répétitives à propos de la grandeur de Dieu, de la bienveillance de Dieu, de l’omniprésence de Dieu ?

    Dieu n’a pas besoin que l’on lui rappelle toutes ces choses, comme je vous l’ai dit si souvent. Cependant le mental de l’homme a besoin dans un premier temps de s’en convaincre. Puis dans un deuxième temps, il se sert de la grandeur de cette pensée pour pouvoir grandir lui-même, déclencher ainsi une aspiration qui va loger sa capacité de conscience plus loin que le corps. Quelque fois pas très loin, uniquement dans un corps astral qui va brûler plus fort, plus religieusement. Mais c’est déjà bien, parce que l’on va se sentir heureux, parce que l’on va se sentir en harmonie.

    Puis, si l’on est suffisamment doué pour faire plus que vibrer en écho face aux grandes pensées que l’on aura déployées, des grandes pensées religieuses et dévotionnelles, on va se placer dans les feux du mental. C’est à ce moment-là, où la méditation est la plus intéressante, parce qu’elle n’est plus un point d’harmonie, un point d’union par l’aspiration et la dévotion qui utilisent énormément les énergies astrales, cela devient un point de contemplation.

    C’est là où il ne faut plus penser à quelque chose, répéter quoi que ce soit à propos de la grandeur de Dieu, pour faire que le cœur s’ouvre et que l’on se mette à aimer ce Dieu si grand. Il ne faut plus rien répéter, on contemple ce qui est en soi.

    Ceci ne peut se passer que lorsque les feux du mental sont allumés. Comment va-t-on les allumer ?

    Et bien d’abord, il faut savoir que la kundalini, même si elle n’est pas éveillée de façon spirituelle, si elle n’est pas brandissante dans la plupart des hommes, elle circule d’une certaine manière. Il est impossible de dire qu’elle ne circule pas car cela ferait de l’homme un bêta. Si Kundalini ne circulait pas, l’homme ne pourrait pas penser, l’homme ne pourrait pas respirer, l’homme ne pourrait pas digérer. Donc elle circule dans une certaine mesure, et tout homme qui est digne de ce nom la reçoit dans le cerveau par l’intermédiaire d’une multitude de circuits qui font plus ou moins bien leur travail suivant la complicité ou pas de l’homme qui pense et qui a des émotions.

    Ce qui veut dire que la Kundalini est comme une eau qui partirait d’une source et qui va se ramifier partout dans l’être, dans tout le corps et dans tous les corps subtils, par des petits canaux qui ont besoin d’une clarté parfaite pour laisser passer Kundalini. Et si pour une raison ou une autre ces canaux sont obturés, soit par une peur, soit par un traumatisme, soit par un manque de développement, une mauvaise volonté ou soit par un excès de ceci ou de cela, la kundalini ne va pas circuler correctement et l’individu sera accablé d’un manque. Par exemple il lui sera impossible d’apprendre telle ou telle matière ou de se sentir à l’aise dans tel ou tel aspect de la vie.

    Il faut s’occuper de ces différents aspects car cela veut dire que l’on permettra à la Kundalini de circuler de façon complète. Ce n’est que lorsqu’elle circule de façon complète que l’on se sent heureux, en bonne santé mais aussi d’une certaine manière plein, sans avoir besoin de s’attacher à différents objets ou à différents sentiments pour être comblé.

    L’homme cherche énormément la satisfaction, il a besoin de se combler d’un tas de choses par une multitude d’objets, par une multitude de sentiments, par une multitude d’affirmations en provenance des relations extérieures. Toute cette quête provient de ce que la kundalini ne circule pas de manière intégrale et satisfaisante. Les endroits, qui restent donc sombres ou sous-alimentés, sont des vides qui hurlent leur détresse. Ressentant cette détresse l’homme va combler le vide avec d’autres objets, c’est inévitable.

    Donc, cet homme, que nous voyons aujourd’hui et dont la Kundalini circule de façon satisfaisante, sans que pour autant elle ait fait de lui un illuminé, reçoit forcément cette énergie dans le mental.

    Le mental ne siège pas uniquement dans le cerveau et le cerveau n’est qu’un maigre appareil de terminaison par apport à l’organe gigantesque, à la sensibilité gigantesque qu’est le mental en tant que corps subtil.

    Cependant le cerveau est un appareil suffisamment sophistiqué pour que l’on puisse, par son intermédiaire, obtenir les informations des différents plans que l’on aura contactés. Et c’est à ce moment-là que le mental est un instrument intéressant et indispensable, pour que lorsque l’on médite et que l’on arrive à se transposer dans des plans de conscience supérieurs et pour qu’ils ne soient pas des rêves oubliés dès que l’on revient dans l’enveloppe physique, des rêves qui s’évanouissent, des impressions fugaces, que l’on arrive plus à retrouver.

    Pour que ces moments extraordinaires de méditation ne soient donc pas perdus, il faut que le cerveau soit équipé pour les enregistrer. C’est-à-dire que la méditation va utiliser, pour se faire connaître, le même phénomène que le rêve nocturne. Ce n’est pas « moi » qui médite, ce n’est pas « le moi » qui médite. Le moi est incapable de méditer, il est incapable de faire aucun effort quel qu’il soit de méditation.

    Alors qu’est-ce qui médite dans l’homme ?

    Eh bien, on s’aperçoit que tout le phénomène de la méditation n’est en fait qu’un geste par lequel la conscience essaie de retourner à sa source. Ce qui veut dire que la méditation pour un incarné n’est pas un acte naturel du tout. Quand je suis incarné, je suis dans le manifesté dans l’extériorisation. Lorsque je médite, je m’intériorise, je me retire du monde, je retire mes sens, ma préoccupation, ma lecture, ce qui n’est pas là le rôle d’un incarné.

    C’est là toute la difficulté de la méditation. Puisque dans le manifesté il s’agit de s’extérioriser et que lorsque je médite, il s’agit de mourir, de redevenir la divinité et cela est un mouvement complètement inverse par rapport aux forces qui m’ont précipité dans la manifestation. D’où pour moi, une certaine difficulté à comprendre qui médite, avec quoi on médite, comment on médite et qu’est-ce que la méditation tout simplement ?

    Lorsque je comprends que ce n’est pas moi qui médite, je cesse cet effort vain, inutile. Beaucoup d’individus dépensent leur énergie consacrée à la méditation, dans un grand effort de relaxation, un grand effort pour calmer les pensées, calmer le mental, calmer le harcèlement, calmer une émotion qui arrive, une préoccupation que l’on ne peut pas chasser etc. Toute leur énergie va être dépensée pour cela et lorsque finalement ils vont arriver à un certain calme, il ne reste plus d’énergie pour se maintenir en méditation et hop en 3 minutes, l’état disparaît, c’est agaçant, je reconnais.

    Alors pour éviter que cela ne se répète, il faut savoir que ce n’est pas le « moi » qui médite, et que donc lorsque vous allez vous asseoir en méditation, il va falloir asseoir le « moi » comme on assoit un vêtement. Lorsque cette intention est profonde, sincère, bien pensée, vous vous apercevez que les sens se retirent de vos préoccupations, même de l’activité de la pensée et que vous avez une capacité très grande à vous intérioriser. Capacité qui ne semblait pas présente en vous tant que vous essayiez de vous calmer, tant que vous essayiez de vous discipliner, tant que vous vous aspergiez d’encens de ceci ou de cela pour arriver à méditer.

    On peut utiliser une multitude d’artifices, c’est certain, on peut se donner des coups de marteau, si l’on est prêt à cela, tout marche. Simplement il faut savoir qu’avant tout, la méditation est une intention, une décision. Et quand je me pousse à méditer, parce que je sais que c’est ce qui va sauver mon âme, parce que je sais que c’est ce qui va lever la Kundalini qui ensuite me rendra illuminé ou clairvoyant, parce que je sais que c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui, parce que tout le monde est à la mode avec le nouvel âge. Toutes ses raisons sont des raisons mais ce n’est pas une intention.

    Donc toute la difficulté aujourd’hui va être de te trouver l’intention de méditer, car tu peux t’y pousser, tu peux t’y efforcer, tu peux te trouver des raisons, mais tu n’en as pas toujours l’intention, pourquoi ?

    Pourquoi est-ce si dur d’obtenir cette intention qui fait qu’en trois secondes, paf ! Tu es assis, calme, tout intériorisé ?

    Tout simplement parce que tu es un phénomène de vie extraverti, un phénomène de vie manifesté, tu es un incarné, qui doit marcher dans le monde. Toutes tes énergies sont pour le monde extérieur, pour la vie, pour l’apprentissage, pour la démonstration, pour la manifestation.

    Donc, d’un seul coup, voilà que sous des prétextes spirituels, on te demande de faire tout le mouvement inverse, et c’est difficile. Alors petit à petit, approchons-nous de la raison qui fait que la méditation est bonne et belle et pas simplement pour des raisons spirituelles. Si tu te découvres une bonne et belle raison et pas simplement spirituelle, pour ce joug pesant, je voudrais tellement évoluer alors il faut que je médite, si tu arrives à te débarrasser de ça, et bien tu vas pouvoir méditer à tout instant et n’importe où.

    Parce que c’est une liberté que tu vas te donner, ce n’est plus une discipline à laquelle tu dois t’obliger. Ce n’est plus un rendez-vous que tu acceptes chaque jour pour que la hiérarchie ne te montre pas du doigt et t’oublie dans le livre de la vie. C’est avant tout une liberté que tu te donnes et que tu es tout content de trouver.

    Sitôt que tu enlèves le concept d’obligation qui s’accroche à la méditation, le concept de discipline, tu découvres que c’est pour toi un champ de liberté et c’est en grande joie que tu entres dans le silence. Car ce silence pour l’apprécier, il faut qu’il soit aimable, il faut qu’il ait de belles couleurs, il faut qu’il promette un paradis sympathique. Car s’il n’a que le nom de la discipline et de l’obligation ce silence fait peur, on est en colère contre lui et on le refuse tout en étant obligé de l’accepter.

    Pourquoi l’homme est-il piégé dans cette position ?

    Tout simplement parce qu’il est encore un enfant et qu’il se souvient d’être allé à l’école. Il se souvient que le professeur est celui qui l’oblige à étudier et qui lui dit que l’étude est une bonne chose, que c’est ce qui fera de lui un homme, que cela fera plaisir à papa et à maman, et qu’en plus cela rapporte des bons points et qu’avec ces bons points il aura un vélo à la fin de l’année.

    Lorsque l’on arrive avec ces clichés dans le monde spirituel, le maître spirituel n’est pas le frère qui indique la voie, c’est d’un seul coup le maître qui fait la liste de toutes les obligations : la méditation est un devoir, les livres sont les études que l’on doit absolument faire et remporter. Et on s’y efforce. Tout ça, pour avoir ce fameux bon point et cette bicyclette magnifique qui va faire rougir tous les copains. L’initiation, c’est ce que l’on aura à la fin, c’est ce que l’on espère.

    Tant que l’homme, tant que le disciple est captif de ces clichés empruntés à l’enfance, empruntés à l’école et au professeur, empruntés à la relation de pouvoir et de dominé qui règne à l’école, le disciple ne peut pas méditer. Il ne faut pas se faire d’illusion, il sera incapable de réussir une méditation, il sera incapable d’en faire un objet spirituel, parce qu’il n’est pas un homme libre qui va à la conquête de son âme, qui ouvre les fenêtres de son esprit pour regarder les champs cosmiques qui sont en lui. Il est un élève qui essaie de se faire plaisir pour faire plaisir au professeur, parce que c’est le seul moyen d’obtenir l’initiation.

    Mais l’initiation ce n’est pas le prix qui est remis à la fin de l’année lorsque les méditations auront été réussies, absolument pas. Ce genre de méditation ne rapporte aucun fruit, c’est la désespérance, pourquoi ?

    Pourquoi le maître ne te répond pas lorsque tu as ce genre de comportement, dans lequel tu es piégé ?

    Tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas entrer en relation avec toi, tant que tu te trouves dans des couches de conscience propres à l’enfance, même si tu as trente ans, trente-cinq ans, quarante ou soixante ans. Si tu te trouves encore endormi dans les couches de l’enfance, le maître ne peut pas aller à ta rencontre.

    Est-ce par dédain, mépris ? Mais non.
    Est-ce par sélection ? Non, plus.

    Le maître n’a pas le pouvoir de sélectionner le meilleur disciple. Non. Il n’existe pas dans l’univers une loi qui s’appelle sélection et qui dit : « Je sélectionne le meilleur disciple. » Absolument pas. Là, tu rapportes encore les clichés de l’école et le professeur qui donne le tableau d’honneur, la place d’honneur et puis aussi le bonnet d’âne au dernier de la classe, pire encore les corvées pour celui qui n’a rien compris.

    Arrête. C’est le disciple lui-même qui se sélectionne, c’est le disciple lui-même qui se place. Il n’y a pas une loi qui va le juger, même pas au jour de sa mort. Tu vis dans une parfaite autonomie, le savais-tu ? Aucun Dieu ne te juge, aucun Seigneur ne te juge. Ton âme est suffisamment équipée et suffisamment divine et suffisamment consciente pour opérer toutes ces choses à l’encontre de sa personnalité. C’est toi-même qui t’apportes le jugement.

    Parce que lorsque tu passes de l’autre côté et que tu redeviens pleinement ce bout d’univers qu’est l’âme, tu es d’un seul coup adombré par une grande honnêteté. L’âme ne vit pas par des masques comme la personnalité, l’âme ne se raconte pas d’histoires, c’est pour cela qu’elle est capable de dire, « j’ai fait ceci, j’ai fait cela, il est arrivé ceci, il faut corriger cela. »

    Donc, dès demain en méditation, n’aie pas l’attitude de la faire de façon disciplinée, et d’aller au rendez-vous de la Hiérarchie, parce c’est le passage obligé. Tu ne vas pas montrer une attitude de bon disciple qui fait bien son boulot, tu vas être un adulte sage, responsable, qui sait ce qu’il veut, la liberté.

    La grande différence qu’il y a entre le disciple encore embué dans les couches de conscience de l’enfance et un disciple hissé dans la maturité de la conscience, c’est que l’un obéit à un Dieu ou à un Maître et comme par hasard, il a toutes sortes de difficultés pour arriver à lui obéir. Il a en lui le diable et le bon Dieu. Il veut bien méditer, mais il veut regarder aussi la télévision, il veut bien méditer, mais il faut qu’il finisse sa glace, il veut bien méditer mais il faut qu’il aille rejoindre son amour ou son amoureuse.

    C’est normal que toutes ces contradictions surviennent en toi, puisque tu essaies d’obéir, puisque tu essaies d’obtenir des bons points, puisque tu essaies d’obtenir l’initiation au lieu de la faire, au lieu de la créer, au lieu de t’approcher et d’aller la cueillir. Pour cela, il faut devenir responsable, volontaire.

    Qu’est-ce que je veux dire par là ?
    Que veut dire de devenir responsable ?

    Cette maturité ne va pas venir parce que tu t’assumes professionnellement, parce que tu as ton chez toi, ton travail, tes amis et que tu organises ta petite vie bien gentiment. Cela ne provient pas de l’indépendance. Cette responsabilité spirituelle dont je parle, provient de la capacité de l’homme à ne plus se laisser régir par les illusions de l’enfance.

    Pour obéir à un principe, la seule force qu’il va te falloir trouver, qu’il va te falloir comprendre, c’est une force qui va exorciser le pouvoir qu’a sur toi l’illusion contraire à ce principe. Tu ne peux pas devenir un disciple parce que tu t’efforces, parce que tu t’efforces à ressembler à un initié, à agir comme lui, à penser comme lui. Tu vas devenir un disciple parce que tu vas apercevoir ce qui te maintient dans les illusions de l’enfance. Sitôt que tu comprends ces fantômes, ces champs d’énergie qui t’oppriment et qui te font rester enfantin, tu les défais, tu élèves ta conscience et immédiatement les feux du mental s’activent.

    C’est comme un immense souffle apporté à la Kundalini pour qu’elle circule encore plus fort et allume les feux du mental. Le feu du mental va donner au disciple la disposition à dire je veux et la disposition de faire. C’est un pouvoir créateur, je ne parle pas de pensées créatrices. Non. Mais prenant conscience de l’aspect de volonté qui est en lui, le disciple va pouvoir exécuter et faire.

    En même temps qu’il prend connaissance et conscience de l’aspect volonté qui est en lui, cette volonté va lui démontrer, le plan, le but de sa vie, le but de la vie en général, le but d’une planète, d’un système solaire, ce qui fait qu’en quelques secondes, il va devenir un exécutant capable de faire.

    Lorsque s’éveille cette grande volonté, le disciple voit. Il ne s’agit pas simplement d’une vision spirituelle comme on peut voir les auras. Il s’agit d’une perception du cœur qui est initiée à la raison du monde, à la raison de l’existence, et à sa petite raison privée personnelle qui fera son destin particulier dans la grande destinée du monde. C'est ça l’initié.

    L’initié est celui qui est capable de dire, j’ai vu, j’ai contemplé le dessein de Dieu, ce qui veut dire le dessein du système solaire, autrement dit, le plan d’évolution et le but de la vie du système solaire. Il voit en même temps sa propre place en tant que disciple et il reçoit immédiatement sa part de travail à exécuter. Ainsi il comprend la tâche des plus grands que lui, comme les maîtres, le Christ, Bouddha, ou les Anges. Tout devient clair, non pas parce qu’il aura lu des livres à ce propos, ou qu’on lui aura parlé de ces choses, mais par le cœur il aura vu, il aura approché le dessein.

    La raison de la vie, de la manifestation et particulièrement la raison de la manifestation du système solaire, est une raison qui gît dans le fond du cœur de chaque homme. Vous cherchez tous la raison de la vie, et sans arrêt vous me posez cette question : Pourquoi j’existe, pourquoi l’homme existe, pourquoi la vie existe, que nous veut Dieu ?

    Il nous envoie dans la matière, après il nous propose l’évolution, et puis entre les deux, il nous faut passer par des initiations. Sans arrêt, tu m’interroges sur le sens de la vie. Eh bien ! le sens de la vie, tu le portes. C’est une petite information.

    Comme vous avez aujourd’hui les puces électroniques pour les ordinateurs, eh bien ! de la même manière, une petite information qui est représentée par un petit point bleu d’intelligence et de parole gît au fond de votre cœur et vous anime. C’est ce petit point bleu qui a tous les droits sur votre destinée. C’est lui qui fait qu’il vous est interdit de chuter et que si définitivement vous vous entêtez à être méchant, à être mauvais, à être destructeur, c’est ce point bleu qui va détruire votre série d’incarnations pour recommencer avec un autre une série d’incarnations complètement différentes.

    Ce qui fait qu’il y a une sorte de brouillon raté qui est déchiré, mis au feu et dont on ne veut plus entendre parler. Et pour l’entité qui a déjà évolué par une série de quelques incarnations, pour cette entité qui existe astralement, il y a la mort, une mort véritable, la mémoire astrale doit mourir dans un grand feu. C’est de cette mort-là, dont ont tellement peur les chrétiens, mais ce n’est pas une mort d’un être véritable, il s’agit de la mort d’une mémoire et d’une cellule astrale.

    Simplement avec les incarnations successives cette cellule astrale est devenue forte, elle a accumulé des informations, des sensibilités, et elle lui semble exister un peu. Tandis que ce point bleu recommence toute une série d’évolutions avec un nouveau matériel qui on l’espère donnera de meilleurs résultats. Ce point bleu est la conscience de ce que l’on peut nommer la conscience de Shiva.

    C’est celui qui fait que chaque homme dès le début de l’univers à un destin et que tout va tendre pour lui faire exécuter ce destin, même s’il a énormément de mal à le comprendre et à y arriver, même s’il refuse un certain temps de le faire. C’est ce qui fait que vous avez l’aspiration du divin, que vous cherchez ce que vous appelez Dieu. Mais en fait, dans ce Dieu, vous mettez en réalité le destin.

    On cherche Dieu parce ce qu’on cherche la raison d’exister et on cherche la raison d’exister, parce qu’on cherche sa mission. À travers Dieu tu te cherches toi-même et tu cherches ta mission. Car il est vrai que tu es venu pour quelque chose de précis. Tout homme qui s’est manifesté dès la première seconde est arrivé avec un travail à exécuter. Et pas seulement, le travail d’être un voyant, d’être un prophète, d’être un guérisseur, d’être un mathématicien. Ce sont des destins secondaires qui permettent de découvrir petit à petit, par érosion, le destin majeur qui est le destin de chacun.

    Cette information qui est au fond du chakra du cœur de chaque homme, a une forme tangible, un point bleu. Lorsque l’on rentre à l’intérieur de ce point bleu, on y voit des lettres, un alphabet. Ce n’est pas un alphabet français, ce n’est pas un alphabet sanskrit, c’est la parole de Dieu, ou ce que l’on peut imaginer être le verbe.

    Ce verbe, ces lettres, selon les grandes œuvres qui étaient à accomplir par un certain nombre d’âmes, ont un certain relief, sont d’un certain nombre et ont une certaine couleur. Ce qui fait que le disciple par la méditation correcte, lorsqu’il descend au centre de son cœur, s’immerge dans ce point bleu et prend contact avec la voie intérieure. Ce n’est pas une divinité qui parle, ce sont ces lettres, c’est ce verbe qui se met à vibrer.

    Et pourquoi peut-il vibrer ?

    Parce que l’air de l’esprit. Vous savez que l’esprit à comme symbole l’élément air et il est de l’air. Et comme l’air qui passe à travers les cordes vocales émet un son et ensuite de la musique, cet air qui est l’esprit, en descendant dans le cœur, en passant, en glissant et en touchant les lettres du destin qui sont écrites dans le cœur, cet air fait résonner ces lettres dans un champ magnifique.

    Ces lettres en résonnant, en chantant, dégagent une sorte d’intuition, une sorte de sagesse. Ces sons montent dans le mental, le mental les reçoit à sa manière, soit sous forme d’inspiration, d’intuition, de messages, soit d’un seul coup comme une vision spirituelle, une compréhension. Soit cela reste à l’état de chant, et dans ce chant et par ce chant l’homme contacte des réalités profondes.

    Le jour où tu vas méditer d’une manière correcte, immanquablement, tu vas rejoindre ce chant intérieur et ce chant va te donner la raison de l’existence, la raison de la manifestation, et en même temps les outils pour ton destin.

    Par exemple, dans le passé un homme qui était passionné à propos de quelque chose, mais dans ce présent il ne sait pas de quoi. Il y a toujours cette passion qui le ronge mais il n’arrive pas à lui trouver un objet. Le temps passe et il finit par entendre parler de mécanique. Il voit un jour quelqu’un sur le bas-côté qui démonte son moteur, il voit les outils, le moteur et paf il a compris. Il a la passion d’être un mécanicien, il n’a pas besoin qu’on lui dise comment on est un mécanicien, comment fonctionne un moteur, quels gestes faire. La passion l’habitait et instantanément il est instruit.

    Pour le disciple, c’est exactement la même chose. L’aspiration, la passion spirituelle t’habite et lorsque tu vas entrer à l’intérieur de ce cœur, profondément à l’endroit du point bleu où il y a le verbe, le verbe avec lequel tu es né, qui fait de toi, une âme non seulement vivante mais prédestinée, avec un ouvrage à accomplir à ce moment-là, tu vas exécuter.

    Au début, peut-être tu ne vas pas savoir de manière extraordinaire comment on est ou comment on fait telle chose, mais en très peu de temps tout cela est accompli. Mais il faut arriver à contacter ce point bleu au fond du cœur, ce qui veut dire qu’il te faut repenser l’acte qui est la méditation.

    Pour descendre dans le cœur, il ne faut plus que tu sois un enfant qui réponde à un ordre spirituel pour obtenir le bon point qui est l’initiation. Tu ne te dirigeras jamais vers le cœur avec ce comportement, tu vas rester dans le plexus solaire. Là, il y a des petits points roses très gentils, très jolis, qui font un beau paysage de relaxation et d’harmonie, mais tu n’y entendras jamais le verbe.

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  • Venons-en à la question qui m’a été posée parce qu’elle est très intéressante.
    Comment utiliser l’énergie des différentes pleines lunes et les différentes phases de la lune ?

    En fait, il ne s’agit pas d’une énergie lunaire, mais il s’agit, encore et toujours, d’une énergie en provenance du soleil, mais aussi des différentes planètes du système et quelque fois des constellations.

    Lorsque quelque chose fait miroir, canal, c’est pour tout que la chose fait canal et miroir. Donc il ne faudrait pas tant s’arrêter à considérer la lune ou à voir la lune, mais plutôt considérer les différentes planètes qui vont passer par la réverbération de la lune pour vous atteindre d’une manière un petit peu différente.

    Si le soleil rayonne sur vous, que ce soit d’une manière spirituelle ou un petit peu plus vibratoire par son prana et ses particules, vous avez donc une relation directe avec le soleil.
    Que se passe-t-il pendant les phases de la lune montante et de la pleine lune?

    Le soleil va passer à travers la canalisation que permet la lune. La lune ne va pas transformer l’énergie, mais va lui donner un petit aspect bien particulier qui fait que, cette énergie qui au début était solaire va devenir une énergie plus accessible pour l’humanité. Alors que l’énergie solaire ne rentre que dans vos chakras supérieurs dans la mesure où ils sont développés, une énergie solaire qui passe par la lune est acceptée est intégrée par tout individu quel que soit le plan où il se trouve.

    Ce qui veut dire que sans différencier l’énergie du soleil, la lune va lui donner simplement un ton en dessous. Il ne faut pas croire que la lune abîme l’énergie du soleil, c’est tout simplement une note parmi tant d’autres, absolument nécessaire pour la nature. L’humanité n’étant pas suffisamment développée en tant que chakra majeur, elle ne peut pas entretenir sa propre planète. Ce travail est attribué, pour certains départements, à la hiérarchie des frères aînés tant que vous ne pouvez pas le faire.

    Une autre part est attribuée à la nature elle-même et à la lune. C’est pour cela que la lune à cette influence particulière sur la nature, faire pousser un petit peu plus vite, ou les marées. Ce n’est pas à cause de sa proximité avec la terre, mais la volonté de la planète terre s’exerce aussi sur la lune pour puiser une fonction, un moyen de faire un certain ouvrage que son humanité encore trop jeune ne peut pas encore accomplir. Alors la planète a besoin de toutes les aides possibles, des frères aînés, de ses fonctionnements naturels et de cette vieille tante qu’est la lune. C’est une vielle tati, elle est bientôt à la fin de sa vie, elle s’effrite comme toutes les vielles tatis. Elle se ride de plus en plus et arrivera à vous donner finalement et enfin son véritable héritage, et à ce moment-là, vous serez enrichis de l’énergie lunaire. Mais ce n’est pas pour les prochaines générations.

    Laissez-moi vous en dire un petit peu, ne serait-ce que pour vous tenir éveillés. Lorsqu’il va y avoir cette transmission de l’héritage de la mémoire lunaire, de l’énergie lunaire et du peu de corps éthérique qui persiste encore maladivement sur la lune, il va y avoir dans l’humanité un très grand exorcisme de toute la phase ménurienne de la vie.

    Il faut savoir qu’à l’époque de cette grande race, la lune avait une plus grande importance que maintenant. La lune était utilisée en tant que transmetteur d’une manière beaucoup plus importante. L’humanité le sentait et travaillait énormément avec la lune. Au fur et à mesure de son évolution, l’humanité se mit en résonance avec d’autres planètes et, notamment depuis la fin de la ménurie, de plus en plus avec la planète Vénus et cette résonance s’est poursuivie tout au long de la grande race athlantéenne.

    Mais comme on n’est pas spécialement raccordé à une seule planète, en même temps que vénus devenait de plus en plus prédominante dans la vie et les mouvements de vibration et de l’évolution de l’athlantéen, Mars prenait aussi gentiment de l’importance et envoyait l’énergie qu’il fallait pour cristalliser l’égo.
    Bien sûr, quiconque connaît un petit peu les planètes et ce que veut dire l’égo comprend tout à fait les problèmes que cela pouvait apporter.

    Pourquoi l’égo s’est imposé avec violence, avec passion et pourquoi dans un premier temps il prenait ses raisons de vivre dans le corps astral, le corps des plaisirs, des désirs et de l’émotion?

    C’est à cause de cette influence particulière de Mars. Mais il ne faut pas croire que l’humanité est assujettie à l’énergie vénusienne et martienne. C’est lorsque l’humanité a besoin de l’apport d’une certaine énergie pour une maturité, pour une création, une évolution, que la planète correspondante ouvre les vannes et vous envoie son énergie.

    Ensuite libre à vous de l’exprimer de la manière la plus terre à terre ou de la manière la plus magnifique. Vous connaissez cet éternel problème du choix. Mais c’est un choix individuel. Ce qui fait qu’en même temps que se sont forgés des atlantes avec un égo de plus en plus passionné, ce qui a donné une dilatation extraordinaire de leur corps astral et diminué par là même les chances de développer dans le futur leur corps mental, il y avait des atlantes qui correspondaient au profil idéal de l’évolution que l’on prévoyait pour eux et qu’eux-mêmes voulaient pour leur avenir.
    Sont donc apparus des égos qui n’étaient ni violents ni passionnés mais qui étaient sensitifs, car toute énergie peut aboutir à une sensitivité, à un psychisme, il suffit de ne pas l’employer d’une manière physique, donc violente.

    Au fur et à mesure différentes planètes, Vénus, Mars, etc., comme on touche les notes d’un piano, envoient leur note, elles déversent leur énergie particulière qui provoque dans l’humanité des points d’évolution, des points de friction, et ce déversement est maintenu pendant tout le temps que l’ouvrage est nécessaire.

    La planète que vous allez devoir petit à petit intégrer, qui va vous donner votre future mission est la planète Jupiter.
    Jupiter n’aura pas des aspects plus importants que d’habitude dans ses mouvements dans l’espace, ils ne seront pas non plus à une place prédominante dans les thèmes des enfants qui vont naître, cela est indépendant des mouvements faits dans le ciel et des aspects que l’on trouve dans les thèmes de naissance. Il s’agit d’un travail mental qu’envoie l’entité de Jupiter.

    Tout cela pourquoi?

    Pour aboutir à une nouvelle communication plus juste, pour aboutir à un nouveau partage plus égalitaire, à un phénomène de société où les gens se regardent, s’apprécient, s’écoutent, s’entraident, où l’on découvre un nouveau système social, où l’on va favoriser l’expression, ce qui va donner une expansion économique à la terre entière.

    Cela, seul Jupiter peut l’accorder. Mais attention, cela voudra dire que l’on va devoir faire la justice en soi, être juste, car on ne pourra pas dire à son ami: ne renifle pas sans être totalement l’amour dont j’ai parlé et sans accepter qu’il nous fasse aussi une remarque. Si cela n’était pas fait, Jupiter deviendrait une énergie de catastrophes, détruirait les institutions, détruirait les hommes. Dans un premier temps, c’est ce qui risque de se passer dans votre société.

    Dans un premier temps on aura l’impression de faire le nettoyage que ce soit à propos des différentes mafias, à propos des spéculations abusives, de la fermeture de certains laboratoires qui ne cherchent rien et qui ne vivent qu’aux détriments des donateurs. On aura l’impression qu’il y a une grande purge et que l’on vit dans un monde plus juste. Mais au moment où la purge va vous atteindre vous-même, vous aurez l’impression que le monde devient dur. Tant que l’on tue les méchants mon Dieu que c’est joli, mais sitôt que l’on me touche, moi, moi qui me croie un gentil, un gentil de Dieu, voila que de nouveau je vais identifier le monde à la dureté, à l’impartialité, à l’épreuve. C’est parce que la justice totale doit se faire, dehors et dedans.

    Alors je vous informe de l’impact de cette énergie, du travail que vous aurez à faire sur vous-même et de l’attitude juste par laquelle vous pouvez effectuer ce travail et qui mènera d’ailleurs la vie dans la société pendant les prochaines générations.

    Comment utiliser correctement et avec bénéfice les énergies qui se précipitent à travers cette canalisation spéciale qu’est la Lune ?

    Il faut d’abord être conscient que ce n’est pas avec la lune que vous allez travailler, et cette petite démarche intellectuelle est très importante. Ensuite il faut considérer dans quel signe se trouve la lune croissante où la pleine lune. Tous les signes ne sont pas favorables à l’expansion de l’énergie. Tous les signes ne sont pas favorables pour vous aider à méditer, ou vous aider à ouvrir les chakras, vous aider à planter, à devenir psychique. Il y a des signes qui au contraire contractent, rétracte l’énergie. Ce qui fait qu’aujourd’hui pour une certaine pleine lune vous vous asseyez et vous pensez que la méditation va être bonne parce que vous aurez une abondance d’énergie et voila que pendant la méditation vous êtes accablés de tristesse, de chagrin, de remords, que vous avez du mal à maîtriser votre pensée.

    Qu’est-ce que cela veut dire?

    Cela veut dire qu’à ce moment-là l’énergie qui passe, qui se canalise par la lune, mais aussi par l’intermédiaire de certains signes dans le ciel, que ce n’est pas une énergie expansion qui vous fait méditer, qui vous rend plein, mais une énergie qui va déraciner de mauvais souvenir, vos traumatismes d’enfance, vos complexes, ou qui met à jour vos désirs, ce qui fait que d’un coup vous êtes pris de grandes pulsions sexuelles par exemple.

    À ce moment-là, la lune devient éducatrice. Elle vous montre ce qui ne va pas et vous le dit très fort et vous propose de travailler dessus. Alors que dans certains signes la lune est comme une bonne mère, elle ne vous parle pas de vos mauvais souvenirs, de mauvaises vibrations, elle apparaît comme une bienfaitrice aux hanches et aux seins très enflés pour vous rassurer, pour vous donner toute l’énergie, tout l’amour dont vous avez besoin. Ce sont ces deux aspects de la lune avec lesquels vous devez travailler. Une fois avec furie elle vous reproche toutes vos limites et l’autre fois elle est une mère qui vous console, vous nourrit et vous encourage.

    Est-ce qu’on doit la redouter?

    Non, il faut tout simplement accepter sa parole, accepter sa démonstration pour: soit travailler sur vous, ou pour vous remplir d’énergie. Maintenant, pour des choses un peu plus magiques, nous n’avons pas à considérer le niveau que je viens de parler, vous allez uniquement utiliser l’énergie qui vient de la lune, quel que soit le signe dans lequel elle se trouve. 
    C’est à ce moment-là où il faut faire attention à l’heure précise du lever de la lune, car c’est à ce moment-là que démarre l’envoi de l’énergie, c’est à ce moment-là que la concentration de ce rayon est la plus forte. Ensuite le rayon diminue d’intensité.

    Le véritable magicien travaille au moment du lever exact, soit de la lune croissante, soit de la pleine lune. Ce qui fait que son travail en vérité est court et par la suite, s’il veut utiliser la lune, ce sera pour des ouvrages inférieurs. Mais bien sûr, là il s’agit d’un travail plus magique, plus rituel, et pas tout le monde dans cette salle est prédisposé à ce rituel et à s’instruire pour savoir l’exécuter.
    Alors parlons tout simplement d’une méditation.

    Comment méditer au moment d’une pleine lune?

    D’abord il faut vous réunir. Utiliser la pleine lune d’une façon solitaire n’est pas assez efficace. Pourquoi?
    Parce que la lune ainsi que les énergies qui passent à travers elle visent l’humanité et pas un seul homme. Se déversant sur l’humanité si l’on se propose en tant que groupe, on va recevoir beaucoup plus d’énergie et une énergie qui sera beaucoup plus créatrice, génératrice que si l’on est tout seul. C’est une question en fait de contenant, le contenant est plus grand si l’on est un groupe.

    Admettons que vous soyez un groupe, que vous disposez d’un local, que la pleine lune se lève et envoie son premier rayon, qu’allez-vous faire?

    Vous n’allez pas du tout penser à la lune, vous axer sur elle. C’est juste une tati qui envoie ses étrennes. Vous allez vous focaliser sur la hiérarchie si vous y croyez, si vous l’aimez, où vous allez vous focaliser sur la divinité si vous préférez cette démarche-là, ou vous restez focalisé sur le groupe lui-même si vous voulez le renforcer, le destiner à un travail et recevoir suffisamment d’énergie pour pouvoir exécuter ce travail.

    Admettons que vous vous focalisez sur la hiérarchie, sur les Maîtres, sur les guides comment procéder? 

    Faites le vide à votre tour, il faut apprendre à être une lune, à recevoir, à canaliser. Videz-vous complètement par une méditation appropriée et lorsque vous sentez que vous avez atteint un taux de réceptivité, présentez soit le groupe à la hiérarchie, soit vous construisez une relation et cela vous fait utiliser le mental, le pouvoir de visualisation, vous construisez une relation entre le centre des Maîtres, le centre de la terre et vous-même.

    Cette réceptivité est détectable. Lorsque vous sentirez que le corps devient de moins en moins sensible, que vous vous sentez moins ancrés dans la matière, même si vous avez encore des pensées qui arrivent, dans la mesure où le corps devient de moins en moins sensible, sachez que vous devenez réceptif et que vous canalisez une énergie. 

    Utilisez ainsi toute l’énergie qui se déverse pour construire cette canalisation de façon à ce que lorsque la pleine lune sera passée, lorsque le groupe sera dissous, vous puissiez vous améliorer dans votre méditation et que vous puissiez commencer une collaboration avec les guides par ce canal qui s’est amorcé et commence à fonctionner.

    De la même manière que la lune c’est la mère, le cordon ombilical, si vous prenez toute cette énergie pour créer  une relation vis-à-vis de la hiérarchie, de la divinité, étrangement vous coupez le cordon ombilical pour en créer un uniquement mental, et à ce moment-là, vous devenez un véritable disciple. Vos canaux étant ouverts, fonctionnels, vous recevez la part du plan ce que vous devez exécuter, la part de plan qui vous concerne, c’est-à-dire ce que vous devez faire pour vous-même dans votre vie pour votre évolution et la part du petit travail que vous devez faire aussi pour vos frères, pour vos semblables.
    Mais tant que vous êtes inconsciemment raccordés à la lune qui se prend pour votre mère, vous ne pouvez pas ni vous développer psychiquement, ni devenir un véritable disciple.

    Pourtant il est dit que la lune donne beaucoup d’énergie psychique et que tous ceux qui sont particulièrement psychiques ont une lune bizarre ou très forte et ayant des aspects spécifiques. Mais il va sans dire que ce genre de psychisme n’a rien à voir avec le psychisme que peut utiliser le mental d’un disciple, encore moins d’un guide, d’une hiérarchie ou d’une divinité. Il s’agit simplement d’une relation sentimentale avec la lune elle-même, avec le reste de l’humanité, certains guides qui voyagent sur le plan où se trouvent les désincarnés et qui n’ont pas trouvé de refuge dans le repos. Mais c’est par une corde , une vibration totalement sentimentale que va se dérouler ce psychisme.

    Ce qui fait que par la suite vous allez développer votre propre corps émotionnel. C’est pour cela que l’individu psychique de cette manière ne peut pas se développer spirituellement, il ne peut se développer qu’astralement.

    C’est pour cela que l’exercice de ce genre de psychisme est redouté par les guides, les Maîtres, les divinités, il est renié, refusé. On voudrait qu’il soit totalement oublié.

    Comment se défaire de ce genre de psychisme?

    Ce n’est pas difficile, même si on est né avec, parce qu’on l’a un petit peu développé, ou parce que l’on a tout simplement un peu trop traîné pendant trop d’incarnations dans les jupes de sa mère.
    On se demande souvent comment on développe tel talent psychique, il y a des choses tout à fait banales qui les développent. Quelqu’un qui pendant des incarnations était très attaché à sa mère, donc très attaché à la lune, devient très psychique est médium un jour. C’est d’une logique évidente pour nous, alors que  pour vous cela devrait venir du monde occulte, pourtant il n’en est rien.

    Admettons que vous soyez nés avec ce genre de talent, avec cette activité, ,ne vous sentez pas condamné, ne vous sentez pas inférieur, ne vous voyez pas face à un obstacle, mentalisez-vous davantage c’est tout. Même si vous êtes nés avec et vivrez avec toute votre vie, il ne vous dominera plus autant.

    Comment se mentaliser ?

    Qu’est-ce que cela veut dire et comment on y aboutit?

    Se mentaliser ne veut pas dire s’intellectualiser. Bien sûr un être mental aura davantage accès à l’intellect et manipulera plus facilement l’intellect que quelqu’un qui n’est pas mentalisé, c’est certain. Mais ce n’est pas quelque chose qui crée le mental. L’intellect n’a jamais pu créer une once de mental, au contraire il en est même le destructeur.

    Se mentaliser, c’est s’individualiser. S’individualiser c’est dire quelque fois «Moi Je pense». Pour arriver à ce «moi je pense», il faut essayer de décoder à quel point j’intègre la pensée des autres, la pensée de mon guide spirituel, la pensée dans les livres, la pensée de la famille, de la nation et de la république, et lorsque  je m’aperçois que je ne suis pas une pensée authentique, et bien je commence à me mentaliser.

    Cela veut dire, que comme dans toutes les phases de changement, je passe d’abord par une phase de déstabilisation et de destruction. Je ne veux plus rien penser de ce que pensent les autres. Je deviens insupportable et ça peut durer toute une vie si je ne sais pas sortir très vite de cette phase. C’est comme cela que l’on voit des enfants intempestifs, entêtés, qui brisent leur vie parce qu’ils vont faire le contraire de ce qu’on leur propose, pour avoir le plaisir de faire le contraire, parce qu’ils ont une anxiété. Ils ont un ardent désir de commencer à exister réellement, mais ils s’y prennent de façons maladroites, mais au moins ils commencent quelque chose.

    La seconde phase qui n’est pas obligée d’être violente, vous penser vos propres pensées tranquillement, sans obliger qui que ce soit à vous croire ou aborder dans votre sens.
    La seconde étape, maintenant que je suis un peu plus individualisé, maintenant donc que j’ai une plus grande existence, maintenant que j’ai un «Moi Je» capable d’exister, d’agir, il faut que j’agisse.

    Je m’aperçois en même temps que la phase d’individualisation et de mentalisation suit son cours, il y a une recherche de l’accomplissement.
    Pour vous démontrer ce mécanisme, regardez les gens autour de vous qui ne sont pas spécialement responsables, spécialement créatifs, qui ont une petite culture non pas qu’ils ne soient pas allés suffisamment à l’école, mais parce qu’ils ne pensent pas suffisamment par eux-mêmes et observez le comportement de ces personnes, observez ces personnes discuter. La personne sort des idées toutes faites, des principes non réfléchis, non médités, non expérimentés, guidés le plus souvent par l’effet de groupe, de la peur du lendemain, et regardez à quel point cela les emmène à la paresse. Cela les emmène devant la télévision nuit et jour, à l’écoute de la radio, sans être capable d’apprécier un moment de silence. Cela les amène à voter pour la majorité qui à ce moment-là est la majorité, et voyez que le manque de penser, le manque d’individualisation, amène le manque de mouvement, donc le manque de vie.

    Observez maintenant quelqu’un assez responsable, assez créatif et discutez avec lui et voyez à quel point il a ses propres idées, qu’il ne prétend pas être toujours juste et même si parfois il se trompe lourdement, mais voyez à quel point il existe, s’accomplit et s’investit dans différentes associations, dans des recherches scientifiques ou paranormales ou à propos de Dieu. Voyez à quel point l’individualisation et liée à la force d’accomplissement et au mouvement de la vie, et faites votre choix.

    Est-ce que je garde mes pantoufles en regardant la télévision, en attendant que les autres pensent et me disent ce que je dois penser, ou est-ce que je me chausse et cherche sur tous les sentiers le sens de la vie, que je m’interroge sur quoi je vais penser, qu’est-ce que je dois en penser et prendre des risques. Et là, je me découvre tout un nouvel espace.

    Faites votre choix, même lorsque vous êtes en train de m’écouter, faites le bon choix. Ne m’écoutez pas avec des oreilles creuses en espérant tout pouvoir mémoriser, en espérant pouvoir comprendre. Écoutez-moi en adulte, en personne qui s’affirme, qui ne va pas forcément m’affirmer sa contradiction, car vous pouvez avoir tort dans vos remarques, dans vos idées. Donc il n’est pas nécessaire de lutter avec moi, ce n’est pas une lutte que je vous demande, pas du tout. La sagesse est la sagesse et de toute façon il faudra la découvrir telle qu’elle est et non pas telle que vous la voulez.

    Cependant, que cela ne vous empêche pas de m’écouter et de venir vers moi d’une manière adulte, c’est-à-dire avec un certain détachement: J’entends, j’apprécie ou je n’apprécie pas, mais à partir de ce que j’entends je pense, je réfléchis. Après, ce que je crois ou je ne crois pas est ma liberté. Mais le simple fait d’avoir pensé, réfléchi,  afin  d’intégrer plus tard, est bien meilleur que de me croire d’un coup, de m’écouter avec de grandes oreilles, d’exécuter ce que je vous dis, parfois par dévotion ou parce que vous décidez que j’ai toujours raison.

    Celui qui pense et réfléchit va intégrer. Celui qui me croit parce qu’il m’aime, je ne peux rien pour lui. C’est décevant n’est-ce pas ? Parce qu’il semblerait que puisse
    qu’on aime, qu’on apprécie, on pourrait avoir une meilleure relation que ce soit avec moi, la hiérarchie, les frères aînés qui se sont responsabilisés pour venir vous éduquer un petit peu. C’est décevant, parce que vous croyez que l’amour allait créer cette belle relation, que l’amour pourrait permettre cette évolution. Eh! bien, il n’en est rien.

    Pourquoi ?

    Parce que là n’est pas le propos des frères aînés qui vous parlent. Si c’était leurs propos, ce serait le mécanisme propre à développer. Ce qu’ils veulent, c’est développer votre individualité au maximum, développer votre plan mental autant qu’il se peut. Donc, vous ne devez pas utiliser une relation d’amour avec eux, mais apprendre à penser.
    Par les sujets de réflexion qu’ils vous proposent, les détails, les reliefs qu’ils vous proposent, réfléchissez. Ainsi construisez votre corps mental, construisez votre individualité, et au moment où cette individualité existe, avec amour ou pas le contact se fait, l’inspiration a lieu.
    Aujourd’hui on ne peut pas s’y prendre autrement. Autrefois oui, on pouvait peut-être utiliser plus fortement cette énergie d’amour, parce qu’il s’agissait de construire autre chose, maintenant non.

    Comment va-t-on s’individualiser encore plus ?

    Si vous avez compris pourquoi vous devez penser, comment vous devez penser que ce soit vis-à-vis d’un guide ou même de Dieu, qu’est-ce que je vous conseillerais comme exercice pour vous aider un peu plus alchimiquement dans cette transformation?

    Lorsque vous vous asseyez pour méditer, bien sûr faites le calme, faites taire cette pensée autant que vous le pouvez, utilisez la contemplation si vous aimez cela, mais ce que je vous demande, c’est que systématiquement à la fin de chaque méditation de faire un exercice de visualisation et d’invocation.
    Cela ne paraît pas avoir de l’importance, et pourtant c’est un mécanisme qui crée ou aide directement cette construction du plan mental et de l’individualisation.

    orsque je fais un effort de visualisation, d’abord je me concentre, donc je dois travailler sur mon corps astral, c’est lui qui m’empêche de me concentrer, parce qu’il est soit surdimensionné, soit habité par une multitude de pensées semences qui s’agitent et qui crient en moi. Donc visualisation impliquant la concentration me demande de recalibrer mon corps astral et ceci se fait au fur et à mesure de mes jours, de ma vie, de mes expériences et de mes méditations.

    Lorsque ce corps astral s’est recalibré d’une manière correcte, ma concentration va aboutir à une focalisation. Depuis le point de concentration il va y avoir le rayonnement d’une énergie, une énergie de mon mental, de ma pensée qui existe depuis toujours, mais ce point de concentration  était mêlé, il était descendu, engoncé dans le corps physique et dans le corps astral. Je ne pouvais donc pas l’utiliser, à proprement parlé, comme un corps mental, et donc, lui-même ne pouvait pas se développer en tant que tel. Il restait un potentiel engoncé dans le physique et l’astral.

    Lorsque le mental commence à monter dans les plans supérieurs, pour qu’il monte à coup sûr vers les plans qui lui sont les plus nécessaires, il faut que je dirige ce réseau et que l’invocation, ou la prière, l’appel à une hiérarchie, divinité, ou votre ange solaire, votre âme, devient nécessaire.

    Donc dans un premier temps, je me concentre, dans un deuxième temps j’émets et dans un troisième temps, pour que cette émission arrive à un endroit où je peux retirer une énergie qui va me servir à mon évolution, je canalise, dirige cette émission vers un point d’intelligence, là où vivent des êtres dont l’intelligence est amplement développée. Lorsqu’ils vont recevoir mon impact, automatiquement celui qui a reçu le message écrit le sien: Bien reçu, nous t’aimons, continue, n’aie pas peur, mais donne un accent plus particulier à telle méditation, à tel livre, ou n’est pas peur d’affronter ton patron, ta bien aimée, tes enfants. Il envoie sur vous sa pensée, comme une petite boule, qui est un peu comme un mantra, qui va entrer par votre troisième œil, parce que là est l’endroit par lequel on émet et par lequel cela entre. Que vous en preniez connaissance objectivement ou pas, cela n’a pas d’importance, mais le fait est que vous recevez une réponse, vous recevez un conseil, vous recevez une énergie et vous en verrez les faits au fur et à mesure de vos journées.

    Il ne faut pas penser que dès la première méditation vous allez recevoir un abondant courrier et que l’on va vous instruire sur tout. Il ne se passera pas des miracles de la sorte. Cependant au fur et à mesure votre corps mental va se renforcer ainsi que votre individualité. C’est par là, qu’effectivement, vous allez oser affronter votre employeur. Ce n’est pas parce que l’on vous aura mis un turbot quelque part, mais parce que cette énergie va développer en vous l’appareil qu’il vous faut pour assumer une telle rencontre. Une fois cet appareil développé, vous l’avez pour toujours.

    Donc au fur et à mesure vous allez voir qu’une énergie vous vient, qu’elle vous rend plus indépendant, plus créatif, que vous osez davantage, que vous vous aimez, en même temps que vous vous manifestez davantage et sitôt que vous sentirez cela, en vous, criez: Alléluia. Je suis arrivé à un moment magnifique de mon évolution, pas simplement de ma vie. J’ai le besoin, l’impérative nécessité de me manifester.

    Mais vous allez manifester quoi?

    C’est bien de se manifester mais je manifeste quoi, je deviens guérisseur, astrologue, naturopathe, ingénieur, je reste la mère, le père de mes enfants, qu’est-ce que je deviens?

    C’est là où se pose un petit choix pour vous, qui vous embête, qui vous dérange, parce que l’humain ne supporte pas une vie en pointillé et avec des suspensions comme cela.
    Chaque fois que vous sentez dans votre vie une suspension où vous ne voyez pas clair, ne pensez pas, essayez des choses, mais n’attendez pas forcément des résultats. Par contre méditez, méditez.

    Que veut dire un point de suspension?

    Que veut dire un moment de votre vie où vous ne savez pas quoi faire, où vous ne voyez pas l’avenir?

    Cela veut dire: rentre en toi-même, intériorise-toi. L’avenir attend, il est là de toute façon, mais il attend que tu te sois suffisamment introverti, que tu sois suffisamment mûri par la méditation, par certaines énergies pour avoir lieu. Car le prochain pas n’est pas tout simplement là devant toi, il est un escalier plus haut. Pour atteindre cet escalier il ne s’agit pas de lever le pied, il faut lever la tête, lever l’être tout entier, donc s’intérioriser, méditer, lire, s’instruire quant à soi-même.

    Faire des bilans mais pas simplement à propos de la psychologie, mais à propos de la tendance des évolutions que l’on a eue ces dernières années, voir ce que l’on a bien accompli, pas bien maîtrisé et y revenir pour s’entraîner à mieux le faire. Ainsi jour après jour on a l’impression de ne pas voir davantage l’avenir, mais on a l’impression de devenir chaque jour quelqu’un de plus fort, de plus décidé, de plus grand, quelqu’un qui commence non pas à voir simplement son avenir, mais à être l’avenir. C’est complètement différent.

    À quoi cela te sert de connaître ton avenir?

    Tu vas me dire: c’est très important, on peut éviter des problèmes, prendre de meilleures décisions. Non, non, tu ne prends pas des décisions, tu fais ce que l’on te dit de faire parce qu’on le voit dans la prévision. Ce n’est pas toi qui décides. Vous vous dites: «puisque vous insistez et que les astres s’y mettent et les voyantes aussi et bien je vais le faire.» Mais ce n’est pas toi qui fais. C’est la pensée que les autres ont vue, sentie, qui tournait autour de toi, mais qui n’était pas forcément ton destin, qui était une potentialité parmi tant d’autres.
    On pourrait te dire que demain tu vas te marier parce que vénus est là, parce tout le monde s’y met même ton fiancé, et tu crois que voilà le moment du mariage, que c’est ton destin et tu l’accomplis.
    C’est ton destin, c’est vrai, si tu vis à un certain niveau de conscience, au niveau où tu as besoin d’une famille, d’un conjoint d’une manière assez particulière. Ce n’est pas ton destin si tu vis ta relation  et ces énergies à un niveau plus développé. Cela devient non pas à un mariage avec un fiancé, mais avec ton âme ou avec les aspects supérieurs de ton fiancé, par exemple qu’il te dévoile quelque chose qu’il n’avait jamais avoué et qui t’aide à mieux comprendre la vie, même si tu quittes ce fiancé. Et c’était pourtant le plus grand moment d’union que tu aies connu avec lui ou avec elle.

    Cela aboutit à une séparation pourquoi?

    Parce que par cette belle union, par cette maturité qu’il te transmet ou par ce mot, cette expérience acquise qu’il te transmet, tu découvres tout un nouvel espace à vivre sans lui, sans elle.
    Alors ne te dit pas qu’il y a un espace à vivre et que l’on peut le voir. Pas du tout. L’avenir n’est pas visible et restera à jamais et pour tous invisible.

    Comment se fait-il que des voyances puissent le décoder?

    Les voyantes ne décodent pas ton avenir, elles te ressentent. Elles voient, non pas comme si elles n’étaient pas de vraies voyantes et qui ne font que de la psychologie, mais une vraie voyante voit quel destin est le plus facilement accessible par rapport aux énergies avec lesquelles tu viens, par rapport aux principes qui font ta détermination, tes entêtements.

    La voyante devrait te dire: attention tu es tellement entêté dans tel et tel principe que cela va t’obliger à épouser un tel, ou à être un petit employé toute ta vie, à être un patron martyr toute ta vie, alors que si tu changes tel principe, je ne sais pas ce que tu vas devenir, mais tu deviendras quelque chose de mieux.
    La voyante ne pourra pas te dire ce que tu vas devenir en changeant, mais elle voit que tu peux changer.
    L’avenir reste à jamais invisible.

    On croit, à cause du karma notamment, que l’avenir est écrit, que l’avenir est comme une suite de bornes sur le chemin que l’on rencontre. Une suite de tuiles, de peaux de bananes ou de chances et que systématiquement on va les rencontrer sur le chemin. L’homme est tellement paresseux qu’il croit que tout est à ce point rangé, ordonné, prévu. Il n’en est rien. Ce n’est pas comme cela que la vie s’anime et que tu t’animes.

    Quand est-il alors des faits karmiques ?

    Pour mieux comprendre ce qu’est un fait karmique qui semblerait prédisposer à un certain destin, que donc on va accepter comme étant écrit, pour bien considérer et penser juste à propos d’un fait karmique et à propos de cet espace étrange qu’est le destin, il va falloir préciser que le karma ce n’est pas quelque chose qui nous revient en pleine figure. J’ai giflé Bertrand, je vais dans une autre vie retrouver Bertrand qui va me gifler. Mais comme il m’aura giflé est-ce que je vais devoir retrouver Bertrand pour qu’à son tour il soit giflé par moi, auquel cas puisque je l’aurai regiflé j’aurai à retrouver Bertrand pour qu’il me regifle etc. etc.

    C’est comme cela qu’en pensant faux à propos du karma, si l’on était un tout petit peu logique, on s’apercevrait que si le karma fonctionnait de la sorte on ne s’en sortirait pas et par logique on aboutirait à se dire c’est voulu et on se mettrait en colère après Dieu en disant: c’est lui qui a inventé le mal. C’est la conclusion logique à en tirer. Heureusement il n’en est rien.

    Alors que penser d’un fait karmique, de cette gifle que tu as donné à Bertrand?

    D’abord, lorsque tu donnes une gifle à Bertrand, tu ne dois rien à Bertrand et Bertrand a le choix de penser s’il veut te rendre cette gifle ou pas. Donc lui-même par sa propre évolution, ses propres principes, ses propres choix, peut s’impliquer dans un karma vis-à-vis de toi ou pas. Il est libre de te revoir ou pas.

    Alors que toi, avec force et rancune, tu donnes une gifle à Bertrand, que se passe-t-il du point de vue karmique?

    Ce n’est pas la gifle qui compte, ce n’est pas Bertrand qui compte, c’est ta colère. Ce qui fait que dans une autre vie tu n’auras pas forcément à rencontrer Bertrand et à recevoir sa gifle, tu auras à faire face à cette colère. Soit elle sera complètement en toi et te dévorera par une maladie quelconque ou par un déséquilibre mental quelconque, soit, tu auras en face de toi d’autres gens qui ont fait la même erreur et qui te renverront cette même colère que tu devras subir.

    C’est la colère, ce n’est pas la gifle, ce n’est pas Bertrand.

    Alors maintenant tu comprends mieux le destin. Tu n’es pas prédestiné à épouser Marie Pierre, ou à devenir l’amant inépuisable de Joséphine, pas plus qu’à devenir un grand alchimiste.
    Tu peux bien sûr être orienté vers toutes ces tendances dans la mesure où tu en auras créé le climat avant. Mais en cours de route tu changes tes principes. Si en cours de route tu élèves ta pensée, tu vas vivre ce karma d’une façon complètement différente.
    Dans une incarnation tu as de la colère, tu donnes une gifle à Jacques, tu te crées un climat pour une autre vie. Mais entre-temps tu penses juste, tu te développes, tu t’élèves, que se passe-t-il?

    D’abord vont se représenter à toi les preuves de ta colère pour être sûr que tu n’auras plus envie de regifler, donc il y a comme un petit passage à travers la même situation que tu as vécu autrefois. Mais ensuite si tu fais tes preuves absolues, tu te destines par exemple soigner ceux qui ont été giflés et éduquer ceux qui ont giflé à ne plus gifler.
    À ce moment-là tu as une orientation complètement différente par rapport au sujet. C’est par ce genre d’exemple que les grands tirants deviennent en quelques incarnations, s’ils sont bien récupérés par une bonne éducation, une bonne civilisation et un réel repentir, à devenir de grands humanitaires, de grands professeurs de philosophie par exemple qui distribuent de grandes idées sur comment on s’aime, comment on fait la paix, ou de grands politiciens qui essayent de faire accorder les hommes. Il n’aura pas à s’incarner dans un pays pour subir le tirant de ce pays. Il se bat contre la tyrannie entière, à tous les niveaux et dans tous les sous-entendus.

    Donc, je te le répète, ton avenir reste invisible. Il y a simplement un climat: j’ai réagi de la sorte, j’ai développé une haine, une bêtise, une qualité, et cette donnée me poursuit et quand je me réincarne cette donnée revient vers moi et va typifier mon environnement, mon type de relation avec les autres, mon type d’intelligence,
    mais je ne suis pas destiné à cela.

    Est-ce que tu comprends que le destin est une succession de créations et que donc tu peux créer ton destin lorsque tu te crées toi-même, que tu prends ta propre élaboration, ton propre développement en main?

    À ce moment-là, qu’est-ce que ton destin?


    Un grand destin, c’est ce que tu veux. Tu veux devenir prophète, tu le seras. Tu veux devenir guérisseur, tu le seras. C’est toi qui choisis , c’est toi qui décides. Tu sais comment ne pas impliquer ta vie, ta manifestation, dans des étroitesses, pour exécuter un beau dessein. Pour certaines phases de la vie c’est la même chose.

    Tu essaies, tu ne sais pas trop comment faire, et puis tu penses à autre chose. Il y a une multitude de vies qui sont vécues de la sorte. Tu essaies un peu, sans expérience, d’une manière maladroite, de très loin, en ayant peur. Tu te projettes dans la vie extérieure, aux grandes stars, aux starlettes, mais tu n’es pas dans ta vie, dans ton travail, l’expérience, puis la mort arrive.

    Dans une autre vie, tu essaies de recommencer par de petits brouillons et au fur et à mesure tu t’essaies au dessein, tu prends goût à ce dessein, tu as envie de réussir, et tu redoutes le manque de concentration et d’être dans la lune. Ainsi un jour tu aboutis à une vie totalement vécue où chaque expérience est vécue avec toute ta présence, tous tes sentiments, et aussi avec ton imaginaire, peu importe, on n’est pas parfait, mais tu es totalement là.

    C’est ce que je vous propose de faire. Arrêtez de faire des brouillons, des esquisses, de méditer un petit peu, dix minutes par ci, trois minutes par là. Je suis un peu végétarien, mais il y a toujours trois ou quatre fois dans le mois où je dérape sur mon bifteck. Je ne vous demande pas d’être des absolutistes, non, je vous demande d’être totalement présents dans votre expérience.

    Tu es végétarien, aujourd’hui ne dis pas je veux être végétarien pour quinze ans, pour vingt ans ou jusqu’à ma mort. Arrête de préfabriquer, de penser à ton avenir de préméditer ton avenir. Aujourd’hui tu es, tu es vivant et tu peux être végétarien. Alors déguste ton plat en t’acceptant comme tel et ne dis pas aujourd’hui je suis végétarien, mais dis aujourd’hui je mange végétarien. Aujourd’hui je mange un fruit, je mange des légumes, je bois du lait et ressemblez à ce que cela veut dire, à ce que cela fait.

    Ne dis pas je suis végétarien, car dans deux minutes tu voudras être autre chose. Ce qui fait qu’en même temps, tu te laisses une grande liberté et demain tu pourras aller manger ton steak frites, il n’y aura aucun problème à cela. Tu seras totalement dans ton expérience, tu seras totalement là en train de manger ton steak frites. C’est en étant totalement là que tu t’aperçois que les frites sont trop salées,  qu’authentiquement cela n’a pas un bon goût et que ça charge ton estomac, que ça coince par ci, que ça coince par là, et tu n’as pas envie de vivre avec tous ces blocages.

    À ce moment-là c’est une richesse, c’est un enseignement. La frite existe et elle t’enseigne qu’elle n’est pas pour toi et tu étais à même de ressentir et de recevoir son message. Ce n’est donc pas parce que tu es végétarien que tu te jettes sur ton bol de riz, c’est parce que tu as plus plaisir au bol de riz, c’est parce que tu es plus heureux avec un bol de riz. C’est parce que tu sens que déjà la méditation entre mieux,  rien qu’avec la légèreté qu’implique un bol de riz. Tu n’es pas végétarien, tu es sage; tu n’es pas végétarien, tu es sensible et tu comprends la nature des choses et tu t’entoures de ce qui peut être le mieux ton allié.

    En étant sensible rien ne t’empêche de manger tes frites, mon Dieu, manger un bifteck. À ce moment-là, amuse-toi avec tes frères pour qui c’est un amusement. Je ne t’empêche pas de t’amuser avec les autres. Tes frères mangent des frites, mange des frites avec eux. Tes frères boivent un alcool, bois un alcool avec eux, tu n’es pas obligé, mais si tu veux être avec eux, t’amuser avec eux, comme les parents savent faire l’enfant avec leur enfant et bien tu peux pratiquer ces choses.

    Moins tu vas penser sur ce que tu dois être, sur ce qu’il faut faire, plus tu vas devenir présent et plus tu seras une âme expérimentant la vie. Tu ne seras pas un menteur qui va se mentir à lui-même et mentir aux autres. Je suis végétarien, mais tous les samedis soir, puisse mes amis mangent des biftecks, moi aussi je mange mon bifteck. Mais en fait pour toi, c’est une bonne excuse pour manger ton bifteck, parce que tu continues à aimer la viande.

    Est-ce que tu vois toutes les petites ruses que crée la personnalité pour finalement vivre dans un état de confusion lamentable, dans un état où il n’y a pas un moment de paix. Ce n’est pas important de manger de la viande ou pas, de boire un alcool ou pas, ce n’est pas important. Cela à une influence c’est vrai sur le corps, sur l’oscillation des cellules pendant la méditation, mais cela ne veut pas dire que c’est important.

    Ce qui est important avant de préparer ton corps à la meilleure  méditation, c’est que tu prépares ton esprit à ne plus être attaché à ces pensées-là.  Je suis végétarien et d’une manière malicieuse je mange mon bifteck en prétendant que c’est la faute des autres. C’est là que commence ton moment de méditation, c’est dans l’évacuation de ce mensonge.

    Comment peux-tu méditer sur le bruit que fait ce mensonge, et pour cause, dès que tu médites qu’est-ce que tu vois apparaître: des biftecks. Tu as décidé de méditer,  tu es sincère, tu te bombardes de mantras et voilà que tu as une envie démente de bifteck bien grillé, et au travers de l’odeur de l’encens, tu sens déjà cette odeur de grillade qui arrive et qui te chatouille les narines. Comment faire Seigneur, comment lutter, pourquoi m’as-tu fait si faible?

    Ce qui fait que tu es harcelé par cette grillade en plein milieu de ta méditation, ce n’est pas parce que tu es attaché à la viande, ce n’est pas parce que tu es un mangeur de viande qui a un gros problème de choix, Dieu ou mon bifteck. Ce n’est pas cela le problème. Le problème, c’est que tu te mens. Tu aimes la viande, mais tu aimerais encore mieux être végétarien parce que c’est plus propre, plus divin, plus spirituel, parce que tout le monde fait ça.

    Mais tout le monde fait comme toi, tout le monde mange le bol de riz pendant l’assemblé du groupe et tout le monde va au restaurant manger un bifteck et personne ne se le dit le lundi matin, parce qu’il vaut mieux penser que je suis végétarien.

    Il faut avoir le courage d’assumer ses choix. Si je veux un jour manger une grillade, alors que je suis considéré comme un grand méditant, comme quelqu’un de bien orienté spirituellement, je vais donc devoir assumer la critique, assumer que les gens doutent que je sois un bon méditant, un grand spirituel.

    Qu’est-ce que ça peut faire, laisse-les douter. Observe ta propre méditation, tu vois bien que c’est ce qui arrive. Il y a le visage de celui que tu n’apprécies pas, qui t’a vexé, que tu ne comprends pas ou qui te révolte. Cela devient ton problème.
    Alors que celui qui aura pacifiquement, gentiment mangé sa grillade sera en paix, le ventre plein, l’esprit heureux et pourra méditer et ressentir la présence des anges. Pendant que toi qui penses que le végétarisme crée la pureté, qui t’amène à méditer ainsi, tu n’arrives à aucun moment de relaxation.

    Portez donc d’avantage votre attention et votre énergie non pas dans les principes, mais dans la destruction des principes.

    Alors tu vas penser que cela voudrait dire que tu n’as plus de référence, tu ne sais donc plus ce qu’est le bien ce qu’est le mal. Tu vois, dans quel piège tu es. Si ce n’est noir, c’est donc blanc, si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

    Pourquoi?

    Pourquoi penser: si c’est le noir qui crée des inconvénients, il faut être tout de blanc vêtu. Pourquoi penser de manière conflictuelle. Ne pense plus de la sorte. J’ai essayé de te l’expliquer au cours de toutes ces années par maintes démonstrations. Ne tombe plus dans ce piège de la dualité. Commence cependant sans penser au bien et au mal, savoir discerner le bien du mal. Change ta pensée, au lieu de penser le bien le mal, pense le vrai et le faux, le sommeil et l’éveil.

    Je suis peut-être encore une jeune âme et j’ai plaisir aux plaisirs, j’ai plaisir à une grillade, mais en même temps cela ne m’empêche pas de vouloir évoluer, alors comment je vais vivre cela?

    Prends ton plaisir, mange ta grillade, mais mange-la en ayant une conscience totale, sans être dans ce repère malsain qu’est la demi-conscience, où tu te trompes, où tu caches ton bifteck. Vis-le consciemment, totalement, pleinement et tu verras que tu as tout le loisir d’être une jeune âme, d’aimer les plaisirs et de t’y adonner, et de te donner la liberté et le loisir de savoir te développer aussi. Cela n’est pas contradictoire.

    Tu n’as pas besoin de te flageller, de te martyriser, de toute façon tu ne le feras pas, tu iras manger ta grillade quitte à te donner des coups de fouet après, mais de toute façon tu vas la manger ta grillade. Alors arrête ce cirque, arrête ce cercle vicieux, sache assumer ta jeunesse. Regarde les jeunes personnes, elles vont à l’école, elles étudient, et puis le soir elles donnent libre cours à leur jeunesse, elles s’amusent en groupe, ou se réunissent à la fin de la semaine pour faire des choses folles et le lundi matin elles retournent à l’école. Eh! bien administre de la même manière ta vie.

    Tu es un adulte et tu ne te permets plus ces choses, tu veux des choses très sérieuses, très équilibrées, très spirituelles ou scientifiques et c’est là où tu te mens, parce que tu n’es peut-être pas à ce moment précis aussi adulte. Tu as encore une part de jeunesse, alors fais comme quand tu étais jeune: ma part de travail lorsque j’ai décidé de méditer, ma part de travail lorsque j’ai décidé de travailler et puis des moments où je suis totalement la jeunesse, totalement le plaisir d’exister, le plaisir d’être en relation avec mes sens, avec des grillades, avec le sexe, la peinture. 

    Accorde-toi ce loisir, personne ne veut te le retirer. Tu penses que les Maîtres vont t’en faire le reproche, qu’ils pensent que c’est mauvais, que ça te retarde? Tu vois, encore l’élaboration des principes. C’est toi qui te retardes en étant ce faux personnage renfrogné, frustré, qui en se privant de grillade, va devenir intolérant.

    Vois-tu le cercle vicieux. J’espère te l’avoir d’écrit suffisamment en profondeur pour que tu t’aperçoives de ce qu’est la vie, des engrenages, pour que tu puisses mieux gérer ta vie.

    Alors tout de suite accepte ta jeunesse, comme les Maîtres acceptent ta jeunesse. Ils ne t’ont jamais demandé de devenir un porteur de chapeau très sérieux. De temps en temps lance le chapeau et tire un coup de fusil dedans. Sache le faire, donne-toi ce temps et avec cette grande joie développée, tu verras que tu serviras encore mieux le Seigneur, mieux que si tu avais mangé que du riz complet.

    Maintenant on pourrait se demander: Est-ce que les Maîtres sont adultes, rien qu’adultes. Ah! ce serait un bon thème à méditer. Mais là, tu t’aperçois que tu ne vas pas savoir répondre, parce que tu ne sais pas ce qu’est un Maître. Alors je vais te donner quelques idées.

    Non seulement pour moi un Maître n’est pas du tout adulte, et en plus pas du tout sérieux. Ce n’est pas que je voudrais abonder dans le sens mon discours où je prétends ces choses et que je prétends une certaine vérité pour pouvoir appuyer ma thèse. Non, un Maître n’est pas sérieux du tout, un Maître n’est pas adulte du tout. Ce qui ne veut pas dire qu’il est enfant et insouciant. C’est toi qui le penses en tombant dans les pièges du noir du blanc.

    Un Maître est la vie et le mouvement, l’expression. Il est aussi une série de mouvements pour répondre à vos nécessités, et s’il voit en face de lui un enfant qui à envie de s’amuser et bien le Maître va devenir un enfant. Il va s’amuser comme lui, sans ne plus se soucier si la planète tourne, si le soleil irradie sa lumière, si la hiérarchie est bien en place et s’il est vraiment lui-même un maître. Il rentre totalement dans l’identité de l’enfant et comme lui, il s’amuse avec un amour total. Et étrangement le moment où cela à lieu, non seulement l’enfant s’amuse et retrouve sa joie, mais cela éveille l’homme qui est en lui. 

    Lorsque tu donnes à l’autre ce dont il a besoin, tu réveilles en lui le meilleur et le plus élevé. Rappelle-toi bien de cette chose.

    Je ne propose pas de détruire toutes références au bien et au mal lorsque je te propose de détruire tes principes, je te demande simplement d’être honnête avec toi-même, et que cela soit ton premier principe.

    Aujourd’hui,  je suis totalement fou, j’ai envie de chanter, de manger de la viande, de danser et j’irai au bal ce soir. Sois totalement honnêtement à cela. Bien sûr ce que je te dis, ce n’est une permission pour délirer sans arrêt, inconsciemment et uniquement de manière astrale. Au moment où tu délires, au moment où tu as ton plaisir, où tu fais ta folie, soit totalement conscient, c’est ce qui te permet de gérer ta folie. C’est ce qui te permet de délirer pendant trois jours et le quatrième de te consacrer uniquement à la méditation comme s’il n’y avait eu que le calme les jours précédant.
    Étrange, possible, si tu fais tes trois jours de fête d’une manière totalement consciente. Alors que si tu n’es pas vraiment conscient et que tu prends plaisir qu’avec ton corps astral, le quatrième jour tu ne pourras pas aller au travail, tu ne pourras pas méditer, et tu en voudras encore plus, encore plus, et tu iras jusqu’à partir de ton travail pour pouvoir t’amuser tous les jours et tu tomberas dans la misère.

    Ce genre de plaisir vécu dans le monde astral amène à la misère, à la pauvreté, parce qu’elle amène à la dépendance, parce qu’on n’est pas totalement conscient. N’en étant pas conscient on ne s’affranchit pas de la chose que l’on voudrait se débarrasser et surtout de l’inconvénient.

    C’est que l’endroit où l’on vit cette chose, c’est-à-dire sur le plan astral, il y a une multitude d’entités qui se disent: “la bonne affaire, voila un compère à moitié endormi , on va se glisser dans son caleçon et on va faire la foire à travers lui”. C’est ce qui se passe.

    Alors le quatrième, jour bien tu saches que tu dois aller travailler parce qu’il faut gagner ta vie, parce que c’est plus sympathique d’avoir un peu d’argent devant soi, tu n’y arrives pas. Il y a comme un démon en toi, il y a comme une hystérie, une envie trop forte à laquelle tu ne peux pas résister. Cela n’a rien à voir avec une crise existentiel, ou bien la part de plaisir que tu recherches dans la vie, tu étais inconscient et hop, une entité a profité de ton sommeil pour vivre les choses à ta place, à travers toi et à ton insu.

    Ce qui fait qu’il t’en faut de plus en plus, tu ne contrôles pas du tout la situation et tu t’abîmes dans la misère chaque fois. Et lorsque tu t’abîmes dans quelque chose de plus physique, alors tu peux t’abîmer dans la maladie et aucun médecin n’arrivera à te guérir. Pourquoi?
    Parce que tu n’es pas malade à cause du corps, mais à cause d’une entité qui s’est logée dans un organe et là, elle prend toute la vitalité qu’elle peut prendre à l’intérieur de ta vie.
    Donc comment classer cette maladie?

    Impossible. Il faut te faire nettoyer. Il faut que tu en sois d’abord conscient, parce que quelquefois simplement en étant conscient cela permet d’envoyer le rayon mental à l’intérieur de ce corps astral et de faire ce nettoyage et l’entité s’en va. Elle ramasse son baluchon et se dit: “Le penseur s’est réveillé, fini les vacances, il faut que je cherche un autre endormi.”

    Quelquefois, il n’est pas suffisant, on ne peut pas simplement compter sur la pénétration du rayon du mental, alors il faut utiliser certains artifices comme l’encens, ou un nettoyage de l’aura administré  par des gens qui s’y connaissent, ou que parce qu’effectivement en utilisant ta volonté pendant plusieurs jours, tu ne pratiques plus rien de ce qui intéresse l’entité qui s’est glissée en toi. Alors n’ayant pas l’énergie dont elle a besoin, elle finit par te quitter.

    Mais bien sûr c’est difficile, c’est très difficile. D’où l’importance d’être conscient. Fais attention.

    Lorsque tu manges une pomme, est-ce vraiment toi qui manges une pomme, ou est-ce qu’il n’y a pas un petit malin à côté qui pour moitié croque dans cette pomme, te vole ton propre plaisir et t’enchaîne à cette pomme. Pose-toi la question.

    Je trouverai bien un moyen de te stimuler à être conscient, que ce soit en te faisant un peu peur, ou en t’inspirant par de belles poésies, je trouverai un moyen d’entrer cela dans ta tête. C’est mon but, et si ta tête ne suffit pas, j’ajouterai mon pied dans tes fesses.

    Se réveiller est la chose la plus difficile, car bien sûr pour être conscient il faut être éveillé. Puisque tu en as pris conscience, ce n’est plus si grave. Alors n’ai pas peur, fais tes méditations, fais tes relaxations, fréquente quelques amis qui stimulent ton orientation spirituelle et qui par l’effet de groupe vont dynamiser ta qualité de présence.
    Gentiment, doucement oriente-toi vers cela, sans panique et surtout sans principe. Car si tu es venu avec des principes, nous serions obligés de détruire tes principes au lieu de t’apprendre à partager le pain avec nous, la joie avec nous, la vie avec nous.

    Vois tout le temps que j’ai utilisé pour te parler, pour t’expliquer certaines pensées, certains phénomènes, certains mécanismes qui sont en toi et que tu ne vois même pas alors qu’ils ont lieu en toi, et vois tout le temps que j’aurais pu passer à partager avec toi une marche dans les bois et à répandre mon énergie sur toi. Pas forcément parce que j’aurais été physique ou incarné par mon canal qui me prête sa voix. Mais simplement et dès que tu penses à moi, ou disons à nous, à l’âme, aux frères aînés, à la divinité et que tu y penses sans principe préétabli, nous sommes avec toi, et tu n’as plus besoin de venir dans ces réunions.

    Je suis avec toi, dehors, de l’autre côté, tu es avec moi dehors et de l’autre côté, peu importe que tu sois instruit ou pas, on fait le chemin ensemble, non pas parce que je te tiendrai la main, et ce n’est forcément moi d’ailleurs que tu rencontreras, mais ensemble nous vivrons les parts d’expérience. Moi je t’apporterai mon peu d’expérience, et toi tu m’apporteras ton peu d’expérience, et si j’arrive à mieux te comprendre, j’arrive à mieux te donner, car l’homme change, à chaque génération il est différent. Nous devons apprendre à le comprendre pour devenir de meilleurs instructeurs.

    Je vous parlerai encore pendant des heures, mais j’ai conscience que je dois vous laisser aller. Trouve la force de défaire tes principes, de mourir, et plonge ton esprit dans le nôtre.

    Je te salue

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